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ISBN : 2372580655
Éditeur : Taurnada Éditions (09/01/2020)

Note moyenne : 4.64/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l'enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Marie-Nel
  14 janvier 2020
Il y a des romans comme ça où vous savez avant de les ouvrir que ça va être de bonnes lectures. C'est le cas avec ce livre, et ce pour plusieurs raisons. Déjà et avant tout, parce que je connais déjà l'auteure, Isabelle Villain, pour avoir lu ses trois précédents romans, pas dans l'ordre, mais je n'ai pas pu résister à tous les lire. J'ai eu en plus le plaisir de la rencontrer « en vrai » lors d'un salon littéraire en septembre, j'ai apprécié la façon dont elle parle de ses écrits, elle m'avait d'ailleurs parlé de cette dernière sortie et le peu qu'elle m'en avait dit me donnait déjà envie de le lire. J'étais impatiente en tout cas. Et enfin, je le dis à chaque fois, mais c'est vrai et ce roman le prouve encore, un thriller qui paraît chez Taurnada éditions, c'est la garantie d'un très bon thriller, avec un suspense de dingue, et des retournements de situation inattendues. Je n'ai jamais été déçue par aucun de leurs publications, je regardais leur catalogue, j'ai déjà lu 18 romans sur leur 32 parus, et aucun ne m'a déplue, et je ne dis pas ça par complaisance, c'est exactement ce que je ressens. Comme je dis toujours, cette maison porte bien son nom, c'est une mini tornade à chaque nouvelle parution.
J'étais donc impatiente de retrouver Rebecca de Lost, commandant de police. Je l'ai rencontrée dans Mauvais genre, j'ai continué à faire sa connaissance dans Peine capitale et Âmes battues, et je suis très contente de la revoir. Vous savez, c'est le genre de personnage auquel on s'attache, que l'on peut même considérer comme un ami. Eh bien, Rebecca de Lost fait partie de ceux là. J'aime beaucoup les romans policiers où il y a un personnage récurrent, qui revient à chaque nouvelle histoire, comme la Kay Scarpetta de Patricia Cornwell ou d'autres comme les enquêteurs du département V de Jussi Adler Olsen. Plus on les rencontre, et plus on a d'affect pour eux, plus ils font partie de notre vie. Je me suis attachée à Rebecca, c'est une femme qui a ses failles, qui a connu des drames qui font qu'elle a parfois du mal à avancer dans la vie. D'ailleurs, une des forces des personnages créés par Isabelle Villain, est que ce sont des écorchés de la vie, tout n'a pas été tout rose pour eux que ce soit dans leur vie privé ou professionnelle et concilier les deux n'est pas toujours évident.
Blessures invisibles commence peu de temps après Mauvais genre. Rebecca et son équipe sont encore sous le choc des derniers événements, des décès qu'il y a eu, de la résolution de la dernière affaire. Je ne préfère pas trop vous en parler au cas où vous n'ayez pas lu le précédent. Tout ce qu'il faut savoir, c'est que du coup Rebecca est vraiment fragilisée et déstabilisée. Une nouvelle affaire voit le jour lorsqu'on retrouve à son domicile le major Maraval mort, une balle dans la tête, l'arme à la main. Tout pourrait faire penser à un suicide, mais l'équipe de Rebecca n'en est pas convaincue. C'est un homme qui a fait la guerre dans des pays chauds et qui est revenu justement d'une dernière mission au Mali complètement traumatisé. Il souffre d'ailleurs de syndrome de stress post-traumatique. Sa mort est-elle un suicide ou pas ? Rebecca et son équipe vont mener l'enquête, sensible par le sujet. Les blessures ne sont pas toujours visibles, d'où le titre d'ailleurs qui est parfait ici.
En parallèle, on suit une seconde enquête, que l'on a commencée dans les précédentes histoires, celle de l'affaire du tueur au marteau, cet homme que l'on a connu dans les enquêtes d'avant, qui tue des femmes en écrasant au marteau leurs mains. Aucun indice sur ces meurtres, les recherches piétinent. Pourquoi le meurtrier s'est-il abstenu de crimes pendant plusieurs années ? Qu'a-t-il pu arriver dans sa vie pour qu'il fasse cette coupure ? Et pourquoi a-t-il repris ? de façon assez acharnée en plus. Quels sont ses raisons, s'il peut y en avoir une pour être aussi cruel ! Bref, l'équipe de Rebecca a pas mal de fil à retordre avec ces deux enquêtes.
Isabelle Villain parle à travers ces personnages et ces crimes de sujets de société importants, comme le stress post-traumatique, un mal qui a été longtemps tabou et dont on parlait que très peu. Ces hommes qui sont partis à la guerre et qui reviennent traumatisés par ce qu'ils ont vécu, souvent lorsqu'ils ont dû tuer des enfants pour survivre eux-mêmes. Les valeurs humaines sont bafouées et il est très difficile de vivre avec toutes ces images. J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteure parle de ça, avec beaucoup de sensibilité et sans fards.
Les personnages sont toujours aussi bien traités, avec leurs qualités et leurs défauts. Et ça j'aime. J'aime quand ils ne sont pas lisses, qu'ils ont des égratignures, des blessures, mais aussi de belles convictions qui les font se tenir le plus droits possible. Je les ai tous appréciés, Tom, la famille d'Antoine, et les autres enquêteurs. Une mention spéciale pour Mélina, cette jeune inspectrice de l'équipe. On en apprend plus sur elle et sa vie privée, ses difficultés pour avoir un enfant, puisqu'elle est lesbienne et mère célibataire. Elle m'a touchée énormément, je trouve surtout très intéressant que des sujets sociétaux comme le mariage pour tous apparaissent dans les romans, soient traités avec leurs points positifs comme négatifs.
Et bien sûr, tout cela sublimé par la plume et le style de Isabelle Villain qui, au fur et à mesure des romans, deviennent de plus en plus matures et aboutis. Les phrases courtes au moment des scènes policières donnent ce suspense et ce rythme indispensables à la lecture d'un thriller. Les descriptions sont présentes, mais tout en finesse, sans lourdeurs. Pareil pour les explications des thèmes abordés, elles permettent d'enrichir le texte et donc la lecture. Je me suis encore beaucoup attachée à Rebecca et à tout ce petit monde qui gravite autour d'elle. Et pourtant, le choix narratif de l'auteure n'est pas celui que je préfère pour rentrer dans la tête du héros, puisque c'est écrit à la troisième personne du singulier. Je suis d'habitude plus sensible au « je » qui me permet de rentrer au plus près dans la tête du personnage principal. Et malgré tout, ici, je me suis sentie très proche de Rebecca, je l'ai regardée évoluer comme si je me tenais à côté d'elle, comme si j'étais sa bonne copine à qui elle racontait tout, ses pensées, ses joies, ses peines. Une personne que je suis triste de quitter à la fin de ce quatrième roman passé avec elle. J'avoue, ça a été difficile de terminer cette histoire car je n'avais pas envie de laisser Rebecca et toute son équipe. D'ailleurs, ce quatrième opus voit la conclusion de l'enquête du tueur au marteau, et je peux vous dire de vous préparer et de bien vous accrocher à vos fauteuils, car la résolution dépote. Ouah ! Quelle claque, vraiment ! C'est rare que j'emploie ce mot dans mes avis, je le trouve toujours un peu excessif, mais là, il colle parfaitement à mon ressenti. L'identité du tueur m'a complètement bluffée et glacée les sangs. Et comme à chaque résolution, ça me donne envie de relire ce roman et le précédent, Mauvais genre, pour tout voir avec un oeil neuf et en connaissance du meurtrier. Car, ce n'est pas spoiler, on sait très vite, dès le départ, que le tueur au couteau serait une personne qui connaitrait très bien Rebecca. Et donc, bien évidemment, j'ai porté mes soupçons sur certains proches de l'inspectrice, mais j'étais loin de me douter de son identité...je suis restée sur les fesses...
Bon, je pense que vous l'aurez compris, j'ai passé un très très bon moment avec ce dernier opus de Isabelle Villain. Vous pouvez lire ce quatrième avant Mauvais genre, il vous manquera certaines informations sur les caractères des personnages, mais il est possible de le lire sans avoir lu les autres. Si vous lisez Mauvais genre après, vous aurez l'avantage de connaître l'identité du tueur au marteau et cela peut donner un autre oeil à la lecture.
Ce qui m'attriste le plus, c'est que je me demande s'il y aura de nouvelles enquêtes de l'équipe de Rebecca. La résolution de cette affaire qui a été une sorte de fil rouge me fait me demander s'il y aura à nouveau d'autres histoires avec ces personnages que j'apprécie énormément. Mais bon, quelque soit le choix de Isabelle Villain, je continuerai de la lire et de la suivre, j'aime tellement son style, sa façon de raconter une histoire et de tenir en haleine son lectorat que je ne pourrais pas faire autrement que la lire. Et si en plus, elle est publiée aux éditions Taurnada, je saurais que c'est gage de qualité.
Je vais arrêter d'être bavarde, mais quand j'aime, j'ai du mal à m'arrêter ! Bien sûr, je vous recommande vivement les romans de Isabelle Villain, et celui-ci en l'occurrence. Un gros coup de coeur pour moi. J'ai déjà hâte de la lire à nouveau ou de lire un nouveau thriller de Taurnada...
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manU17
  09 janvier 2020
"Rebecca est rentrée chez elle un peu plus tôt que d'habitude. Petite journée, petit moral. La veille, elle a assisté avec quelques représentants de la PJ aux commémorations des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hypercacher. La cérémonie, souhaitée par le ministère de l'Intérieur, en l'honneur des 17 victimes fut sobre, mais oppressante. le 7 janvier 2015 a marqué la France entière. À 11 h 30, deux hommes entrent dans les locaux du magazine Charlie Hebdo et abattent froidement douze personnes : des journalistes, un agent de sécurité, un gardien de la paix. le lendemain, une jeune policière municipale est exécutée. le surlendemain, c'est au tour d'un magasin casher d'être la cible des terroristes. 4 morts. Une année sombre pour les Français et pour tous les policiers, dont le stress, la tension et l'activité n'ont cessé de croître depuis cette date."

Dès ma lecture de Mauvais genre terminée, je n’avais qu’une envie, retrouver Rebecca de Lost tant sa personnalité m’avait touché et tant l’écriture accrocheuse d’Isabelle Villain m’avait emballé. C’est donc fébrile que je me suis jeté sur la suite de ses aventures et bien m’en a pris.
Dans Blessures invisibles, le commandant de Lost et son groupe sont confrontés à deux affaires qui ne vont pas leur laisser une minute de répit. Même chose pour le lecteur, pas une seconde de répit ! Commencer cette histoire, c’est prendre le risque de ne pas pouvoir la lâcher avant la fin et c’est littéralement ce qui m’est arrivé !
La première affaire concerne un officier de l’armée retrouvé mort d’une balle dans la tête, son arme à la main. Si la thèse évidente du suicide va vite laisser place à une suspicion de meurtre, reste à savoir à qui profite le crime…
Pour la deuxième affaire, c’est une vieille connaissance du groupe de Lost et du lecteur qui refait surface : le tristement célèbre « tueur au marteau » surnommé ainsi puisqu’il n’aime rien tant qu’écraser les doigts de ses victimes à coup de marteau et attendre que mort s’en suive, lentement de préférence…
Si vous avez envie de vous plonger dans un excellent thriller psychologique bourré de suspense et totalement addictif, Blessures invisibles est le livre qu’il vous faut, dans la même veine mais encore meilleur que Mauvais genre.
Deux intrigues bétons, des personnages principaux et secondaires dotés d’une indéniable épaisseur tous hyper attachants, des assassins sans scrupules, des fausses pistes et des rebondissements plus inventifs les uns que les autres.
Enfin, tout le traitement du trouble de stress post-traumatique est passionnant et met en lumière un mal trop peu connu. On pense souvent à tort que les blessures physiques sont les pires mais on oublie un peu vite les Blessures invisibles…

Lien : https://bouquins-de-poches-e..
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ValerieLacaille
  09 janvier 2020
J'ai découvert les éditions Taurnada en fin d'année dernière et à chaque lecture, je suis surprise par la qualité de l'écriture des thrillers proposés. Dans « Blessures intimes », qui sort aujourd'hui, jeudi 9 janvier, on sent un travail documentaire approfondi de la part de l'auteure et personnellement, j'apprécie d'acquérir des connaissances dans des domaines divers, tout en étant captivée par l'intrigue du récit.
Celui-ci débute sur un assassinat mystérieux : le major Maraval est retrouvé mort d'une balle dans la tête dans son salon. La disposition du corps et des éléments du domicile laissent d'abord penser à un suicide ; mais cette thèse ne tiendra vraiment pas longtemps. En remontant dans le passé du militaire, Rebecca, commandant de Lost, brigade criminelle, va découvrir l'existence d'un trouble psychique diagnostiqué depuis peu : le trouble de stress post-traumatique, encore peu connu, il fait dire aux hommes touchés : « Vous vous sentez coupables, lâches, dégonflés? Vous avez tort. Votre blessure est invisible aux yeux du monde extérieur. » Maraval en souffrait depuis son retour d'une mission au Mali. Cette maladie, qui a profondément modifié le comportement du militaire, est-elle à l'origine de l'assassinat du major Maraval ?
L'équipe du Lost va avoir bien des difficultés à interroger les membres de l'armée, soumis au secret professionnel le plus strict. Personne ne parle.
En parallèle, Rebecca doit aussi s'occuper d'un meurtrier en série, « le tueur au marteau », qui a sévi en 2008 - 2009, et qui vient « reprendre du service » dans les quartiers de Paris, en cette année 2016. L'enquêtrice est sur les nerfs. Elle n'a pas réussi à l'arrêter naguère et elle sent la pression de ses supérieurs peser sur ses épaules.
J'ai aimé la psychologie du personnage de Rebecca, sa complexité, ses hésitations, ses doutes, son instinct, qu'elle a parfois du mal à suivre ; la relation qu'elle a avec les différents membres de son équipe et le cran qu'elle a face à ses supérieurs, au nom de la déontologie.
Son regard ironique envers les autres femmes m'a fait sourire aussi : « La femme au foyer, riche héritière, qui n'a jamais eu à travailler de sa vie, c'est tout de même beaucoup moins glamour qu'une commandante du 36 qui jongle avec des cadavres et tout le gratin de la police judiciaire. »
Une enquêtrice que j'ai regretté de ne pas avoir rencontrée plus tôt dans « Mauvais genre » (il faut que je me rattrape !) et que j'espère retrouver prochainement sous la plume adroite et captivante d'Isabelle Villain !
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Sabine57
  15 janvier 2020

"Premier ressenti de l'année 2020, j'espère une année où le temps me permettra de lire un peu plus de livres et de m'épanouir dans cette passion dévorante qu'est la lecture."

Mes retrouvailles avec le commandant Rebecca de Lost ont été des plus enthousiastes et aussi des plus énergiques, ce livre m'a mis dans un état de stress intense jusqu'à la fin.
Toujours traumatisée par les évènements passés et la mort qui l'a touchée en plein coeur, elle va devoir s'occuper d'une nouvelle affaire assez mystérieuse.
Un ancien major de l'armée de terre est retrouvé mort sur son canapé, meurtre où suicide, il va falloir que l'équipe reste soudée pour découvrir ce qu'il s'est réellement passé dans cet appartement.
L'enquête ne va pas être si simple à résoudre.
Pendant ce temps-là, le tueur au marteau refait signe de vie et il l'attend au tournant.
Deux affaires, des pistes assez improbables, je pensais avoir une petite idée sur ce tueur mais l'auteure réussi très bien à déstabiliser le lecteur.
Mon idée était complétement fausse et c'est ça qui est trop bon dans un polar très bien étudié.
Rebecca de Lost reste toujours fidèle à elle-même, sa conscience professionnelle reste toujours intacte, elle n'hésite pas à sortir toutes ses cartes pour démasquer ce tueur qui se nourrit de souffrance.
Sous son apparence très froide et sèche, il y a son petit coeur qui attend juste d'être recollé soigneusement par un homme très patient qui saura l'attendre.
Heureusement pour elle, son équipe l'aidera à surmonter beaucoup d'épreuves et de dangers, l'union fait la force soit disant.
J'ai été encore une fois transporté au sein du 36, avec une équipe très attachante qui depuis le départ se crée un lien très familial.
C'est plus qu'un roman policier, car l'auteur réussi à nous faire passer ses messages sur des actes très graves et importants qui ont percuté notre pays de plein fouet.
L'auteur parle aussi très bien des syndromes post-traumatiques qui touchent énormément de militaires et gendarmes qui reviennent de missions dans des pays où le sang coule, la guerre et le terrorisme s'étend comme un fléau maléfique.
C'est encore un moment de lecture intense est très addictif qui m'a mis les nerfs à fleur de peau, les romans policiers d'Isabelle Villain sont vraiment remplis de ses doses très personnelles d'émotions.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce nouvel opus pleins de suspens et de surprises, j'espère vous donnez envie de le découvrir par la même occasion.


Lien : https://sabineremy.blogspot...
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Sourisetdeslivres
  20 janvier 2020
On commence le roman en 2013 au Mali, on suit des militaires en mission.
Des premières pages qui donnent le ton : ce sera rythmé et l'humain sera au coeur du livre
Je peux à nouveau te confirmer que cette impression est vraie.
On retourne en 2017 ; 6 mois après le drame qui s'est joué dans « Mauvais genre » l'équipe de Rebecca n'a pas le choix, il faut avancer.
Espérer coincer le tueur au marteau qui n'a pourtant plus agi. Depuis la fin de « Mauvais genre », il n'a plus fait parler de lui.
Aucun indice, aucun signe de vie et dans le même temps enquêter sur le possible assassinat d'Alexandre Malaval.
Militaire en arrêt maladie pour un syndrome de stress post-traumatique.
Isabelle Villain donne toujours plus de poids à ses personnages et par eux amène des faits nouveaux.
On parle dépression, désir d'enfant, homosexualité, insémination artificielle, solitude, amour bafoué, adultère, peur de s'engager, deuil, difficulté de communication entre parents et ado, etc.
Des thèmes qui rendent ses protagonistes encore plus tangibles, ils existent devant nos yeux.
On les voit se battre et se débattre.
On est dans le bureau avec Rebecca.
Isabelle Villain humanise ses personnages.
Victimes. Forces de l'ordre. Médecin légiste. Bourreau.
La famille Atlan, Marinette et son mari m'ont ému pour leur parcours et leur choix de vie.
J'adore cette inspectrice de bientôt 50 ans.
Une femme fracassée par la vie, mais qui ne baisse pas les bras et qui aime profondément son métier et ses équipiers.
Elle est pourtant terrifiée de laisser quelqu'un rentrer dans sa vie, terrifiée par l'échec.
Son travail c'est sa vie. Toute sa vie.
Tu vas rencontrer un tueur froid, méthodique, intelligent.
Lire ses pensées est glaçant :
« Je suis un psychopathe, mais pas un psychotique. Et je peux vous affirmer que la différence est de taille : en effet, je ne suis pas fou. Je ne suis pas devenu psychopathe. Je l'ai toujours été. C'est tout. Ce n'est pas ma faute si je suis un meurtrier. C'est mon destin. J'ai une famille, un métier. Je n'ai pas le physique de l'emploi. Mais à quoi ressemble un psychopathe ? À monsieur Tout-le-Monde. Un visage souriant. Aimable. Sympathique. Je sais aujourd'hui que je ne suis pas malade. J'ai simplement un trouble complexe de la personnalité. C'est tout. »
Cyril, adjoint de Rebecca, est touché de près par cette affaire.
Un homme sur qui Rebecca peut compter.
Il a lui aussi une solide armure cachant ses blessures intimes, mais qui se révèle dans ce tome.
Melina se dévoile davantage elle aussi dans cet opus.
Décidément, ce petit bout de femme m'épate.
Une part du voile de la secrète enquêtrice se lève.
Enfin, en ce qui concerne les deux affaires. Isabelle Villain m'a berné.
J'ai aimé la résolution de ces énigmes.
Je ne vais pas trop en dire sur cet aspect.
Je ne veux te laisser aucun indice.
L'écriture est, je trouve, davantage maîtrisée.
Même si j'avais déjà été captivée par « Mauvais genre », cette fois j'étais encore plus immergée dans le récit.
Le rythme est haletant et ne fait que s'accélérer.
Je n'ai qu'une hâte : retrouver cette auteure.
Mentions supplémentaires
Isabelle Villain met les femmes en avant.
Rebecca, Mélina, Violette, Marinette, et d'autres dont je ne peux pas dévoiler leur identité.
Autant dans cet opus que dans le précédent, non pas que ses personnages masculins soient inexistants.
Ils ont eux aussi beaucoup de coffre, mais je trouve qu'elle met bien l'accent sur les difficultés d'être une femme au sein d'un métier essentiellement masculin, sur leurs forces souvent insoupçonnées.
Ce n'est pas un polar revendicatif, mais je dirais à tendance féministe.
Enfin, le titre « blessures invisibles » est idéal.
Autant pour l'équipe, la famille de Rebecca de Lost, que pour les affaires que l'on va suivre.
C'est totalement en adéquation avec les thèmes abordés.
Thèmes qui sont bien documentés dans l'être de trop pour que le lecteur ne perde rien en suspens.
Comme tu le vois, je n'ai rien à redire sur ce nouveau roman d'Isabelle Villain. Je qualifierais ses polars de polar humaniste.
Je ne sais si ce terme existe, mais l'accent est porté sur l'homme avec un grand H.
Elle dresse un portrait fidèle de la société économique et politique, des moeurs actuelles et de tout un tas de faits passionnants, mais que je ne te révélerai pas non plus.
Un thriller efficace, addictif porte par la plume soignée et précise de son auteure.

Lien : http://unesourisetdeslivres...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
aurore34490aurore34490   18 janvier 2020
– Et puis, j’ai appris cadavre après cadavre. Et un jour, j’ai entamé une discussion, Je vous le concède, totalement à sens unique. Je sais parfaitement que vous trouvez tous cela très étrange, mais moi cela me permet de rester calme, de me détacher de toute cette violence. Je leur parle doucement, un peu comme quand on raconter une histoire à ses enfants avant qu’ils ne s’endorment. Sauf que dans leur cas, le sommeil sera éternel. Je leur souhaite bon voyage.

Richard acquiesce d’un hochement de tête. C’est la première fois depuis un an qu’il éprouve un peu d’affection pour cet homme. Sa carapace est sur le point de se craqueler. Marrer lui semble toujours étrange, mais sympathique. Humain.

– Je suis sûr que vous pensez que nous, les légistes, nous sommes des individus un peu marginaux, bizarres, à mettre dans le même panier que les croque-morts ou les infirmiers en soins palliatifs. C’est juste que pour nous, Occidentaux, la mort est encore un sujet tabou. Alors qu’elle fait juste partie du cycle naturel de la vie. Notre métier n’est pas triste. On rit avec la mort. On l’apprivoise. Mais bon, il y a des jours où c’est plus difficile que d’autres, et j’avoue que depuis que ce malade est de retour, j’ai beaucoup de mal à garder mon calme.
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manU17manU17   18 décembre 2019
Nous sommes des machines surentraînées. Des machines formées à dormir n’importe où, n’importe comment, dans des trous, les bras croisés sur la poitrine, les yeux grands ouverts, priant pour qu’un ennemi ne vienne pas nous égorger en pleine nuit. La tête recroquevillée dans les genoux au plus profond de la jungle sous une pluie torrentielle, ou bien dans la soute d’un avion, bringuebalés par les turbulences et prêts à sauter sur un objectif inconnu, en pleine obscurité. Dormir, c’est vivre. Les états d’âme sont à ranger au fond des placards.
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gabrielleviszsgabrielleviszs   10 janvier 2020
Mais toute cette nouvelle technologie lui est totalement étrangère. Son index est sur le point d'appuyer sur la touche verte du téléphone lorsqu'elle ressent une sorte de piqûre au niveau de la nuque. Une petite décharge électrique, puis le trou noir. Ses muscles se tétanisent instantanément. En quelques secondes, son corps ne lui appartient plus. Elle aperçoit un bras qui s'approche pour l'enlacer. Impossible de crier. Impossible d'émettre le moindre son. Elle comprend parfaitement ce qui est en train de se passer, mais ne peut absolument rien faire. Prisonnière de son propre corps, pas à pas, en compagnie de...
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ValerieLacailleValerieLacaille   09 janvier 2020
La femme au foyer, riche héritière, qui n'a jamais eu à travailler de sa vie, c'est tout de même beaucoup moins glamour qu'une commandante du 36 qui jongle avec des cadavres et tout le gratin de la police judiciaire.
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LectureChronique2_0LectureChronique2_0   07 janvier 2020
Enquêter sur un soldat n'est jamais commode. Dossier classés confidentiels, opérations top secret. L'armée n'apprécie que très moyennement l'intrusion de civils dans ses affaires, y compris celle de la police. Elle aime régler ça "en famille".
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Vidéo de Isabelle Villain
« Blessures invisibles », la bande-annonce. Un thriller de Isabelle Villain.
Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l'enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.Deux enquêtes sous haute tension.
Un final explosif ! Roman disponible le 9 janvier 2020 (papier & numérique).
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