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EAN : 9782264074058
336 pages
Éditeur : 10-18 (04/04/2019)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 107 notes)
Résumé :
À la mort – mystérieuse – de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise natale pour tenter sa chance à la ville. Le hasard des rencontres la mène à Amsterdam où elle est engagée comme intendante par la famille van Nulandt. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison – bien moins douée – à parfaire son apprentissage. La ville est alors à son apogée : la richesse des vaisseaux revenant des colonies permet l'essor de l'art, de l'artisana... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  09 juin 2019
Le roman commence dans un petit village néerlandais en 1654.
Catrijn commence très mal sa vie de jeune mariée.
Son mari, très violent la bat et lui fait perdre son enfant à la naissance.
J'oubliais : ce mari épouvantable boit et meurt pendant son sommeil. Catrijn en éprouve un grand soulagement.
Elle n'est pas de nature à se décourager. Elle a toujours voulu vivre en ville, a un don, la peinture qu'elle exerce sur bois ou sur faïence.
Catrijn vend la ferme de son mari et part avec ses quelques économies, poursuivie par sa belle-famille et le prévôt car la mort de son époux ne semble pas naturelle.
Chemin faisant, elle nous fera rencontrer Rembrandt dans son atelier, Johannes Vermeer sous un angle que je ne connaissais pas mais que j'ai vérifié dans sa biographie.
Il tient en effet une auberge avec sa mère et vient de se marier. Johannes est aussi marchand d'art. Il doit encore faire son école de maître peintre.
Catrijn tombe amoureuse d'un marchand de la compagnie des Indes toujours en voyage.
Notre héroïne se marie au frère de celui-ci et peut exercer ses talents de peintre sur porcelaine dans sa faïencerie à Delft.
Nous vivons avec elle les dégâts de la peste dans les villes néerlandaises.
Un très beau roman commencé prudemment. J'avais l'impression que le ton n'était pas juste au début de l'histoire mais ensuite, j'ai vite changé d'avis.
Les lieux me sont familiers car nous habitons près de la frontière néerlandaise, c'est aussi la langue la plus parlée dans notre petit pays et par solidarité, je me suis intéressée aux pavés de Delft que mon mari a étudiés.
C'est donc complètement séduite par Simone van der Vlugt que j'ai terminé le roman en pensant que j'aurais dû le lire dans la langue de l'auteure même si je ne possède pas le néerlandais aussi bien que le français.
J'irai prochainement voir dans la magnifique librairie de Maastricht, une église désacralisée si ses oeuvres y figurent en grand nombre car elle semble très connue aux Pays-Bas.
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iris29
  15 novembre 2018
Un roman moins "pointu " et percutant que ce que j'imaginais…
Je pensais que l'auteur parlerait beaucoup de peinture et d'artisanat d'art, or, la vraie "vedette" de ce livre est son personnage principal , à qui il arrive moults aventures, desquelles , elle se sort toujours indemne …
On est au 17 ° siècle en Hollande, et le mari de Catrijn est mort. Son beau-frère lui en veut car , après seulement un an de mariage, Catrijn hérite de tous ses biens. Cette mort mystérieuse provoquant rumeurs et intentions malveillantes, Catrijn, choisit de quitter sa famille et son village pour atterrir à Amsterdam où elle occupera un poste d'intendante dans un foyer aisée.
La maitresse de maison peint et Catrijn qui a toujours dessiné, profitera sans rien dire, de ces leçons.
Mais son répit est de courte durée , elle doit partir à nouveau et arrive à Deft, la ville des faïencerie. Engagée dans une entreprise, elle créera de nouveaux motifs et le fameux bleu de Deft…
Si l'héroïne croise les peintres mondialement connus, que sont Rembrandt et Vermeer, j'ai trouvé que leurs rôles étaient purement anecdotiques et décoratifs.
Et si je suis déçue par ce roman, c'est parce que je pensais que l'art et l'artisanat occuperaient la première place, j'ai été frustrée, seul , l'essentiel subsiste.
On sent l'auteur davantage préoccupée par le côté féministe de son histoire que par l'art à proprement parler. ( Catrijn sera la première femme à occuper un travail réservé aux hommes, mais devant tant de talent , les préjugés tomberont ).
L'art est presque en retrait devant la vie mouvementée de l' héroïne. Les dangers pleuvent sur elle mais disparaissent miraculeusement laissant Catrijn toujours plus forte et puissante.
Je n'ai pas adhéré à la personnalité de Catrijn. je lui ai trouvé la "cuisse "un peu trop légère pour l'époque . J'aurai compris qu'elle soit passionnée et ambitieuse, dans son travail , mais je l'ai trouvé froide et pragmatique. Ses amours occupent une place très importante dans le récit et m'ont laissée indifférente.
Il est dit sur la quatrième de couverture que l'auteur publiait aussi bien des romans historiques que des thrillers. Sa plume correspond plus à ce dernier genre pour moi: trop rapide, trop intense pour retranscrire une histoire qui se passe au 17° siècle. le métier extrêmement difficile et précis de Catrijn exige de la lenteur, de la patience , de la concentration, et du silence. Je n'ai pas retrouvé ces sensations à ma lecture, d'ailleurs je n'ai pas vibré quand elle peint , je n'ai pas senti l'auteure "habitée".
Avec un peu plus de descriptions et de rigueur , ce roman aurait pu être une exquise esquisse d'une vie au 17 °siècle aux Pays-Bas.
Mais si vous êtes une lectrice en quête de personnages féminins forts et dynamiques, ce roman saura vous distraire.
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Aela
  10 mai 2018
Le Siècle d'Or, vers 1650 en Hollande, alors appelée "les Provinces-Unies". le pays connaît un développement économique sans précédent avec notamment l'essor du "Bleu de Delft", la céramique qui va être mondialement connue, d'abord importée de Chine entre 1620 et 1647, ensuite fabriquée par les Hollandais eux-mêmes, la guerre civile en Chine ayant compromis les importations de céramique.
Catrijn est une jeune femme veuve depuis peu. Son mari, qui la maltraitait durement, est mort dans des circonstances non élucidées. Elle va devenir intendante chez un négociant dont la femme s'exerce à la peinture. Ayant déjà exercé ses talents de peintre sur de la céramique et des meubles, la jeune femme va guider la femme de son employeur dans ce domaine et avoir le bonheur de rencontrer Rembrandt.
Catrijn va malheureusement être harcelée par l'ancien valet de ferme où elle travaillait et va devoir quitter Amsterdam pour rejoindre Delft où elle sera engagée par un fabricant de céramique. Une nouvelle vie l'attend là-bas avec ses joies mais aussi ses tragédies.
Elle va devoir faire des choix difficiles tout en perfectionnant sa technique de céramiste.
C'est un très beau portrait de femme, une femme qui s'affranchit des contraintes sociales de cette époque. Elle arrive à se faire une place dans une société d'hommes.
Ce livre nous plonge au coeur de la vie hollandaise au 17ème siècle, à tel point qu'on a l'impression de rentrer dans un tableau de Vermeer. La vie quotidienne de l'époque est très bien rendue, de même que les fléaux de l'époque comme la peste.
Simone van der Vlugt, qui a déjà publié des romans historiques et des thrillers, a déjà reçu plusieurs récompenses dont le Prix du Livre de l'Année.
Cette évocation de la faïencerie en Hollande est très intéressante et nous montre combien un commerce et une activité économique peut être fragile: le "Bleu de Delft" a connu son heure de gloire entre 1654 et 1690, et avait trouvé une importante ambassadrice en la personne de Marie II, princesse et épouse anglaise du prince Guillaume II, stadhouder des Provinces-Unies. Ensuite malheureusement les choses se gâtent et l'industrie de la céramique s'effondre sous les assauts de la concurrence de la porcelaine anglaise. Les ventes vont reprendre à la moitié du 19ème siècle, mais après la seconde guerre, les célèbres services de porcelaine de Delft vont passer de mode, à l'exception des Etats-Unis et du Japon où ils vont rester populaires.
Une très belle fresque historique et féministe.
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Josephine2
  02 novembre 2019
En fait, en lisant le 4ème de couverture, je pensais que j'allais lire un livre sur l'art. Or, le « Bleu de Delft » n'est pas le principal thème de ce roman. Elle sert de fond à l'histoire concernant Catrijn, jeune veuve, qui quitte sa campagne pour se rendre à la ville, après le décès de son mari.
Elle se rendra d'abord à Amsterdam, où elle sera intendante, et son passé la rattrapant, elle se rendra enfin à Delft où elle intégrera un atelier de faïencerie.
Très vite, elle y fera sa place, mais la menace qui l'a décidé à quitter sa campagne ne cessera de la poursuivre.
Après bien des péripéties, Catrijn s'en sortira-t-elle ?
Le thème du livre est plus un livre sur la condition des femmes au XVIIème Siècle qui souhaitent sortir de leur conditions dans lesquelles elles sont confinées, vivre leur passion, et exercer un métier qui leur plaise.
Au début du livre, j'ai été déconcertée, le ton du livre ne correspondait pas, à mon avis, à l'époque. Des termes actuels sont employés, et le tutoiement des personnages ne collent pas non plus. Mais cela est-il peut-être dû à la traduction.
Cela reste une lecture sympathique, sans plus. Je vous renvoie à la critique d'Iris29, qui est plus parlante que la mienne.
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Saiwhisper
  15 octobre 2018
Un joli roman historique qui plaira certainement aux adeptes du genre ! On me l'a vendu comme un récit aussi instructif, doux, poétique, intéressant et touchant que « La jeune fille à la Perle » de Tracy Chevalier ! Or, comme j'ai beaucoup aimé ce livre, j'étais curieuse de voir ce que Simone van der Vlugt allait nous proposer… Finalement, je suis plus ou moins d'accord avec ces propos. Effectivement, on est face à une jeune femme talentueuse qui côtoie le monde de l'Art et qui cherche à se faire une place dans un monde d'Hommes. Plusieurs fois, elle craindra l'avis de son entourage, les ragots et les préjugés qui s'abattront sur elle… Heureusement, elle saura toujours aller de l'avant. Comme dans « La jeune fille à la Perle », on rencontrera des artistes célèbres et on fera face à des faits historiques. Cela dit, j'ai tout de même préféré l'oeuvre de Tracy Chevalier pour sa subtilité et son ambiance. de plus, je dois également avouer avoir été davantage conquise par la relation entre Vermeer et Griet, plutôt que celles que va vivre Catrijn…
Malgré ma préférence, j'ai beaucoup aimé suivre les aventures de Catrijn, cette femme travailleuse, déterminée, positive et observatrice. Lorsque l'on creuse son passé, on découvre beaucoup de blessures et de secrets, ce qui la rend vraiment touchante. Même si je n'ai pas forcément adhéré à ses relations amoureuses, je l'ai toujours trouvée investie et fidèle à elle-même. Les descriptions de Simone van der Vlugt sont envoutantes et dépaysantes. Lorsque son héroïne peint, on sent réellement son émoi ainsi que sa passion. Ce fut un régal de découvrir la création du bleu de Delft ! On a la sensation d'être vraiment aux côtés de ces artistes, à les observer religieusement peindre sur la faïence… D'ailleurs, je n'ai pas pu lâcher ce roman tant je me sentais bien dedans. C'était un moment doux et apaisant. Pourtant, ce que va vivre la veuve est loin d'être reposant !
J'aurais tout de même un énorme regret à soulever : la quatrième de couverture est très mal rédigée. En effet, elle dit absolument tout ce qu'il va se passer dans le roman ! On sait donc pour qui Catrijn va avoir des sentiments, quelle menace plane sur elle et quels événements vont bouleverser son existence. Il n'y a que la fin qui est secrète… Mais les trois-quarts du livre son expliqué. (Du coup, je me suis permis de la raccourcir sur mon blog, afin de ne spoiler personne.) À cause de tous ces éléments, je n'ai eu aucune surprise et cela a un peu gâché ma lecture.
J'ai refermé cet ouvrage avec le sourire aux lèvres ainsi que l'envie de voir plusieurs créations peintes avec le célèbre bleu de Delft dont les teintes et les motifs sont vraiment magnifiques. Si vous recherchez une oeuvre historique avec une héroïne courageuse qui va côtoyer le monde de l'Art du XVIIème siècle, alors n'hésitez pas à rencontrer Catrijn… Certes, certaines choses sont cousues de fil blanc néanmoins, la lecture est très agréable, féministe et instructive.
Lien : https://lespagesquitournent...
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   06 mars 2019
Je n’arrive pas à détourner les yeux du tableau sur lequel Rembrandt travaille. Sur la toile, une jeune femme me regarde. Ses yeux sont peints avec un tel réalisme qu’ils semblent me dévisager. Comment peut-on atteindre un tel degré de fidélité? C’est incroyable.
Van Rijn a semble-t-il remarqué ma fascination. Il se tourne vers moi.
« Il te plaît? »
D’abord totalement déstabilisée par cette question, je me ressaisis.
« Cette femme me donne l’impression de lire dans mon âme, de tout savoir sur moi. J’en ai des frissons. Et puis cette lumière et ces couleurs! C’est le plus beau tableau que j’aie jamais vu, monsieur. »
Un sourire se dessine sur le visage de Rembrandt.
« Tu aimes l’art? »
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iris29iris29   15 novembre 2018
[ Contre la peste ]

"Ail et clou de girofle ! affirme un client. Mâchez-en toute la journée pour vous protéger des vapeurs pestilentielles."
Un vieil homme explique qu'il faut recouvrir les bubons d'un cataplasme de levain, de fiente de pigeon, d'oignons, de figues, de bulbes de lys et huile de scorpion. ce produit est difficile à se procurer, il espère que l'apothicaire en aura.
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iris29iris29   15 novembre 2018
- Dieu a crée la peste et l'a rendue contagieuse. Il décide de ceux qui l'attraperont et de ceux qui survivront. Voilà pourquoi nous restons ici et tu devrais faire de même."
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jeunejanejeunejane   09 juin 2019
- Voilà ce qui fascine les gens : les dragons, les cascades, les fleurs exotiques, les habitants du bout du monde. Les gens d'ici sont blasés des moulins à vent et des vaches, dis-je.
- Tu n'as peut-être pas tort...
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CarosandCarosand   17 janvier 2020
Quand elle avait un peu de temps, elle peignait avec du jus de betterave rouge sur des panneaux de bois qu'elle avait poncés. Elle pensait constamment à la peinture. Elle observait le monde comme on regarde un tableau, a-t-elle dit une fois. Le soleil qui illumine les prairies et les fossés, la ferme au milieu de la campagne, et même les bidons de lait dans la cour. Elle voyait des natures mortes partout autour d'elle. Mais elle n'avait ni temps ni matériel pour les réaliser.
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