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ISBN : 2848766654
Éditeur : Philippe Rey (12/04/2018)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 16 notes)
Résumé :
À la mort – mystérieuse – de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise natale pour tenter sa chance à la ville. Le hasard des rencontres la mène à Amsterdam où elle est engagée comme intendante par la famille van Nulandt. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison – bien moins douée – à parfaire son apprentissage. La ville est alors à son apogée : la richesse des vaisseaux revenant des colonies permet l'essor de l'art, de l'artisana... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  15 novembre 2018
Un roman moins "pointu " et percutant que ce que j'imaginais…
Je pensais que l'auteur parlerait beaucoup de peinture et d'artisanat d'art, or, la vraie "vedette" de ce livre est son personnage principal , à qui il arrive moults aventures, desquelles , elle se sort toujours indemne …
On est au 17 ° siècle en Hollande, et le mari de Catrijn est mort. Son beau-frère lui en veut car , après seulement un an de mariage, Catrijn hérite de tous ses biens. Cette mort mystérieuse provoquant rumeurs et intentions malveillantes, Catrijn, choisit de quitter sa famille et son village pour atterrir à Amsterdam où elle occupera un poste d'intendante dans un foyer aisée.
La maitresse de maison peint et Catrijn qui a toujours dessiné, profitera sans rien dire, de ces leçons.
Mais son répit est de courte durée , elle doit partir à nouveau et arrive à Deft, la ville des faïencerie. Engagée dans une entreprise, elle créera de nouveaux motifs et le fameux bleu de Deft…
Si l'héroïne croise les peintres mondialement connus, que sont Rembrandt et Vermeer, j'ai trouvé que leurs rôles étaient purement anecdotiques et décoratifs.
Et si je suis déçue par ce roman, c'est parce que je pensais que l'art et l'artisanat occuperaient la première place, j'ai été frustrée, seul , l'essentiel subsiste.
On sent l'auteur davantage préoccupée par le côté féministe de son histoire que par l'art à proprement parler. ( Catrijn sera la première femme à occuper un travail réservé aux hommes, mais devant tant de talent , les préjugés tomberont ).
L'art est presque en retrait devant la vie mouvementée de l' héroïne. Les dangers pleuvent sur elle mais disparaissent miraculeusement laissant Catrijn toujours plus forte et puissante.
Je n'ai pas adhéré à la personnalité de Catrijn. je lui ai trouvé la "cuisse "un peu trop légère pour l'époque . J'aurai compris qu'elle soit passionnée et ambitieuse, dans son travail , mais je l'ai trouvé froide et pragmatique. Ses amours occupent une place très importante dans le récit et m'ont laissée indifférente.
Il est dit sur la quatrième de couverture que l'auteur publiait aussi bien des romans historiques que des thrillers. Sa plume correspond plus à ce dernier genre pour moi: trop rapide, trop intense pour retranscrire une histoire qui se passe au 17° siècle. le métier extrêmement difficile et précis de Catrijn exige de la lenteur, de la patience , de la concentration, et du silence. Je n'ai pas retrouvé ces sensations à ma lecture, d'ailleurs je n'ai pas vibré quand elle peint , je n'ai pas senti l'auteure "habitée".
Avec un peu plus de descriptions et de rigueur , ce roman aurait pu être une exquise esquisse d'une vie au 17 °siècle aux Pays-Bas.
Mais si vous êtes une lectrice en quête de personnages féminins forts et dynamiques, ce roman saura vous distraire.
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Aela
  10 mai 2018
Le Siècle d'Or, vers 1650 en Hollande, alors appelée "les Provinces-Unies". le pays connaît un développement économique sans précédent avec notamment l'essor du "Bleu de Delft", la céramique qui va être mondialement connue, d'abord importée de Chine entre 1620 et 1647, ensuite fabriquée par les Hollandais eux-mêmes, la guerre civile en Chine ayant compromis les importations de céramique.
Catrijn est une jeune femme veuve depuis peu. Son mari, qui la maltraitait durement, est mort dans des circonstances non élucidées. Elle va devenir intendante chez un négociant dont la femme s'exerce à la peinture. Ayant déjà exercé ses talents de peintre sur de la céramique et des meubles, la jeune femme va guider la femme de son employeur dans ce domaine et avoir le bonheur de rencontrer Rembrandt.
Catrijn va malheureusement être harcelée par l'ancien valet de ferme où elle travaillait et va devoir quitter Amsterdam pour rejoindre Delft où elle sera engagée par un fabricant de céramique. Une nouvelle vie l'attend là-bas avec ses joies mais aussi ses tragédies.
Elle va devoir faire des choix difficiles tout en perfectionnant sa technique de céramiste.
C'est un très beau portrait de femme, une femme qui s'affranchit des contraintes sociales de cette époque. Elle arrive à se faire une place dans une société d'hommes.
Ce livre nous plonge au coeur de la vie hollandaise au 17ème siècle, à tel point qu'on a l'impression de rentrer dans un tableau de Vermeer. La vie quotidienne de l'époque est très bien rendue, de même que les fléaux de l'époque comme la peste.
Simone van der Vlugt, qui a déjà publié des romans historiques et des thrillers, a déjà reçu plusieurs récompenses dont le Prix du Livre de l'Année.
Cette évocation de la faïencerie en Hollande est très intéressante et nous montre combien un commerce et une activité économique peut être fragile: le "Bleu de Delft" a connu son heure de gloire entre 1654 et 1690, et avait trouvé une importante ambassadrice en la personne de Marie II, princesse et épouse anglaise du prince Guillaume II, stadhouder des Provinces-Unies. Ensuite malheureusement les choses se gâtent et l'industrie de la céramique s'effondre sous les assauts de la concurrence de la porcelaine anglaise. Les ventes vont reprendre à la moitié du 19ème siècle, mais après la seconde guerre, les célèbres services de porcelaine de Delft vont passer de mode, à l'exception des Etats-Unis et du Japon où ils vont rester populaires.
Une très belle fresque historique et féministe.
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Saiwhisper
  15 octobre 2018
Un joli roman historique qui plaira certainement aux adeptes du genre ! On me l'a vendu comme un récit aussi instructif, doux, poétique, intéressant et touchant que « La jeune fille à la Perle » de Tracy Chevalier ! Or, comme j'ai beaucoup aimé ce livre, j'étais curieuse de voir ce que Simone van der Vlugt allait nous proposer… Finalement, je suis plus ou moins d'accord avec ces propos. Effectivement, on est face à une jeune femme talentueuse qui côtoie le monde de l'Art et qui cherche à se faire une place dans un monde d'Hommes. Plusieurs fois, elle craindra l'avis de son entourage, les ragots et les préjugés qui s'abattront sur elle… Heureusement, elle saura toujours aller de l'avant. Comme dans « La jeune fille à la Perle », on rencontrera des artistes célèbres et on fera face à des faits historiques. Cela dit, j'ai tout de même préféré l'oeuvre de Tracy Chevalier pour sa subtilité et son ambiance. de plus, je dois également avouer avoir été davantage conquise par la relation entre Vermeer et Griet, plutôt que celles que va vivre Catrijn…
Malgré ma préférence, j'ai beaucoup aimé suivre les aventures de Catrijn, cette femme travailleuse, déterminée, positive et observatrice. Lorsque l'on creuse son passé, on découvre beaucoup de blessures et de secrets, ce qui la rend vraiment touchante. Même si je n'ai pas forcément adhéré à ses relations amoureuses, je l'ai toujours trouvée investie et fidèle à elle-même. Les descriptions de Simone van der Vlugt sont envoutantes et dépaysantes. Lorsque son héroïne peint, on sent réellement son émoi ainsi que sa passion. Ce fut un régal de découvrir la création du bleu de Delft ! On a la sensation d'être vraiment aux côtés de ces artistes, à les observer religieusement peindre sur la faïence… D'ailleurs, je n'ai pas pu lâcher ce roman tant je me sentais bien dedans. C'était un moment doux et apaisant. Pourtant, ce que va vivre la veuve est loin d'être reposant !
J'aurais tout de même un énorme regret à soulever : la quatrième de couverture est très mal rédigée. En effet, elle dit absolument tout ce qu'il va se passer dans le roman ! On sait donc pour qui Catrijn va avoir des sentiments, quelle menace plane sur elle et quels événements vont bouleverser son existence. Il n'y a que la fin qui est secrète… Mais les trois-quarts du livre son expliqué. (Du coup, je me suis permis de la raccourcir sur mon blog, afin de ne spoiler personne.) À cause de tous ces éléments, je n'ai eu aucune surprise et cela a un peu gâché ma lecture.
J'ai refermé cet ouvrage avec le sourire aux lèvres ainsi que l'envie de voir plusieurs créations peintes avec le célèbre bleu de Delft dont les teintes et les motifs sont vraiment magnifiques. Si vous recherchez une oeuvre historique avec une héroïne courageuse qui va côtoyer le monde de l'Art du XVIIème siècle, alors n'hésitez pas à rencontrer Catrijn… Certes, certaines choses sont cousues de fil blanc néanmoins, la lecture est très agréable, féministe et instructive.
Lien : https://lespagesquitournent...
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isabelledesage
  21 janvier 2019
Ce roman relate les débuts des fabriques de céramiques implantées à Delft au dix-septième siècle, à travers le récit du destin d'une héroïne, Catrijn sur une durée de deux années. le récit est principalement effectué au présent et à la première personne ou au passé composé pour parler des événements passé ; on peut supposer que l'auteur a voulu insister sur la brièveté de la vie humaine à cette époque et pour montrer aussi que les personnages vivent certainement plus au jour le jour qu'au vingt-et-unième siècle. de même, ce présent est souligné par les nombreuses parties en discours direct dialoguées. C'est ainsi que le lecteur parcourt les Pays-Bas à travers le point de vue de l'héroïne qui se voit contrainte de quitter son village après la mort de son mari. Catrijn, mariée à un rustre - le père de l'enfant qu'elle porte avant le mariage - finit par étouffer ce mari violent et alcoolique qui la bat tant qu'elle finit par perdre l'enfant qu'elle attendait. Mariée depuis seulement un an, elle hérite des biens de l'homme, ce qui ne plaît pas au frère du défunt qui va lui en tenir rigueur. Catrijn a été vue par un serviteur, Jacob, qui va la poursuivre pour la faire chanter et lui voler la moitié de ses économies. Catrijn qui a des talents de peintre, va tout d'abord travailler comme servante chez de riches marchands à Armsterdam où elle aura l'occasion de rencontrer le peintre Rembrandt. Mais, pourchassée par les fantômes de son crime, elle quitte cette ville pour se rendre plus au sud, à Delft où elle est engagée comme peintre sur porcelaine. Elle finit par se remarier mais la peste aura raison de son époux et de la plupart de ses amis. Elle reprendra par la suite l'affaire de son mari qui deviendra une faïencerie florissante.
Si le récit est rythmé, nous voyageons par voies fluviales dans ce pays de l'eau et nous avons le temps de nous imprégner des paysages décrits. Ce roman nous entraîne dans des villes construites en bois où les incendies peuvent tout ravager en une nuit, il nous amène à nous insinuer dans des ruelles sombres et puantes, à visiter des places de marché aux étals odorants et colorés, à pénétrer dans des ateliers de peintres où s'imprègne l'huile de lin.
Si les sens se régalent dans ce roman léger, l'auteur nous ramène aussi à l'époque des grands voyages, des comptoirs aux épices mais aussi à celle des maladies dévastatrices, de la guerre ou encore d'une justice aléatoire et d'une religion dogmatique.
Le bémol de ce roman est la traduction, tellement contemporaine qu'elle recourt sans hésiter à des expressions proches des tics de langage comme « à très vite ».
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Jacopo
  14 novembre 2018
Attiré par la couverture du peintre Vermeer et le titre “ Bleu de Delf “ je me préparais à faire de belle découverte sur cette époque, la vie des artistes, la découverte et les détails sur ce fameux bleu de Delf. Eh non, à première vue l'idée semble bonne de raconte le périple d'une femme à cette époque, mais je n'y ai pas cru, malgré son courage à travers les déboires, elle semble surmonté sans trop de traumatisme et de réussir à faire sa place dans l'univers très fermé des ouvriers des artistes et des hommes d'affaires de cette époque (XVIIe). Déjà qu'aujourd'hui c'est encore pas évident pour les femmes de faires leurs places dans ces milieux, alors imaginés à cette époque et dans ces villages reculés. On frôle les artistes comme Rembrandt et Vermeer sans vraiment les rencontrer et être témoins d'épisodes sur leur vie artistique valable. Il y a vraiment très peu de place pour les différents potentiels et aspects de l'art pour le personnage dans cette histoire. Ça aurait été une belle occasion. le bon côté de cette histoire c'est surtout sur le courage et la résilience d'une femme qui veut réussir sa vie avec sa créativité, et ce, malgré tout.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   15 novembre 2018
[ Contre la peste ]

"Ail et clou de girofle ! affirme un client. Mâchez-en toute la journée pour vous protéger des vapeurs pestilentielles."
Un vieil homme explique qu'il faut recouvrir les bubons d'un cataplasme de levain, de fiente de pigeon, d'oignons, de figues, de bulbes de lys et huile de scorpion. ce produit est difficile à se procurer, il espère que l'apothicaire en aura.
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iris29iris29   15 novembre 2018
- Dieu a crée la peste et l'a rendue contagieuse. Il décide de ceux qui l'attraperont et de ceux qui survivront. Voilà pourquoi nous restons ici et tu devrais faire de même."
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iris29iris29   14 novembre 2018
Il disait que Rembrandt ne peignait pas avec de la couleur, mais qu'il peignait avec la lumière.
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SaiwhisperSaiwhisper   15 octobre 2018
"J'ai eu plusieurs maîtres. J'ai passé la première année chez l'un, puis deux chez l'autre, et encore un an chez un troisième. Ca n'a pas été facile de s'adapter, mais j'ai pu apprendre différentes techniques et développer plus facilement mon propre style.
- Un bon moyen de ne pas s'enfermer dans une seule façon de peindre..."
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SaiwhisperSaiwhisper   15 octobre 2018
Certains hommes sont un peu primaires, ils s'imaginent que les femmes les attendront éternellement. Catrjin, je ne veux pas donner l'impression de me mêler de ce qui ne me regarde pas, et tu n'es pas non plus obligée de me répondre, mais laisse-moi te dire qu'Evert est un homme bien différent de Mattias. Il ferait assurément un bon mari pour toi. L'amour est une chose merveilleuse, mais le plus important est d'avoir un homme sur qui l'on peut compter.
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