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EAN : 9782070383306
114 pages
Éditeur : Gallimard (12/02/1991)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 109 notes)
Résumé :
Anna, soror... fut écrit en quelques semaines du printemps 1925, au cours d'un séjour à Naples et immédiatement au retour de celui-ci [...] Jamais invention romanesque ne fut plus immédiatement inspirée par les lieux où on la plaçait.
J'ai goûté pour la première fois avec Anna, soror... le suprême privilège du romancier, celui de se perdre tout entier dans ses personnages, ou de se laisser posséder par eux. Durant ces quelques semaines, et tout en continuant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
oiseaulire
  26 mai 2020
C'est une magnifique histoire d'amour entre un frère et une soeur, à Naples au 17 ème siècle. L'un trouve la rédemption dans la mort tandis que l'autre la trouve dans la fidélité.
Cette longue nouvelle est une oeuvre de jeunesse écrite en un temps très court. le style est simple, limpide, sans fioritures. Dépouillé.
J'ai éprouvé un vif plaisir à cette lecture qui, loin d'être anodine, fait naître l'élévation de la transgression même, pourvu que la Grâce éclaire le chemin.
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Neneve
  05 novembre 2017
Yourcenar a cette qualité de sublimer toutes ses histoires par la beauté de son écriture... Une histoire banale, ici l'amour que se porte un frère et une soeur, devient unique par les mots dont elle se sert pour l'écrire... Je ne me lasse pas de cette fougue et cette poésie qu'elle met dans ses bouquins. Une histoire simple, pas très enlevante, mais qu'on lit, sans s'en rendre compte, d'u souffle, presque à voix haute, pour bien saisir toute la richesse de cette langue que Yourcenar maîtrise si bien.
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sarahdu91
  17 février 2016
Marguerite Yourcenar a peut être une belle écriture certes, je n'irais pas la contredire mais je dois avouer que je n'ai pas du tout été captivée par ce court roman. Des phrases courtes , une histoire simple mais qui n'a pas effleuré ma sensibilité...Trop de religion évoquée dedans, la prière, les églises, les couvents non merci pour moi. J'aurais juste retenu l'amour qu'il peut y avoir entre un frère et une soeur au VXIIè siècle à Naples.Franchement, rien de transcendant, mais mon avis reste subjectif, bien évidemment.
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Mimimelie
  03 avril 2013
Le souvenir que je garde de ce livre n'est pas d'avoir lu une histoire, mais regardé un tableau, un tableau en clair-obscur... comme une contemplation.
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Givry
  19 juillet 2019
Nous sommes à Naples en 1575, Anna nait après un unique frère, dans une famille noble et très pieuse. Tout n'y est que devoir et érudition. le père a des rapports réduits au plan matériel avec son fils, inexistants avec sa fille. Les enfants devenus jeunes adultes, accompagnent leur mère en Sicile pour surveiller des vendanges sur leurs terres. Tout y est : la chaleur, les insectes, l'ennui et le désoeuvrement dignes d'un « Désert des Tartares » de Buzzati. Tout peut arriver aussi car la jeunesse ne peut se contenter de s'étourdir de prières et de lectures de philosophes.
Ce récit est une déambulation dans le temps passé, dans ces contrées d'Italie pour dénoncer avec habileté le statut de victime de la jeune femme, soumise, forcément coupable de tout puisqu'elle est une femme. L'auteure dénonce aussi l'hypocrisie de ces gens avec une finesse inouïe, un style à l'économie, subtil et efficace. Cette hypocrisie les amènent à des conduites complètement déraisonnables, à l'envers de ce que devrait édicter la religion ou la philosophie.
Son écriture relève presque d'un jeu mathématique : le jeu du mot adéquat pour viser au plus près l'impression, la sensation, le sentiment qui apparaissent et disparaissent fugacement.
Elle mène à un plaisir immense et intense : la littérature.
La postface de Marguerite Yourcenar est tout aussi captivante que le roman. Elle l'écrit en 1981, soit plus de cinquante ans après la rédaction du roman, pour sa réédition. Elle explique avec son style précis, entre autres, la genèse de cette histoire particulière.
Elle a vingt-deux ans et est en vacances à Naples où elle découvre tous les lieux qui lui inspirent cette histoire.
Elle justifie également le choix du sujet, que je ne vais pas dévoiler.
Laissez-vous tenter par cette longue nouvelle si vous n'avez pas encore eu la chance de découvrir cette grande écrivaine intemporelle.
Lien : http://objectif-livre.over-b..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ChocolatiineChocolatiine   03 mars 2014
Je crois que les motivations de ses personnages doivent parfois rester incertaines pour l'auteur lui-même : leur liberté est à ce prix.
(postface à Anna, soror...)
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michelekastnermichelekastner   23 septembre 2017
Anna, assise sous le pâle soleil de l'automne, posait de temps en temps sur une ligne ses yeux fatigués. Elle ne cherchait pas à suivre le sens, mais ces grandes phrases ardentes faisaient partie de la musique amoureuse et funèbre qui avait accompagné sa vie. Les images d'autrefois rayonnaient de nouveau dans leur jeunesse immobile, comme si Donna Anna, dans sa descente insensible, eût commencé d'atteindre le lieu où tout se rejoint. Donna Valentine n'était pas loin ; Don Miguel resplendissait dans l'éclat de ses vingt ans ; il était tout proche. Une Anna de vingt ans brûlait et vivait elle aussi, inchangée, à l'intérieur de ce corps de femme usé et vieilli. Le temps avait jeté bas ses barrières et ses grilles. Cinq jours et cinq nuits d'un violent bonheur remplissaient de leurs échos et de leurs reflets tous les recoins de l'éternité.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   20 février 2018
Certains jours, passant outre aux interdictions de Donna Valentine, Miguel se levait à l’aube, sellait lui-même son cheval, et se lançait à l’aventure très loin dans les terres basses. Le sol s’étendait noir et nu ; des buffles immobiles, couchés par masses sombres, semblaient dans l’éloignement des blocs de rochers dévalés des montagnes ; des monticules volcaniques bossuaient la lande ; le grand vent passait toujours.
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ChocolatiineChocolatiine   03 mars 2014
Personne ne sait encore si tout ne vit que pour mourir ou ne meurt que pour revivre.
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Acerola13Acerola13   19 janvier 2019
Les sept provinces du Nord étaient, pour dire le vrai, définitivement perdues; l'Espagne, mal remise du coup de vent qui avait emporté ses navires, ne pouvait plus prétendre patrouiller ces longues côtes, dont les dunes recouvraient tant de morts. A l'intérieur, certes, la loyauté refleurissait dans les bonnes villes. Il avoua pourtant qu'on était en peine d'acquitter le prix des fournitures dues aux riches bourgeois d'Arras, marchands de drap et de vin, auxquels Monsieur de Wirquin tenait par sa mère.
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Vidéo de Marguerite Yourcenar
Présentation du livre le GLouton, le gourmand et le gastronome. Les plaisirs de la table De Balzac à Yourcenar.
« le mot seul gastronomie fait dresser toutes les oreilles ; le sujet est à la mode » écrivait Brillat-Savarin en 1826. C'est au XIXe siècle, en effet, que l'on voit se codifier un ensemble d'usages spécifiquement français, organisés autour des arts et des plaisirs de la table. Inévitablement, et savoureusement, la littérature s'en fait le reflet, des dîners mondains du comte de Monte Cristo au surréaliste repas de cheveux de Pieyre de Mandiargues, en passant par tous ceux que Balzac, Zola, Colette ou Duras décrivent avec verve. Et à travers le repas, c'est toute la société que les écrivains interrogent. Pourquoi des règles de bienséance, et qui peut dire ce qui est « convenable » ? Les femmes doivent-elles montrer de l'appétit, peuvent-elles seulement boire ? Faut-il se réjouir de bien manger quand d'autres meurent de faim ? le repas gastronomique est-il réservé à une élite fortunée ou s'offre-t-il à la portée de tous ? Yves Gagneux éclaire ce subtil équilibre entre hédonisme, ritualisation et savoir-faire, qui forme la Bible des gourmets. La sensualité et la convivialité qui s'y expriment ont produit des pages inoubliables, qui subliment à leur tour l'idée même de gastronomie. Parcours d'un moment de civilisation, reconnu par l'Unesco, depuis dix ans, comme patrimoine immatériel de l'humanité.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/le-glouton-le-gourmand-et-le-gatronome-yves-gagneux/
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