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EAN : 9782207257449
144 pages
Denoël (02/02/2006)
3.14/5   111 notes
Résumé :
A quoi ressemble l'homme idéal ? Il s'épile. Il achète des produits de beauté. Il porte des bijoux. Il rêve d'amour éternel. Il croit dur comme fer aux valeurs féminines. Il préfère le compromis à l'autorité et privilégie le dialogue, la tolérance, plutôt que la lutte. L'homme idéal est une vraie femme. Il a rendu les armes.

Le poids entre ses jambes est devenu trop lourd. Certaines féministes se sont emparées de cette vacance du pouvoir, persuadées ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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kikobaus
  18 juin 2011
Zemmour abhorre tant les valeurs féminines, supporte si peu les progrès de l'égalité des sexes que dans un flamboyant réflexe macho et fort peu subtil (pléonasme ?), il lutte contre toute forme de dévirilisation de la société.
Cet homme souffrirait-il d'un complexe de castration ?
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kingodatown
  20 décembre 2008
Le premier sexe est un petit livre traitant de la métamorphose de l'homme viril des années 60 en l'individu-marque du XXI siècle, hautement féminisé par les publicitaires. C'est aussi le moyen qu'a trouvé l'auteur pour exprimer ses points de vue sur des sujets un peu moins ancré à la thématique centrale. Même si l'on n'avoue n'être pas toujours d'accord avec les convictions chères à l'auteur, il n'en reste pas moins que son essais en demeure très bien écrit et a le mérite de bousculer les idées reçues sur les bien faits du modernisme dans lequel il est de bon ton de prôner l'égalité des sexes.
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zorme
  11 octobre 2021

Je me suis dernièrement penché sur la version Wish de «Vers la féminisation » d'Alain Soral.
Dans « Premier Sexe », le délicieux Eric Zemmour commence entre autres par une salve sur la mixité conjugale (couple Karembeu) puis nous expose subtilement sa thèse du grand remplacement homosexuel, avec toutes ces lavettes refusant la guerre, n'hésitant pas à faire la vaisselle ou changer une couche (attention à la tentation pédophile), pour plaire à Madame. Tout ceci aboutissant au final à une consommation de pornographie de plus en plus violente !
L'auteur est intelligent et habile. On sent qu'il pèse ses mots lorsqu'il lie matriarcat et Stalinisme, matriarcat et enfant-roi, séduction et harcèlement sexuel.
Rien de bien grave en soi puisque pour les électrices, « les idées ont moins d'importance que les personnalités ».
Cet ouvrage qui mêle fiction et réalité a un intérêt thérapeutique. S'il me venait l'idée de faire du tourisme sexuel en Thaïlande, je serais décomplexé puisque Zemmour nous explique que c'est une manière de fuir notre société du respect et de l'égalité. « Ces hommes "aiment" leurs femmes, mais justement les aiment trop, les respectent trop, les craignent trop pour les désirer encore. »
Désolé pour celles et ceux qui considèrent comme Camus (Albert!) que « un homme, ça s'empêche ».
Je n'ai pas été jusqu'à payer pour lire cette oeuvre magistrale mais j'ai beaucoup appris. Aussi, je ne peux résister à l'envie d'en partager ces morceaux choisis :
« le rêve féministe s'est substitué au rêve communiste. On sait comment ces rêves finissent. »
« On explique en général la stagnation intellectuelle et économique de l'Europe par le vieillissement de la population. Mais Cervantes écrivit Don Quichotte à soixante-quinze ans et De Gaulle revint au pouvoir à soixante-huit, et le chancelier allemand Adenauer à plus de soixante-dix. On ne songe jamais – ou on n'ose jamais songer – à sa féminisation ».
Il ne faut bien sûr y voir là aucune charge contre la femme, non non. Emerveillons-nous plutôt devant Cervantes qui meurt à 69 ans et écrit à 75.
« Trente ans après, le jeune Arabe est le non-dit le plus lourd de la société française. Il est à la fois rejeté et désiré, haï et fantasmé. Il est l'inacceptable et le vague regret. Les féministes le vomissent mais elles n'osent pas le dire par héritage anticolonialiste. Elles sont furieuses de voir les cités revenir à l'âge de pierre antéféministe et, en même temps, sont ravies de trouver un repoussoir mâle aussi parfait. Il est le barbare dans Rome, le loup entré dans Paris. Il a un langage proche de Neandertal. Il est l'homme d'avant la civilisation. »
« Cette vieille dichotomie entre maman et putain, la modernité la rejette avec horreur. "Je ne suis ni une pute ni ta maman", nous assènent nos compagnes d'aujourd'hui. Que sont-elles ? Des femmes, répondent-elles avec éclat. Qu'est-ce qu'une femme ? On ne sait. Sans doute un homme d'aujourd'hui. »
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Thai_expat
  27 février 2011
En écrivant cet essai, au demeurant bien construit et argumenté, Éric Zemmour avait-il conscience de sa portée qui, de mon point de vue, va bien au-delà du sujet annoncé : la place toujours croissante de la femme dans nos sociétés occidentales modernes ?
En dénonçant leur féminisation globale, tel un « cocooning » maternel qui se serait abattu sur nos pays « développés » comme une chape de plomb sous prétexte d'hyper-protection, au final castratrice, n'explique-t-il pas, a priori, le désintérêt et la fuite qui se sont emparés de leurs ressortissants toujours plus jeunes et plus nombreux qui prennent le parti de l'émigration ? Retraité en Thaïlande, une société aux valeurs beaucoup plus traditionnelles, je le constate tous les jours.
Pour ne prendre que cette région du monde pour exemple, ce mouvement s'exprime de plus en plus largement et ouvertement dans la littérature qui y est consacrée, qu'il en soit le thème principal ou qu'il marque simplement en demi-teinte la trame romanesque des ouvrages.
On connaît, bien sûr, « Plateforme », de Michel Houellebecq, qui ne prend en compte que la liberté sexuelle, mais dont c'est le propos essentiel. En revanche, on peut aussi citer John Burdett, auteur d'excellents polars comme « Bangkok 8 », qui émaille ses enquêtes à rebondissements des mêmes constats sociétaux. Ou encore le « roman gay » d'Eric Miné, « le garçon de Vientiane », paru récemment, qui dénonce au passage le « totalitarisme précautionneux » de l'Occident en opposition à une liberté supposée qui s'imposerait d'elle-même dans des pays moins touchés par la « mondialisation égalitaire » et qui auraient conservé un ordre naturel et ancien malgré les épreuves de l'Histoire. D'autres titres, sûrement, tournent autour de cette idée dans l'air du temps, mais je ne les connais pas tous.
Alors, prémonitoire, le livre d'Éric Zemmour ?
En fait, à mes yeux, un livre majeur de notre époque.
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Inaka
  17 février 2016
Avant tout, je souhaite préciser que si on raisonne en terme de marketing, il est clair que je ne suis pas du tout le "lecteur cible" de ce livre.
Petit livre qui, comme sa couverture l'indique, est à contre courant de la pensée actuelle pro-féministe. Cet essai permet d'apporter de nouveaux éléments, indispensables à une réflexion critique quant à cette idéologie. Je ne vais pas sombrer dans la tentation d'une critique "psychologisante" de l'auteur (qui suis-je pour en parler?), je vais parler du contenu : le développement de la pensée et les faits énoncés donnent à ce travail le mérite d'être lu, ne serait-ce que pour "entendre un autre son de cloche." Si vous êtes féministe en quête de contre-arguments et que vous aimez vous remettre en question, ce livre est pour vous ;)
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MariumMarium   30 décembre 2012
Il faut saluer le génie tactique du capitalisme, qui, confronté à une impasse stratégique - la pression à la hausse des salaires des ouvriers et des cadres -, a trouvé une fois encore la sortie prétendument progressiste, a exploité sans vergogne, pour un prix ridicule, des armées de jeunes femmes bien formées, courageuses, organisées et consciencieuses, découvrant avec entrain les nouvelles "libertés" offertes par le monde du travail et l'autonomie financière. Le capitalisme a transformé ces armadas ambitieuses en nouveaux "idiots utiles". Une fois encore, la prophétie de Karl Marx s'est avérée, le capitalisme, authentique force révolutionnaire de l'histoire, a consciencieusement détruit tous les liens traditionnels ; la famille patriarcale - le fameux ménage - était le dernier bastion qui lui résistait, le dernier obstacle à la marchandisation du monde.
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AntinousseAntinousse   18 avril 2018
Ces hommes occidentaux, beaucoup d'Allemands et d'Américains qui viennent de contrés où les féministes ont été particulièrement virulents, fuient les femmes blanches, leurs égales, trop respectables, qu'ils n'osent donc pas désirer. Ces hommes "aiment" leur femmes, mais justement les aimants trop, les respectent trop, les admirent trop, les craignent trop pour les désirer encore. Exactement comme les hommes du XIXème siècle se rendaient au bordel, baiser des putains ou des courtisanes, tandis qu'ils "respectaient" leur femme sanctifié par la religion catholique. C'est également ainsi que j'explique la multiplication des clubs échangistes. Dans 95% des cas, c'est l'homme qui y amène la femme. Offrir sa femme à un autre homme la désacralise ; le désir d'un autre homme renouvelle, enrichit, revitalise le sien, selon la thèse du désir mimétique de René Girard que nous avons déjà explorée. De surcroît, le plus souvent, la femme retrouve dans ces clubs échangistes une inquiétude, une insécurité qu'elle n'a plus dans une simple relation sexuelle, banalisée, déculpabilisée dans notre monde "libéré". Dans un club échangiste, elle a encore l'impression de faire mal. Elle sort de sa logique du désir, où elle maitrise tout, pour entrer dans une logique du plaisir, où elle ne maitrise plus rien. Cette peur de la femme redonne une certaine supériorité à l'homme (fascinus) qui fait mine ( fait mine seulement) de ne pas être impressionné, et redonne à la femme les beautés passées de l'effroi.
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TorticolisTorticolis   25 décembre 2010
La touche ultime d'un projet authentiquement révolutionnaire de fabrication frankesteinienne d'un homme sans racines ni races, sans frontières ni pays, sans sexe ni identité. Un citoyen du monde métissé et asexué. Un homme hors sol. (p. 28)
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AntinousseAntinousse   18 avril 2018
Dans les sociétés patriarcales traditionnelles, on avait pris acte de cette dichotomie. Il y avait les épouses pour le mariage et les enfants ; les maîtresses pour l'amour ; les courtisanes ou le bordel pour le plaisir. Chacune de ces femmes faisait un sacrifice : l'épouse avait la sécurité et le statut social, le respect, mais rarement le plaisir et le romantisme des sentiments ; la maîtresse, courtisane ou non, avait celui-ci et parfois même le plaisir, mais pas la sécurité ni le statut social ; la prostituée semblait la moins bien servie, mais elle avait l'argent, parfois elle avait même l'amour...
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AntinousseAntinousse   18 avril 2018
Quoi de plus fragile et mystérieux que le désir masculin ? Dans son magistral ouvrage, "Vérité romanesque et désir romantique", René Girard nous a dévoilé, il y a déjà plus de quarante ans, les dessous inconnus d'un désir qui n'est nullement rencontre romantique de l'un vers l'autre, mais désir triangulaire, faisant toujours intervenir un tiers, un troisième larron qu'aucun des deux amoureux ne veut voir mais sans lequel il ne se passerait rien. Girard décortique avec une rare finesse les grandes oeuvres de la littérature à la lueur de sa théorie. Ainsi, dans l'Eternel Marie, Dostoïevski nous montre-t-il les rapports complexes entre un veuf et l'ancien amant de sa femme. Des rapports faits de haine et d'admiration, de ressentiment et de dépendance. Quand le veuf veut se remarier, il emmène l'amant chez sa promise ; il exige qu'il lui offre un cadeau, il le met en valeur auprès de la jeune fille. Les deux hommes finiront par rompre. A la fin du roman, le grand écrivain russe nous montre son veuf remarié avec une charmante jeune femme, dans un train. À leur côtés se tient un sémillant soldat. Et Girard de nous expliquer que le mari a besoin de l'amant - qu'il admire - pour légitimer, renouveler, enrichir le désir qu'il porte à sa femme. C'est l'amant - à la fois admiré et détesté, à la fois complice et rival - qui permet le désir pour la femme aimée.
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