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EAN : 9782862762609
360 pages
Éditeur : Laffitte Jeanne (07/01/1999)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Présente-t-on encore Emile ZOLA ?
Pour ce livre, il avait accepté une commande de la part d'un directeur d'un journal phocéen LE MESSAGER DE PROVENCE. Pour son lancement, il souhaitait un roman historique à partir des grands procès qui avaient été des affaires locales rebondissantes, durant 50 ans.
C'était en 1867, au temps difficile de mes débuts... Les Mystères de Marseille furent écrits en même temps que Thérèse Raquin.
C'est une chronique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  20 avril 2014
On ne plaisante pas avec l'honneur des filles de bonne famille au 19ème siècle!
Qui s'y frotte risque la prison et le couvent...
Philippe Cayol, jeune libertin désargenté, républicain de surcroit, enlève la naïve Blanche de Cazalis, nièce du tout puissant député de la ville. Enorme scandale à Marseille, largement instrumentalisé par le vieux politicard qui pense plus à sa réputation qu'à l'honneur de la jeune fille, perdue pour la bonne société.
Je suis une inconditionnelle d'Emile Zola depuis mes jeunes années, passionnée par ses histoires d'hommes et de femmes ancrés dans leur époque. Avec la maturité, l'intérêt culturel et historique du 19ème siècle m'a fait relire une nouvelle fois l'intégrale des Rougon-Macquart, avec l'oeil plus averti des enjeux de politique et de société. Je ne m'en lasse pas.
Je découvre ce roman de jeunesse en même temps que mon premier livre audio.
Choc des époques... Et je suis convaincue que mon plaisir aurait été moindre avec le livre en main.
Amours, haines, compassion, vengeance, justice,...intrigues multiples, c'est du Zola pur jus, peut être un peu trop chargé.
J'ai véritablement changé de siècle, avec grand plaisir et surtout grand amusement, retrouvant le style narratif un peu désuet et grandiloquent. Une dramaturgie passionnée beaucoup plus présente et crédible grâce au ton de la lectrice et à l'accent provençal.
Événements historiques, contexte politique, différence de classes sociales, pouvoir de l'argent, de l'église, toute la matière des livres de Zola est déjà en place dans ce travail de commande paru en feuilleton dans les journaux avant son édition en 1867.
(Lu en audio)
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cmpf
  27 septembre 2014
Un livre du jeune Zola ….
Où l'on voit un jeune bourgeois s'éprendre d'une jeune fille de la noblesse. Où l'on accompagne les amants dans leur fuite pour échapper à la colère certaine de l'oncle tuteur de la jeune fille. Où l'on se méprend à croire qu'on va les suivre dans leur pérégrinations et leur difficultés. Où le jeune homme est emprisonné et renié par son amie. Où le frère du séducteur s'allie à une bouquetière pour sauver son le prisonnier. Où l'on se rend compte que les escrocs et les malfaisants ne sont pas toujours punis. Où l'on se réjouit que les coeurs purs sachent se reconnaître. Où l'on voit aussi comment se gagne et se perd l'argent au jeu, comment en sauvant une pure jeune fille des griffes d'un prêtre on reçoit la reconnaissance éternelle du frère. Où l'on voit que les mérites et la providence viennent à bout des difficultés que les efforts n'ont su écarter. Où l'on constate qu'une jeune fille ne peut qu'expier sa faute, tandis que son amant peut encore être heureux. Où l'on observe que les émeutes favorisent les mauvaises actions. Où triomphent les gentils et meurent les méchants, ainsi que quelques gentils.
Où l'on admire le talent de Mr Zola à peindre des portraits.

Lu dans le cadre du Challenge ABC 2014-2015.
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Bigmammy
  13 juillet 2011
C'est la lecture assidue des polars de Jean Contrucci, les « Nouveaux mystères de Marseille » qui m'a conduit tout naturellement à rechercher cette production de jeunesse d'Emile Zola, parue en feuilleton dans le Messager de Provence en 1867. En fait, l'idée du propriétaire de cette petite feuille de province, Léopold Arnaud, pour lancer les ventes de son journal et comme en 1842 - 1843 « Les Mystères de Paris » d'Eugène Süe, modèle du genre, était de fournir à Zola des éléments historiques, recopiés dans les greffes des tribunaux de Marseille et d'Aix, relatifs aux grandes affaires criminelles des dernières années.
A l'époque, Zola n'est pas encore lancé. Ce feuilleton, qu'il qualifie lui – même d'alimentaire, il l'écrit au jour le jour, en marge de son premier grand roman à succès, Thérèse Raquin. Mais on sent poindre le grand écrivain dans ses descriptions éblouissantes d'un décor et d'un paysage aixois et marseillais qu'il connaît bien, dans la psychologie des personnages, très stéréotypée comme le veut le genre, mais si attachante. Bien entendu, il faut apprécier les romans du XIXème siècle et leur style particulier. Les Mystères de Marseille ne sont pas encore au niveau d'un Germinal ou du Bonheur des dames, mais le style et le mouvement sont là. La méthode aussi : Zola écrit trois à cinq pages par jour, ce qui correspond à un roman de deux tomes par an, ce qui sera son rythme hallucinant tout au long de sa vie. Il a donc à sa disposition une documentation riche, mais aussi sa propre expérience de la vie de bohème, de la ruine de sa mère après la liquidation de la compagnie fondée par son père, l'ingénieur italien Zola qui a conçu le chantier du canal d'amenée d'eau à Aix en Provence.
Le roman raconte les amours contrariées de Philippe Cayol, pauvre, sans titre, sans morale, républicain, et de la jeune Blanche de Cazalis, nièce et pupille de M. de Cazalis, millionnaire, député, tout puissant dans Marseille et fieffé coquin. le frère de Philippe, Marius, se dévoue pour protéger de la colère de M. de Cazalis les deux amants, et l'enfant auquel Blanche a donné le jour avant d'entrer au couvent.
Véritable roman-feuilleton, Les mystères de Marseille contient toutes les caractéristiques du genre : amours impossibles, complots, drames et rebondissements à n'en plus finir. Des personnages hauts en couleur sont présentés, qu'ils soient banquiers ou notaires véreux, usuriers, grisettes, joueurs ou prêtres mondains dévoyés. le tout s'articulant autour d'une lutte de classe entre républicains et aristocrates sur fond de révolution de 1848. le côté social de l'écrivain engagé qu'est Zola ressort déjà dans ce texte. L'affrontement entre classes verra son apogée lors d'une sanglante émeute ouvrière qui n'est pas sans rappeler celle qui sera décrite plus tard dans Germinal.
Pour ma part, j'ai adoré la scène du tripot où le gentil héros gagne incompréhensiblement une première nuit, pour tout perdre le lendemain. La morale est sauve. Et bien entendu les scènes d'émeutes où l'on entend siffler les balles et défoncer les portes des maisons à coups de crosse. Un roman de jeunesse qui m'incite à rouvrir la série des Rougon-Macquart dont j'avais, voici plus de trente ans, acheté la série complète illustrée par TIM.
Lien : http://www.bigmammy.fr
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thomas141
  18 décembre 2010
Oeuvre de jeunesse, sans être son premier roman, Les Mystères de Marseille d'Emile Zola était à l'origine un feuilleton dans un journal qui lui permettait de gagner "deux sous à la ligne", roman écrit l'après-midi alors qu'il se concentrait le matin sur Thérèse Raquin.
Les Mystères de Marseille n'est pas un excellent roman, sa forme et son côté populaire empêchant l'auteur de travailler plus sur les personnages qui en fait ne sont pas des individus mais des représentants idéologiques de certaines mouvances. Ecrit à partir de dizaines de faits divers ayant secoué la Provence, on a le droit à de nombreux rebondissements, à des crimes, des prêteurs véreux et autres prêtres pas très catholiques.
L'ouvrage est plaisant, recèle quelques bonnes phrases et de très bons chapitres l'ensemble ayant permis à Zola de mettre au point sa méthode romanesque, sa recherche des faits divers pour en faire un roman.
C'est une oeuvre à lire, au moins par curiosité, si ce n'est par désir de lire un style agréable et plus que convenable, ce qui nous change pas mal de certaines oeuvres contemporaines. Les amoureux de Marseille et de la Provence s'émouvront des descriptions des caractères typiques, des pérégrinations dans les rues de Marseille et du caractère du personne que j'ai préféré: Sauvaire. Homme typiquement du Sud, exubérant, aimant à se montrer, parlant sans cesse d'argent, ce bourgeois est certainement le grand élément comique de cet ouvrage et Zola lui donna des répliques cultes, notamment avec l'affaire Clairon: "Ce sont les prêtres qui me l'ont prise".
Par contre, j'ai été plutôt déçu de la description des journées révolutionnaires de 1848, à l'exception de Mathéus génial cerveau manipulateur de foules que Zola nous a dépeint. J'ai été déçu, non pas trouvant ces passages mauvais, mais ayant encore en mémoire les barricades racontées par Victor Hugo dans les Misérables.
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Laureneb
  13 février 2020
J'aime beaucoup Zola, mais cette oeuvre ne m'a pas vraiment plue. Comme il le dit dans la préface, c'est une oeuvre de jeunesse et, surtout, une oeuvre de commande.
Si on y trouve déjà certaines préoccupations futures du grand écrivain - l'importance de l'industrialisation pour entrer dans la modernité, la déchéance des nobles et l'essor de la bourgeoisie, l'intrigue ne surprend guère. Il y a d'ailleurs trop d'éléments prévisibles, et le texte se perd entre récit de prison, enlèvement romanesque, comique troupier avec les prostituées, mais aussi combat épique - mais qui est loin d'atteindre "l'épopée de la rue Plumet", où les enjeux et le style d'écriture de V. Hugo sont autrement grandioses.
Quelques analyses sociales intéressantes donc, mais une intrigue aux rebondissements prévisibles et qui se perd dans une accumulation sur l'ensemble des vices des Marseillais.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   27 septembre 2014
Extrait de la préface.

Le directeur d’une petite feuille marseillaise : le Messager de Provence, était venu me proposer une affaire, une idée à lui, sur laquelle il comptait pour lancer son journal. Il s’agissait d’écrire, sous ce titre : les Mystères de Marseille, un roman dont il devait fournir les éléments historiques, en fouillant lui-même les greffes des tribunaux de Marseille et d’Aix, afin d’y copier les pièces des grandes affaires locales, qui avaient passionné ces villes depuis cinquante ans.
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MimimelieMimimelie   19 avril 2015
Si toutes les villes de province sont animées du même esprit que Marseille, notre République durera au plus deux ou trois ans, et nous ne tarderons pas à avoir ensuite un dictateur. Interrogez les faits, ils vous répondront.
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thomas141thomas141   18 décembre 2010
Il se dandina, triomphant d'avoir pu se trouver une opinion. Au fond, il estimait la République qui lui avait donné des épaulettes; mais on lui avait dit que les républicains, s'ils l'emportaient, lui voleraient son argent, et il détestait les républicains. Ces deux sentiments contradictoires s'arrangeaient en lui tant bien que mal. D'ailleurs, il ne s'interrogeait jamais sur ses convictions.
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thomas141thomas141   17 décembre 2010
Le lendemain matin, Philippe, accoudé sur le pont du petit navire qui le conduisait à Gênes, regarda longuement la côte de Saint-Henri. Là-bas, au-dessus des flots bleus, il apercevait une tache grise, la maison où la pauvre Blanche pleurait toutes les larmes de son cœur.
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thomas141thomas141   17 décembre 2010
Je n'ai pas besoin, reprit l'accouchée avec effort, de vous dire de l'aimer. Aimez-le comme vous savez aimer, avec tout votre cœur; aimez-le pour moi et pour Philippe, et tâchez qu'il ait une vie plus heureuse que celle de ses parents.
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Vidéo de Émile Zola
Émile Zola : Analyse spectrale de l’Occident (1966 / France Culture). Diffusion sur France Culture le 12 mars 1966. Émile Zola peint par Édouard Manet en 1868 © AFP / Aglileo Collection / Aurimages. Par Pierre Sipriot. Réalisation de Hélène de Labrusse. Avec Georges Conchon (écrivain, journaliste, scénariste), Pierre Descaves (homme politique, Président du comité des programme radio de l'ORTF), Pierre Gascar (journaliste, critique littéraire, écrivain, essayiste, dialoguiste), Henri Guillemin (critique littéraire, historien, conférencier, polémiste, homme de radio et de télévision), Armand Lanoux (écrivain), Jean Mistler (homme politique, écrivain), Henri Mitterand (universitaire, auteur, critique, éditeur, spécialiste de Zola) et Gilbert Sigaux (professeur, écrivain, traducteur). Lectures par Gilbert Pigaut de textes d'Henri Barbusse, de Charles Péguy, d'Anatole France et d'Émile Zola. Émile Zola est un écrivain et journaliste français, né le 2 avril 1840 à Paris et mort le 29 septembre 1902 dans la même ville. Considéré comme le chef de file du naturalisme, c'est l'un des romanciers français les plus populaires, les plus publiés, traduits et commentés dans le monde entier. Ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision. Sa vie et son œuvre ont fait l'objet de nombreuses études historiques. Sur le plan littéraire, il est principalement connu pour "Les Rougon-Macquart", fresque romanesque en vingt volumes dépeignant la société française sous le Second Empire et qui met en scène la trajectoire de la famille des Rougon-Macquart, à travers ses différentes générations et dont chacun des représentants d'une époque et d'une génération particulière fait l'objet d'un roman. Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l'affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien "L'Aurore", de l'article intitulé « J'accuse… ! » qui lui a valu un procès pour diffamation et un exil à Londres la même année.
Sources : France Culture et Wikipédia
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