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ISBN : 2877065138
Éditeur : Editions de Fallois (25/08/2004)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 735 notes)
Résumé :
Le port de Marseille, dans les années vingt. Marius, le fils de César, patron du bar de la Marine, est partagé entre son amour pour Fanny la petite marchande de coquillages, et son désir de prendre la ruer, de parcourir le monde... Lorsque Marcel Pagnol, en 1929, fait représenter Marius sur une scène parisienne, sans doute ne se doute-t-il pas que ses personnages deviendront aussi célèbres qu'Harpagon ou monsieur Jourdain. Deux ans plus tard, Pagnol et Alexander Kor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  03 novembre 2014
Marcel Pagnol en écrivant cette pièce ne se doutait peut-être pas de l'influence qu'elle aurait, ni de ce qu'elle représenterait bien des années plus tard à nos yeux nostalgiques. Elle est devenue, aussi en raison de son adaptation cinématographique, un référent culturel obligé pour qui s'intéresse un minimum à la ville de Marseille et aux Marseillais.
Bien sûr, cette ville de Marseille qu'il nous chante n'existe plus en tant que telle, bien sûr il y a de la grosse caricature, bien sûr ce n'est qu'une comédie, bien sûr le poids des années se fait sentir, bien sûr, bien sûr ; mais ça joue tellement juste, c'est tellement bien senti, c'est tellement affectueux, ça puise tellement son jus de la substance même des Marseillais, que " la trilogie marseillaise " dont c'est ici le premier opus, mérite amplement le statut de patrimoine régional (et national — et mondial même ! — dirait César qui parle sans parti pris) à préserver pour les générations futures.
La fameuse partie de carte d'anthologie en est le point d'orgue. On parle toujours de la verve de Raimu, mais la verve de Raimu, c'est la verve de Pagnol, qu'on ne l'oublie pas. Bref, un vrai petit bonheur régional comme chaque région devrait pouvoir nous en apporter, mais le problème, c'est que toutes les régions n'ont pas leur Maupassant ou leur Pagnol... Pour ceux qui aiment le régionalisme américain, et dans une période à peu près contemporaine, je crois que Marius est un peu une manière de Tortilla Flat à la française.
L'histoire : dans les années 1920, sur le vieux port de Marseille, Marius, le fils d'un cafetier, le truculent César, a des fourmis dans les jambes et rêve de s'embarquer pour un voyage autour du monde. La jeune et jolie Fanny en est amoureuse et l'on peut dire que la réciproque est vraie, aussi cherche-t-elle à le faire bisquer en lui faisant croire qu'elle acceptera les avances d'un riche commerçant qui pourrait être son père.
Les amourettes de leur progéniture respective sont sources d'émois chez César, père de Marius et Honorine, mère de Fanny. Des répliques savoureuses à gogo, tout l'esprit et la gouaille d'une époque, un vrai patrimoine français à ne surtout pas enterrer, mais, cela va sans dire, ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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cicou45
  26 octobre 2012
Je connaissais depuis bien longtemps la célèbre trilogie de Pagnol adaptée au cinéma avec entre autre Raimu que j'ai vu et revu et j'en avais gardé un très bon souvenir mais cependant, je n'avais jamais pris le temps de lire les textes originaux. Voilà pourquoi c'est une chose à laquelle je veux rapidement remédier. Et que j'ai bien fait...Dans ce premier tome, consacré à Marius, un jeune homme de 23 ans, fils du tenancier du "bar de la marine", César, est connu et apprécié de tous pour être un jeune homme, non seulement "le plus beau" de tout Marseille mais également serviable car il aide son père chaque jour pour le service. D'un autre côté, il y a Fanny, une jeune fille de 18 ans qui a grandi avec Marius et qui est également appréciée de tous et convoitée par bon nombre de jeunes gens du quartier mais aussi par des homme un peu moins jeunes, tel le veuf Panisse âgé de 50 ans et habitué du "bar de la marine" mais Fanny, elle, celui qu'elle veut depuis toujours, et vous l'aurez sans douté déjà deviné, c'est Marius...
Une magnifique histoire d'Amour, d'amour entre deux êtres, d'amour de l'argent mais aussi plus que tout, d'un amour plus fort que tout, celui de l'amour de la Mer et des voyages. Je crois que la Mer, cette maîtresse-là, lorsqu'elle a envoûté un homme, elle n'est pas prête de le lâcher car elle sait que ce dernier finira toujours par revenir vers elle !
Une "tragi-comédie" en quelque sorte (même si le mot est un peu fort), extrêmement bien écrite, remplie d'humour et très agréable à lire. A lire, à entendre lire et à voir !
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gill
  18 juillet 2012
César est le propriétaire du "Bar de la Marine" sur le vieux port de Marseille. Il partage des joies simples avec quelques habitués, Panisse, Escartefigue et Mr Brun.
Son fils, Marius, lui est un rêveur qui regarde toujours en direction de la mer et des bateaux. Il ne rêve que de voyages et pourtant il aime Fanny, la fille d'une vendeuse de coquillages.
Crée en 1929, cette pièce de théâtre consacra le jeune auteur dramatique Marcel Pagnol dont "Topaze" , l'année précédente, avait obtenu les louanges de la presse et un énorme succès auprès du public.
Le succès de "Marius" à la scène fut tel que Marcel Pagnol, avec le concours de la firme américaine "Paramount", entreprit une adaptation pour l'écran.
Le réalisateur anglais Alexandre Korda en assuma la réalisation.
Les vedettes de la création à la scène, Pierre Fresnay, Orane Demazis, Raimu et Charpin reprirent leur rôle.
"Marius" est sûrement la plus grande réussite de cette trilogie, cela pour deux raisons : un texte admirable et une interprétation hors pair.
Cependant, cette trilogie est indissociable. Il faut l'avoir lue et relue.
Tout un univers, celui du Marseille de 1930, revit sous nos yeux et dans "Marius" en particulier, on n'oubliera pas de sitôt la célèbre partie de cartes ou la partie de pétanques entre les rails du tramway.
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Winter-
  22 juillet 2017
Les nombreuses critiques sur la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol ont réussi à me convaincre de me la procurer. J'ai donc commencé avec le premier volume qui n'est autre que Marius. Cette découverte a été une merveilleuse surprise. Nous découvrons plusieurs personnages comme Marius, Fanny, César, Panisse. Nous suivons principalement Marius qui travaille dans le café de son père, il a la folie de la mer, ce qui inquiète fortement son entourage. Il rêve de prendre un bateau et de faire le tour du monde. Fanny vend des coquillages juste en face du café, elle est amoureuse de Marius depuis toujours. Un beau jour, Panisse lui demande sa main en lui promettant une très bonne dot. Je n'avais découvert que légèrement la plume de Marcel Pagnol avec ses Pastiches et Mélanges que je n'ai toujours pas fini. Je suis ravie d'avoir pu découvrir ce premier volume où l'on retrouve de l'humour, de la poésie, de l'amour, de l'amitié et avant tout l'ambiance marseillaise. La lecture de ce livre est très agréable, les personnages et les situations sont traitées avec beaucoup de profondeur. Je n'ai pas encore lu les deux autres volumes mais je conseille celui-ci à 2000% !
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Meps
  18 septembre 2016
Sans avoir jamais lu une pièce de Pagnol, ni vu une seule adaptation de la trilogie, je connaissais déjà Marius. Parce que le "Tu me fends le coeur" est une réplique culte. Parce que Raimu en César est une image indélébile de la culture française.
J'ai vraiment apprécié de lire pour la première fois l'oeuvre en entier, de découvrir l'histoire. Elle est belle car c'est une histoire d'hommes et de femmes que la vie n'a pas épargnés, touchés pour la plupart par le deuil et réunis dans un café du port de Marseille. Ca parle fort avec l'accent, c'est drôle la plupart du temps mais l'émotion n'est jamais loin. Les sentiments sont forts, qu'ils soient de l'amour passion ou de l'amour paternel. Pagnol a fait aimer sa Provence à la France entière car il l'a peuplée de personnages qui passent de la drôlerie à l'émotion en quelques minutes et qui restent eux-mêmes à chacun de ces moments.
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Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   18 août 2011
Il est 9 heures du soir. Dans le petit café, Escartefigue, Panisse, César et M. Brun sont assis autour d'une table. Ils jouent à la manille. Autour d'eux, sur le parquet, deux rangs de bouteilles vides. Au comptoir, le chauffeur du ferry-boat, déguisé en garçon de café, mais aussi sale que jamais.

Quand le rideau se lève, Escartefigue regarde son jeu intensément et perplexe, se gratte la tête. Tous attendent sa décision.

Panisse, impatient :
Eh bien, quoi ? C'est à toi !

Escartefigue :
Je le sais bien. Mais J'hésite...

Il se gratte la tête. Un client de la terrasse frappe sur la table de marbre.

César, au chauffeur :
Hé, l'extra ! On frappe !

Le chauffeur qui faisait tourner la roue du comptoir tressaille et crie.

Le Chauffeur :
Voilà! Voilà!

Il saisit un plateau vide, jette une serviette sur son épaule et s'élance vers la terrasse.

César, à Escartefigue :
Tu ne vas pas hésiter jusqu'à demain !

M. Brun :
Allons, capitaine, nous vous attendons !

Escartefigue se décide soudain. Il prend une carte, lève le bras pour la jeter sur le tapis, puis, brusquement, il la remet dans son jeu.

Escartefigue :
C'est que la chose est importante ! ( À César. ) Ils ont trente-deux et nous, combien nous avons ?

César jette un coup d'œil sur les jetons en os qui sont près de lui, sur le tapis.

César :
Trente.

M. Brun, sarcastique :
Nous allons en trente-quatre.

Panisse :
C'est ce coup-ci que la partie se gagne ou se perd.

Escartefigue :
C'est pour ça que je me demande si Panisse coupe à cœur.

César :
Si tu avais surveillé le jeu, tu le saurais.

Panisse, outré :
Eh bien, dis donc, ne vous gênez plus ! Montre-lui ton jeu puisque tu y es !

César :
Je ne lui montre pas mon jeu. Je ne lui ai donné aucun renseignement.

M. Brun :
En tout cas, nous jouons à la muette, il est défendu de parler.

Panisse :
Et si c'était une partie de championnat, tu serais déjà disqualifié.

César, froid :
J'en ai vu souvent des championnats. J'en ai vu plus de dix. Je n'y ai jamais vu une figure comme la tienne.

Panisse :
Toi, tu es perdu. Les injures de ton agonie, ne peuvent pas toucher ton vainqueur.

César :
Tu es beau. Tu ressembles à la statue de Victor Gelu.

Escartefigue, pensif :
Oui, et je me demande toujours s'il coupe à cœur.

A la dérobée. César fait un signe qu'Escartefigue ne voit pas, mais Panisse l'a surpris.

Panisse, furieux :
Et je te prie de ne pas lui faire de signes.

César :
Moi je lui fais des signes ? Je bats la mesure.

Panisse :
Tu ne dois regarder qu'une seule chose : ton Jeu. ( À Escartefigue ) Et toi aussi.

César :
Bon.

II baisse les yeux vers ses cartes.

Panisse, à Escartefigue :
Si tu continues à faire des grimaces, Je fous les cartes en l'air et je rentre chez moi.

M. Brun :
Ne vous fâchez pas, Panisse. Ils sont cuits.

Escartefigue :
Moi, Je connais très bien le jeu de la manille et je n'hésiterais pas une seconde si j'avais la certitude que Panisse coupe à cœur.

Panisse :
Je t'ai déjà dit qu'on ne doit pas parler, même pour dire bonjour à un ami.

Escartefigue :
Je ne dis bonjour à personne. Je réfléchis.

Panisse :
Eh bien ! réfléchis en silence... Et ils se font encore des signes ! Monsieur Brun, surveillez Escartefigue. Moi, je surveille César.

César, à Panisse :
Tu te rends compte comme c'est humiliant ce que tu fais là ? Tu me surveilles comme un tricheur. Réellement, ce n'est pas bien de ta part. Non, ce n'est pas bien.

Panisse, presque ému :
Allons, César, je t'ai fait de la peine ?

César :
Quand tu me parles sur ce ton, quand tu m'espinches comme si j'étais un scélérat, eh bien, tu me fends le cœur.

Panisse :
Allons, César...

César :
Oui, tu me fends le cœur. Pas vrai, Escartefigue ? Il nous fend le cœur.

Escartefigue, ravi :
Très bien !

Il jette une carte sur le tapis. Panisse la regarde, regarde César, puis se lève brusquement, plein de fureur.

Panisse :
Est-ce que tu me prends pour un imbécile ? Tu as dit : " II nous fend le cœur " pour lui faire comprendre que je coupe à cœur. Et alors il joue cœur, parbleu !

César :
...

Panisse, il lui jette les cartes au visage :
Tiens, les voilà tes cartes, tricheur, hypocrite ! Je ne joue pas avec un Grec; siou pas plus fade qué tu, sas ! Foou pas mi prendre per un aoutré ! ( Il se frappe la poitrine. ) Siou rnestré Panisse, et siès pas pron fin per m'aganta !

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LydiaBLydiaB   18 août 2011
CÉSAR
..Tu ne sais même pas doser un mandarin-citron-curaçao.
Tu n'en fais pas deux pareils !

MARIUS
Comme les clients n'en boivent qu'un à la fois,
ils ne peuvent pas comparer.

CÉSAR
Ah ! Tu crois ça ! Tiens le père Cougourde, un homme admirable qui buvait douze mandarins par jour, sais-tu pourquoi il ne vient plus ?
Il me l'a dit. Parce que tes mélanges fantaisistes risquaient de lui gâter la bouche.

MARIUS
Lui gâter la bouche ! Un vieux pochard qui a le bec en zinc.

CÉSAR
C'est ça ! Insulte la clientèle au lieu de te perfectionner dans ton métier ! Eh bien, pour la dixième fois, je vais te l'expliquer, le picon-citron-curaçao. (Il s'installe derrière le comptoir.) Approche-toi !
(Marius s'avance et va suivre de près l'opération. César prend un grand verre, une carafe et trois bouteilles. Tout en parlant, il compose le breuvage.) Tu mets d'abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon. Ensuite, un BON tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c'est joli. Et à la fin, un GRAND tiers d'eau. Voilà.

MARIUS
Et ça fait quatre tiers.

CÉSAR
Exactement. J'espère que cette fois, tu as compris.
(Il boit une gorgée du mélange).

MARIUS
Dans un verre, il n'y a que trois tiers.

CÉSAR
Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !

MARIUS
Eh non, ça ne dépend pas.
Même dans un arrosoir, on ne peut mettre que trois tiers.

CÉSAR (triomphal)
Alors, explique moi comment j'en ai mis quatre dans ce verre.

MARIUS
Ça, c'est de l'arithmétique.

CÉSAR
Oui, quand on ne sait plus quoi dire, on cherche à détourner la conversation. Et la dernière goutte, c'est de l'arithmétique aussi ?

MARIUS
La dernière goutte de quoi ?

CÉSAR
Toutes les dernières gouttes ! Il y en a toujours une qui reste pendue au goulot de la bouteille ! Et toi, tu n'as pas encore saisi le coup de la capturer. Ce n'est pourtant pas sorcier ! (Il saisit une bouteille sur le comptoir, et tient le bouchon dans l'autre main. Il verse le liquide en faisant tourner la bouteille.)

MARIUS
Tu verses en faisant un quart de tour, puis, avec le bouchon, tu remets la goutte dans le goulot. Tandis que toi, tu fais ça en amateur. et naturellement, tu laisses couler la goutte sur l'étiquette... Et voilà pourquoi ces bouteilles sont plus faciles à prendre qu'à lâcher !
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Nastasia-BNastasia-B   31 août 2012
HONORINE: Vous savez, il y en a qui seraient bien contents de la prendre sans rien ! Nous ne sommes pas chez les nègres et elle n'est pas bossue pour que je lui achète un mari !
CÉSAR: Oh ! mais, dites, si votre fille n'est pas bossue, moi, mon petit n'est pas boiteux ! Et vous pouvez chercher sur tout le port de Marseille. Vous en trouverez peut-être des plus grands et des plus gros, mais des plus beaux, il n'y en a pas ! Il n'y en a pas ! Vous avez beau rire ! Il n'y en a PAS ! Et vous savez, ce n'est pas parce que c'est mon fils : moi, je vous parle impartialement. Il est beau mon petit... C'est un beau petit...
HONORINE: Alors, parce qu'il est beau, il lui faut la fille de Rochilde ?
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gillgill   25 juin 2012
L'intérieur d'un petit bar sur le vieux port, à Marseille. A droite, le comptoir. Derrière le comptoir, sur des étagères, des bouteilles de toutes les formes, ornées d'étiquettes bigarrées. Deux gros percolateurs nickelés.
A gauche, le long du mur, une banquette de moleskine qui s'arrête à un mètre du rideau pour laisser la place à une porte fermée.
Des tables rectangulaires en marbre, des chaises.
Au fond, toutes les portes vitrées ont été enlevées, à cause de la chaleur.
Il y a plusieurs tables sur le trottoir, sous une tente en auvent. On devine que cette espèce de terrasse s'étend assez loin de chaque côté du bar.
Au milieu, juste au bord du trottoir, se dresse un éventaire où l'on vend des coquillages. On le voit de dos, il est peint en vert.
Plus loin que l'éventaire, au fond, un entassement de marchandises. Caisses qui portent en grosses lettres des noms de villes : Bangkok, Batavia, Sydney.
Des tonneaux de fer et, sur la droite, une montagne d'arachides, sous un soleil éclatant.
Enfin, au dessus des marchandises, on voit des mâts qui se balancent.
(extrait du lever de rideau de l'édition de poche parue en 1964)
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cicou45cicou45   25 octobre 2012
César : [...] Tu mets un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers...Bon, Un tiers de citron. Tu vois, Un BON tiers de Picon. Tu vois. Et alors, un GRAND tiers d'eau.

Marius : Et ça fait quatre tiers.

César : Et alors ?
il boit une gorgée du mélange)

Marius : Dans un verre, il n'y a que trois tiers.

César : Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !
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Vidéo de Marcel Pagnol
Avant de siéger parmi les Immortels, Pagnol l'avait déjà compris : « Les bavards sont ceux qui vous parlent des autres. Les raseurs sont ceux qui vous parlent d'eux-mêmes. Ceux qui vous parlent de vous sont de brillants causeurs. »
Les citations, extraits ou scènes d'anthologie rassemblés ici par Nicolas, son petit-fi ls, ravivent d'un trait d'esprit un monde aujourd'hui disparu et nous laissent le sourire aux lèvres.
Où nous trouver ? Facebook : https://www.facebook.com/rlaffont Twitter : https://twitter.com/robert_laffont Instagram : https://instagram.com/robert_laffont/ Pinterest : https://fr.pinterest.com/robertlaffont/
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