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Brigitte Vergne-Cain (Éditeur scientifique)Gérard Rudent (Éditeur scientifique)Alzir Hella (Traducteur)Olivier Bournac (Traducteur)Manfred Schenker (Traducteur)
ISBN : 2253055131
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1991)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 152 notes)
Résumé :
I. ROMANS & NOUVELLES
- Conte crépusculaire / Brûlant secret / La Peur / Amok
- La Femme et le Paysage / La Nuit fantastique
- Lettre d’une inconnue / La Ruelle au clair de lune
- Vingt-quatre heures de la vie d’une femme
- La Confusion des sentiments / La Collection invisible
- Leporella / Le Bouquiniste Mendel
- Révélation inattendue d’un métier / Virata
- Rachel contre Dieu / Le Chandelier enterré
- L... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  07 avril 2013
Zweig est à la littérature ce que Vermeer est à la peinture : des oeuvres de petit format, rares et délicates, où l'on voit entrer la lumière par un puits invraisemblablement limpide et se poser comme un voile de gaze sur les personnages pour délimiter leurs courbes en clair-obscur et laisser suggérer le reste.
J'ai déjà dit, ici ou là, le bien que je pensais de cette collection La Pochothèque du Livre de Poche, quant au contenu et aux présentations, et le mal que j'en pensais quant à la mollesse de la reliure. Si vous en avez l'occasion, essayez de vous débusquer d'occasion ou de rebut la version dite "bibliotheca", c'est-à-dire à couverture rigide et de bonne qualité.
Vous aurez ainsi entre les mains, de quoi vous faire les dents avec Stefan Zweig, où vous trouverez compilés, certains de ses tout meilleurs romans et nouvelles, parmi l'ensemble desquels, ma préférence demeure acquise à La Confusion Des Sentiments.
Mais bien sûr, cela n'est que mon avis, c'est-à-dire pas grand-chose, pour connaître votre propre vérité, à vous de jouer...
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Grecie
  20 février 2015
Ce recueil de nouvelles de Stefan Zweig est une intéressante redécouverte de textes inégalement connus. Amok et Lettre d'une inconnue sont précédées par leur réputation mais pas La Pitié Dangereuse, par exemple.
On retrouve quoiqu'il en soit la plume admirable de finesse de l'écrivain et sa quête farouche. Comme dans ses autres oeuvres, en effet, Zweig cherche et réussit le plus souvent à décortiquer l'âme humaine pour en exposer les faiblesses, les douleurs, les abîmes mais aussi les merveilleuses beautés. Tout reste naturellement question d'inclination personnelle : les amateurs d'action délaisseront rapidement ces textes, où l'auteur déploie sur de longues pages la description minutieuse des émotions, sentiments et cas de conscience de ses personnages. Et, il est vrai, cette écriture est d'un temps où l'on aimait les longues phrases et les points virgule à répétition. Quelquefois même, le style paraît singulièrement ampoulé - par exemple dans La Ruelle au clair de lune. Mais Zweig parvient à rendre avec une telle magie la réalité de sentiments ordinaires (la pitié, l'amour, la culpabilité, l'indifférence puis l'émerveillement) que ses récits acquièrent un suspens improbable.
Et c'est cette vision aiguë de la vie intérieure de ses semblables qui rend Zweig, en dépit de son écriture quelquefois surannée, indémodable.
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mercutio
  02 octobre 2014
Ce tome 1 des oeuvres de Zweig dans la Pléiade regroupe la plus grande partie des nouvelles (35), classées par ordre chronologique ainsi que les "Grandes heures de l'humanité", toutes oeuvres publiées jusqu'en 1929. Zweig est alors âgé de 48 ans.
Parmi ces 35 nouvelles, 2 seulement ont pour cadre explicite la première guerre mondiale (Episode au lac de Genève et Obsessions).
Ce parti pris de présentation chronologique, pour peu qu'on le respecte en tant que lecteur, permet de mesurer l'évolution de l'écrivain au plan de l'approfondissement de ses analyses en ce qui concerne les motivations, émotions et sentiments des protagonistes. En règle générale, un individu par nouvelle, homme ou femme, que le scénario place dans une situation paroxysmique jusqu'à un dénouement souvent brutal au niveau psychique quand ce n'est pas matériel ou physique.
L'intégration dans le milieu social et l'expression des relations interpersonnelles, mises en regard de la conscience qu'a le personnage de ce qu'il est et ce qu'il veut, me semblent être le ressort principal de ces nouvelles.
L'intérêt soutenu suscité par la plupart d'entre elles tient selon moi à la description minutieuse et, elle, particulièrement crédible et convaincante de la dynamique d'évolution de l'état psychologique du personnage principal plutôt qu'au contexte imaginé brillamment mais quelquefois au-delà du réalisme ou de la vraisemblance.
Il faut, pour apprécier, s'intéresser à l'affect et la sensibilité humaine y compris dans ce qu'elle peut avoir de pathologique sans attendre, et j'avoue que ce fut pour moi une surprise et même une déception, une confrontation avec les questions pourtant capitales posées par cette époque à l'humanité.
Je pense que peut se trouver là, parmi beaucoup d'autres sans doute, un élément d'explication du fait que Zweig, écrivain d'une immense renommée à son époque, fut pourtant considéré par ses "confrères germaniques" malgré quelques exceptions, avec une certaine distance.
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Edouard22
  05 novembre 2019
Les grands sommets ont toujours fasciné les hommes, et notamment ceux de l'Himalaya avec une quinzaine d'entre eux dépassant les huit mille mètres. Il en est ainsi des plus grandes œuvres littéraires puisque l'on évoque souvent les sommets de la littérature.
Ainsi pourrait-on installer Homère sur le plus haut sommet de la planète Terre, l'Everest (8848 m), indélogeable de cet endroit depuis trois mille ans
! Victor Hugo serait bien à sa place sur le K2 (8611 m), et Dickens sur le Kangchenjunga (8586 m). Melville pourrait bien prendre pension sur le Lhotse (8516 m). Des femmes aussi, avec les sœurs Brontë : Charlotte sur le Makalu (8463 m), et Émilie sur le Cho Oyn (8201 m). N'oublions pas Proust, qui trouverait sa place sur le Dhaulagiri (8167 m), et Dante sur le Manaslu (8163 m).
Bien sûr ce qui précède n'est pas exhaustif et par exemple il ne faudrait pas oublier Stephan Zweig qui a beaucoup affectionné des formes courtes ("Les miracles de la vie", "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, "La confusion des sentiments" figurant parmi les plus belles). L'inventivité de ses histoires et la finesse de ses analyses psychologiques suscitent l'admiration et le lecteur ne peut que rester émerveillé et transporté par sa prose tout à la fois si fluide, subtile et ailée. Peut-être pourrait-on lui attribuer un sommet comme le Gasherbrum I (8068 m) ou le Shishapangma (8027 m).
En comparaison, nous autres, insectes tels les tenthrédinides, les lucanus cervus ou les cincidèles, rampons au fond des vallées himalayennes les plus reculées comme celles de Shunshal et essayons maladroitement de transposer avec nos mandibules grossières les borborygmes que nos esprits arrivent péniblement à produire.
Heureusement, il nous reste la possibilité de lever nos yeux vers les les neiges éternelles de ces sommets majestueux, magiques et étincelants.
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RiffMacKaulaye
  26 septembre 2015
Dans ce pavé, il ne faut pas rater "Amok" et "révélations inattendues d'un métier"
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critiques presse (2)
Lexpress   12 juillet 2013
De nouvelles éditions en série: l'écrivain viennois Stefan Zweig n'a jamais tant séduit. Parce qu'il fut le témoin lucide du monde d'hier. Parce que son oeuvre, magistral traité des passions, livre aussi des clefs de celui d'aujourd'hui.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   17 avril 2013
S'il y eut bel et bien, dans la postérité de Zweig, une éclipse, la parenthèse d'amnésie est aujourd'hui close. Aimé, lu, célébré, Zweig l'est de nouveau — comme il le fut de son vivant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   06 décembre 2019
En bas je sentais les eaux qui bruissaient doucement, et au-dessus de moi, coulant avec une musique qu’on ne peut entendre, le flot blanc de ce monde. Et peu à peu ce bruissement s’enfla et me pénétra dans le sang : je ne me sentis plus moi-même, je ne sus plus si cette respiration était la mienne ou si c’étaient les battements lointains du coeur du navire, je m’écoulais et dérivais moi-même dans l’incessant bruissement du monde au milieu de la nuit.

AMOK
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cardabellecardabelle   22 août 2017
ô enfance, étroite prison !
Que de fois j'ai pleuré derrière tes barreaux
Quand dehors, tout pailleté d'azur et d'or,
Passait l'oiseau inconnu.

ô nuits d'impatience, où je me déchirais les mains
Aux verrous, — quand je sentais bouillonner
Dans mon sang les désirs trop précoces —
Puis, rompant mes fers, je trouvai libre , l'espace devant moi !

A peine l'eus-je aperçu, que je pris mon essor :
Le monde était à moi ! Mon coeur se répandit,
Se consuma dans mille frissons ardents.

Et pourtant avec le souvenir vient souvent le regret :
ô délicieuse angoisse des premières aubes !
Si je pouvais y retourner ! Comme j'étais pur et frais !

[ p 39 ] ( traduction révisée )
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CarosandCarosand   02 mai 2013
Ce ne sont pas les êtres bien portants, sûrs d'eux-mêmes, gais, fiers et joyeux qui aiment vraiment, - ils n'ont pas besoin de cela ! Quand ils acceptent d'être aimés, c'est d'une façon hautaine et indifférente, comme un hommage qui leur est dû. Le don d'autrui n'est pour eux qu'une simple garniture, une parure dans leurs cheveux, un bracelet à leur poignet, et non le sens et le bonheur de leur existence. Seuls ceux que le sort a désavantagés, les humiliés, les laids, les déshérités, les réprouvés, on peut les aider par l'amour. Et quand on leur consacre son existence, on les dédommage seulement de ce dont la vie les a privés. Et eux seuls savent aimer et se laisser aimer comme il faut : humblement et avec reconnaissance.

LA PITIE DANGEREUSE
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PiatkaPiatka   06 juillet 2014
Dans le ciel, couraient ces turbulents nuages blancs qu'on ne voit qu'en mai et en juin, ces gais lurons, jeunes encore eux-mêmes et papillonnant, qui font la course sur la piste bleue pour se cacher soudain derrière de hautes montagnes, qui se rejoignent et s'échappent, tantôt se froissent en chiffon comme des mouchoirs, tantôt s'effilochent en minces rubans, puis finalement, facétieux, coiffent les monts de bonnets blancs.

BRÛLANT SECRET
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PiatkaPiatka   03 juillet 2014
Tous les bruits se sont tus et même la voix tremblante du vent de la lande n'est plus qu'un chant berceur et apaisant ; on entend le léger chuchotement des flocons quand un obstacle met un terme à leur chute vagabonde...

DANS LA NEIGE
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Videos de Stefan Zweig (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stefan Zweig
Extrait de "fouché" de Stefan Zweig lu par Éric Verdin. Editions Audiolib. Parution le 11 septembre 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/fouch%C3%A9-9791035401085
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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