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Dictatures : gangrènes des gouvernances !
Liste créée par fanfanouche24 le 13/04/2023
25 livres.

Liste provoquée par les soubresauts mondiaux permanents, bafouant sans vergogne les Libertés d'expression et d'opinion , les Droits de

l' Homme; Une abondance de lectures et de recherches depuis le coup d'état de la junte militaire birmane contre la présidente et le peuple birman, en février 2021...puis l'attaque brutale de l'Ukraine par Poutine...interrogent contre la barbarie et les non- limites des " Dictatures" au 4 coins du monde...

*** 13 avril 2023**11 avril 2024@Soazic BOUCARD @---------

****voir listes voisines & complémentaires

1. "Allemagne et Dictature "d'argentine111

2.-"Dictature en BD" d'Erik_

3.-"le Portugal, sa société inégalitaire, la dictature...la Révolution des oeillets" de michekekastner

4.-"Les écrivains ayant un peu, beaucoup subi la censure" d' Hardiviller



1. Les larmes de Chalamov
Gisèle Bienne
4.59★ (63)

"Chalamov accomplit en écriture un voyage au bout de sa nuit et de celle de ses contemporains. […] Les Récits de la Kolyma opèrent comme œuvre de résistance à la désintégration de l’humain. Chalamov : corps usé et blessures à l’âme – “l’âme”, un mot qui revient souvent sous son crayon, une âme libre. Chalamov, ni dieu, ni maître, ne s’est plus rallié à aucun mouvement. C’est sous cet éclairage que s’est produite ma rencontre avec ses textes qui, au bout du voyage, disent la victoire d’un homme bon sur les forces tentaculaires du Mal. G. B. Varlam Chalamov (1907-1982), déporté sous Staline, passa dix-sept années au Goulag de la Kolyma."
2. Récits de la Kolyma - Intégrale
Varlam Chalamov
4.46★ (1046)

"Les Récits de la Kolyma, réunis pour la première fois en français, retracent l'expérience de Varlam Chalamov dans les camps du Goulag où se sont écoulées dix-sept années de sa vie. Fragments qui doivent se lire comme les chapitres d'une œuvre unique, un tableau de la Kolyma, ces récits dessinent une construction complexe, qui s'élabore à travers six recueils. Chaque texte s'ouvre sur une scène du camp. Il n'y a jamais de préambule, jamais d'explication. Le lecteur pénètre de plain-pied dans cet univers. Les premiers recueils, écrits peu après la libération, portent en eux toute la charge du vécu. À mesure que le narrateur s'éloigne de l'expérience, le travail de la mémoire se porte aussi sur la possibilité ou l'impossibilité de raconter le camp. Certains thèmes sont alors repris et transformés. La circulation des mêmes motifs entre différents récits, différentes périodes, constitue à elle seule un élément capital pour le décryptage de la réalité du camp ; on y retrouve la grande préoccupation de Chalamov : comment traduire dans la langue des hommes libres une expérience vécue dans une langue de détenu, de " crevard ", composée de vingt vocables à peine ? Les récits s'agencent selon une esthétique moderne, celle du fragment, tout en remontant aux sources archaïques du texte, au mythe primitif de la mort provisoire, du séjour au tombeau et de la renaissance. On y apprend que le texte est avant tout matière : il est corps, pain, sépulture. C'est un texte agissant . À l'inverse, la matière du camp, les objets, la nature, le corps des détenus, sont en eux-mêmes un texte, car le réel s'inscrit en eux. Le camp aura servi à l'écrivain de laboratoire pour capter la langue des choses. Le camp, dit Chalamov, est une école négative de la vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s'y passe, ni même le savoir. Il s'agit en fait d'une connaissance essentielle, une connaissance de l'être, de l'état ultime de l'homme, mais acquise à un prix trop élevé. C'est aussi un savoir que l'art, désormais, ne saurait éluder. "
4. Correspondance : Varlam Chalamov / Boris Pasternak - Souvenirs
Varlam Chalamov
4.50★ (17)

" Résumé « "La poésie... Je la considère depuis toujours comme la conversation que l'homme tient avec l'univers dans une sorte de troisième langage qu'ils comprennent l'un et l'autre, bien que leurs langues maternelles soient différentes." C'est en tant que poète que Chalamov, le futur auteur des Récits de Kolyma, prend un jour la plume pour écrire à Pasternak. Il n'est alors qu'un inconnu sortant à peine de l'enfer des camps, mais il brûle de renaître, d'écrire, de créer. Ainsi débute une correspondance qui durera quatre ans, entrecoupée d'entrevues racontées par Chalamov dans les Souvenirs. Quatre années charnières non seulement pour lui, qui sera enfin réhabilité en 1956, mais aussi pour Pasternak, plongé dans la rédaction du Docteur Jivago, et pour le pays entier, secoué par les premiers remous du dégel qui suivit la mort de Staline en 1953. » Sophie Benech.
5. Lettre à mon dictateur
Eugène
4.21★ (24)

"Un jour, ma mère m’a appris que j’avais une dette envers quelqu’un. Un type que ni elle ni moi n’aimions. Je ne savais pas quoi faire de cet aveu. Alors je l’ai enfoui dans ma « chambre des vérités embarrassantes ». À cinquante ans, j’ai décidé d’écrire une lettre à cet odieux personnage. Pour mieux comprendre et peut-être me libérer de cette dette. Je croyais en avoir pour quelques soirs, mais ça m’a pris des mois. Car ce n’est pas tous les jours qu’on écrit à… Nicolae Ceau?escu, tyran de la Roumanie pendant vingt-deux ans. Plus j’écrivais, plus je réalisais que Ceau?escu a toujours fait partie de ma vie. Même s’il a été fusillé l’année de mes vingt ans, il n’est pas sorti de mon existence pour autant. Au contraire. Dans Lettre à mon dictateur, Eugène raconte avec sincérité et humour son parcours de migrant, puis d’écrivain. Il découvre que chez un dictateur, la « chambre des vérités embarrassantes » est vide, puisque celui-ci ose tout et se donne tous les droits."
6. Le syndrome de la dictature
Alaa El Aswany
4.03★ (142)

"L'étude de la dictature a acquis, en Occident, une dimension presque exotique. Mais les régimes autoritaires restent une réalité douloureuse pour des milliards de gens. Ceux dont les libertés et les droits sont bafoués. Ceux qui subissent arrestations arbitraires, corruption, injustice. Quelle est la nature de la dictature ? Comment s'implante-t-elle ? Quelles sont les conditions et les circonstances qui favorisent son épanouissement ? Et comment les dictateurs conservent-ils le pouvoir, même lorsqu'ils sont méprisés et moqués par ceux qu'ils gouvernent ? Dans ce bref essai volontiers provocateur, fruit d'une longue réflexion, Alaa El Aswany examine la dictature comme une véritable maladie et s'attache à démontrer que, pour comprendre le syndrome de la dictature, nous devons d'abord examiner les circonstances de son émergence, ainsi que les symptômes et les complications qu'il provoque, tant chez le peuple que chez le dictateur."
7. Eugenia
Lionel Duroy
4.10★ (587)

"En 1935, l'écrivain juif roumain Mihail Sebastian donne une conférence à l'université de Jassy, capitale culturelle, riche, cosmopolite et raffinée, de la Roumanie. Lorsqu'il est violemment agressé par des étudiants antisémites, seule une jeune femme, Eugénia, prend sa défense. Cette haine viscérale des juifs, Eugénia doit encore la combattre au sein de sa propre famille. L'un de ses frères occupera bientôt de hautes responsabilités au sein de la Garde de Fer, milice pro-hitlérienne qui s'apprête à exiler le roi pour sceller une alliance avec l'Allemagne. Face au péril qui guette son pays, Eugénia devient journaliste et s'installe à Bucarest, où elle retrouve Mihail, rongé de l'intérieur par la menace d'une guerre imminente. Eugénia s'offre à lui sans réserve, bien qu'elle doive partager le cœur de Mihail avec une autre femme, Leny, dont les extravagances le distraient parfois de son incurable mélancolie. De retour à Jassy, Eugénia s'intéresse au sort des juifs, qu'une campagne de calomnie associe à des espions soviétiques. Aucune de ses tentatives pour alerter les autorités ne suffiront à empêcher l'effroyable pogrom de juin 1941, savamment préparé par les miliciens mais perpétré en grande partie par des civils, amis, voisins, simples commerçants. Treize mille personnes trouveront la mort en quelques jours. Dès lors, à défaut de pouvoir sauver Mihail de lui-même, Eugénia n'aura plus qu'une obsession : lutter pour la liberté et approcher les bourreaux anonymes pour comprendre l'origine du mal...."
8. L'alphabet du silence
Delphine Minoui
4.11★ (523)

"Göktay est professeur à l'université du Bosphore à Istanbul. Idéaliste, adoré de ses étudiants, il a séduit Ayla, professeure de français, avec un poème. La vie est douce quand on est jeunes, amoureux et parents comblés d'une petite fille. Mais Göktay refuse de vivre dans une bulle. Pour avoir signé une pétition de plus, une pétition de trop, il est arrêté et jeté en prison. La répression menée par le président Erdogan s'abat, féroce et violente. Des milliers d'activistes, de journalistes, de fonctionnaires et d'universitaires sont réduits au silence par un pouvoir cynique, habile à manipuler l'opinion. Ayla s'était toujours retenue de s'engager : le confort du quotidien et sa famille comptaient par-dessus tout. Bouleversée de voir Göktay sombrer dans le désespoir et révoltée par l'injustice, elle décide de reprendre le flambeau. Un roman de colère et d'amour, traversé par l'Histoire."
9. Les passeurs de livres de Daraya
Delphine Minoui
4.34★ (1444)

"De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville. Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature. Delphine Minoui est grande reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient. Prix Albert Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak, elle sillonne le monde arabo-musulman depuis 20 ans. Après Téhéran, Beyrouth et Le Caire, elle vit aujourd'hui à Istanbul, où elle continue à suivre de près l’actualité syrienne. Elle est également l'auteur des Pintades à Téhéran (Jacob-Duvernet), de Moi, Nojoud, dix ans, divorcée (Michel Lafon), de Tripoliwood (Grasset) et de Je vous écris de Téhéran (Seuil)."
10. La terre qui les sépare
Hisham Matar
3.88★ (326)

"En 1990, Hisham Matar a dix-neuf ans lorsque son père, Jaballa Matar, disparaît. Celui-ci, après avoir trouvé refuge en Égypte avec ses proches, est enlevé et emprisonné en Libye pour s’être opposé dès le début au régime de Kadhafi. La famille reçoit quelques lettres, envoyées secrètement, jusqu’à ce que toute correspondance cesse brusquement. Vingt et un ans plus tard, lors de la chute de Kadhafi, en 2011, le peuple prend les prisons d’assaut et libère les détenus. Mais Jaballa Matar est introuvable. A-t-il été exécuté lors du massacre d’Abou Salim qui a fait 1 270 victimes en 1996? La détention l’a-t-elle à ce point affaibli qu’il erre quelque part, libre mais privé de souvenirs et d’identité ? Hisham Matar va mener l’enquête pendant des années, contactant des ONG et des ambassades, relatant l’histoire de cette disparition dans la presse internationale, se rendant à la Chambre des lords en Angleterre, son pays d’adoption, s’adressant aux personnalités les plus inattendues, de Mandela au fils de Kadhafi. À travers une méditation profonde et universelle sur la condition des fils qui attendent le retour de leurs pères partis au combat, Hisham Matar retrace aussi l’histoire poignante d’un retour au pays, après une absence de plus de trente ans. Il livre également un portrait subtil de la Libye prise dans la tourmente de la dictature et de la révolution, qui synthétise les espoirs déçus du Printemps arabe."
12. Chroniques birmanes
Guy Delisle
4.13★ (2599)

"Après la Corée (Pyongyang) et la Chine (Shenzhen) Guy Delisle nous invite ici à découvrir la Birmanie, où il a suivi sa femme pendant 14 mois, alors qu’elle était en mission avec Médecins sans frontières. De sa position d’observateur, Il raconte son expérience du pays, comment il a fini par apprivoiser son environnement, et petit à petit, comment il a découvert la réalité politique, sanitaire et sociale de ce pays dominé par une junte militaire, soutenue elle-même par de puissants groupes industriels."
13. Le Gardien de Téhéran
Stéphanie Perez
4.15★ (377)

"L'histoire du gardien du musée de Téhéran, un homme seul face à la menace des religieux fanatiques qui a réussi à sauver 300 chefs d’œuvre d'art moderne, le trésor de l'Impératrice des arts. Printemps 1979, Téhéran. Alors que la Révolution islamique met les rues de la capitale iranienne à feu et à sang, les Mollahs brûlent tout ce qui représente le modèle occidental vanté par Mohammad Reza Pahlavi, le Chah déchu, désormais en exil. Seul dans les sous-sols du musée d'Art moderne de Téhéran, son gardien Cyrus Farzadi tremble pour ses toiles. Au milieu du chaos, il raconte la splendeur et la décadence de son pays à travers le destin incroyable de son musée, le préféré de Farah Diba, l'Impératrice des arts. Près de 300 tableaux de maîtres avaient permis aux Iraniens de découvrir les chefs d’œuvre impressionnistes de Monet, Gauguin, Toulouse-Lautrec, le pop art d'Andy Warhol et de Roy Lichtenstein, le cubisme de Picasso ou encore l'art abstrait de Jackson Pollock. Mais que deviendront ces joyaux que les religieux jugent anti islamiques ? Face à l'obscurantisme, Cyrus endosse, à 25 ans à peine, les habits un peu grands de gardien d'un trésor à protéger contre l'ignorance et la morale islamique. "
14. Vie et Destin
Vassili Grossman
4.45★ (2715)

"Achevé en 1962, censuré en Union soviétique, il est publié pour la première fois en 1980, de façon posthume. Dans ce roman-fresque, composé dans les années 1950, à la façon de Guerre et paix, Vassili Grossman (1905-1964) fait revivre l’URSS en guerre à travers le destin d’une famille, dont les membres nous amènent tour à tour dans Stalingrad assiégée, dans les laboratoires de recherche scientifique, dans la vie ordinaire du peuple russe, et jusqu’à Treblinka sur les pas de l’Armée rouge. Au-delà de ces destins souvent tragiques, il s’interroge sur la terrifiante convergence des systèmes nazi et communiste alors même qu’ils s’affrontent sans merci. Radicalement iconoclaste en son temps – le manuscrit fut confisqué par le KGB, tandis qu’une copie parvenait clandestinement en Occident –, ce livre pose sur l’histoire du xxe siècle une question que philosophes et historiens n’ont cessé d’explorer depuis lors. Il le fait sous la forme d’une grande œuvre littéraire, imprégnée de vie et d’humanité, qui transcende le documentaire et la polémique pour atteindre à une vision puissante, métaphysique, de la lutte éternelle du bien contre le mal."
15. Vers l'autre flamme, tome 1 : Après seize mois dans l'U.R.S.S.
Panaït Istrati
4.37★ (58)

"Vers l'autre flamme s'inscrit bien au coeur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et "Octobre rouge". Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. A de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. A quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'Etat."
16. L'Archipel du Goulag
Alexandre Soljenitsyne
4.35★ (2112)

"Immense fresque du système concentrationnaire en U.R.S.S. de 1918 à 1956, "L'archipel du goulag" (ce dernier mot est le sigle de l'Administration générale des camps d'internement) fut terminé par Soljénitsyne en 1968. "Le cœur serré, je me suis abstenu, des années durant, de publier ce livre alors qu'il était déjà prêt : le devoir envers les vivants pesait plus lourd que le devoir envers les morts. Mais à présent que, de toute façon, la sécurité d'État s'est emparée de ce livre, il ne me reste plus rien d'autre à faire que de le publier sans délai." 227 anciens détenus ont aidé Soljénitsyne à édifier ce monument au déporté inconnu qu'est "L'archipel du goulag". Les deux premières parties, qui composent ce premier volume, décrivent ce que l'auteur appelle "l'industrie pénitentiaire", toutes les étapes par lesquelles passe le futur déporté : l'arrestation, l'instruction, la torture, la première cellule, les procès, les prisons, etc. - ainsi que le "mouvement perpétuel", les effroyables conditions de transfert. (Les deux parties suivantes consacrées à la description du système et de la vie concentrationnaire feront l'objet du second volume à paraître prochainement.) "L'archipel du goulag" n'est pas un roman mais, comme l'intitule Soljénitsyne, un essai d'investigation littéraire. La cruauté parfois insoutenable des descriptions, l'extrême exigence de l'auteur vis-à-vis de lui-même et l'implacable rigueur du réquisitoire sont sans cesse tempérées par la compassion, l'humour, le souvenir tantôt attendri, tantôt indigné ; les chapitres autobiographiques alternent avec de vastes aperçus historiques ; des dizaines de destins tragiques revivent aux yeux du lecteur, depuis les plus humbles jusqu'à ceux des hauts dignitaires du pays. La généralisation et la personnalisation, poussée chacune à leur limite extrême, font de " L'archipel du goulag " un des plus grands livres jamais écrits vivant au monde, "notre contemporain capital".
17. Six récits de l'Ecole des cadres
Yang Jiang
3.75★ (10)

Méfaits de La Révolution culturelle chinoise !
18. Je ne reverrai plus le monde : Textes de prison
Ahmet Altan
4.42★ (621)

"Ahmet Altan est romancier, essayiste et journaliste, il était aussi rédacteur en chef du quotidien «Taraf» jusqu’au 15 juillet 2016. À cette date, la Turquie s’en?amme, des milliers de personnes descendent dans la rue à Istanbul et à Ankara suite à une tentative de putsch. Le lendemain commence une vague d’arrestations parmi les fonctionnaires, les enseignants, l’armée et les journalistes. Ahmet Altan fait partie de ceux-là, il sera condamné à perpétuité, accusé d’avoir appelé au renversement du gouvernement de l’AKP. Ahmet Altan a 69 ans. Ces textes sont écrits du fond de sa geôle. Poignants, remarquablement maîtrisés, ces allers-retours entre ré?exions, méditations et sensations expriment le quotidien du prisonnier mais ils disent aussi combien l’écriture est pour lui salvatrice. Tel un credo il s’en remet à son imagination, à la force des mots qui seule lui permet de survivre et de franchir les murs. Un livre de résilience exemplaire. [12 novembre 2019] Une semaine après sa libération de prison, l’écrivain et romancier turc Ahmet Altan a été de nouveau arrêté, mardi 12 novembre, sur une décision de justice. Il a à nouveau été libéré le 14 avril 2021."
19. Doubar et autres récits
Gueorgui Demidov
4.50★ (13)

"Doubar et autres récits du Goulag est le premier recueil des trois tomes (actuellement en traduction) de Gueorgui Demidov, auteur oublié du Goulag, véritable écrivain, égal de Varlam Chalamov et d’Alexandre Soljenitsyne. Il est exceptionnel de découvrir une trace littéraire méconnue du Goulag. Tel est le cas des récits de Gueorgui Demidov, témoignages de ses quatorze années passées à la Kolyma, ce « pole de la férocité » de la géographie concentrationnaire soviétique pourtant riche en espaces inhospitaliers. « J’écris parce que je ne puis faire autrement ! » déclare-t-il, alors que ses récits circulent en samizdat. En effet, son témoignage ne peut pas voir le jour dans une URSS où, après une très superficielle déstalinisation, on enjoint l’oubli aux victimes des répression. "
20. L'ivrogne et la marchande de fleurs : Autopsie d'un meurtre de masse, 1937-1938
Nicolas Werth
4.05★ (83)

"L'ordre du jour 00447 aurait dû rester confidentiel. Dicté par Staline, il appelle, le 30 juillet 1937, à l'élimination secrète des « éléments contre-révolutionnaires » et fixe, région par région, des quotas d'arrestations, de condamnations. «1re catégorie: à fusiller, 2e catégorie : dix ans de travaux forcés au Goulag. » Instantanément, dans un vertige d'émulation, l'administration policière réclame des dépassements de quotas. Chacun veut gagner la course au rendement, à Moscou, surtout, où se distinguent l'efficacité et le zèle d'un certain Khrouchtchev. Très vite, forcément, les suspects manquent. La chasse aux innocents commence. La machine s'emballe, fabrique de nouvelles listes, statue sur le sort des « enfants de moins de 3 ans socialement dangereux » et tue à la chaîne. 1 500 morts/jour. 750 000 morts en seize mois. La Grande Terreur. N'importe qui, n'importe quand. Tel ivrogne, dont le seul crime est d'avoir éclaboussé de vodka le portrait d'un hiérarque, telle marchande de fleurs décrétée terroriste. L'ivrogne et la marchande de fleurs, deux victimes anonymes. Le premier introduit ce livre, la deuxième le conclut. Pour que cette page secrète de l'histoire reste à jamais ouverte."
21. Les trois soeurs et le dictateur
Elise Fontenaille
3.88★ (246)

"Mina, une adolescente californienne, va pour la première fois en République dominicaine, le pays natal de son père. Son beau cousin Antonio, surpris qu'elle ne connaisse rien de l'histoire familiale, lui fait rencontre Abela, une vielle dame délicieuse. De sa bouche, Mina découvre le destin tragique de sa grand-mère Minerva et de ses deux sœurs, qui ont osé tenir tête au dictateur de l'époque. Ce voyage va changer sa vie. Comme dans son précédent roman, le garçon qui volait des avions, Elise Fontenaille nous raconte une incroyable histoire vraie. celle de trois jeunes femmes au courage extraordinaire, célèbre en Amérique latine mais jusqu'à présent méconnues en France. C'est en hommage aux sœurs Mirabal que la journée du 25 novembre a été déclarée "journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes".
22. Purge
Sofi Oksanen
3.78★ (4413)

"En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes. Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix. Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ? Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français. PRIX DU ROMAN FNAC 2010 "
23. Terre Rouge, Fleuve Jaune : un récit de la Révolution culturelle
Ange Zhang
3.92★ (13)

" Ouvrage récompensé pour ses illustrations du prix BolognaRagazzi 2005, à la Foire du livre de jeunesse de Bologne. (catégorie Non Fiction) Ce récit autobiographique raconte l'adolescence d'Ange lors de la révolution culturelle chinoise mise en place par Mao en 1966. D'abord, désireux de participer à cette révolution, l'adolescent est meurtri face aux persécutions faites à son père, un écrivain. Il découvre dans les livres de celui-ci une autre façon de penser. Il se crée alors ses propres idéaux et décide de devenir artiste peintre. "
24. Les massacres de la Révolution culturelle
YongYi Song
4.17★ (18)

"En lançant, en 1966, la Révolution culturelle, Mao ouvrait pour la Chine une période de terreur qui ne s’est achevée qu’avec sa mort, dix ans plus tard. Les victimes se sont comptées par millions. Pourtant, longtemps, l’Occident a été fasciné par ce mouvement immense qui semblait vouloir faire table rase du passé en prétendant donner le pouvoir au peuple et à la jeunesse. Aujourd’hui, en Chine, le travail de mémoire reste à faire. À la lecture des textes et récits rassemblés dans ce livre par l’historien sino-américain Song Yongyi, on découvre non seulement l’ampleur du drame, mais son inhumanité absolue. Une cruauté inimaginable, un cynisme total, une folie collective, ont été à l’œuvre. À la fin de sa vie, Mao, pour conserver un pouvoir qu’il sentait chancelant, a transformé des centaines de milliers de Chinois en bourreaux sanguinaires et en assassins. Et l’on comprend que cette folie a été l’antichambre du génocide perpétré par les Khmers rouges au Cambodge. Ce document exceptionnel permet de prendre enfin la mesure de la souffrance endurée par le peuple chinois pendant une décennie. Pour Song Yongyi, c’est une manière de dire : « Plus jamais ça ! » "
25. 1 000 ans de joies et de peines
Ai Weiwei
4.28★ (59)

Ajout le 25 mars 2024...Une lecture bouleversante, où l'auteur- artiste rend hommage à son père, célèbre intellectuel et poète persécuté pendant des années par le régime de Mao..... XXXXXXXXX "Pendant son incarcération en 2011, repensant au fossé d'incompréhension qui s'était creusé entre son père et lui, Ai Weiwei décide d'écrire ses mémoires pour que son enfant n'ait pas les mêmes regrets. Ai Weiwei est le fils du grand poète chinois Ai Qing, ami de Mao Tsé-Toung. Violemment critiqué lors de la Révolution culturelle, ce dernier est envoyé avec sa famille en camp de travail. Avec une absolue franchise et beaucoup d'esprit, dans ses mémoires intimes illustrés de cinquante dessins inédits, Ai Weiwei revient pour la première fois sur son enfance, sa jeunesse dans les camps pendant 17 ans, son éveil à l'art, sa formation à New York, son cheminement personnel, son amitié avec Allen Ginsberg ainsi que l'influence de Duchamp et de Warhol sur son travail. Il raconte sa prise de conscience de la puissance révolutionnaire de l'art, la façon dont la vie dans un régime totalitaire a façonné son oeuvre, ses provocations qui lui vaudront d'être incarcéré de nombreuses fois, son exil, et la permanence de son combat contre le système chinois. A travers une plongée passionnante dans la Chine de Mao Tsé-Toung à aujourd'hui, voici le récit d'un destin hors norme, de l'anonymat au statut d'artiste superstar et figure de l'engagement contre la répression."
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