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ISBN : 2070197115
Éditeur : Gallimard (12/01/2017)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 49 notes)
Résumé :
En 1990, Hisham Matar a dix-neuf ans lorsque son père, Jaballa Matar, disparaît. Celui-ci, après avoir trouvé refuge en Égypte avec ses proches, est enlevé et emprisonné en Libye pour s’être opposé dès le début au régime de Kadhafi. La famille reçoit quelques lettres, envoyées secrètement, jusqu’à ce que toute correspondance cesse brusquement. Vingt et un ans plus tard, lors de la chute de Kadhafi, en 2011, le peuple prend les prisons d’assaut et libère les détenus.... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
14 janvier 2017
Toute ma reconnaissance à Babelio et aux éditions Gallimard, qui m'ont communiqué le dernier récit traduit de Hisham Matar, écrivain d'origine libyenne. Ecrivain dont j'ignorais jusqu'au nom, et que je lis , grâce à cet envoi et à l' invitation à une rencontre prochaîne de l'auteur...chez son éditeur.

Une lecture aussi captivante que bouleversante, dérangeante. L'écrivain narre l'histoire violente de son pays, La Libye, ainsi que toutes ses richesses culturelles et humaines en narrant également l'histoire de sa famille sur cette terre si malmenée par la dictature de Kadhafi, où le Père, grande personnalité de l'opposition, sera kidnappé, emprisonné... et dont les
deux fils dont notre écrivain passeront plus de 20 ans à réclamer , sans succès, des nouvelles de leur père. L'auteur frappera à toutes les portes, se déplacera pour rencontrer tous les témoins possibles... avec l'espoir chevillé au corps...
Un hommage des plus vibrants à un Père, exceptionnel, courageux, passionné de football, de littérature et de poésie...père et mari aimants, ami fidèle et résistant authentique.Digne fils lui-même de son père, qui se battit et résista aux Italiens et à Mussolini. Hisham Matar dit aussi son affection et son admiration envers ce grand-père paternel...tout aussi impressionnant...
-" Je souhaiterais être le fils de quelque homme heureux
qui dût vieillir sur ses domaines-
au lieu de cela, sa mort demeure à jamais inconnue...
Et , pour la première fois, ces mots familiers, qui furent mes compagnons fidèles durant ces nombreuses années, changèrent de sens et s'étendirent. A présent ils concernaient aussi bien Ulysse que Télémaque; aussi bien le père que le fils; ils exprimaient autant le voeu du fils d'avoir un père qui pût passer le restant de ses jours dans le confort et la dignité de sa propre maison, que le désir d'un fils de pouvoir enfin laisser son père derrière lui, dans sa maison, pour aller de l'avant et s'aventurer dans le monde. Tant qu'Ulysse est absent, Télémaque ne peut quitter le foyer. (p. 317)"
Un texte qui va au-delà du drame personnel de l'auteur, c'est aussi un formidable hommage à tous les résistants de la dictature de Kadhafi , et de toutes les dictatures...du monde, ainsi qu'une description unique du déchirement lancinant de tous les exilés de la terre....
"Y retourner, après toutes ces années, était une mauvaise idée, pensai-je soudain. Ma famille en était partie en 1979, trente-trois ans plus tôt. Telle était la mesure du gouffre qui me séparait aujourd'hui du garçon huit ans que j'étais alors. (...)Ce genre de voyage était évidemment risqué. Il pourrait me priver d'une aptitude que j'avais acquise au prix d'un long travail: vivre loin des gens et des lieux que j'aime. Joseph Borodsky avait raison. Nabokov et Conrad aussi. Ces artistes n'étaient jamais retournés chez eux. Chacun d'eux, à sa manière, avait tenté de se guérir de son pays. Ce qu'on laisse derrière soi se dissout. Si l'on y retourne, on se confronte forcément à l'absence ou à la défiguration de ce que l'on a chéri. Mais Dimitri Chostakovitch, Boris Pasternak et Naguib Mahfouz avaient raison, eux aussi: ne quittez jamais votre patrie. Si vous la quittez, ce qui vous lie à la source sera brisé. Vous serez comme le tronc d'un arbre mort, dur et creux.
Que fait-on lorsqu'on ne peut ni partir ni revenir ?" (p. 14-15)
Cet ouvrage m'a aussi appris mille choses sur l'histoire de la Libye, de sa culture, de ses traditions, usages, jusqu'à un architecte italien, Guido Ferrazza , qui oeuvra pour la ville de Benghazi, sans oublier la place vitale, nourrissante de la poésie, et de la littérature que partagent ce père "manquant" et le fils.
Un moment très fort dans ce récit: lorsque notre auteur découvre
des nouvelles écrites par son père, alors qu'il était tout jeune étudiant...
"Rien ne semblait pouvoir le[ le Père] réjouir davantage que la présence de la poésie. Un beau vers le réconfortait, remettait le monde en ordre un instant. Il était à la fois ravivé et encouragé par le langage." (p. 84)
Un livre exceptionnel et une lecture dense, bouleversante, remuante... qui resteront longtemps dans ma mémoire...
[N.B. J'éprouve également l'élan de lire et découvrir les deux écrits précédents d'Hisham Matar, dont "Anatomie d'une disparition", qui doit paraître de plus , en format poche, le 19 janvier prochain [ en Folio, si mes souvenirs sont exacts]
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ATOS
13 janvier 2017
Libye, pays méditerranéen, pays d'Afrique, terre du Maghreb, trois provinces la composent : la Cyrénaïque, le Fezzan, et la Tripolitaine. Mais que savons nous vraiment de la Libye ?
Son désert, son pétrole, ses guerres, ses villes ? Connaissons nous son histoire, sa poésie, connaissons nous celles et ceux que Kadhafi a fait torturer, a fait enfermer, a massacrer ?
«  être libyen c'est vivre avec des questions » ( p 180). Hisham Matar pose la question : «  qu'avez vous fait de mon père ?». C'est l'histoire d'un fils qui réclame la vérité, qui demande que lui soit rendu si ce n'est le corps de son père au moins que ce soit son histoire.
A travers cette enquête c'est une partie de l'histoire de la Libye que nous découvrons également . Nous prenons contact avec la l'horreur Mussolinienne et la folie de Kadhafi.
C'est le livre d'une quête. Question d'exil, d'absence, de retour, de terre, d'héritage, d'enfance, de famille.
«  Que fait on lorsqu'on ne peut ni partir ni revenir » ?. Comment fait on lorsque les images vous manquent ? Pour ne pas s'y perdre ? Comment se mettre en marche avec son chagrin ? Comment revenir ? Comment repartir ? Peut on guérir de son pays ?
Un puissant témoignage qui nous permet de comprendre un peu mieux l'avant, pendant, et après dictature, jusqu'au Printemps arabe, ainsi que la place de la Libye sur le grand échiquier international.
traduction en français d'Agnès Desarthe.
Astrid Shriqui Garain
18.01.2017 : Babelio nous invite à rencontrer l'auteur dans les locaux des éditions Gallimard à Paris. Qu'ils en soient ici tous remerciés . Ce fut une très belle et riche rencontre. Hisham Matar est un être extrêmement chaleureux qui porte un regard bienveillant et apaisant, et très lucide, sur les turbulences du monde.
Anatomie d’une disparition (Une disparition) , sort aujourd'hui en livre de poche Collection Folio (n° 6238), Gallimard.
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Renod
18 janvier 2017
2010, Londres, dans le salon d'un palace. Saïf al-Islam Kadhafi a accepté de rencontrer Hisham Matar pour évoquer le sort de son père. Jaballa Matar, un opposant de Kadhafi, a été enlevé par les services secrets égyptiens vingt ans plus tôt. L'homme a ensuite été remis aux autorités libyennes. Les premières années, il a pu faire secrètement passer quelques lettres de sa prison, mais depuis, plus rien. Sa famille ne sait ni où il se trouve, ni même s'il est encore en vie. le fils du bourreau et celui de la victime se font face. Mais l'entretien s'achève sur de vagues promesses, sans nouvelle information.
Le destin de la famille Matar est lié aux heures tragiques de la Libye. le récit de ces vies brisées permet à l'auteur de retracer l'histoire des cent dernières années de ce pays. le grand-père Hamed a combattu la domination coloniale italienne, le père a organisé la résistance à Kadhafi et Izzo, un cousin de l'auteur, a été abattu en 2011 à Tripoli pendant la guerre civile.
« La terre qui les sépare » est le récit de la quête d'un fils qui se bat pour connaître la vérité sur son père. L'absence de cet homme charismatique crée un vrai manque pour ses proches. Les possibilités de le retrouver en vie sont très minces mais ils gardent espoir et continuent de se battre. Et si sa mort est plus que probable, il leur faut connaître la date et les conditions de celle-ci pour pouvoir en faire le deuil. Mais si à la mort du dictateur, les portes des prisons vont s'ouvrir, le mystère demeure.
Hisham Matar témoigne aussi de la douleur de l'exil. Sa famille doit s'installer en Égypte alors qu'il n'a que huit ans. L'auteur exprime la mélancolie de la terre natale, de ses proches restés sur place et de tout un monde qu'il a laissé derrière lui en partant. Et le pays qu'il retrouve à son retour a non seulement énormément changé, mais il est en plein bouleversement post guerre civile. Au passé, irrémédiablement perdu, succède le présent et l'avenir, terriblement précaires.
Hisham Matar signe un récit touchant. Derrière l'écrivain, l'intellectuel engagé, le lecteur devine le portrait d'un enfant blessé, privé de l'amour d'un père et de l'insouciance d'une jeunesse. Et ce retour dans une Libye « libérée » marque aussi l'impossibilité de retrouver une patrie intime. Il n'y a pas de retour possible, l'exil perdure ; la plaie reste ouverte.
***je remercie les éditions Gallimard et Babelio pour cette lecture***
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MahaDee
07 février 2017
Un livre dense ; un récit exceptionnel ; une radiographie précise d'événements et de sentiments ; une enquête fouillée et méticuleuse ; une méditation personnelle qui plonge dans une réflexion universelle et profonde ; un portrait inédit de la Libye prise dans la violence et les troubles ; une lecture poignante qui marque le lecteur... le livre est tout cela, tour à tour, et on pourrait se suffire de chaque point, mais ensemble ces points créent une unité et une cohérence qui transcende le discours et le rend profondément humain.
Un grand merci à Babelio et aux Editions Gallimard qui m'ont permis de découvrir l'oeuvre et de rencontrer l'homme, un intellectuel au sens noble du terme.
J'ai été très embarrassé pour écrire cette chronique et j'ai d'ailleurs laissé passer trois semaines depuis la rencontre, avant d'écrire ces quelques mots. le récit d'Hisham Matar est extrêmement personnel. L'auteur nous délivre son histoire et celle de sa famille de manière très intime, très profonde. Dans ces conditions, il était clair pour moi que cette chronique ne pouvait en aucune manière discuter les éléments du récit.
Je peux simplement vous faire part du plaisir et de l'intérêt que j'ai eu à lire ce livre. J'ai appris beaucoup sur la Libye, son histoire, son passé colonial, les exactions de la trop longue période despotique du dictateur Kadhafi. Mais je dois bien admettre que je partais de très loin et j'ai surtout pris conscience de l'étendue de mon ignorance sur ces sujets. C'est une des vertus de la lecture et ce livre ouvre des pistes d'exploration que j'ai ensuite suivies, notamment grâce à Internet.
Pendant la lecture j'ai aussi eu plaisir à avoir recours à Internet en particulier pour avoir sous les yeux des représentations des tableaux que l'auteur décrit dans son récit, comme par exemple « le martyre de saint Laurent » du Titien. Hisham Matar est architecte de formation. Or, cette formation l'a exercé à focaliser son attention pour regarder vraiment les choses, les lieux, les gens. Il décrit d'ailleurs dans le livre sa manière très particulière de visiter les musées. Il ne passe pas, comme nous le faisons tous, d'une oeuvre à l'autre, d'une salle à l'autre. Il ne visite pas un musée, il visite un tableau. Plusieurs heures d'affilée, plusieurs jours, voire plusieurs semaines, de suite il s'arrête devant le même tableau de manière quasi obsessionnelle. Sa manière de décrire les lieux, les paysages, les villes s'en ressent et il nous propose des pages d'une grande précision.
Je voudrais noter pour finir –ce qui n'est ni un reproche ni un regret– que le fantastique témoignage d'Hisham Matar est immanquablement très marqué d'un point de vue social et culturel. Sa famille était une famille bourgeoise, très à l'aise. Son père, dignitaire du régime précédent, avait fait fortune dans le négoce. Leur fuite en Egypte, au Caire, a été grandement facilitée par leurs moyens financiers. Hisham est envoyé faire des études en Suisse, puis au Royaume-Uni. La famille possède aussi un logement au Kenya, à Nairobi.
Cela ne retire rien à la qualité et à l'humanité du texte. Je pensais seulement que parmi les 1271 victimes du massacre de la prison d'Abou-Salim, où encore parmi les victimes du Printemps arabe libyen, il est fort vraisemblable que peu aient eu ce profil. Il serait bon qu'un jour prochain un témoignage plus populaire puisse aussi voir le jour.
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Kirsikka
22 janvier 2017
Il m'a fallu un peu de temps après la fin de ma lecture pour savoir quoi dire de la terre qui les sépare. Je me disais que c'est très difficile de formuler une critique sur un récit aussi personnel ; comment peut-on donner un avis sur la vie de quelqu'un, sur ce qui est raconté de plus profond, de plus intime ?
J'ai repris le livre, regardé les passages que j'avais notés comme citations possibles, et puis il m'est apparu que ce récit est avant tout lumineux.
Chant d'amour à un père solaire, à une mère discrète et généreuse, à une famille, à un pays, à ceux qui ont connu les prisons et les tortures, à ceux qui se battent pour leur liberté. Mais le récit d'Hisham Matar est bien plus que cela. Au fil des pages, le récit s'élargit : du cercle familial, des premières années d'exil, il s'ouvre à la Libye, à son histoire dans des aspects terribles et méconnus (la féroce colonisation italienne et les camps de concentration relatés par un journaliste danois, Knud Holmh), les combats de 2011 et la chute de Khadafi. Les pages consacrées aux entretiens avec Seif el-Islam et son entourages en disent très long sur la perversité de la dictature de Khadafi.
Bien plus qu'un récit, car la grande force du livre, c'est peut-être la vision même d'Hisham Matar, de ce qu'il appelle à plusieurs reprise le processus. Je veux dire par là que sa conception des choses n'est jamais figée, elle est dynamique, subtile, attentive, malgré toute les souffrances de la perte et de l'exil. On lit parfois des choses surprenantes, parce que c'est rare, mais dont on sait que c'est vrai, comme cette capacité à voir des images au son des mots prononcés dans une conversation téléphonique. Et c'est dit simplement, avec sincérité.
La terre qui les sépare n'est pas un récit triste, désespéré, mais un objet dynamique, qui passe constamment entre le passé et le présent, les pays, les personnes ; il est vivant, vibrant, orienté vers la lumière car "C'est dans cette direction sur l'on rencontre le moins de résistance." La lumière d'un pays, celle, moins évidente mais plus nuancée, des paysages anglais aussi, la lumière de relations personnelles fortes évoquées avec beaucoup de pudeur.
Merci à Babelio et aux éditions Gallimard de m'avoir permis de découvrir cet auteur, et un livre si profond qu'il mérite sans doute plusieurs lectures pour en explorer toutes les dimensions.
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Les critiques presse (3)
LeMonde31 mars 2017
Dans « La terre qui les sépare », l’écrivain raconte la quête du père, victime de Kadhafi, dans la Libye d’après la révolution.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama01 février 2017
Une oeuvre cathartique à la croisée de l'enquête et de l'histoire intime.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress23 janvier 2017
De sa quête, l'écrivain a su tirer une méditation poignante sur l'absence d'un père, doublée d'un portrait sensible de la Libye post-révolution, symbole des espoirs déçus du Printemps arabe.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
topocltopocl22 juin 2017
Cela, je crois, fait parti de l'intention, du processus. On fait disparaître un homme pour le réduire au silence, mais aussi pour racornir l'esprit de ceux qui restent, pour pervertir leur âme et limiter leur imagination. Lorsque Kadhafi enleva mon père, il m'enferma dans un espace pas beaucoup plus grand que la cellule dans laquelle il l'avait jeté. J'allais et je venais dans cet espace, mû par la colère d'un côté, puis par la haine de l'autre, jusqu'à ce que je sente mes entrailles se rassembler et se durcir. Et parce que j'étais jeune, et que la colère et la haine sont des émotions de jeune homme, je me fitscroire à moi-même que la transformation était pour le mieux, que c'était une forme de progrès, un signe de vigueur et de force.
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topocltopocl22 juin 2017
Dans la voiture, alors que nous nous éloignions d'Ajdabiya pour gagner Benghazi et la côte, je me rendis compte que, durant toutes ces années, j'avais gardé en moi cet enfant que j'étais autrefois, son langage particulier et les détails de sa personnalité, l'impatience de css jeunes dents assoiffées de mordre dans la chair fraîche d'une pastèque, sa première pensée au réveil étant : Comment est la mer aujourd'hui ? Est-elle lisse ou agitée, avec des crêtes d'écume blanche au sommet des vagues ?
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topocltopocl22 juin 2017
Les pères savent forcément, ayant eux-mêmes été des fils, que la présence fantomatique de leurs mains restera des années durant et jusqu'à la fin des temps, et que, quels que soient les fardeaux que l'on accumulera sur cette épaule et le nombre de baisers que l'amour viendra y déposer, sans doute attiré par le désir secret d'effacer le sceau d'un autre, c'ette épaule restera pour toujours loyale, en souvenir de la main de cet homme qui a eu la bonté d'ouvrir les portes du monde.
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topocltopocl22 juin 2017

Ma condamnation silencieuse de ces frères d'exil qui ne désiraient rien tant que de s'assimiler - autrement dit, ma passion de fou furieux pour le déracinement - constituait mon serment misérable de fidélité au pays que j'avais quitté, ou, j'y pense, peut-être pas tant à la Libye qu'au petit garçon que j'étais au moment du départ
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topocltopocl22 juin 2017
L'une des choses sur lesquelles l'humanité semble s'accorder est ce à quoi une prison doit ressembler et comment elle doit fonctionner.
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