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ISBN : 2035842670
Éditeur : Larousse (14/03/2008)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 93 notes)
Résumé :
Publicada en 1933, CACAO participa de una de las grandes inquietudes siempre presentes, de una forma u otra, en las obras del popular escritor brasileño Jorge Amado. La novela relata la vida cotidiana de los trabajadores en la hacienda del coronel Mané Frajelo, el rey del cacao, y cómo el despotismo de los patronos acaba despertando la solidaridad en los trabajadores y el ansia en su protagonista, José Cordeiro, de una existencia más justa y mejor. Otras obras de Jo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
andman
  01 octobre 2015
En cette journée mondiale du chocolat, ce petit livre au doux nom de “Cacao” est de circonstance.
Jorge Amado a seulement 21 ans lorsqu'il publie en 1933 ce deuxième roman. Né au sein d'une fazenda située dans l'État de Bahia, l'écrivain brésilien connaît bien la condition de ces travailleurs qui de l'aube au coucher s'échinent à la production des cabosses renfermant les précieuses fèves de cacao. La chaleur implacable, le sifflement des serpents, la pression des rendements : dans un environnement aussi hostile, seules une constitution robuste et une mentalité soumise donnent quelques chances de survie.
Sergipano, le dernier “loué” dans la fazenda du Colonel Mané-la-Peste, est un jeune homme qui sous des allures de vagabond est quelqu'un d'un peu instruit. La gentillesse de ses nouveaux compagnons, des braves types aimant par dessus tout le tafia et courir la gueuse, fait quelque peu oublier le travail harassant pour un salaire de misère.
Mais pour Sergipano demain sera forcément meilleur : un jour, la tête haute, les opprimés marcheront ; un jour, à leur tour, les oppresseurs trembleront…
Sous cette plume de jeunesse perce déjà un vif intérêt pour la lutte des classes. Sa vie durant Jorge Amado racontera le sort des déshérités : il est des constances qui font les grands écrivains !
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TCHITAT92
  16 novembre 2018
Court roman d'environ 150 pages. Je n'ai pas su y plonger à corps perdu... Dès les premières lignes, j'ai eu du mal avec le style, trop réaliste peut-être ? Je me suis accrochée (150 pages, qu'est-ce que c'est ?!), et effectivement j'ai plus apprécié la fin, mais sans coup de coeur.
Le thème, pourtant, m'intéressait tout particulièrement : les travailleurs de tous âges exploitées dans les exploitations de cacao, dans les années trente, par des propriétaires sans scrupules.
Mais le traitement qui en est fait dans ce roman m'a semblé trop crû, trop direct. Venant tout juste de terminer "Le bel oranger", le contraste était sans doute trop intense ...
Il n'est pas utile que je prolonge cette critique, il vaut mieux que je laisse la plume (euh, le clavier) aux lecteurs qui ont su rentrer dans cet ouvrage, je ne me sens pas légitime pour en faire un billet valable. Mais je crois vraiment que le timing était mal choisi ; à relire peut-être ultérieurement ?
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blandine5674
  11 novembre 2015
Livre petit par les pages, grand par l'injustice. Cacao comme son titre l'indique se passe dans la cueillette des plantations au Brésil. Sujet intéressant qui décrit l'exploitation de l'être humain, leurs aspirations et leurs amours dans cette vie en communauté et surtout l'humiliation. le style est brut, le parlé dans les dialogues un peu difficile à comprendre. L'avant lutte des classes puisque ce roman a été publié en 1933 par Jorge Amado, alors âgé de 21 ans.
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saphoo
  17 décembre 2016
Cacao, un roman qui nous conte la dure vie dans les plantations de cacaotiers. Cette fresque peinte avec beaucoup de simplicité laisse pourtant un fabuleux exemple de l'exploitation des hommes par l'homme, et la naissance de la lutte des classes.
L'écriture est simple, mais efficace, la construction est un peu olé olé mais le narrateur le dit, Cacao est né dans l'idée de :
"J'ai essayé de raconter dans ce livre, avec un minimum de littérature au profit d'un maximum d'honnêteté, la vie des travailleurs dans les plantations de cacao du sud de l'État de Bahia. Sera-t-il sorti de là un roman prolétarien ?"
"D'ailleurs je n'ai pas eu de préoccupation littéraire en composant ces pages. J'ai voulu raconter la vie des travailleurs sur les plantations de cacao. Je ne sais si j'ai affaibli ce récit en racontant mon aventure avec la fille du patron. Mais elle est entrée dans le livre tout naturellement, sans y être invitée. Peut-être un jour reviendrai-je aux plantations de cacao."
un court roman qui se lit en croquant un carré de chocolat qui peut laisser un goût amer sachant les souffrances qu'on subit toute une génération d'ouvriers.
Les personnages sont aussi attachants malgré leur caractéristiques peu honorables mais au fond, ils sont nobles car ils restent fidèles et soudés entre eux.
A lire sans hésitation
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SophieChalandre
  06 novembre 2016
Cacao brut, pour ne pas dire amer, dans le Brésil des années 30. Bâti comme un témoignage, Cacao ne se drape pas dans une facture romanesque, pas le temps. Pas le temps non plus de s'attacher aux personnages, pas le temps. Alors accompagner, un court instant, cette vibrante ébauche sociale et humaine qui colorera toute sa littérature à venir. Dans cette oeuvre de jeunesse, Jorge Amado déroule le tapis de l'exploitation et de l'oppression comme une gifle, sans attendre que nous tendions l'autre joue : ses personnages l'ont déjà fait pour nous.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   14 janvier 2015
J'école ! Amélia fut mise à l'école. Un jour, un type, un poète ou quelque chose de ce genre, emmena Amélia en cachette. Elle alla à l'école. Aujourd'hui elle nous écrit, raconte des choses. Elle dit qu'un jour, quand elle sera grande, elle viendra nous faire la classe. Ce jour-là, quand ils sauront ces choses, les gamins ne mangeront plus de jaque. Ils se lèveront, le manche du couteau serré dans leur poing... Nous ne comprenions pas bien Amélia. Mais on y croyait. Un jour...
Les gamins ne pensaient pas. Ils travaillaient, mangeaient et dormaient. Un intellectuel a dit une fois :
- Voilà ceux qui sont heureux. Ils ne pensent oas... C'est ce qu'il croyait.
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michelekastnermichelekastner   14 janvier 2015
Pauvres filles, qui pleuraient, priaient et se soûlaient dans la rue du Bourbier. Pauvres ouvrières du sexe. Quand viendra-t-il, le jour de votre libération ?
Que de trésors de tendresse perdus, combien de bonnes mères et de bonnes travailleuses ! Pauvres malheureuses, à qui les dignes épouses refusent même le droit au royaume du ciel. Mais les riches n'ont pas honte de la prostitution. Ils se contentent de mépriser les infortunées. Ils oublient que ce sont eux qui les ont amenées là.
Je songe au jour où la rue du Bourbier se lèvera, lacérera les images des saints, s'occupera des cuisines des riches. Ce jour-là, elles pourront même avoir des enfants.
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SophieChalandreSophieChalandre   06 novembre 2016
Je n'ai jamais pu comprendre pourquoi les bordels sont pleins d'images et de statuettes de saints. Rue du Bourbier, c'était ainsi. L'image de Notre-Seigneur de Bonfim, toutes les maisons la possédaient. Antonieta, avant de se coucher avec un homme, faisait sa prière. Elles croyaient en la sorcellerie et faisaient des promesses. Elles maudissaient la vie qu'elles menaient et en même temps remerciaient tous les jours le Créateur de les avoir mises au monde.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   18 avril 2013
Jaque ! Jaque ! Les gamins grimpaient aux arbres comme des singes. Le fruit tombait - boum – et eux se jetaient dessus. En peu de temps, il ne restait plus que l’écorce et les déchets, que les porcs dévoraient gloutonnement.
Les pieds écartés semblaient des pieds d’adultes, le ventre était énorme, gonflé par les jaques et la terre qu’ils mangeaient. Le visage jaune, d’une pâleur terreuse, accusait l’héritage de maladies terribles. Pauvres enfants blafards, qui couraient au milieu de l’or des cacaoyers, en haillons, les yeux éteints, à demi idiots. La plupart d’entre eux travaillaient à la mise en tas dès l’age de cinq ans. Ils restaient ainsi, petits et rachitiques, jusqu’à dix ou douze ans. Puis soudain apparaissaient des hommes trapus et bronzés. Ils cessaient de manger de la terre, mais continuaient à manger des jaques.
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michelekastnermichelekastner   14 janvier 2015
Dona Arlinda regardait ses mains petites aux ongles bien peints :
- Le travail n'est pas si dur que cela...
La femme regardait ses grandes mains calleuses, aux ongles noirs et sales, et souriait du sourire le plus triste du monde. Elle ne pleurait pas, parce que, comme nous tous, elle ne savait pas pleurer. Elle apprenait la haine.
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Video de Jorge Amado (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jorge Amado
Adriana Brandão auteur de "Les brésiliens à Paris, au fil des siècles et des arrondissements" vous parle d'un texte et d'un auteur important pour elle : "Dona Flor & ses deux maris" de Jorge Amado.
Dans la catégorie : Littérature portugaiseVoir plus
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