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EAN : 9782035842671
159 pages
Éditeur : Larousse (14/03/2008)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 107 notes)
Résumé :
Le "Domaine Fraternité", une plantation de cacao au sud de Bahia. Des ouvriers agricoles s'entassent dans des cases mal-propres. Dans ce monde coloré et rythmé par les cacaoyers, seuls le tafia et les femmes distraient les coeurs modestes. C'est là que débarque Sergipano, un jeune homme déclassé suite à la mort de son père. "Loué" une misère par le Colonel Marré-la-Peste, être bedonnant exploitant le malheur pour renflouer ses poches, il fait l'expérience de la frat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
andman
  01 octobre 2015
En cette journée mondiale du chocolat, ce petit livre au doux nom de “Cacao” est de circonstance.
Jorge Amado a seulement 21 ans lorsqu'il publie en 1933 ce deuxième roman. Né au sein d'une fazenda située dans l'État de Bahia, l'écrivain brésilien connaît bien la condition de ces travailleurs qui de l'aube au coucher s'échinent à la production des cabosses renfermant les précieuses fèves de cacao. La chaleur implacable, le sifflement des serpents, la pression des rendements : dans un environnement aussi hostile, seules une constitution robuste et une mentalité soumise donnent quelques chances de survie.
Sergipano, le dernier “loué” dans la fazenda du Colonel Mané-la-Peste, est un jeune homme qui sous des allures de vagabond est quelqu'un d'un peu instruit. La gentillesse de ses nouveaux compagnons, des braves types aimant par dessus tout le tafia et courir la gueuse, fait quelque peu oublier le travail harassant pour un salaire de misère.
Mais pour Sergipano demain sera forcément meilleur : un jour, la tête haute, les opprimés marcheront ; un jour, à leur tour, les oppresseurs trembleront…
Sous cette plume de jeunesse perce déjà un vif intérêt pour la lutte des classes. Sa vie durant Jorge Amado racontera le sort des déshérités : il est des constances qui font les grands écrivains !
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ghislainemota
  04 septembre 2020
L'auteur avait 21 ans lorsque son livre "Cacao" a été publié en 1933.
Depuis Jorge Amado est devenu comme Coelho un incontournable de la littérature brésilienne.
Un jeune homme innocent et naïf se retrouve dans un plantation de cacao après le décès de son père et l'annonce de sa ruine par son oncle. En travaillant pour le Colonel Mané-La- Peste, Sergipano découvre les "Loués", hommes miséreux exploités par les propriétaires de cacaoyers.
Sergipano qui est issu d'un milieu aisé partagent le sort des affamés, des analphabètes et des prostituées. Même le salaire est amputé largement par les achats à l'économat du patron. Les travailleurs sont renvoyés pour des causes qui ne dépendent pas d'eux.
Devant le mépris de ces riches exploiteurs, Sergipano prend conscience de la lutte de classe , seul recours pour en finir avec une société injuste où l'Etat reste inerte.
Amado s'attaque aussi à la religion en dénonçant le manque d'empathie des prêtres qui rejettent les "théories égalitaires". Ils sont carrément haïs.
Roman social avant tout L'auteur donne la voix aux humbles qui souffrent chacun de leur côté sans penser à se fédérer pour devenir une force face aux exploitants.
Livre de détresse et d'injustice ce roman m'a paru chaotique de part sa composition et son manque de profondeur.
J'aurai aimé plus d'approfondissement des personnages .
Aucune odeur de tasse fumante de cacao amer dans ce récit : ma gourmandise est déçue.
Quand aux collégiens l'étude de cet ouvrage ouvrira leur esprit au sort des pauvres et aux droits bafoués des enfants brésiliens.
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Zazaboum
  08 mai 2020
Cacao est le second roman de Jorge Amado. Il a plus la forme d'une chronique sur la vie des ouvriers des plantations de cacao dans les années 1930.
Le narrateur est un jeune homme originaire du Sergipe dont la famille a été ruinée à la mort du père. Il part dans la province de Bahia espérant trouver du travail dans une cacaoyère.
Il est « loué » comme ramasseur dans le Domaine Fraternité et découvre la vie misérable de ces hommes et ces femmes surexploités par les Colonel, propriétaires des plantations de cacao. Mais il va aussi y trouver une fraternité et une conscience de classes qui s'ébauche.
Tout est raconté comme il le ressent, de manière abrupte et très crue mais qu'il est facile d'imaginer du moins d'essayer d'imaginer ! L'histoire est peu structurée, elle est plutôt comme un instantané de vie saisi dans ce cloaque où le mot « avenir » n'a pas de sens.
Jorge Amado est un de mes écrivains préférés.
CHALLENGE RIQUIQUIS 2020
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TCHITAT92
  16 novembre 2018
Court roman d'environ 150 pages. Je n'ai pas su y plonger à corps perdu... Dès les premières lignes, j'ai eu du mal avec le style, trop réaliste peut-être ? Je me suis accrochée (150 pages, qu'est-ce que c'est ?!), et effectivement j'ai plus apprécié la fin, mais sans coup de coeur.
Le thème, pourtant, m'intéressait tout particulièrement : les travailleurs de tous âges exploitées dans les exploitations de cacao, dans les années trente, par des propriétaires sans scrupules.
Mais le traitement qui en est fait dans ce roman m'a semblé trop crû, trop direct. Venant tout juste de terminer "Le bel oranger", le contraste était sans doute trop intense ...
Il n'est pas utile que je prolonge cette critique, il vaut mieux que je laisse la plume (euh, le clavier) aux lecteurs qui ont su rentrer dans cet ouvrage, je ne me sens pas légitime pour en faire un billet valable. Mais je crois vraiment que le timing était mal choisi ; à relire peut-être ultérieurement ?
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blandine5674
  11 novembre 2015
Livre petit par les pages, grand par l'injustice. Cacao comme son titre l'indique se passe dans la cueillette des plantations au Brésil. Sujet intéressant qui décrit l'exploitation de l'être humain, leurs aspirations et leurs amours dans cette vie en communauté et surtout l'humiliation. le style est brut, le parlé dans les dialogues un peu difficile à comprendre. L'avant lutte des classes puisque ce roman a été publié en 1933 par Jorge Amado, alors âgé de 21 ans.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   14 janvier 2015
J'école ! Amélia fut mise à l'école. Un jour, un type, un poète ou quelque chose de ce genre, emmena Amélia en cachette. Elle alla à l'école. Aujourd'hui elle nous écrit, raconte des choses. Elle dit qu'un jour, quand elle sera grande, elle viendra nous faire la classe. Ce jour-là, quand ils sauront ces choses, les gamins ne mangeront plus de jaque. Ils se lèveront, le manche du couteau serré dans leur poing... Nous ne comprenions pas bien Amélia. Mais on y croyait. Un jour...
Les gamins ne pensaient pas. Ils travaillaient, mangeaient et dormaient. Un intellectuel a dit une fois :
- Voilà ceux qui sont heureux. Ils ne pensent oas... C'est ce qu'il croyait.
+ Lire la suite
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michelekastnermichelekastner   14 janvier 2015
Pauvres filles, qui pleuraient, priaient et se soûlaient dans la rue du Bourbier. Pauvres ouvrières du sexe. Quand viendra-t-il, le jour de votre libération ?
Que de trésors de tendresse perdus, combien de bonnes mères et de bonnes travailleuses ! Pauvres malheureuses, à qui les dignes épouses refusent même le droit au royaume du ciel. Mais les riches n'ont pas honte de la prostitution. Ils se contentent de mépriser les infortunées. Ils oublient que ce sont eux qui les ont amenées là.
Je songe au jour où la rue du Bourbier se lèvera, lacérera les images des saints, s'occupera des cuisines des riches. Ce jour-là, elles pourront même avoir des enfants.
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SophieChalandreSophieChalandre   06 novembre 2016
Je n'ai jamais pu comprendre pourquoi les bordels sont pleins d'images et de statuettes de saints. Rue du Bourbier, c'était ainsi. L'image de Notre-Seigneur de Bonfim, toutes les maisons la possédaient. Antonieta, avant de se coucher avec un homme, faisait sa prière. Elles croyaient en la sorcellerie et faisaient des promesses. Elles maudissaient la vie qu'elles menaient et en même temps remerciaient tous les jours le Créateur de les avoir mises au monde.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   18 avril 2013
Jaque ! Jaque ! Les gamins grimpaient aux arbres comme des singes. Le fruit tombait - boum – et eux se jetaient dessus. En peu de temps, il ne restait plus que l’écorce et les déchets, que les porcs dévoraient gloutonnement.
Les pieds écartés semblaient des pieds d’adultes, le ventre était énorme, gonflé par les jaques et la terre qu’ils mangeaient. Le visage jaune, d’une pâleur terreuse, accusait l’héritage de maladies terribles. Pauvres enfants blafards, qui couraient au milieu de l’or des cacaoyers, en haillons, les yeux éteints, à demi idiots. La plupart d’entre eux travaillaient à la mise en tas dès l’age de cinq ans. Ils restaient ainsi, petits et rachitiques, jusqu’à dix ou douze ans. Puis soudain apparaissaient des hommes trapus et bronzés. Ils cessaient de manger de la terre, mais continuaient à manger des jaques.
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michelekastnermichelekastner   14 janvier 2015
Dona Arlinda regardait ses mains petites aux ongles bien peints :
- Le travail n'est pas si dur que cela...
La femme regardait ses grandes mains calleuses, aux ongles noirs et sales, et souriait du sourire le plus triste du monde. Elle ne pleurait pas, parce que, comme nous tous, elle ne savait pas pleurer. Elle apprenait la haine.
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Vidéo de Jorge Amado
Adriana Brandão auteur de "Les brésiliens à Paris, au fil des siècles et des arrondissements" vous parle d'un texte et d'un auteur important pour elle : "Dona Flor & ses deux maris" de Jorge Amado.
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