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EAN : 9782246813194
176 pages
Éditeur : Grasset (17/05/2017)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Un père peut-il être un homme comme les autres ? Metin Arditi évoque le souvenir du sien, mort il y a vingt ans. En pèlerinage dans les Grisons, où son père aimait aller, à sa table de travail, dans un bar d’hôtel, Metin Arditi rappelle à lui les souvenirs. Au fur et à mesure qu’ils reviennent, le portrait se précise, le non-dit s’entend, la vérité affleure.
Revenant à son enfance stambouliote, il retrouve son père avec des yeux de petit garçon ébloui : un ho... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Tezelsup
  14 septembre 2018
Dans ce livre, Metin Arditi parle de son père, mort depuis une vingtaine d'années. Il dit son amour immense mais aussi et surtout les difficultés qu'il a rencontrées avec lui. L'auteur revient sur son enfance, son adolescence et ses rapports avec son père à l'âge adulte.
L'auteur ne comprend notamment pas pourquoi il a été placé dans une pension à l'âge de sept ans. Parfois, il a comme l'impression que son père s'est "débarrassé" de lui.
Tout le long du livre, les rapports entre Metin Arditi et son père sont faits d'amour et d'incompréhension.
Très beau et touchant.
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Il_voyage
  26 février 2020
J'ai découvert Metin Arditi par son "Enfant qui mesurait le monde", qui m'avait beaucoup touché.
Mon père sur mes épaules est ma deuxième incursion - et sans doute pas la dernière - dans son univers.
Dans ce récit autobiographique, l'auteur nous dévoile une part de lui-même, sa relation avec son père. Il marche dans ses pas et dans les siens, lors d'un pèlerinage sur les traces de leur passé.
Le texte alterne entre moments présents, lorsque Metin Arditi, dans sa chambre d'hôtel ou bien à la table d'un restaurant, convoque ses souvenirs : son passé stambouliote, son enfance dans une pension en Suisse ... et discussion avec son père par-delà la mort. Car Metin Arditi s'adresse à un homme, disparu il y a vingt ans, un père qu'il n'a pas ou peu compris, dont il a le sentiment qu'il ne l'a jamais aimé, ou au moins reconnu. Et le livre entier est comme un immense point d'interrogation, où l'auteur cherche des réponses à ses questions, veut comprendre ce père aujourd'hui disparu.
Parfois les réponses sont un jugement sec et cassant, d'autres fois, Metin Arditi se rend coupable ou responsable des relations filiales difficiles qui furent les siennes. Tantôt prières, tantôt invectives, moments de reconnaissances, ou au contraire reproches à peine déguisés. L'ensemble est touchant voir bouleversant de sincérité. Comme une mise à nu.
Et ma propre histoire, mes propres relations avec mon père, aujourd'hui gravement malade, ne sont sans doute pas étrangères à l'écho que ce livre laissera en moi.
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Commenter  J’apprécie          100
andy86
  16 juin 2017
J'ai découvert cet auteur par son roman La confrérie des moines volants, évoquant le sauvetage de reliques dans des églises par des moines (devenus défroqué) au début de l'ère soviétique, pour les sauver de la destruction. Très bon livre retraçant un fait méconnu.
Metin Arditi est suisse, d'origine turc, né à Ankara en 1945 (actuellement 72 ans).
Dans son dernier livre, il évoque sa relation avec son père, aujourd'hui disparu. Un livre sur le souvenir, la filiation, l'importance du regard paternel. Ce court journal, écrit entre le 26 et le 30 juillet 2016, est une plongée dans les souvenirs. Des souvenirs qui sont au début idéalisés, agrémentés d'un voile nostalgique, et qui a force de réflexion, révèlent des vérités des sentiments refoulés ou de colère.
Metin Arditi à fouillé au fond de sa mémoire, de son passé, pour revivre des moments clés avec son père, de son envoi en internat à l'âge de 7 ans à son changement de parcours professionnel, abandonnant une situation confortable et sécurisante pour se lancer dans l'écriture.
Cette « mini-thérapie » par l'écriture vont lui permettent de dresser un portrait plus cru et réel de ce père si absent, infidèle et communautariste vers la fin de sa vie, mais qui a tellement compté pour l'auteur, qui jusqu'à la fin, attendait son aval.
Un beau livre court mais intense sur les relations parent-enfant, sur l'amour filiale et la mémoire des anciens.
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JeanPierreTisserand
  04 octobre 2018
Dans cet ouvrage Metin Arditi s'adresse à son père et le livre commence par une déclaration d'amour envers cet homme élégant, admirable et tant admiré, dont il était si fier dans son enfance, et dont il justifiait alors toutes les attitudes même les plus improbables, tant sa vénération était grande.
Avec l'adolescence, puis l'âge mûr, ses yeux vont se désillier, viendront alors l'incompréhension, la désillusion, le ressentiment et le chagrin.
De cette douleur, de ce sentiment de trahison et d'injustice naîtra, grâce à un cheminement de sa réflexion, une affection d'adulte qui redonnera à son père sa juste place.
Ce livre traite avec justesse, délicatesse et sobriété de la complexité des rapports père-fils, des attentes déçues, de la force et de la permanence de ce lien, malgré tous les écueils qui viennent l'entraver. Un livre optimiste qui met la réflexion au service des sentiments. Ceci va permettre à l'auteur d'être enfin en paix avec lui-même et de rétablir le lien avec son père. Une belle leçon de vie.
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cathlivres
  27 juillet 2020
Oscillant entre idéalisation et déception, l'auteur s'est construit dans la quête sans cesse déçue des félicitations et du soutien de son père.
Il creuse ici ses souvenirs pour tenter de comprendre leur histoire et s'affranchir de cette validation, en accordant à son père sa juste place.
Un texte touchant de sincérité, qui peut faire écho à de nombreuses relations familiales abimées, montrant comment la mémoire idéalise ou banalise ce qui la dérange, et comment on a longtemps justifié l'éducation traumatisante d'un enfant "pour son bien".
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TezelsupTezelsup   26 août 2018
Nous n'étions plus qu'une poignée à rester à l'école. Les internes profonds... A la Toussaint, à Noël, à Pâques, nous rôdions dans un bâtiment vide, désoeuvrés, hébétés, perdus, à attendre que les jours passent, cherchant à faire face à ce qui semblait être de l'ennui. En réalité, il s'agissait d'une angoisse profonde. Nous ne savions pas qui nous étions, encore moins ce que nous étions pour nos parents. Plus que jamais solidaires entre nous, nous nous accrochions avec férocité à la seule idée qui nous permettait de tenir: nos parents nous laissaient là pour notre bien.
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PasoaPasoa   07 septembre 2018
À peine étions-nous sortis du magasin, je t'avais dit : "Nous avons dépensé beaucoup d'argent." Très gêné, j'avais ajouté : "Il y a encore les livres... On les achète ou pas ?" Te souviens-tu de ta réponse ? Elle était magnifique... "Les livres, c'est autre chose."
Comment savoir, à cet instant, que ces mots allaient m'accompagner toute ma vie ?

p. 102
(Metin Arditi enfant, à propos de son père).
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patatarte2001patatarte2001   08 septembre 2017
Ce dimanche après-midi, il m'avait ramené à l'école. Ressentait-il de la tristesse ? Pas une tristesse légère, non, pas celle qui s'évanouit dans le quart d'heure. J'entends, la vraie tristesse de celui qui va laisser son fils unique loin de lui pendant des mois.
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pasphilpasphil   05 mars 2019
Les jardins de l'hôtel sont manucurés.

Lire, c'était choisir d'être seul. Choisir! Ma solitude n'était plus subie. Elle était assumée. De honteuse, elle devenait digne...

Mon père aurait sûrement préféré me voir en compagnie d'un premier de classe. Hélas! c'était moi...

Tu sais, avec la NZZ, je suis au courant de tout, leurs journalistes sont formidables.

Leben und leben lassen -vivre et laisser vivre
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ruffinigruffinig   07 août 2017
may be
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Rachel et les siens, de Metin Arditi
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