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Jacques Goimard (Préfacier, etc.)
ISBN : 2258032911
Éditeur : Les Presses De La Cite (30/11/-1)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 185 notes)
Résumé :
" Un enfant n'est pas fait pour être gardé par un être de métal " : tel est le point de vue d'une mère en 1998. Elle aura l'occasion de changer d'avis. Le robot, est pour l'homme un jouet inoffensif. Un serviteur irréprochable. Un ami sûr. Mieux : les nouveaux modèles sont conscients, autonomes, sensibles. Ils savent qu'il faut réparer les humains. Ils vont jusqu'à faire l'amour avec eux. Si ça peut les aider ... L'humanité n'est pas facile à comprendre. Un robot rê... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Wiitoo
  16 juillet 2014
Ce recueil contient plus de 1000 pages écrites en tout petits caractères sur un papier tellement fin que l'on peu voir à travers. Ce qui en fait, à mon avis, un livre très spécial tant du point de vue de son contenu que de son apparence.
Alors que peut-on bien y trouver ? Eh bien tout d'abord la totalité des 33 nouvelles contenues dans un roman intitulé "Nous les robots". Ce recueil contient la plupart des nouvelles écrites par Isaac Asimov sur les robots et publiées dans "Les robots", "Un défilé de robots", "Le robot qui rêvait", et enfin "L'homme bicentenaire". Elle n'y sont pas toutes mais la plus grande partie et les plus importantes s'y trouve. C'est Isaac Asimov lui-même qui a sélectionné ces nouvelles et qui nous honore personnellement d'un petit commentaire pour chaque catégorie dans lesquelles elles sont classées. C'est vraiment très bien fait. le choix et l'ordre de lecture de ces nouvelles est tout à fait judicieux.
Ensuite, vous y trouverez les deux romans correspondants au tomes 3 et 4 du cycle des robots, à savoir : "Les cavernes d'acier" et "Face aux feux du soleil".
Au final, le Grand Livre des Robots permets de lire de manière très complète l'ensemble du cycle des robots. Un peu moins qu'en lisant chaque tome du cycle mais un peu plus également car ce livre contient un partie des nouvelles des romans "Le robots qui rêvait" et "L'homme bicentenaire" qui ne sont pas inclus dans le cycle.
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gill
  02 juin 2014
J'ai lu quelque part, peut-être dans le "catalogue des âmes et cycles de la S.F." de Stan Barets, qu'Isaac Asimov, après avoir été l'enfant terrible du genre, en est aujourd'hui le patriarche.
Même si Isaac Asimov a écrit sur tout,
- la Bible, Shakespeare, Rome, les dinosaures, Sherlock Holmes, la poésie... -
et que le plus gros de de son oeuvre soit de la vulgarisation scientifique,
le robot semble être son personnage favori.
"Il ne cesse de le hanter d'une décennie à l'autre".
En 1942, dans "cercle vicieux", il invente le mot "robotique et énonce les trois lois devenues fameuses et qui en substance et résumées se présentent ainsi :
I Un robot ne peut nuire à un être humain...
II Un robot doit obéir aux êtres humains...
III Un robot doit protéger sa propre existence...
Avant Asimov, les robots avaient "mauvaise presse" dans la S.F.
Ils avaient la fâcheuse réputation de se retourner contre leurs concepteurs.
En édictant le théorème évident qu'un robot ne peut servir qu'à ce pourquoi il a été conçu, "le bon docteur" met fin à l'ère du robot menaçant.
Asimov est de toutes les anthologies.
Rares sont les recueils qui, comme " la science-fiction pour ceux qui détestent la science -fiction" de Teddy Carr, n'ont pas repris un de ses textes.
La collection "Omnibus", par ce premier tome "Prélude à Tantor" relève le défi de ne pas être une anthologie de plus.
"Le grand livre des robots" réunit 33 nouvelles et 2 romans.
Tout d'abord le livre est beau, imposant et semble promettre un riche contenu.
La préface de Jacques Goimard* est captivante.
Les annexes ajoutées en fin de volume sont un réel apport à l'ouvrage et la bibliographie complète et définitive d'Asimov constitue une référence.
"Les cavernes d'acier" et "face aux feux du soleil", Les deux romans indépendants qui sont ajoutés sont fréquemment associés au cycle.
Ils introduisent, comme souvent dans l'oeuvre d'Asimov, un élément policier à une science-fiction claire et intelligente.
Ce livre est un véritable plaisir.
Il donne une cohérence, sert de fil conducteur à tous ces textes, pour la plupart assez courts, et rend un bel hommage au père de la "hard science-fiction".
Je remercie la collection "Omnibus" de me l'avoir offert, dans le cadre de la dernière masse critique, et de m'avoir permis, ainsi, de me replonger dans ce pan passionnant de l'oeuvre exigeante et intelligente d'Asimov.
Ce magnifique volume va venir prendre place, sans avoir à rougir, dans ma bibliothèque aux côtés de mes anciens volumes, si précieux, de "Fiction Spécial", de "Marginal" de "Galaxie" et autres "Présence du futur"...
* l'auteur de l'excellent "critique de la science-fiction".

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tynn
  06 juin 2014
Le jour où les robots s'éveilleront...
Ou comment l'homme pourrait façonner sa fin.
Une compilation de nouvelles et romans pour nous transporter dans un monde où deux espèces "vivantes" cohabitent: les humains et les robots.
Des histoires touchantes, dérangeantes, effrayantes dans la simplicité de vision d'une Terre peu à peu gangrénée par le tout technologique. Des histoires ne m'ont pas toutes intéressée mais je reconnais la grande diversité des thèmes abordés: famille et éducation, société, géopolitique, enjeux économiques.
Des robots sous toutes leurs formes, métalliques, humanoïdes, conçus du plus simple au plus performant, pour toutes sortes de fonctions, portant tous une part d'humanité troublante et fascinante.
La réflexion la plus intéressante est l'attitude humaine, piégée dans sa dépendance, faite d'empathie, d'attachement affectif mais aussi de suspicion et de crainte.
Et cette question récurrente: qui va dominer qui?
J'ai dégusté ce livre, en prenant mon temps pour le lire. Il m'a amusée, dépaysée, émue. Il a fait gamberger mes petits neurones vers un monde futur et peut être malheureusement possible. Peu habituée à cette thématique, j'en ai savouré la nouveauté et la qualité de fond et de forme. L'auteur est un narrateur explicatif, limpide pour un futur glaçant de crédibilité. C'est passionnant, indémodable, sans doute incontournable bien que je n'ai guère de références...
Isaac Asimov, auteur russo-américain prolifique est un maitre de la robotique littéraire dans le panthéon de la science-fiction. Il a une place légitime chez les éditions Omnibus, spécialistes de ces compilations d'auteurs "cultes", dans des livres au toucher agréable, à l'utilisation souple de papier bible qui donne une confort de lecture sans pareil.
Je les remercie, ainsi que Masse critique pour ce partenariat.
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odin062
  03 janvier 2018
Isaac Asimov, un auteur culte de Science-Fiction que je me dois de lire depuis des années… C'est maintenant chose faite grâce à Babelio et aux éditions Omnibus que je remercie chaleureusement : un merveilleux cadeau de Noel.
Commençons pas l'objet. Les éditions Omnibus propose des anthologies de qualité depuis de nombreuses années. J'ai en ma possession une anthologie de Wells, Barjavel et Clarke. Toute se présente de la même façon : un gros pavé de plus de 1000 pages, du papier à cigarette et une police très petite (qui n'empêche pas la lecture). On se retrouve avec un objet de grande valeur agrémenté d'une longue préface de qualité retraçant l'histoire des nouvelles et romans présents dans l'ouvrage.
Ici, ce n'est pas moins de 33 nouvelles faisant parti du recueil « Nous les robots ». Des nouvelles allant de 4 à 20 pages pour un total de 500 pages au total. Ces nouvelles ont été écrites des années 50 aux années 80 pour les plus récentes. Ce recueil regroupe des joyaux de littérature SF concernant la robotique. Ces joyaux ont été disposé dans l'ordre voulu par Asimov qui a tendance à suivre, non pas l'ordre de parution, mais bien l'ordre chronologique des histoires. Il faut savoir que « le cycle des robots » est un prélude à un autre cycle culte, à savoir celui de Fondation.
Tout commence avec 3 nouvelles classées dans « Robots non humains » et on plonge très facilement dans l'univers d'Asimov. La première nouvelle, « le meilleur ami du petit d'homme » est même très touchante, un choc pour moi en 3 pages. Mais les chocs vont se multiplier au cours de la lecture dans le tout est fluide, bien écrit et plaisant tout en ajoutant une grosse dose de réflexion. La nouvelle « Sally » est tout autant de qualité et fait échos à d'autres livres de bagnoles tel que Christine de King. Enfin « Un jour… » est peut-être en deça des deux autres.
Le tout s'enchaine avec les « robots immobiles », comprenez les ordinateurs. Et là on entre tout de suite dans une dimension plus profonde : l'utilisation des ordinateurs et le rapport humain/intelligence artificielle. Les nouvelles « Point de vue », « Prenez donc ! » et l'excellente « L'amour vrai » (un homme qui cherche l'amour de sa vie en utilisant un ordinateur, renversant !) compose cette partie.
C'est ensuite le tour des « Robots métalliques » avec 7 nouvelles dont la première de Asimov : « Robbie ». Cette dernière est l'une des plus touchantes du recueil. En effet, cela raconte l'attachement d'un enfant pour un robot, vraiment poignant et c'est bien là tout le génie de Asimov. D'autres nouvelles m'ont beaucoup plu (s'il fallait en choisir) : « Etranger au paradis » qui montre le malheur d'un robot non adapté à son environnement, « Victoire par inadvertance » qui est la seule nouvelle nous mettant en contact avec des extra-terrestres (de Jupiter) avec une fin étonnante et enfin « AL-76 perds la boussole » qui développe un suspens intense concernant un robot pommé sur Terre, se croyant sur la Lune.
Quand on arrive dans la partie « Robots humanoïdes », Asimov se joue de nous en montrant qu'un robot peut se faire passer pour un Homme. Cela fait des nouvelles « Assemblons-nous » sous climat de guerre froide et « L'incident du Tricentenaire » des nouvelles à la limite de l'enquête policière. le suspens pour la première est à son comble. La dernière nouvelle de cette partie « Effet miroir » se montre comme une nouvelle « polar » avec comme star l'enquêteur Baley, héros des deux romans présents dans cet ouvrage : « Les cavernes d'aciers » et « Face aux feux du soleil ».
On en arrive ensuite à des nouvelles rassemblant des personnages récurrents de l'oeuvre de Asimov :
- le duo Powell et Donovan, deux testeurs roboticiens se retrouvant sans arrêt dans des situations loufoques, à la limite du possible, souvent en risque de mort soudaine à cause d'un robot, non pas défaillant, mais en état de « bug » face à une situation improbable. Oui on retrouve bien ici le côté mathématicien de Asimov : Comment mixer les trois lois de la robotique et faire naitre toute sorte de problèmes existentiels pour un robot. Ingénieux !
- Susan Calvin, femme robopsychologue, figure du féminisme du futur, femme de caractère et très charismatique ! Je vous laisse découvrir ce personnage, je l'ai adoré ! Les nouvelles (au nombre de 11) font évoluer le personnage jusqu'à sa mort. Parmis ces nouvelles : « Conflit évitable » est beaucoup plus politique et montre un monde nouvellement organisé et « le robot qui rêvait » très dérangeante ». On y voyage beaucoup, la notion de voyage stellaire est évoqué et le tout s'articule souvent autour de la peur du robot pour l'Homme. Pour info, un prequel est dispo concernant l'histoire de Susan Calvin mais non écrit par Asimov.
Pour finir, deux nouvelles se déroulent après l'ère Susan (comme quoi, ce personnage est vraiment monstrueux) à savoir « Pour que tu n'y intéresses » pas folle et allant vers un futur robotique très négatif, ce qui est assez étonnant pour Asimov et enfin « L'Homme Bicentenaire », l'une des nouvelles les plus célèbres de Asimov (de par son adaptation) et très touchante.
Je poursuis ma grande lecture de l’œuvre d’Asimiv. Après « Nous les robots », j’enchaine avec « Les cavernes d’Acier » qui met en scène le detective Baley, déjà rencontré dans une nouvelle du recueil !
L’action se déroule dans un New York… très très futuriste : Quelques centaines d’années plus tard (?). Les robots sont démocratisés… dans les colonies ! Oui, car l’homme a colonisé d’autres planètes, et les hommes des autres planètes ont pris leur indépendance vis-à-vis de la Terre. Oui il s’est passé beaucoup de chose. Enfin par sur Terre, puisque les terriens sont toujours anti-robots et s’oppose aux spaciens. Jusqu’au meurtre… Oui un spacien a été assassiné et quoi de mieux que l’association de Baley, antirobot, et d’un robot spacien à l’apparence humaine ?
Et nous voilà plongé dans un monde parfaitement déciné dans les moindres détails. L’histoire est l’occasion, pour Asimov, de nous peindre sa vision futuriste de la Terre, ravagée par l’Homme. Il nous balade dans les appartements, les douches, sur l’express, l’autoroute abandonnée, la prefecture, les centrales atomiques et autres usine de production de levure. Bref on ne fait que découvrir ce qui donne envie de découvrir : une lecture magique.
Cela se suffirait mais non, Asimov nous balance son idée autour de la robotique. Thème récurrent dans le cycle des…robots, toujours aussi bien mené ! On ne s’en lasse pas ! Aspect technique et sociologique, tout y passe ! Il y ajoute ainsi une note de politique en fond d’enquête.
Oui parce que n’oublions pas que c’est aussi un polar (mais il s’arrête quand ?) et Asimov arrive, également, à nous mener par le bout du nez. Grande chute à la fin, je n’avais pas du tout imaginé ce scénario. Digne d’un Conan Doyle, pfou, quel génie !
Non vraiment ce roman est une merveille et je n’ai qu’une envie, enchainer avec le suivant !
Ainsi, je ne peux que vous conseiller le Grand Livre des Robots, Tome 1 : Prélude à Trantor et son tome 2 qui doit être tout aussi enrichissant. Oui parce que Asimov nous plonge dans un futur si réel qu'il nous enrichi. Et qui sait… Peut-être qu'un jour, les robots décrits existeront ?
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Bibliozonard
  31 janvier 2018
Recueil de nouvelles « Nous les robots » (37) suivis par deux courts romans (voir sous-titres du livre), complété d'intros par l'auteur avant les thèmes qui regroupent plusieurs nouvelles, des annexes (préfaces des années '50, '66...). C'est un beau bébé de près de 1000 pages. Une première partie d'un coffret magnifique, illustré de manière très originale par Didier Thimonier, qui compte un deuxième volume « le grand livre des robots, II. La gloire de Trantor »/Les robots de l'aube — Les robots et l'Empire — Les courants de l'espace — Poussières d'étoiles — Cailloux dans le ciel.
Le Cycle se situe avant ceux de « L'Empire » et de « Fondation ».
Asimov est un scientifique et romancier américain, une référence quasi légendaire dans le milieu de la science-fiction, détenteur de plusieurs prix littéraires dont le Nebula, l'Hugo et le Locus. Il commença à publier dans les années '40. Les robots étaient son violon d'Ingres au départ, c'est très vite devenu une vocation avec l'écriture. Ses textes les présentent sous toutes les coutures et de manière anticipative sur plusieurs siècles. C'est un ensemble de textes fondateurs enivrant.

« Sous toutes les coutures », les robots ; tout est créé pour annihiler le complexe de Frankenstein ou pour le conforter chez l'humain. Les trois règles de la robotique connaissent des interprétations infinies n'acceptant aucune exception. S'il y a une seule mesure à prendre, elle le sera toujours dans le respect du règlement.
Robot avec conscience naissante ou affirmée comme les protecteurs ou les scientifiques, les ouvriers, les astronautes ; le chien domestique fidèle, jamais malade ; les robots sur Jupiter ; le projet mercure qui consiste a envoyé les robots sur Mercure pour l'étude du milieu ; la notion de transhumanisme, le robot veut devenir humain et l'humain un robot, la transplantation ; l'humour bienvenu dans « Noël sans Rodney » (p147) « Mais j'ai vraiment admirer Hortense pour son art de trouver, toutes les fois que quelque remarque semblait requise, quelque chose de désagréable à dire, et cela, je l'ai remarqué tout particulièrement, sans se répéter une seule fois : être rosse, c'est à la portée du premier venu ; mais une telle créativité sans défaillance dans la rosserie m'inspira à mainte reprise l'envie perverse d'applaudir » ; la subtilité des trois nouvelles sur les robots humanoïdes, la déduction et la démonstration sous forme d'enquête fait rage ; coup de coeur pour les aventuriers, explorateurs audacieux Powell & Donovan confrontés à des robots aux réactions inattendues ; séduit par le robot correcteur, et l'enchaînement sur la question de l'écriture, le risque pour l'homme d'être moins efficace ; soulignons la constance du danger de l'abrogation d'une des trois lois de la robotique ; les nouvelles avec des considérations géopolitiques judicieuses ; ma préférence va pour le voyage intergalactique à la recherche d'une planète habitable ! C'est la quête ultime avec, par exemple, l'invention du robot féminin (Jane1) au cerveau positronique le plus aboutit, complété donc par une intuition féminine...

« Non, je n'appellerais pas cela de la poésie de lumière… je dirais que c'est simplement de la prose lumineuse » (p117)
Lisez-le à votre aise pendant que le temps est maussade. C'est un long voyage, dans un style allégé — à la vulgarisation scientifique prononcée — qui augure un retour compliqué sur la planète terre, une traversée après laquelle des séquelles sont prévisibles sur la conscience d'un lecteur humain lambda. Immergé dans un monde inventif et cohérent, vous serez capable de rêver d'une autre manière, de vous questionner sur notre condition d'humain à travers l'espace et le temps. Vous rencontrerez des univers aussi étranges que très réalistes. Des dimensions qui font peur ou rassure. Vous réaliserez qu'Asimov a influencé bon nombre de références cinématographiques ou littéraires ou vous peut-être. C'est merveilleux !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Dude76Dude76   13 mai 2010
-Alors comment définis-tu un être humain ?
-Quand la Deuxième Loi m'oblige à obéir à un être humain, je dois l'interpréter comme une obéissance à un être humain qui est habilité, du fait de son esprit, de sa personnalité et de ses connaissances, à me donner cet ordre; et quand il s'agit de plus d'un homme, celui parmi eux qui est le plus habilité du fait de son esprit, de sa personnalité et des ses connaissances, à me donner cet ordre.
-Et dans ce cas, comment peux-tu obéir à la Première Loi ?
-En sauvant tous les être humains et sans jamais, par mon inaction, permettre que l'un d'eux soit en danger. Cependant, si dans toutes les actions possibles, des êtres humains se trouvent en danger, en agissant alors de la sorte que le meilleur d'entre eux, du fait de son esprit, de sa personnalité et de ses connaissances, subisse le moins de mal possible.
-Nous sommes bien d'accord, murmura Georges Dix. Maintenant je dois te poser la question pour laquelle au départ j'ai demandé qu'on t'associe à moi. C'est quelque chose que je n'ose pas juger par moi-même. Je dois avoir ton avis, l'avis de quelqu'un qui se trouve en dehors de mon processus de pensées... Parmi les individus doués de raison que tu as rencontrés, lequel possède l'esprit, la personnalité et les connaissances supérieurs selon toi aux autres, si l'on ne tient pas compte de l'aspect extérieur, qui n'a rien à voir avec cela ?
-Toi, murmura Georges Neuf.
-Mais je suis un robot. Il existe dans les circuits de ton cerveau un critère qui te fait distinguer un robot métallique d'un être humain en chair et en os. Comment peux-tu alors me classer parmi les êtres humains ?
-Parce que les circuits de mon cerveau ressentent un besoin pressant de ne pas tenir compte de l'aspect extérieur dans le jugement d'un être humain, et ce besoin est plus fort que la distinction entre le métal et la chair. Tu es un être humain, Georges Dix, et bien supérieur aux autres.
-C'est ce que je pense de toi, dit Georges Dix. Grâce au critère de jugement que nous possédons, nous nous considérons comme des êtres humains dans toute l'acceptation des Trois Lois, et qui plus est, des être humains supérieurs aux autres.
Georges Neuf murmura:
-Que va-t-il se passer alors, quand les autres nous accepteront ?
Georges Dix répondit:
-Quand nous seront acceptés, ainsi que les autres robots, qui seront conçus plus perfectionnés que nous, nous consacrerons notre temps à essayer de former une société dans laquelle les êtres-humains-de-notre-sorte soient avant les autres protégés du malheur.
Selon les Trois Lois, les être-humains-de-leur-sorte sont d'un intérêt inférieur et on ne doit jamais leur obéir ni les protéger quand cela s'oppose à la nécessité de l'obéissance à ceux-de-notre-sorte et de le protection de ceux-de-notre-sorte. C'est à cause de cette idée que j'ai déclenché la robotisation du milieu écologique mondial.
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WiitooWiitoo   12 mai 2014
Il est une chose dont nous avons maintenant la certitude: les robots changent la face du monde et nous mènent vers un avenir que nous ne pouvons encore clairement définir.
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gillgill   22 mai 2014
Je n'avais pas encore atteint vingt ans que j'étais déjà un lecteur assidu de science-fiction. J'avais lu de nombreuses histoires de robots, et j'avais découvert qu'on pouvait les ranger en deux catégories.
Dans la première apparaissait le "robot menaçant". Inutile de s'étendre sue ce sujet.
De telles histoires mélangeaient les "clank-clank", les "aarghh" et les discours du genre : "il est des choses que l'homme doit ignorer".
Assez rapidement, elles perdirent pour moi tout attrait.
La seconde catégorie, très nettement minoritaire en volume, était celle du "robot émouvant".
Dans ces histoires, qui me ravissaient, les robots étaient attachants et la plupart du temps tyrannisés par de cruels échantillons de l'humanité.....
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odin062odin062   03 janvier 2018
« L’intuition féminine ? C’est ainsi que vous vouliez ce robot ? Vous, les hommes ! Quand vous vous trouvez face à une femme qui arrive à une conclusion correcte, vous ne pouvez pas accepter qu’elle vous soit égale ou supérieure en intelligence, alors vous inventez quelque chose que l’on appelle l’intuition féminine. […] Il est parfois difficile de savoir si l’on doit être révoltée par le sexe mâle, ou simplement l’ignorer ou le mépriser. »
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morganbourgeoismorganbourgeois   28 novembre 2013
Souvent les gens prennent leurs propres lacunes pour celles de la société qui les entoure, et cherchent à réformer ladite société parce qu'ils sont incapables de se réformer eux-mêmes.
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