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EAN : 9782253175759
336 pages
Le Livre de Poche (05/06/2013)
3.17/5   45 notes
Résumé :
Qu’y a-t-il de commun entre le vol du Jugement dernier de Jérôme Bosch et l’ETA ? Entre le meurtre du vigile d’un musée de Bruges à la veille de l’exposition du Guernica de Picasso et celui d’un Espagnol dont le gouvernement est en visite officielle en Belgique ?
Du fil à retordre pour l’inspecteur Van In et à sa fidèle complice (et mère de ses enfants) Hannelore, qui devront se fier à leur intuition pour éviter une grave crise européenne !
« Après Her... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Caressée par le doux soleil de l'été indien, Bruges s'apprête à accueillir Hibrugia, une exposition d'art hispanique où figurera, entre toiles de Goya et Velazquez, Guernica, le célèbre chef-d'oeuvre de Picasso qui n'a jamais quitté l'Espagne. le jour de l'inauguration, le Premier ministre espagnol, en personne, sera présent, accompagné de sa famille. La Municipalité et la police de la ville sont sur le pied de guerre. le monde a les yeux braqué sur la Venise du Nord et un vol de tableau serait un événement fâcheux. A la tête de l'opération Torquemada chargée de la sécurité de l'exposition, le commissaire van In est à la fois perplexe et soupçonneux lorsqu'un homosexuel se fait proprement tabassé sur le rivage du Lac d'Amour. le fait n'est pas inhabituel mais le jeune homme se trouvait en possession du plan de sécurité des musées de la ville. L'attention en alerte, van In voit la situation dégénérer. le blessé est achevé sur son lit d'hôpital, le Jugement dernier de Jérôme Bosch est dérobé contre rançon et l'ETA préparerait une action sur le sol brugeois. Il faudra au commissaire toute sa perspicacité et l'aide précieuse de son épouse, substitut du procureur pour faire la lumière sur cette affaire et éviter le pire.

On ne lit pas forcément une enquête du commissaire van In pour la qualité de l'intrigue et le suspense insoutenable. C'est surtout Bruges qui retient l'attention et Pieter Aspe sait mettre sa ville en valeur. Et encore une fois, la visite est réussie entre ruelles pavés, musées, églises et une promenade autour du lac d'amour. Mais il a aussi soigné son sujet, le mâtinant d'une touche d'exotisme avec l'intervention d'un groupuscule issu de l'ETA. Il est aussi question d'art, d'amour, de trahison et de vengeance...Le tout reste classique, surtout concernant les personnages récurrents. van In et Hannelore, fidles à eux-mêmes, sont de plus en plus insupportables. Elle, jalouse au-delà du raisonnable, lui, se tuant à petit feu à coup de Duvel, les deux ne pensant qu'à la chose et la pratiquant à toute heure et en tout lieu. Cela reste tout de même sympathique et divertissant.

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Voilà une enquête qui promet d'être palpitante à lire la quatrième de couverture : le cadre prestigieux est celui de l'expo HiBrugia qui accueillera le célèbre tableau de Picasso Guernica. Or quelques jours avant l'arrivée du tableau, un homosexuel est sévèrement battu dans le parc du Lac d'Amour, achevé à l'hôpital queques jours plus tard. Un ressortissant espagnol est également abattu à Bruges, avec un pistolet utilisé généralement par l'ETA. Et en fait de vol de tableau, c'est le Jugement dernier de Jérôme Bosch qui est dérobé et fait l'objet d'une demande de rançon. le commissaire van In, chargé de la sécurité de l'inauguration de HiBrugia, est sous pression et tente de démêler les liens – s'il y en a – entre ces différents crimes. Il aura les coudées franches grâce à l'appui de la Sûreté de l'Etat, qui contourne habilement le commissaire de Kee (dit Ketounet) et fournit au commissaire les hommes et les moyens techniques nécessaires pour éviter que la Belgique soit la risée de l'Europe…

Dans cette enquête, van In est comme sur un petit nuage (désolée si je spoile pour ceux et celles qui n'ont pas lu les enquêtes précédentes) : les soucis de santé d'Hannelore se sont envolés et le couple retrouve une grande ardeur amoureuse. Lui doit cependant faire attention à sa propre santé et éviter la Duvel mais c'est compliqué, on s'en doute. Dans son équipe, il doit faire face à la concurrence entre son fidèle brigadier Versavel et la « petite nouvelle » Carine Neels, qui ferait bien de lui on quatre-heures.

Pour ce qui est de l'intrigue même, le lecteur suit les choses en même temps ou presque que les enquêteurs, les intuitions de van In se trouvent confortées par des faits que le lecteur découvre avant lui. Bien sûr, tout ne nous est pas révélé mais ce n'est pas l'enquête la plus palpitante de la série. de plus, certaines facilités sexistes dontuse Pieter Aspe m'ont cette fois franchement dérangées. J'ai encore deux ou trois livres de l'auteur dans la pile, on verra comment cela évolue et si je lui resterai fidèle, même si j'adore les séries.


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Âme sensible, prenez vos précautions : il est deux pages dans ce roman difficilement soutenable. Elles le sont d'autant moins que ce qui y est raconté n'est que trop vrai. Il ne s'agit pas, pour Pieter Aspe, de surenchère sanglante, non, mais d'un retour en arrière qui caractérise un personnage et ses motivations.

Du côté de nos personnages principaux, le roman s'était ouvert sur une bonne nouvelle : Hannelore n'est pas atteinte d'un cancer. Elle compte bien profiter au mieux de la chance qu'elle a, c'est à dire de son compagnon un peu enrobé et souvent imbibé (de Duvel), de ses jumeaux, de son dogue allemand (pas très loquace, on lui pardonnera) et de son métier, même si elle ne correspond pas à la description conventionnelle du juge d'instruction.

La première enquête sur laquelle planche van In semble d'une simplicité confondante – le tout est de ne pas paraître blasé devant Versavel, son vieil ami et adjoint, très gay (lui a quelques problèmes de couple, il ne s'étend cependant pas sur la question). En effet, un homosexuel vient d'être passé à tabac et laissé pour mort sur les rives du lac d'Amour (note : un des plus beaux endroits de Bruges, à mon humble avis). Rien que de très habituel, malheureusement. Ce qui l'est moins, c'est que quelqu'un donne l'alerte, reste sur place pour attendre la police. Ce qui l'est encore moins, c'est que la victime soit achevée à l'hôpital, par un professionnel. Que craignait-on qu'il puisse bien révéler ?

Il faut dire que Bruges est en effervescence, puisque la ville s'apprête à accueillir une superbe exposition dédiée à l'art espagnol – avec visite du premier ministre en prime. Y a-t-il un lien ? Surtout que la première victime travaillait pour le musée qui, quelle coïncidence, accueillera l'exposition. Ses proches eux-mêmes appartiennent au milieu de l'art. Alors ? On ne peut quand même pas voler Guernica !

Bien sûr, les intuitions ne sont pas des preuves, il faut se méfier des rapprochements hâtifs. Certes. Il ne faut pas non plus baisser les bras, se laisser aller à la première difficulté. van In s'accroche, s'acharne parfois, et si les relations policières internationales restent compliquées, il est à noter que pour une fois dans son enquête, van In bénéficiera de nombreux soutiens – et de pouvoirs élargis.

Et il en faut, dans cette enquête où l'amour, la vengeance, l'engagement politique, la solidarité se mêlent pour créer des motivations complexes. Lequel prendra le pas sur les autres ? Il est aussi question, et c'est suffisamment rare pour le souligner, de religion. L'un des tueurs (mais je ne dévoile pas son identité) se réclame de Dieu, pense qu'il est de son côté. « Tu ne tueras point » est pourtant un commandement bien connu. Et, à la lumière du dénouement, je peux dire que la foi et l'art peuvent parfois faire des miracles.

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Ce qui attire mon attention et mon intérêt dans les livres de Pieter Aspe, c'est tout simplement et uniquement Bruges. Bruges comme personnage que l'on devrait développer encore plus. Car en ce qui concerne les autres personnages, surtout les personnages féminins, c'est 3 fois bof. On donne aux femmes de ce livre des rôles bien nunuche et accessoires. Dites-moi, que fait le juge d'instruction Hannelore, compagne du commissaire van In , sinon signer des mandats de perquisition et embrasser son amoureux ? Enfin, les enquêtes du commissaire van In pourraient être beaucoup plus intéressantes si les personnages faisaient moins mon oncle . Cet opus, malgré une fin bâclée, est une petite lecture divertissante (? je me demande ) sans plus. Si vous cherchez quelque chose avec plus de caractère et de coffre pour votre lecture du dimanche après-midi, passez votre chemin.

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HiBrugia, la plus grande exposition d'art hispanique jamais organisée sur le continent, doit accueillir des tableaux de Vélazquez, Goya... et Guernica, le chef-d'oeuvre de Picasso. Et pour l'occasion le premier ministre espagnol va faire le déplacement. Aussi, les autorités de Bruges sont en ébullition... Toutes les précautions ont été prises quand un agent de sécurité du Musée est passé à tabac dans le parc du lac d'Amour, avant d'être achevé à l'hôpital où il a été admis. Et puis les ennuis ne font que commencer, car un ressortissant espagnol est lui aussi assassiné au moment même où son gouvernement est en visite officielle en Belgique. Et pour corser l'affaire, le Jugement dernier de Jérôme Bosch, un des fleurons du musée Groningue a été volé. Voilà qui risque de donner du fil à retordre au commissaire van Inn et à la juge Martens, Hannelore sa compagne si vous préférez. Et ces deux-là ont intérêt à vite faire la lumière et établir la vérité sur ces différentes affaires s'ils veulent éviter une grave crise diplomatique et européenne.

Voilà pour le contexte de cette huitième enquête de notre commissaire Pieter van In, à Bruges. On aime et on s'est attaché à cet antihéros génial. Il est à la fois paumé, attachant, cynique, amateur d'art, de femmes et de bonne chère. On aime aussi son sale caractère, le fait qu'il n'ait aucun sens de la hiérarchie, et par-dessus tout on adore son un humour caustique...un humour belge une fois, il va de soi ! C'est aussi tout ce qui fait le piquant de ces enquêtes. Et heureusement il est bien entouré avec son adjoint, le perspicace Versavel, et la belle Hannelore Martens. Et même si ici l'heure est grave, on est certain de ne pas s'ennuyer avec notre Simenon flamand. Et les enquêtes du commissaire van In à Bruges sont aujourd'hui aussi célèbres en Belgique mais aussi partout dans le monde et notamment en France que celles du commissaire Brunetti de Donna Leon à Venise ou celles de l'inspecteur Rebus de Ian Rankin à Edinburgh. Bref encore la promesse d'un beau moment de lecture, alors pourquoi bouder son plaisir


Lien : https://collectifpolar.com/
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critiques presse (1)
Lexpress
21 juin 2011
L'exotisme à deux pas de chez nous. Encore une fois, Aspe, roi de l'introspection flamande, réussit à nous séduire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation

"... Malgré tous les efforts accumulés au fil des ans et qui, pierre après pierre, l'avaient aidé à construire le mur de la maîtrise de soi..."

...

"Une illusion..., c'est une représentation fallacieuse du réel. On croit qu'elle y correspond, mais c'est un leurre. La plupart des hommes aiment se nourrir d'illusions, Monsieur Jacobus. Sauf les Suisses. Ah, ça les Suisses...! Voilà des gens qui ont les pieds bien sur terre ! Monsieur Schumacher, par exemple. Il a tout de suite accepté ma proposition, lui ! "

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si une équipe de chercheur se mettait un jour en tête d'étudier le quotient intellectuel moyen des professions juridiques et s'il leur prenait l'idée saugrenue de s'appuyer pour cela sur un échantillon représentatif des phrases échangées aux réceptions, ils parviendraient immanquablement à la conclusion que plus on s'élève dans les degrés de la magistrature, plus le niveau baisse.

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il s'achetait des vêtements de marque et ne ratait jamais une occasion de montrer combien il avait bon gout. Par contre, au niveau alimentation, il se contentait d'abats, de glucides et de produits laitiers périmés qui sont chacun le sait, les ingrédients de bases des pizzas et autres plats préparés.

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la psyché féminine est une maison aux pièces innombrables. l'homme qui voudrait les visiter toutes risque autant de s'égarer que d'être flanqué dehors par la porte de service. Au fil du temps, Van IN avait appris qu'il faut surtout soigner ses entrées.

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- et ses pieds? elle pue toujours des pieds?

-non, ou elle y travaille. Quand nous l'avons vue, elle sortait de sous la douche.

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Videos de Pieter Aspe (2) Voir plusAjouter une vidéo
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