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EAN : 9791028107093
Éditeur : Bragelonne (14/03/2018)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 187 notes)
Résumé :
« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront
le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (105) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  12 novembre 2019
Ce roman me laisse perplexe, un goût amer à l'âme.
L'histoire est celle de l'amour, celui qu'ont les mères pour leur enfant, celui qu'ont ceux qui restent pour les absents, l'amour à l'excès, l'amour mauvais, l'amour qui mène à la folie.
Nicolas est dévasté depuis que sa femme Karine s'est suicidée. Leur petite Mathilde du haut de ses neuf ans traverse la vie sans l'amour qu'elle mérite, sans mots sur les maux, sans ami, sans mère, et elle attend. Que sa mère de son pays blanc réponde à ses lettres, que son père recommence à sourire.
Puis un jour, Mati disparaît. Sa grand mère qui s'en occupe ne la voit pas revenir de l'école.
Perplexe je suis donc car quelle petite fille jolie de neuf ans laisse t'on partir et revenir seule sur son vélo bleu ? Ce roman que je sache ne tient pas son décor dans les années soixante insouciantes.
Sans vouloir spolier, je rajouterai qu'une gamine qui un jour s'exprime laconiquement du haut de ses neufs ans et quelques mois plus tard comprend le jargon des adultes en plein tumulte, ça m'a semblé très peu crédible.
L'histoire se tient néanmoins avec du potentiel quelque peu malmené selon moi. On ressent que cette famille cache de nombreux secrets, que le suicide de Karine est marécageux. Puis on s'en fait mal de cette petite qui ne méritait pas d'être privée du vrai amour au détriment de l'égoïsme humain. C'est une histoire touchante mais parfois un peu trop invraisemblable pour que la magie opère de mon côté.
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Antyryia
  17 avril 2018

Lire peut nuire gravement à votre santé.
Du moins, à en croire de nombreuses accroches en quatrième de couverture, vous devez vraiment modérer votre consommation de romans à suspense.
"Impossible à lâcher !", par exemple, est un leitmotiv récurrent.
C'est quand même hyper embêtant quand un livre vous colle aux doigts à ce point-là. Tellement adhésif que vous devez l'emmener partout avec vous. Et une fois la dernière page tournée, vous devez tellement tirer dessus pour vous en défaire que vous sentez la peau de vos mains écorchées partir en lambeaux.
"Le livre de vos nuits blanches !"
Enchaîner les insomnies n'est pas non plus conseillé.
Vous ne dormirez plus, vous allez entamer votre roman à 21h00 et à 06h00 du matin vous y serez toujours. Vous lutterez chaque nuit contre la fatigue à grand renfort de guronsan et de red bull. Jusqu'à ressembler à un zombie en permanence. Toujours à lutter contre vos yeux qui se ferment pour pouvoir lire un chapitre supplémentaire.
"A vous couper le souffle !"
C'est sans doute le pire. Etre tellement absorbé par une histoire que vous en oubliez de respirer. Il n'y a plus qu'à espérer qu'un tiers préviendra les urgences à temps pour permettre à votre cerveau de se réoxygéner avant que les dégâts ne soient irréparables.
Sinon c'est la mort assurée.
Décidément, les lecteurs de thriller vivent dangereusement.
Si j'admets volontiers m'être parfois couché plus tard qu'à mon habitude pour lire un dernier chapitre ou terminer un roman passionnant, je n'en peux plus par contre de ces encarts publicitaires qui rivalisent de non-imagination éditoriale.
Pour une fois, ça n'est pas le cas ici. Et c'est tellement rare que je me devais de le signaler.
"Un roman d'une noirceur folle, traversé de moments de grâce."
Ces mots de Michaël Mathieu ( je rends à César ce qui est à César ) illustrent à merveille le roman de Solène Bakowski.
Je n'aurais pas pu mieux dire mieux avec mes propres mots, alors je me permets l'emprunt de cette formule particulièrement appropriée, qui résume ce que j'ai moi-même ressenti à cette lecture.
Une bonne intention est un roman suffocant, mais qui vous laisse parfois reprendre votre respiration, sans que ça nécessite une intervention du Samu.
Vos jours ne seront donc exceptionnellement pas en danger.
En revanche, on ne peut pas en dire autant pour ceux de la famille Martin.
Tout commence avec l'enterrement de Karine, une femme qui a mis un terme à sa pénible existence. Atteinte d'une sévère dépression, elle abandonne derrière elle un époux ( Nicolas ) et leur petite fille ( Mathilde ).
Après son décès, Nicolas, inconsolable, perdra pied avec la réalité.
"Je ne savais pas que les papas ça pleurait. Mais c'est bête, j'aurais du m'en douter, ils sont pareils que nous en fait, ils ont le droit d'avoir de la peine."
Littéralement fou de douleur, il parle à la défunte ( "Sans toi, je ressemble à rien, tu me manques tellement." ). Il se comporte bizarrement avec sa fille qui, à neuf ans, ressemble de plus en plus à sa mère, à la femme qui lui manque chaque jour davantage.
Un an environ après le suicide de Karine, un nouveau drame vient frapper les Martin. La petite Mati n'est pas rentrée de l'école.
Le même jour, son père aura un grave accident de voiture, qui le laissera dans le coma. S'il se réveille un jour, les dommages seront irréversibles.
La police mène l'enquête.
"Dans la majorité des cas, les disparitions d'enfant sont le fait de l'entourage."
Tout accuse le père : le vélo de la fillette retrouvé dans le coffre de la voiture, le sang retrouvé dans la maison, le mot énigmatique que Mati a rédigé à l'attention de sa mère la veille : "Maman, tu sais, Papa ne va pas bien ce soir."
Même Eliane, la mère de Nicolas, se persuade de la culpabilité de son fils, incapable d'avouer quoi que ce soit dans son état.
"Qu'est-ce que tu lui as fait, bon Dieu, hein, à ta propre fille ?"
"Tout désigne le fils, le père, rien ne l'épargne."
La première des trois parties a donc l'allure d'un thriller : Disparition d'enfant mystérieuse, mensonges et secrets familiaux qui se dévoileront progressivement et qui sont détenus par Mamie Eliane.
"Le mensonge était un matelas bien confortable."
Feu ma grand-mère se prénommait elle aussi Eliane, je n'ai donc eu aucun mal à me représenter le personnage. J'espère cependant qu'elle ne détenait pas autant de secrets que la mère de Nicolas parce que sinon ma famille est beaucoup plus bancale que ce que je croyais ...
Et pourtant, après cette atmosphère pesante de morts, d'accidents, de disparitions, de terribles mensonges peu à peu révélés, le roman va se poursuivre sur un ton différent.
On quitte le polar étouffant et on arrive aux instants de grâce.
Dans la seconde partie, il sera davantage question de gentillesse et d'innocence. D'humanité. de tolérance.
On quitte l'enquête et on retourne provisoirement dans le passé afin de nous livrer un nouveau pan nécessaire à la compréhension de toute l'histoire.
On découvre alors que l'enchaînement de drames partait pourtant d'une bonne intention.
A nouveau, on est à la croisée des genres avec ce roman. Roman noir assurément, thriller psychologique partiellement, drame familial également, le tout à la sauce Bakowski.
Difficilement classable.
L'écriture demeure le gros point fort. L'auteure s'amuse avec les mots, maîtrise parfaitement la langue et a son propre style très reconnaissable, très élégant, avec quelques métaphores uniques et expressives.
Je pense par exemple à l'institutrice rayonnante de Mati ( "parce que quand elle sourit, Magali, elle attrape tout le soleil." ), je pense aussi à cette faculté de l'auteure de se mettre dans la peau de personnages différents.
Dans celle d'une fillette meurtrie : Les lettres de Mati à sa mère emportée au "pays blanc" sont particulièrement sincères, émouvantes.
"Tu sais, j'ai l'impression parfois que Papa sait pas que t'es plus là, ou qu'il oublie."
Sans oublier un autre personnage exceptionnellement décrit, Rémi, dont il serait maladroit de trop parler ici étant donné son intervention tardive au sein du roman.
J'ai préféré ce roman à "Un sac", le précédent ouvrage de l'auteur, tellement sombre et atroce que je n'y ai jamais tout à fait cru.
Ici c'est plus feutré, plus sensible, plus sincère. Quoi que dur, il y a une forme d'espoir qui subsiste et j'ai accompagné les personnages plus volontiers.
Je l'ai également préféré à "Avec elle" : Je n'ai ressenti aucune longueur. En revanche je comprends peut-être pourquoi, dans ce projet avec Amélie Antoine, Solène Bakowski n'a pas hérité de l'histoire où disparaissait Jessica : Elle venait elle-même d'écrire un roman qui évoquait la disparition d'une fillette à peine plus âgée.
Une bonne intention est un roman empli de culpabilité, où chaque personnage se persuade que c'est à lui d'endosser la responsabilité de cette succession de malheurs.
Mais qui est réellement responsable de la destruction de la famille Martin ? Qui accuser légitimement ?
Un roman intense et rempli d'émotions, qui transpire tantôt de haine et tantôt d'amour.
Qui s'interroge aussi brillamment sur l'innocence d'un enfant.
Peut-elle être préservée en de telles circonstances et avec un tel entourage ?
Il n'y a vraiment aucune contre-indication médicale à cette lecture.
Alors n'hésitez pas à accorder sa chance à ce beau roman, aussi attendrissant qu'éprouvant.
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HuguetteM
  16 novembre 2019

“Ce sont toujours les gens animés des meilleures intentions qui deviennent des monstres aux yeux des autres…”
Une bonne intention qui tourne au cauchemar ! le récit démarre par un deuil qui développe une action destructrice : d'anéantir toute une famille chancelante, une maison qui respire la douleur…
Nicolas, mari de la défunte et père emmuré, qui dépérit par le manque, l'absence, le vide laissés par l'épouse, et sombre dans la tristesse et l'ennui.
Mati, fille du couple âgée de 9 ans, déboussolée par une insuffisance d'amour et d'affection, qui décline et souffre. Elle pense que sa vie entière est devenue pénitence…
Eliane, grand-mère de Mati, une femme impénétrable et perverse qui dissimule des secrets de famille.
Claude, grand-père de Mati, un homme effacé, englué par sa lâcheté et son confort minable.
Rémi, seul ami fidèle de Mati, est un garçon à part, différent, rêveur, généreux…. Il est autiste.
Avec son premier roman, « Un sac », Solène Bakowski avait déjà tapé fort, elle avait su nous retourner l'esprit et nous choquer à quelques pages de la fin. L'histoire de cette oeuvre traite avant tout d'un drame familial empreint d'une grande tristesse à l'ambiance pesante pleine de manipulation, trahison, sous-entendus et de non-dits.
Une intrigue savamment construite. Les mots de l'auteur sont justes et font peur en même temps. Si l'auteure parvient à semer le doute quant à la disparition de l'enfant, il n'en reste pas moins que la première partie de l'histoire se traîne. Les chapitres suivants nous laissent entrevoir les événements prévisibles mais d'un caractère invraisemblable. Donc déception d'un déroulement peu crédible et complexe sur une complicité délirante entre une fillette et un jeune adulte.
Un scénario lugubre où Solène Bakowski nous propose une lecture entre violence et tendresse qui fait ressortir des émotions à travers la fiction. Elle aime créer des personnages alambiqués animés d'une folie, quand ils sont poussés dans leurs derniers retranchements, ces moments où tout bascule….
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diablotin0
  31 janvier 2019
J'ai eu un vrai plaisir à rencontrer Mati. Mati, cette petite fille qui du haut de ses neuf ans est déjà confrontée avec dureté au monde des adultes. Un monde où les rancoeurs, les mensonges, les peurs vont atteindre de plein fouet cette petite fille. Elle est un peu comme un fétu de paille au milieu d'une mer déchaînée.
Rémi sera cet autre enfant, un peu différent, qui lui permettra de se sortir de cette atmosphère et climat malsains.
Grâce à Mati et Rémi, le monde bien sombre dans lequel ils évoluent se teintera d'une poésie dans laquelle on a envie de se pelotonner. L'innocence et la pureté de leur enfance fait du bien .
C'est le deuxième livre que je lis de Solène Bakowski et j'apprécie beaucoup sa plume et sa sensibilité bien à elle.
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Ziliz
  05 avril 2018
Quand les enfants sont en difficulté, les adultes sont là pour les aider. Dans un monde idéal, en tout cas, et à condition qu'ils ne soient pas responsables de ces souffrances.
Depuis la mort de sa maman, la petite Mathilde va mal. En silence, parce que son père est occupé à dégringoler copieusement, et ses autres proches sont trop lâches ou égoïstes pour venir au secours de la fillette. Seule son institutrice compatit de loin en loin, mais ça ne suffit pas.
Tiens, ces thématiques rappellent le dernier roman de Delphine de Vigan, 'Les Loyautés'.
On pense aussi à la façon dont Barbara Abel met en scène des enfants indirectement victimes d'adultes maladroits, égoïstes ou malveillants.
Cette 'Bonne intention' est également proche des deux ouvrages écrits en parallèle par Solène Bakowski et Amélie Antoine : 'Avec elle' et 'Sans elle'. On y retrouve des enfants malheureux, on y voit l'importance d'expliquer les drames qui les touchent de près - sous peine de les voir culpabiliser et crouler sous le poids de telles responsabilités.
Courbe en cloche pour cet ouvrage lu juste avant Pâques : début bordélique (donc bof), intérêt croissant notamment grâce à l'angoisse, à l'émotion et au suspense, et déception grandissante avec une fin dont le développement est de plus en plus rocambolesque et inutilement chargé.
Trois étoiles : pour le plaisir de lecture, pour la finesse et la beauté de certains passages, et pour cette couverture toute mignonne - parfaite pour exprimer le chagrin d'un enfant.
• Merci à Apikrus qui, peu inspiré par l'opération Babelio 'Mauvais genre', m'a pour une fois laissée choisir sa MC. 😉
Et merci à SD49 pour la lecture commune !
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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   28 mars 2018
L'hôpital Saint-Vincent est immense. Réputé pour son service de pointe en cardiologie, l'établissement fait la fierté de la Communauté de communes qui voit dans les visiteurs une manne de clients potentiels pour les hôtels et les brasseries alentour. Les patients venant souvent de très loin, leurs proches sont dorlotés, invités à rester le week-end entier. Certains ont suggéré qu'on ouvre un Office du tourisme dans les locaux de l'hôpital. Finalement, on n'a pas osé, arguant que la proximité des quatre boutiques de pompes funèbres était déjà bien assez cynique, inutile d'en rajouter.
(p. 72)
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LadybirdyLadybirdy   12 novembre 2019
Mathilde, cette chère enfant, est en danger, en danger de rater son enfance, elle doit apprendre à vivre sans sa mère. Il y a un temps pour la douleur, mais là c’est trop long, elle suinte par tous les pores de cette foutue baraque, ça devient intenable. Les vivants doivent survivre à l’absence.
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ZilizZiliz   29 mars 2018
Coincé entre les deux, posé dans la ligne de mire tel un cheveu sur une soupe immangeable, [il] détourne la tête et monte dans sa chambre. Il n'aura pas eu un geste, lâcheté ordinaire de celui qui préfère s'en remettre aux circonstances, au hasard et aux coïncidences. Partisan de la langue tournée sept fois dans la bouche, adepte du silence d'or et fervent militant de l'indifférence comme plus grand des mépris, il s'interdit de réagir au quart de tour - ni même au demi. Lui qui voulait des réponses, [sa femme] l'a mis face à sa propre démission, il aurait dû réagir avant, c'est certain. Il est bien avancé. Mais comment se rattraper ? Il monte les escaliers en maudissant sa haine des conflits, lui qui vient encore de se dérober.
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ZilizZiliz   02 avril 2018
C'est bien simple, depuis la mort de Karine, la chambre conjugale n'a pas bougé d'un iota, tout y est resté en l'état, jusqu'aux draps. Nicolas n'y dort plus, il ne touche à rien, il respecte la tombe. Où trouver les mots pour le ramener à la raison ? Ces paroles qui sauront apaiser sans condamner, inviter sans sommer, convaincre sans accuser ? Mathilde, cette chère enfant, est en danger, en danger de rater son enfance, elle doit apprendre à vivre sans sa mère. Il y a un temps pour la douleur, mais là c'est trop long, elle suinte par tous les pores de cette foutue baraque, ça devient intenable. Les vivants doivent survivre à l'absence.
(p. 23-24)
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diablotin0diablotin0   29 janvier 2019
La maîtresse raconte qu'écrire ça fait fuir la douleur. Que la douleur, elle n'aime pas trop les mots, qu'ils lui font peur à cause du pouvoir qu'ils ont sur les gens et sur les sentiments. Magali, ma maîtresse, elle ajoute que la peine est moins lourde à porter, qu'elle est même toute rabougrie quand on la raconte. C'est comme de la magie.
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