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ISBN : 274993558X
Éditeur : Michel Lafon (08/03/2018)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Et si le mensonge était, parfois, une ultime preuve d'amour ? Vous l’aimez plus que tout au monde.
Vous lui faites aveuglément confiance.
Vous ne rêvez que d’une chose :
fonder une famille ensemble.
Mais rien ne se passe comme prévu.
Jusqu'où iriez-vous pour éviter de tout perdre ?

Une histoire racontée à rebours, car il n'y a qu'en démêlant les fils du passé que l'on peut comprendre le présent.
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  13 mars 2018

En conclusion, Les secrets est un roman aux personnages touchants et incroyablement justes, à la construction particulièrement habile, à côté duquel vous ne devez surtout pas passer. Si le suspense et la noirceur sont cette fois moins présents que dans les précédents ouvrages de l'auteure, la finesse psychologique de chacun des protagonistes est quant à elle à son apogée grâce aux réflexions sur la parentalité, qu'elle soit imposée ou ardemment désirée.
Amélie Antoine, en l'espace de quelques livres seulement, a définitivement rejoint le cercle de mes auteurs préférés.
- Euh ... Anty, tu fais quoi là ? Tu commences ta critique par la conclusion ?
- Oui, c'est un clin d'oeil au roman qui commence par la fin avant de remonter le temps au fur et à mesure des chapitres. Il commence page 391 en septembre 2015 et s'achève en 2009 avec le premier chapitre, page 31.
- Et tu as réussi à y comprendre quelque chose quand même ?
- Ben oui, j'suis pas beubeu ! En fait, tout l'intérêt de ce voyage dans le temps est de comprendre comment les principaux personnages en sont arrivés là aujourd'hui. Quelles épreuves ils ont traversé, quels évènements ils ont vécu, comment tout a pu s'enchaîner pour les retrouver tels qu'ils sont décrits initialement.
- Et c'est si original de commencer par la fin ? Ca doit quand même gâcher le suspense de connaître le nom de l'assassin dès le départ.
- Ce n'est pas tant de savoir comment ça se termine dès le début qui est original, c'est de pouvoir lire Les secrets dans les deux sens si on le souhaite : A rebours comme le propose l'auteure ou chronologiquement en suivant l'ordre des chapitres, même si l'intérêt est moindre. Et mis à part Patrick Senécal ou Franck Thilliez qui ont proposé respectivement les livres le vide et Rêver avec des constructions similairement habiles, je connais peu d'écrivains capables d'une telle prouesse dans la façon de raconter une histoire. Et puis tu sais, il n'y a pas de dangereux psychopathes dans chacune de mes lectures !
- En tout cas, une chose est sûre : cet exercice ne se prête pas aux critiques, surtout que tu n'as pas le quart du dixième du talent d'Amélie Antoine. Alors parle-nous plutôt du début de la trame, et de ce qui t'a amené à cette ... conclusion.
Nous faisons connaissance dans le vingtième ( et premier, si vous avez bien suivi ) chapitre du couple phare du roman : Mathilde, bibliothécaire et son conjoint Adrien, professeur de philosophie.
A trente-six ans, Mathilde découvre qu'elle est enfin enceinte, un résultat auquel elle ne s'attendait plus, résignée.
"On a attendu, on a espéré, on a despépéré, on a arrêté d'y croire et c'est enfin arrivé !"
On comprend à quel point ces deux-là n'y croyaient plus, que c'est la conclusion de leurs nombreuses années de doutes et de galères. Une bonne nouvelle tellement surprenante et inattendue qu'ils ont tout d'abord du mal à s'en réjouir avant de laisser leur joie et leurs sentiments s'exprimer, exploser.
"Il l'aimait vraiment, et c'était réciproque."
Parallèlement ( et l'alternance aura lieu tout au long du roman ), nous faisons la connaissance de Yascha, chauffeur de taxi, un jeune homme de vingt-huit ans anéanti par sa rupture avec Mahaut. Il ne sort quasiment plus, noie son chagrin dans l'alcool, se laisse totalement aller. Il devait garder sa fille Jeanne cette semaine mais vu son piètre état, il a préféré décliner la proposition de son ex Elodie, la laissant une nouvelle fois se débrouiller seule.
Et c'est la fin. A l'exception d'un épilogue pas forcément indispensable, c'est ici que vous devrez laisser tous ces personnages continuer leur vie au-delà des pages.
Même si c'est en partie suggéré, jamais nous ne connaîtrons l'avenir de la grossesse de Mathilde ( "Elle est épuisée alors que dans un sens, c'est maintenant que tout commence." ), pas plus que nous ne saurons combien de temps il faudra à Yascha pour se remettre de cette séparation.
En revanche, nous en saurons davantage sur leur passé, en particulier sur les difficultés rencontrées par Mathilde pour tomber enceinte et les répercussions que ces tentatives auront dans son quotidien.
Amélie Antoine nous parlera également plus en détails de Yascha, de sa séparation avec Mahaut mais aussi des circonstances lors desquelles la jeune Elodie et lui sont devenus parents.
Ces personnages auront droit à une sorte d'arrêt sur image une fois par an, qui racontera un moment important de leurs vies, remettant parfois en perspective ce que nous pensions d'eux, et comblant bien sûr les vides de nos interrogations.
Si les histoires de Mathilde et Adrien et celles de Yascha et d'Elodie fonctionnent en alternance et peuvent presque se lire indépendemment l'une de l'autre, elles s'avèrent cependant très vite connectées, à des moments où ne s'y attend pas forcément. Et quand leurs deux univers respectifs se croisent, qu'il s'agisse d'un instant décisif ou anecdotique, c'est toujours aussi intense qu'un retournement de situation. Ces deux couples, l'un séparé et le second ensemble depuis seize ans, évoluent en effet dans la métropole lilloise et vont être amené à lier leurs destinées à bien des moments.
De petits détails également, presque insignifiants au premier abord, trouveront toute leur signification dans les racines du passé, enrichissant encore le roman.
Ainsi que les références à la propre bibliographie d'Amélie Antoine. Beaucoup apprécieront le clin d'oeil à Fidèle au poste lorsque Mathilde reste à s'abrutir devant la télévision, sans aucune énergie.
Mais il y en a au moins un autre :
"Moi aussi, j'ai toujours peur de perdre mon fils si je détourne les yeux ne serait-ce qu'une seconde."
Les lecteurs de Sans Elle comprendront à quoi je fais allusion.
La grande force de ce roman, c'est surtout ses personnages, encore une fois plus vrais que nature. Amélie Antoine a un don reél pour les faire prendre vie sous sa plume.
Une écriture unique, désormais reconnaissable en quelques lignes seulement, simple, fluide, et si pleine d'émotions et de sincérité.
On vit avec ces personnages qui prennent progressivement consistance sous nos yeux tant ils nous ressemblent. La colère, la peur, l'indifférence ; l'irresponsabilité, l'amour, la jalousie : ils passent successivement par toutes les couleurs de la palette des émotions et des sentiments que nous connaissons si bien, ce qui facilite notre empathie - notre dégoût aussi, parfois - comme s'ils existaient au-delà des pages d'un livre. Ils nous ressemblent ou sont semblables à des gens que nous connaissons, sans que le trait ne soit pour autant caricatural.
Dans Les secrets, toutes les générations sont représentées et présentent un éventail de personnalités tellement vraies !
Je pense au grand-père bougon de Yascha, propulsé en maison de retraite contre sa volonté, qui se demande s'il n'a pas perdu la tête en apprenant qu'il a une petite fille.
Je pense aussi à Catherine de Vaillac, l'odieuse mère de Mathilde, qui est incapable de faire preuve de tact avec sa fille et qui est à des années-lumière de comprendre ou même de respecter son besoin d'avoir un enfant.
"Un enfant, ça enchaîne, ça handicape."
Quant aux principaux personnages, ils sont capables d'attirer notre profonde sympathie ou notre sévère désapprobation, en fonction des circonstances ou de la façon dont chacun a évolué au fil des années.
Ca n'est peut-être pas tout à fait vrai pour Adrien, qui est décrit comme un homme idéal à tous points de vue, aimant au-delà de toute raison la future mère de ses enfants, toujours là même lorsque Mathilde se montre ingrate, toujours à démontrer son amour à tous moments de façons on ne peut plus sincères et originales. Un homme quasiment parfait aux attentions touchantes et aux réactions mesurées même dans les moments les plus difficiles.
Elodie attire elle aussi notre sympathie, elle qui a vu ses amies et sa famille se détourner d'elle quand elle est devenue mère à dix-neuf ans. Qui a également du renoncer à ses études et faire de nombreux sacrifices personnels pour parvenir à élever sa fille Jeanne du mieux possible. Elle a du devenir adulte bien avant l'heure, ce qui force le respect en dépit de quelques maladresses liées à sa jeunesse.
Yascha, le père de Jeanne, joue le rôle du parent plus tolérant, plus coulant, qui gâte sa fille lorsqu'il la voit, un week-end tous les quinze jours. Son affection est également touchante. Sa fibre paternelle évoluera avec le temps. Mais il est longtemps resté un grand adolescent , un fêtard invétéré, qui n'a pas su devenir responsable quand il est devenu père.
Quant à Mathilde, elle est à part. Personnage le plus développé du roman, elle suscite la compassion comme l'incompréhension, l'envie parfois de lui donner la main ... pour brusquement la lâcher au bord du gouffre.
"Tu crois que c'est facile de te ramasser à la petite cuillère tout en continuant à faire bonne figure ?"
Elle suscite des sentiments très mitigés, contradictoires, parce qu'elle est ambiguë et complexe, presque bipolaire dans ses réactions.
"Mathilde est passée de l'état amorphe à l'hystérie en quelques fractions de secondes."
Les secrets, c'est elle qui les détient. Les mensonges lui viennent naturellement et bien souvent, elle se fera passer pour une mère fictive, s'inventant en société un enfant qu'elle n'a pas.
"Elle ne cherche jamais l'inspiration, les histoires qu'elle invente sortent presque toutes seules de sa bouche."
Son désir de devenir mère devient de plus en plus obsessionnel au fur et à mesure que tourne son horloge biologique, et chaque échec fait grandir sa frustration. Elle voit des bébés ou des femmes enceintes partout, elle est incapable de se réjouir à l'annonce de la grossesse d'une amie. Et si sa frustration se comprend, si sa douleur se conçoit, on lui pardonne moins ses accès de colère envers un conjoint qui a toujours pour volonté de la rassurer.
"On dirait que tu n'es plus que cette femme en mal d'enfant, on dirait qu'il n'y a plus rien d'autre qui compte, que ce désir t'a complètement accaparée."
Quelle solution lui reste-t-il ? Son passé peut-il tout expliquer ?
J'ignore si cette femme torturée vous agacera ou si au contraire vous pleurerez avec elle, mais en aucun cas elle ne pourra vous laisser indifférent.
Ce roman est vraiment susceptible de s'adresser à tous. S'il met l'accent sur les difficultés de certains couples à concevoir un enfant, la vision d'ensemble de la parentalité est beaucoup plus large. Nul besoin par ailleurs d'être père ou mère, homme ou femme, pour apprécier et se sentir concerné par ces pages qui s'adressent à tous. Vous n'avez peut-être aucun point commun ni avec la jeune Elodie, enceinte à dix-huit ans, ni avec Mathilde qui le sera à un âge deux fois plus élevé. Vous ne vous sentirez pas forcément d'affinités non plus avec le romantique Adrien ou avec l'immature et déboussolé Yascha. Pourtant, vous trouverez forcément dans le roman des éléments qui résonneront au plus profond de vous, de vos souvenirs, de vos expériences. Ou vous parviendrez tout simplement mieux à comprendre certains de vos proches qui ont eu des parcours semblables.
Grâce à cette lecture aisée, accessible, et néanmoins prenante et très riche.
Pour toutes ces raisons j'ai trouvé ce millésime 2018 quasiment magistral, même si j'émets quand même quelques petites réserves.
Un personnage m'a agacé, il s'agit de la grand-mère d'Elodie. Elle ne joue qu'un maigre rôle indirect mais ses proverbes m'ont un peu irrité par leur grande banalité et n'apportent rien.
Le livre se lit comme un roman à suspense, avec une envie de dévorer les pages pour découvrir la vérité, pour aller de révélations en révélations. Et si en effet quelques-unes parsèment les chapitres la principale arrive très tôt et ensuite ça manque quand même de secousses. Probablement trop habitué aux thrillers, je m'attendais davantage à avoir le cerveau complètement retourné. Or, il s'agit ici principalement de moments du quotidien qui composent les journées des protagonistes, mettant en exergue leurs caractères, leurs personnalités de fort belle façon. Mais il manque un soupçon d'effet de surprise à mon goût.
Enfin, s'il s'agit d'un livre ponctué de moments tristes, je n'y ai pas non plus retrouvé la noirceur que j'apprécie tant d'habitude chez la Lilloise. Il me laissera un goût moins amer et donc moins inoubliable que Sans Elle ou Au nom de quoi.
Mais ce ne sont que des gouttes d'eau qui n'ont pas empêché l'océan de flammes de brûler.
En conclusion, Les secrets est un roman aux personnages touchants
- Euh, Anty ? Tu l'as déjà écrite, la conclusion, au tout début !
- Ah oui, c'est vrai ...
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calypso
  08 avril 2018
J'ai découvert la plume d'Amélie Antoine l'an dernier avec Quand on n'a que l'humour…, un roman que j'avais trouvé particulièrement bien construit et qui avait su me toucher par les thèmes abordés. Ce nouveau roman est de la même trempe.
C'est l'histoire de Mathilde, une trentenaire mariée depuis plus d'une dizaine d'années avec Adrien, professeur de philosophie. Ils ont tout pour être heureux. En apparence seulement. Il manque un élément essentiel dans la vie du couple, un enfant. Tomber enceinte est devenu l'obsession de Mathilde, une obsession qui occupe toutes ses journées et toutes ses pensées. Jusqu'au jour où…
Vous l'aurez compris, la trame des Secrets pourrait se résumer ainsi : c'est l'histoire d'une femme qui désire un enfant. Ce serait un peu simpliste mais c'est également le signe d'une belle performance : tenir près de 400 pages sur un même sujet sans rendre l'histoire lassante. Ce serait également simpliste parce que ce serait oublier tous les personnages qui gravitent autour de Mathilde, sa mère détestable ou encore cette amie qui ne semble pas mesurer son mal être. Ce serait enfin ne pas voir l'importance des hommes dans cette histoire. Leur rôle est essentiel et leur souffrance bien réelle. C'est un roman qui propose une analyse psychologique des personnages qui m'a semblé d'une grande justesse, c'est une force indéniable, mais il présente également une construction tout à fait originale puisque l'histoire débute par la fin, à la page 391. Autant vous dire que cette construction sert parfaitement l'histoire, l'enchaînement des événements n'en est que plus intéressant.

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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leolechat
  09 mars 2018
Mathilde, 36 ans. La jeune femme est follement éprise de son époux Adrien, un charismatique professeur de philosophie qu'elle a rencontré quinze ans auparavant. Elle est comblée en amitié et s'épanouit pleinement dans son activité de bibliothécaire. Pourtant, Mathilde ressent un grand vide dans son existence. Un manque que rien ni personne ne peut combler : la présence d'un enfant.
Yascha, 25 ans. Ce chauffeur de taxi, qui est le père d'une petite fille qu'il a refusé de reconnaître, vit douloureusement sa rupture avec Mahaut, une énigmatique brune de onze ans son aînée avec qui il pensait avoir trouvé l'amour.
Elodie, 24 ans. Mère d'une enfant non désirée, cette dernière se bat pour joindre les deux bouts, assumer son rôle de parent isolé et survivre à son quotidien morose de vendeuse en parfumerie. Elle désespère de trouver un jour le compagnon qui viendra ensoleiller la grisaille de son horizon étriqué.
Par le plus grand des hasards, leurs chemins vont se croiser et profondément transformer leurs existences, marquant leurs vies de manière indélébile... Mais stop, je ne vous en dirai pas plus afin de ne pas spoiler l'intrigue !
Avec une grande acuité psychologique et une minutie d'orfèvre dans ses descriptions, Amélie Antoine dissèque l'univers dévasté d'une femme dont le désir d'enfant inassouvi va tourner à l'obsession et faire de sa vie et celle de ses proches un véritable enfer. De ruminations en agissements destructeurs, cette monomanie qui la ronge et l'obsède vingt-quatre heures sur vingt-quatre va l'amener à se perdre dans la dissimulation, les affabulations et la pousser à agir de manière insensée. "Les secrets", c'est l'histoire étonnante d'une femme prête à tous les sacrifices pour accéder à son rêve. Elle ira jusqu'au bout !
Servi par une écriture toute en fluidité et simplicité, ce suspense psychologique narré à rebours est un redoutable page turner que j'ai dévoré en seulement quelques heures.
Voilà un livre dont le contenu est aussi attrayant que sa couverture est attractive... mais chut, c'est un secret !
Lien : https://leslecturesdisabello..
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sylvaine
  30 avril 2018
"La fin justifie les moyens ". C'est du moins le sentiment qui a permis à Mathilde de sortir du mal-être lancinant qui la ronge depuis des années . Mathilde et Adrien , un couple aimant, fusionnel , un couple qui fait front devant l'adversité , mais ce couple a failli partir en fumée . Alors en ce jour de septembre quand Mathilde annonce à Adrien qu'enfin ils vont être parents, que le rêve est devenu réalité ,les pendules se mettent à l'heure et la terre se remet à tourner normalement.
"Et si le mensonge était une ultime preuve d'amour?" Alors pour expliquer le présent Amélie Antoine remonte dans le temps, les personnages se mettent en place, chacun a un rôle à jouer . L'empathie de l'auteure pour chacun d'eux est palpable, elle les observe, elle les regarde bouger, agir, réagir , se démener comme ils peuvent dans les méandres de la vie . Un ton juste sans trémolos confère à ce récit intensité et réalisme. Amélie Antoine évoque sans tabous un sujet douloureux pour nombre de femmes , le manque d'enfant et elle le fait bien .
Un grand merci aux Editions Michel Lafon via NetGalley pour ce partage . Amélie Antoine , une auteure talentueuse aux multiples facettes , que j'ai découverte avec Sans elle et que je retrouve ici avec grand plaisir dans un autre registre
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stokely
  02 avril 2018
La grande originalité de ce roman est le fait qu'il commence par la fin et que plus on avance dans la lecture plus on connait le passé des différents personnages, cela peut être déroutant au début de la lecture mais l'on s'y fait très rapidement.
On a même hâte de tourner les pages pour en connaitre plus sur chacun des personnages évoqués comme celui de Mathilde trentenaire heureuse en couple avec Adrien et qui cherche a tout prix à agrandir sa famille, Yascha la vingtaine chauffeur de taxi, Elodie la fille avec qui il est devenu papa sans le désirer.
Comme on peut s'en douter ces personnages vont être lier et on le découvre au fur et à mesure de la lecture, une écriture fluide, des chapitres courts, une construction originale tout est fait pour que l'on ne voit pas les pages qui défilent et c'est un pari réussi!
C'est le second livre que je lis de l'auteur et j'aime toujours autant.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
calypsocalypso   08 avril 2018
Elle pourrait sauter de joie, trépigner, hurler son bonheur. Elle pourrait.
Elle devrait.
Mais elle reste immobile, comme paralysée. Son cerveau est anesthésié, aucune pensée ne fuse dans sa tête pourtant toujours en ébullition.
Peut-être qu'elle a trop attendu ce résultat, qu'elle l'a trop désiré pour pouvoir se contenter d'être heureuse. Peut-être qu'elle ne sait plus comment faire pour se réjouir, pour être insouciante. Peut-être que le prix à payer pour ce minuscule trait bleu marine est trop élevé, que les sacrifices qui ont dû être faits au fil du temps, au fil de la souffrance, sont trop grands et qu'il est pour l'instant trop difficile pour Mathilde de simplement savourer cet instant magique.
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leolechatleolechat   09 mars 2018
Ils auront un enfant. Peu importe le temps que ça prendra encore, peu importe le prix à payer et les sacrifices à faire. Ils deviendront parents, et elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour qu'un jour, un bébé vienne transformer leur couple en famille. Tout.
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nathavhnathavh   06 juin 2018
Elle aurait pu mais le mensonge était sorti tout seul, si facilement, si naturellement que même elle s'était demandé comment il était possible de dissimuler la vérité avec autant d'aisance et d'inventivité. Elle a tellement pris l'habitude de s'arranger avec la réalité qu'au fil du temps, elle en a même presque oublié que le mensonge n'était pas censé être quelque chose d'habituel. Mois après mois, les cachotteries lui ont permis de se sentir libre, si délivrée des contraintes du quotidien que c'est pour elle devenu addictif d'être malhonnête. Elle n'en a pas conscience, bien sûr. Simplement, le plaisir de proférer des mensonges plus ou moins inoffensifs et de jouer avec le feu sans jamais se brûler est peu à peu devenu quelque chose de jouissif. Comme le gamin qui s'amuse à chiper des bonbons à la boulangerie juste pour le plaisir de ne jamais se faire attraper par la vendeuse.
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BlackKatBlackKat   02 mars 2018
Mais il faut croire qu’être parent, c’est être constamment tiraillé entre l’envie d’avoir du temps à soi, de souffler un peu, et le manque dévorant qui s’installe dès que son enfant est absent de la maison.
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bibliobleuebibliobleue   11 mars 2018
Mais l’idée est revenue à pas de loup lors de trop longues nuits d’insomnie, s’est cramponnée à son cerveau, s’est immiscée dans son cœur. Elle est revenue jour après jour, accompagnée d’un visiteur très persuasif, contre lequel Mathilde ne pouvait pas lutter : l’espoir. Elle s’est sentie déchirée, effrayée, et, en même temps, elle a retrouvé le courage qui commençait à lui faire défaut. Un lampadaire s’était allumé dans la nuit noire que lui semblait être sa vie. Des heures durant, elle avait contemplé le visage serein d’Adrien qui dormait à côté d’elle. Elle l’aimait tellement. Tellement.
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Videos de Amélie Antoine (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amélie Antoine
Voici le book trailer du roman "Les silences" de Amélie Antoine en librairie le 7 mars !
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