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ISBN : 2715234562
Éditeur : Mercure de France (15/01/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
18 chroniques et une nouvelle évoquent le lien entre le romancier et des auteurs dont près de la moitié sont français ou francophiles : P. Mérimée, Chamfort, F. Fénéon, G. Flaubert, M. Houellebecq, etc.
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
nathalia1307
17 février 2015
Par la fenêtre regroupe deux titres, parus en VO Through the Windows (Par la fenêtre) et A life with books (Une vie avec les livres. Soit 18 chroniques parues dans le Guardian, le New Yorker&London Review of books, et Perséphone books.


Ce qui me plait chez Barnes, c'est la complicité littéraire qui s'installe au fil des pages, on sent bien qu'il a des heures de vol de lectures, et une capacité à déceler les qualités littéraires d'un livre, qui personnellement me fait défaut. J'ai trouvé également un petit désagrément à cette lecture, un côté un peu professoral, cependant en tant que critique littéraire on peut comprendre que Barnes défende le livre sur son contenu...
Globalement sur les 18 essais, certains m'ont totalement passionnés, "Une vie avec les livres" déculpabilise complétement car question achat compulsif de livres, je suis battue par Barnes Very Happy
Je ne les ai pas lus dans l'ordre, j'en ai sauté certains, puis au final j'ai lu l'ensemble du livre.
Il évoque pas mal d'auteurs de la littérature anglaise et américaine, Kipling, George Orwell, Ford Maddox Ford, si certains auteurs ne font pas l'objet de beaucoup de développement, ils sont évoqués comme Trollope, Austen, Angela Thirkel, juste citée, Dickens, Edith Wharton, Hemingway et Updike (pas ma tasse de thé) et Houellebecq étonnant (Barnes a participé à un jury littéraire, qui a élu Houellebecq, et raconte le dessous de ses jurys ou parfois les jurys doivent s'imposer pour faire élire leur choix à contre courant des organisateurs de ces jurys très drôle)
Pour Wharton, il s'étend pas mal sur L'écueil, le roman qui précède Ethan Frome, ne l'ayant pas lu, je n'ai pas profité pleinement de ses commentaires sur ce roman, c'est un peu l'inconvénient.
Cependant sur Ford Maddox Ford, Barnes est assez brillant, deux de ces romans font l'objet d'analyse (Un bon soldat, Finies les parades) pas forcément pointue car je me suis bien retrouvée dans ses impressions rien qu'avec le visionnage de la mini série, je regrette grandement que ce roman de Ford Maddox Ford ne soit pas traduit, Barnes a grandement apprécié le personnage de Sylvia
Les passages sur la manière de traduire des romans m'ont moins intéressés, sans être complètement ennuyant, un peu trop technique à mon goût, cela permet de se rendre compte de la manière de traduire du Français à la langue anglaise Madame Bovary et des choix cruciaux que doivent faire les traducteurs pour rendre les nuances du texte original.
Enfin marqué par le deuil de son épouse, Barnes renvoie au livre de Carol Joyce Oates et Joan Didion , et explique comment la lecture de ses deux auteures lui a permis de mieux appréhender ce qui lui arrivait.
Bref, il y a du bon dans ce petit recueil. Deux auteures que je connaissais à peine Peneloppe Fitzgerald et Loorie Moore et trois livres à lire dans la Pal, Un bon soldat de Ford Maddox Ford, L'écueil de Wharton, L'année de la pensée magique de Joan Didion.
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SZRAMOWO
27 novembre 2014
Par la fenêtre. Chroniques
[Through the window]
Trad. de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin
Collection Bibliothèque étrangère, Mercure de France
Parution prévisionnelle : 15-01-2015
Ce sont les romans qui disent le plus de vérité sur la vie : ce qu'elle est, comment nous la vivons, quel sens elle pourrait avoir, comment nous la goûtons et l'apprécions, comment elle tourne mal et comment nous la perdons. Les romans parlent à et émanent de, tout ce que nous sommes – esprit, coeur, oeil, sexe, peau ; conscient et subconscient… Ils rendent des personnages qui n'ont jamais existé aussi réels que nos amis et des écrivains morts aussi vivants qu'un présentateur de télévision… La meilleure fiction fournit rarement des réponses ; mais elle formule exceptionnellement bien les questions...
Et c'est à travers dix-huit chroniques – plus une nouvelle – que Julian Barnes nous entraîne à la rencontre de romanciers lui ayant fait connaître «ce lien profondément intime qui s'établit quand la voix d'un écrivain entre dans la tête d'un lecteur».
On connaît son amour pour la France et on ne s'étonnera donc pas que près de la moitié d'entre eux soient français ou francophiles comme lui, par exemple Kipling ou Ford Madox Ford. Voici Mérimée, Chamfort, Félix Fénéon, évidemment Flaubert, plus Michel Houellebecq, au fil des pages où l'érudition laisse souvent la place à énormément d'humour – à quoi n'échappent pas non plus Orwell, Updike ou Hemingway. Au final, un éblouissant et décapant florilège.

Lien : http://www.gallimard.fr/Cata..
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CLAVIE
05 mai 2015
Que peut faire un écrivain vivant qui a atteint la notoriété avec de grands romans ?
Julian Barnes a choisi de nous raconter son plaisir de lecteur sous forme de courtes chroniques.
Il amuse, fait réfléchir, rase aussi un peu parfois. Cependant, n'est-ce pas le sort bienséant de tout passionné ? Interpeller, enseigner et susciter l'envie de découvrir.
J'y ai trouvé quelques remarques intéressantes. Je retiens notamment la définition du lecteur ; affichant au monde sa solitude, il se lie avec une personne qui se dévoile.
Je vous conseille cette nouveauté de l'année, en gardant toutefois votre dictionnaire à portée.
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Les critiques presse (3)
Lexpress23 février 2015
18 chroniques enchanteresses comme autant de variations sur ces écrivains auxquels il se sent profondément lié : Rudyard Kipling, George Orwell, Edith Wharton, Hemingway, Updike, mais aussi, en bon francophile, les frères Tharaud, Chamfort, Houellebecq, Félix Fénéon, Flaubert... Le bonheur, avec Barnes, l'anecdote en permanence au bout de la plume, c'est qu'on ne s'ennuie jamais.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro06 février 2015
On l'aura compris à la lecture de ce recueil (où passent aussi les figures de Chamfort, Félix Fénéon et Michel Houellebecq), la grande passion de la vie de Barnes, c'est le livre imprimé. Une passion qu'il résume en quelques mots: «J'ai vécu dans les livres, pour les livres, par et avec les livres; depuis un certain nombre d'années, j'ai la bonne fortune de pouvoir vivre grâce aux livres.» Lisez Barnes!
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos14 janvier 2015
Seule relative fausse note : le chapitre consacré à Flaubert « Traduire “Madame Bovary” », trop technique et universitaire. Pour le reste, ces chroniques au style élégant enchantent. Et incitent à se précipiter dans les librairies pour (re) découvrir les vrais livres.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (4) Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche2431 mars 2015
-Une vie avec les livres-
j'ai vécu dans les livres, pour les livres, par et avec les livres; depuis un certain nombre d'années, j'ai la bonne fortune de pouvoir vivre grâce aux livres. Et ce fut à travers les livres que je pris pour la première fois conscience qu'il y avait d'autres mondes au-delà du mien, que je tentai d'imaginer comment ce serait d'être quelqu'un d'autre, que je découvris ce lien profondément intime qui s'établit quand la voix d'un écrivain entre dans la tête d'un lecteur.( p.13)
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fanfanouche24fanfanouche2402 avril 2015
Je commençais alors à voir dans les livres plus que des objets simplement utilitaires, des sources d'information, d'instruction, de plaisir ou de titillation. D'abord, il y avait l'excitation et le sens de la possession : posséder un certain livre-qu'on avait choisi soi-même-était de se définir. (p.16)
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fanfanouche24fanfanouche2403 avril 2015
La lecture est une aptitude majoritaire mais un art minoritaire. Rien toutefois ne peut remplacer la communion précise, complexe, subtile entre auteur absent et lecteur présent, captivé. (p.24)
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fanfanouche24fanfanouche2403 avril 2015
Quand on lit un grand livre, on n'échappe pas à la vie, on y plonge plus profondément. Il peut y avoir une évasion superficielle-dans d'autres contrées, coutumes et moeurs, modes d'expression-, mais ce qu'on fait essentiellement-c'est approfondir sa compréhension des subtilités, paradoxes, joies, peines et vérités de l'existence. (p.25)
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Videos de Julian Barnes (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julian Barnes
Bande annonce de la mini-série Arthur & George, adaptation du roman de Julian Barnes
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