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Les Petits Meurtres du tricot-club tome 1 sur 2
EAN : 9782702188422
270 pages
Calmann-Lévy (11/10/2023)
3.58/5   37 notes
Résumé :
L’effervescence est à son comble à La Grenouille, le bar-épicerie où se retrouvent les membres du Tricot-Club de Valuéjols, charmant village cantalien au coeur de la planèze de Saint-Flour.
La cause de l’émoi : un projet de carrière à ciel ouvert qui défigurera ce magnifique coin de campagne. Tout est suspendu au rapport d’un expert en hydrologie venu étudier les lieux. Mais de rapport il n’y aura point : l’expert meurt empoisonné à la maison d’hôtes où il av... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Sylvie Baron est devenue au fil des années une écrivaine que j'apprécie un peu plus à chaque lecture.
le décor, le cantal bien sûr, Saint Flour le plus souvent ou comme ici un village au coeur de la planèze cantalienne.
Des personnages que l'on s'approprie sans fausse honte. Josefa, la native, femme de caractère, droite dans ses bottes, justicière dans l'âme , Alice sa complice, la citadine, la "bourgeoise" épouse de notable . Elles ont vécu un drame , et ensemble ont réussi à démasquer le coupable, celui qui a tué leurs filles. ... Elles se retrouvent cette fois ci à La Grenouille, petit café, point de rendez-vous des amateurs de belote ou de tricot. Un lieu où l'on se sent bien, où l'on papote bien sur , où les nouvelles se partagent.
Entre le projet de créer une carrière à ciel ouvert dans ce coin de paradis et la mort suspecte d'un hôte de la résidence des Sorbiers, Richard Cavensac, un hydrologue réputé , Josefa va devoir activer ses cellules grises ... aidée bien sur par Alice et tout le club de tricot ...
Un roman policier bien ficelé , une enquête menée de main de maitre dans un petit paradis menacé par l'industrialisation. Bref une lecture cocooning qui fait du bien!
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J'avais découvert Sylvie Baron il y a une bonnes dizaines d'année, alors qu'elle écrivait à 4 mains avec sa fille Claire des polar régionaux se déroulant déjà au coeur du Cantal avec le secret de la Truyère et Les justicières de Saint-Flour.
Et puis je n'ai plus eu l'occasion de rencontrer la route de Sylvie Baron. jusqu'à ce qu'en mars dernier les éditions Calmann-Levy me propose Les petits meurtre du mardi. qui faisait référence à Agatha Christie, je n'ai pas pu résister et j'ai eu envie de la lire. Et je ne suis régalée, Aussi quand en octobre dernier parait Les petits meurtres du Tricot-Club, je n'ai pas su résister
Mais alors que nous raconte Un hôte bien encombrant
Les membres du Tricot-Club de Valuéjols, un village du Cantal, se retrouvent au bar-épicerie La grenouille. Et tout en tricotant chacun aime papoter de tout et de rien avec le reste du gang au tricot, ils parle aussi d'actualité et là l'actualité les touche de plein fouet. En effet, tout ce beau monde est en émoi. Forcément on leur annonce un projet de carrière à ciel ouvert qui défigurait leur belle campagen qu'il aime temps.
Un expert en hydrologie dépêché sur place. Oui mais voilà que le me venu étudier les lieux est retrouvé mort. Il a été visiblement empoisonné, dans la maison d'hôtes où il résidait.
Ni une, ni deux, Joséfa, la femme de ménage, se met en quête du coupable avec ses complices du Tricot-Club surtout qu'on apprend que le rapport de ce Richard était défavorable aux travaux d'extraction. Et la faisabilité du projet minier serait remis en cause car il bouleverserait trop la détruirait la biodiversité
Une fois de plus, avec ce titre Sylvie Baron retranscrit ici parfaitement l'atmosphère propre au whodonit. Et nous entraine un véritable roman à énigme. Mais un polar qui nous parle aussi de préoccupations actuelles telle que l'écologie.
Notre autrice nous entraine dans son Cantal tant aimé visiblement. Elle nous décrit ses paysages de campagne avec bonheur, on se croirait au paradis.
Elle nous propose un galerie de personnages haut en couleur et fort sympathiques enfin pour la plupart. On s'attache à eux surtout à nos héroïnes. Reine la tenancière du café de la grenouille, Alice une citadine venue s'installer en province et amie proche de Josefa qui est apprise de justice surtout depuis la disparition de sa fille. Et surtout on aime sa ténacité et en premier lieux à celui de vouloir tenir debout malgré le drame qu'elle a connu. Joséfa est une femme généreuse et fidèle, une femme droite dans tout ce qu'elle entreprend. Sauf pour le tricot, elle se qu'elle préfère c'est la convivialité et les rapports humains, elle est à l'écoute de ses contemporains. Joséfa fait preuve d'une belle humanité.
Mais là toutes ses qualités vont être mise à l'épreuve car le meurtrier est retort et l'enquête plus difficile qu'il n'y parait. Et de rebondissement en fausse pistes, notre autrice nous offre un fort beau moment de lecture et de détente et c'est certain ces mystères dans le pays cantalien vous tiendront en haleine de bout en bout.
J'ai vraiment apprécié ce petit cosy crime à l'ancienne et pourtant très contemporain ! J'ai aimé la façon dont Sylvie Baron met en scène les antagonismes qui s'affronte ici entre intérêts financier et intérêts environnementaux.
J'aime quand un polar me divertit et me fait réfléchir en même temps !
Merci Madame l'auteure, mission accomplie, c'est parfaitement réussi !
Lien : https://collectifpolar.blog/..
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Valuéjols, planèze de Saint-Flour. Tous les mardis, les membres du Tricot-Club se réunissent dans le bar La grenouille. Joséfa n'aime pas tricoter, mais elle aime les rencontres et les échanges. Aussi, elle a imposé une règle aux autres membres : il n'est pas obligatoire de sortir ses aiguilles. La vraie raison d'être de ce rendez-vous sont les échanges. Dans ce groupe hétéroclite, les personnalités, les situations familiales et professionnelles sont très différentes.

Ce mardi, un débat anime la réunion. En effet, un article de journal affole les esprits. Depuis l'achat d'une partie du foncier de la Planèze par une entreprise minière et des tests récents d'extraction, un projet, en sommeil depuis quarante ans, semble proche de se concrétiser. Or, la création d'une carrière à ciel ouvert détruirait la biodiversité. Un expert en hydrologie a été nommé. Joséfa apprend qu'il s'est installé dans la maison d'hôtes dans laquelle elle officie en tant que femme de ménage. La faisabilité des travaux est suspendue au rapport de Richard Cavensac.

Le lendemain matin, lorsque Joséfa arrive sur son lieu de travail, elle est surprise par la présence des gendarmes. La veille au soir, un drame s'est produit : l'hydrologue est mort, empoisonné. Personne ne connaît les résultats de ses recherches, aussi les suspects sont nombreux. Les partisans et les opposants de la carrière ont tous pu souhaiter sa disparition. le Tricot-Club décide d'enquêter.

Joséfa est en première ligne, puisque par son métier, elle côtoie toutes les personnes présentes, lors du dernier repas du défunt. Elle observe, pose des questions et analyse les comportements. Sa mission est dangereuse : le meurtrier est malin, comme le montre son crime parfait. J'ai aimé retrouver Joséfa que j'avais déjà pu apprécier dans deux livres précédents (Deux Justicières et Un coin de parapluie. Cliquez sur les titres pour lire mes chroniques). J'aime son caractère frondeur et empathique, sa personnalité sociable, son authenticité et son franc-parler. Elle a vécu le pire, aussi, elle ne tergiverse pas et elle suit son instinct. Cependant, elle possède de grandes qualités d'écoute et elle est très généreuse. Elle est une amie fidèle et compréhensive.

Une fois encore, dans ce roman, Sylvie Baron s'est emparée d'un fait de société. Elle montre les enjeux financiers et environnementaux de la carrière. le sous-sol de la Planèze est riche de diatomite, une roche utilisée par de nombreuses industries. Aussi, les défenseurs et les adversaires de son exploitation s'affrontent. L'auteure expose les arguments de chacun. Cet enjeu économique et écologique réveille les instincts les plus vils.

En ce qui concerne le meurtre, comme avec chaque livre de Sylvie Baron (c'est le 12e que je lis 😀), j'ai soupçonné tout le monde et personne, je n'ai pas anticipé la conclusion. Comme d'habitude, je me suis laissé guider par le récit et je n'ai pas pensé regarder sur les côtés. J'ai adoré Un hôte bien encombrant.

Lien : https://valmyvoyoulit.com/20..
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Dans cette nouvelle saga policière créée par Sylvie Baron, on retrouve le personnage de Joséfa, apparu deux fois dans des précédentes intrigues, dont celle du Parapluie.

Joséfa n'aime pas spécialement tricoter, mais elle apprécie la compagnie de ses amis au club de tricot de "la Grenouille", le café de Reine, car on y papote, on y échange, on y bavarde, on y réfléchit, sans forcément y tricoter.
Notre femme de ménage cantalienne travaille dans une maison d'hôte où l'on soupçonne fortement un assassinat après l'étrange fin de l'un des résidents. On apprend que cet homme était hydrologue et devait émettre un rapport sur l'impact d'une carrière de diatomite. Et nombre d'habitants de la région voudraient conserver la narse et sa biodiversité intacte, l'enjeu est écologique.
Bien sûr, cette fine mouche de Joséfa, bien connue du commissaire Laborie est diligentée par celui-ci afin d'avoir des yeux et des oreilles partout, car, qui avait intérêt à faire disparaître cet hydrologue, parmi les autres résidents ?
Certains personnages sont attachants, tels celui de Joséfa, mais d'autres moins captivants et pourtant au coeur de l'écheveau d'indices. L'autrice n'est pas avare en explications sur l'importance de ce sujet écologique, certes, il sert l'intrigue mais il est très présent. le roman est intéressant à lire, et le dénouement surprenant ! Sylvie Baron emmène encore le lecteur là où elle veut et comme elle veut, et j'adore la lire !
Lien : https://lecturesdartlubie.bl..
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Je ne suis pas une fan inconditionnelle des « cosy crime » mais de temps en temps j'avoue que c'est bien agréable à lire. Après avoir lu deux chroniques élogieuses sur « Les petits meurtres du tricot-club », j'ai eu envie de le découvrir. Et me voilà donc partie dans le Cantal aux environs de Saint-Flour en compagnie de Joséfa, une femme de ménage perspicace, au fort caractère mais empreinte d'une grande humanité. Elle travaille à la résidence des Sorbiers dirigée par Marie Charbonnel, une femme d'une quarantaine d'années, assez hautaine et peu sympathique envers ses employés. Mais Joséfa n'est pas du genre à se laisser faire, elle a du répondant. Elle aime son petit coin de Cantal et fait partie du club tricot du mardi même si elle n'aime pas tricoter. Ce qu'elle aime, c'est retrouver les membres du tricot-club, des amis, une vraie famille. Ils se réunissent tous au bar-épicerie La grenouille tenue par la dynamique et chaleureuse Reine Cazals. La tranquillité du village est soudainement troublée par deux évènements qui sont peut-être liés : d'une part, la multinationale Greenbull veut exploiter la diatomite présente dans la narse de Nouvialle, une zone humide à côté du village au détriment de la biodiversité et d'autre part, un hydrologue qui menait l'enquête sur les impacts de cette hypothétique exploitation et qui logeait aux Sorbiers vient de mourir – cet « accident » d'allergie ressemble fort à un meurtre. Il n'en faut pas plus pour que Joséfa se mette à enquêter avec l'aide de ses amis. Cela n'a pas l'air d'être la première fois que Joséfa joue au détective car elle est en lien avec le commissaire Laborie qui a l'air de la tenir en grande estime. La galerie des personnages rencontrés dans ce roman en fait indéniablement tout le charme. C'est un réel plaisir de les suivre, chacun avec ses qualités et ses défauts, mais une amitié solide les unissant. de plus, on ressent l'amour profond que les personnages et l'autrice portent à ce petit coin du Cantal. Pour info, la situation concernant le projet d'exploitation de la narse de Nouvialle est réelle. Un collectif tente depuis des années de faire annuler ce projet pour préserver ce patrimoine naturel précieux. En résumé, ce livre offre un agréable moment de lecture grâce à une enquête bien menée et un suspense qui dure jusqu'à la fin. Mais avouons-le, le véritable charme de cette histoire est avant tout l'amitié au coeur d'un très joli coin de France.
Lien : https://mapassionleslivres.w..
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
L’univers prend brusquement une autre dimension. Joséfa réalise que si le pauvre Cavensac était allergique, il était en fait surtout un hydrologue réputé travaillant sur les enjeux du projet de carrière à la narse.
« Il est mort. »
Reine ne va sûrement rien comprendre à sa réponse laconique, tant pis, elle se chargera de la lui expliquer plus tard. Pour l’instant, c’est tout ce qu’elle trouve à dire. Elle n’a plus qu’une idée en tête, interroger au plus vite Ruby pour lui soutirer toutes les informations utiles.
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Joséfa aime particulièrement l'atmosphère de la Grenouille, bourdonnant de mille conversations. A peine passé le seuil de l'établissement, il y a toujours quelqu'un pour vous saluer, vous interpeller, parler de la météo, demander des nouvelles de votre santé, ou s'étendre un peu trop longtemps sur la sienne. On sent ici qu'on fait partie d'une véritable communauté, qu'on compte pour les autres, qu'une espèce de fraternité spontanée vous protègera en cas de coup dur puisqu'on est tous embarqués dans le même bateau.
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La Grenouille, drôle de nom pour un café, bar, épicerie, dépôt de pain et tant d’autres services comme on en trouve dans toutes les campagnes qui subissent les conséquences de la désertification et y résistent tant bien que mal en réinventant leurs lieux de vie. Malgré son enseigne fraîchement repeinte qui se balance au vent, un batracien allongé dans une flaque d’eau en train de lire le journal tout en fumant la pipe, l’endroit ne paie pas de mine.
Coincée entre l’église et un ancien commerce de vin désaffecté, sa devanture est étroite et sombre. En contraste total avec l’intérieur, une salle longue d’un vert éclatant en hommage sûrement au peuple des marécages. La partie bar-épicerie occupe le devant de la scène, les tables du fond s’organisent autour d’une cheminée en pierre, permettant au choix de s’enfermer dans sa bulle ou au contraire de discuter avec d’autres habitués.
C’est un lieu assez extraordinaire. Les gens viennent ici pour se restaurer, se retrouver, papoter. À côté du Tricot-Club, l’établissement propose aussi, selon les jours, des aides aux devoirs, des coups de pouce administratifs, des cours de guitare, de yoga et d’ornithologie, ainsi que la distribution régulière des produits de l’Amap locale. La Grenouille est une sorte de « maison bis », un refuge, un ventre chaud et accueillant.
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La narse est un mot de patois, un mot rassurant pour décrire cette zone humide exceptionnelle si riche en biodiversité, issue d’un ancien lac d’origine volcanique. Son sous-sol dispose d’une autre richesse invisible, la diatomite, une roche constituée de diatomée fossilisée, petite algue microscopique dont les dépôts siliceux datent de plusieurs millions d’années. Une ressource dont l’industrie agroalimentaire est friande pour ses capacités de filtrage. Ainsi, sous les ruisseaux et les pâturages de la Planèze, autour de Valuéjols et du hameau de Nouvialle qui en est le centre, se loge le plus grand gisement d’Europe de diatomite, à un niveau de pureté apparemment inégalé. Des centaines de milliers de tonnes convoitées par un industriel comme Greenbull, pressé d’en commencer l’exploitation.
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- Au fait, notre tricoteuse en chef ne viendra malheureusement pas à la réunion. Charbonnel m’a appris que son autre employée était souffrante et que du coup Joséfa était de service ce soir.
Cette nouvelle déboussole Reine encore plus que toutes les autres péripéties du jour.
S’il y a une seule personne capable aujourd’hui de lui faire oublier ses soucis, c’est bien Joséfa. Une émotion intense, qu’elle ne cherche même pas à contrôler, emplit sa cage thoracique. Elle a tout bêtement envie de pleurer. Ça ne lui est pas arrivé depuis si longtemps qu’elle a, comme son amie la coiffeuse, une espèce de sale prémonition.
On ne va pas s’en sortir indemnes, il y aura du grabuge.
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Découvrez le nouveau titre de Sylvie Baron, Deux justicières paru le 1er septembre 2022. Deux jeunes filles de 17 ans renversées par un chauffard qui prend la fuite. Et s'il ne s'agissait pas d'un accident mais bien d'un meurtre ?
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