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ISBN : 2283032407
Éditeur : Buchet-Chastel (03/10/2019)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
À vingt ans, beau comme un demi-dieu, Brahms fait une rencontre qui va changer sa vie et le cours de l’histoire de la musique. Schumann célèbre son génie, tandis que le jeune homme tombe amoureux de Clara Schumann - la femme du compositeur et la plus grand pianiste de ces années.
Une tragédie succède à cette épiphanie : Schumann est enfermé, il meurt, et le destin de la musique allemande échoit entre les mains de Brahms.
Alors que le monde de l’art ne ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  11 janvier 2020
Tout démarre avec une rencontre magique : Johannes Brahms fait la connaissance de Schumann, en pleine gloire et de sa femme Clara, pianiste renommée et il tombe amoureux de Clara qui a vingt ans de plus que lui. L'auteur n'hésite pas à employer le terme d'Épiphanie pour parler de cette rencontre qui va décider de la carrière de Brahms.
Catastrophe, Schumann est interné : on a parlé de mélancolie, de nos jours, on préfère le terme « troubles bipolaires » à celui de psychose maniaco-dépressive, cela paraît moins grave… Il va d'ailleurs mourir dans cet « asile ».
Toute l'orientation musicale de Brahms va découler de son inspiration pour Schumann.
On voit évoluer, le jeune Brahms, dans ses créations : les danses hongroises, puis les symphonies, les quatuors, les compositions pour piano, les lieder etc.
Au passage, on se rend compte des oppositions de l'époque : aux partisans de Schumann, Brahms, Beethoven, ou Bach ne tardent pas à s'affronter les partisans de la nouveauté : Wagner, Liszt par exemple, on en arrive à une querelle des anciens et des modernes, version musicale, avec pétitions à la clé… on s'affronte, on se déteste, on se critique parfois avant même d'avoir écouter une composition musicale qui vient de sortir… on a les partisans de Verdi en opposition à ceux de Wagner… Chopin versus Liszt…
Bach est considéré comme le père immortel et l'auteur en conclut fort joliment d'ailleurs : « Et puisque « Bach » signifie « petite rivière » et que Brahms est né au bord de la mer, la filiation s'impose tout naturellement. »
J'ai remarqué au passage la sentiment anti allemand qui règne à Vienne à l'époque et comme Brahms aime dire ce qu'il pense on imagine aisément ce que cela peut provoquer. Il aime provoquer, et la franchise est une de ses qualités. On retient également son perfectionnisme qui va le conduire à détruire les compositions qu'il juge mauvaises.
Olivier Bellamy évoque aussi les rivalités entre pays : il est de bon ton de dénigrer Berlioz, par exemple, uniquement par chauvinisme. Les goûts musicaux et les critères d'appréciations des Français à l'époque sont bien décortiqués…
Je connaissais très peu de choses sur la vie de ce musicien, et l'auteur m'a permis de découvrir les facettes de sa personnalité, son besoin d'être aimé, mais sa tendance à fuir dès qu'une idylle pourrait devenir sérieuse. Ce que je retiendrai aussi, c'est son côté altruiste, toujours prêt à aider les autres, ses parents d'abord, puis ses amis ensuite, il est le parrain de nombreux enfants.
J'aime énormément ses « danses hongroises » inspirées de la musique Tzigane (mot à ne pas prononcer à l'époque déjà !) et je connaissais peu ses symphonies et ses autres compositions.
« Il ressentait pour la musique tsigane (qu'il appelait « hongroise ») la fascination du danseur étoile pour le hip-hop. Une autre idée de la virtuosité transcendante sans les rênes de l'académisme, l'exotisme en prime… Toute sa vie ce maître de la fugue est resté un éternel fugueur «
On a beaucoup dit à l'époque que sa première symphonie était tellement la continuation de celles de Beethoven, qu'on l'appelait la « Dixième ».
A noter, un chapitre intéressant sur Wilhelm Furtwangler qui définit ainsi la musique : « La musique n'est ni intellectuelle ni abstraite mais organique, immédiate et comme jaillie des mains de la nature » ou mieux encore
« la musique n'existe que dans l'instant et rend caduque toute littérature. L'oeuvre d'art se ressent totalement au moment où elle est jouée et entendue. Après cela, l'intellect fractionne morcelle, oublie le tout. »
L'auteur fait un clin d'oeil en passant au célèbre « Aimez-vous Brahms » de Françoise Sagan, aux cinéastes qui ont choisi ses oeuvres en bande-son : Godard dans « à bout de souffle », mais aussi Chabrol, Leconte, Kubrick et même Chaplin…
D'autre part, j'ai découvert les lieder (il en a peu écrit par rapport à Schumann par exemple, car il pensait que si un poème était « parfait » il n'avait pas besoin de musique pour le mettre en valeur (ex Goethe ou Heine) …
Je préfère Beethoven, Bach, Chopin, (Mozart bien-sûr) que je peux écouter pendant des heures, mais avec Liszt, je coince un peu et Wagner m'insupporte : j'essaie de temps en temps d'écouter sa tétralogie par exemple, mais je dois tenir dix minutes d'affilée, c'est-à-dire écouter un petit bout de temps en temps façon puzzle. J'aurais presque envie de dire « du bruit en guise de musique » pour reprendre un commentaire glacial de Staline lors d'un concert.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre mais, il faudrait le relire en écoutant la musique car chaque chapitre correspond à une période de la vie de Brahms, mais surtout à la progression dans ses compositions pour l'apprécier de manière plus approfondie.
J'admire la poésie de l'écriture, le travail et la passion d'Olivier Bellamy ; passion qui est omniprésente dans cet ouvrage très convaincant. J'espère avoir été convaincante car point n'est besoin d'être un mélomane averti pour apprécier ce livre.
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Buchet-Chastel qui m'ont permis de découvrir ce roman et de m'immerger dans l'oeuvre de Brahms et dans son époque.
#LautomneAvecBrahms #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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mariech
  04 octobre 2019
L'automne avec Brahms c'est une douce promenade dans l'univers du compositeur , une porte qui s'ouvre délicatement sur sa vie que l'on soit amateur ou non de musique classique .
Tout jeune , Brahms va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie , il va faire la connaissance du couple de musicien déjà célèbre Robert et Clara Schumann .
Clara S a 14 ans de plus que lui et il est ébloui par cette femme talentueuse , belle , célèbre , une mère de famille nombreuse , elle aura 8 enfants mais surtout une grande artiste .
Robert Schumann est enchanté par le jeune musicien, il ne tarit pas d'éloge à son souhait même s'il se rend compte rapidement que celui ci est tombé amoureux de sa femme , amoureux oui mais d'un amour platonique , poétique , idéalisé .
Le drame couve , Robert Schumann sombre dans la folie et doit être interné , il mourra à l'asile .
Aujourd'hui encore , les différents experts qui se sont penchés sur son cas n'arrivent pas à trouver de quelle sorte de folie souffrait le compositeur , une forme de mélancolie .
La vie de Brahms ne se résume pas à son amour pour Clara S , l'auteur nous montre les qualités et les défauts de cet homme exceptionnellement doué qui restera toujours modeste .
Une belle lecture aux nombreuses anecdotes qui rendent la lecture agréable .
J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur qui s'adresse aussi bien aux néophytes tels que moi ou aux amateurs plus pointus .
J'ai réécouté avec grand plaisir Les danses hongroises .
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Waterlyly
  14 novembre 2019
Johannes Brahms est sans aucun doute l'un des plus grands compositeurs de l'époque romantique. Il a entretenu une relation étroite avec Schumann et son épouse Clara, qu'il admire profondément. C'est lorsque Schumann se fera interner dans un asile psychiatrique, que les liens entre Clara et Brahms vont s'intensifier au profit de créations musicales. L'admiration de Brahms va au-delà de la simple admiration, et c'est cette relation ambiguë qui sera mise en exergue dans ce beau roman.
L'auteur nous offre 44 tranches de vie de ce grand compositeur, pour nous permettre à nous, lecteurs, de mieux le connaître et de mieux l'appréhender. le tout est décrit avec une grande délicatesse et nous permet, que l'on soit néophyte ou pas, d'en apprendre énormément sur ce grand compositeur.
L'auteur ne part pas dans le compliqué et n'a pas la vocation d'avoir fait de son écrit un essai. Il s'agit plutôt de mettre en exergue les moments importants de la vie de Brahms, le tout de manière romancée et douce. Je me suis laissée porter par ce beau texte.
La plume est fluide, simple et va droit à l'essentiel. Elle est d'une grande délicatesse et emplie de sensibilité. Les chapitres sont assez courts, donnant du rythme à ce récit.
La vie et l'oeuvre de l'un des plus grands compositeurs de l'époque romantique sera mise en avant, le tout servi par une plume délicate et fluide. Très facile à suivre, j'ai été fascinée par ce beau récit.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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Zephyrine
  04 janvier 2020
Pour ce livre, c'est avant tout la couverture qui m'a séduite parce que pour être honnête, je ne connaissais pas trop l'oeuvre du musicien allemand...Mais ça c'était avant, le romancier a une telle passion pour ces oeuvres justement que tout au long du livre, il nous les fait partager, nous donne envie d'interrompre notre lecture à tout instant, et de lancer sur Deezer "Un requiem Allemand" ou un concerto pour piano...
J'ai adoré cette lecture, l'écriture de l'auteur est fluide, il mêle habilement éléments biographiques à souvenirs autobiographiques...Une lecture certaine pour des passionnés de musique classique et des gens qui souhaitent découvrir de nouveaux horizons !
Merci à netgalley et Buchet chastel pour cette lecture
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GigiFro
  02 décembre 2019
Voyage musical avec Brahms
Pourquoi ce livre ?
Sa belle couverture douce et nostalgique comme la musique de Brahms appelle à la découverte. Puis, c'est Brahms, baby !
Mon avis :
Très belle lecture ! Si vous aimez la musique classique, vous allez certainement apprécier.
Si vous n'êtes pas connaisseur ni amateur, ce livre va vous donner envie de connaître l'oeuvre de Brahms.
Plus qu'une biographie ou une hagiographie, c'est une déclaration d'amour, de reconnaissance, écrite par un passionné.
Les chapitres sont indépendants les uns des autres, mais liés dans la continuité. Tout au long le lecteur découvre des aspects tout aussi variés de la vie de Brahms. le point de départ est la période décisive qui a marqué le compositeur : la rencontre avec Robert Schumann, puis sa relation platonique avec sa femme et pianiste renommée, Clara Schumann.
Imaginez juste cette époque magnifique où les plus grands noms de la musique classique se côtoient ! Des étincelles (et pas que de génie) éclatent. Des rivalités, des sales coups. Tout une mafia ce petit monde !
Mais le portrait dressé par Olivier Bellamy montre que Brahms était non seulement empreint de génie, mais qu'il était aussi humble et doux que sa musique. En parlant de douceur, vous connaissez Brahms, vous tous. Tout le monde sans exception connaît par coeur une de ses mélodies ! Vous doutez ? Vous avez alors grandi dans une grotte sans que personne ne vienne vous fredonner sa berceuse.
Bien évidemment, son héritage va au-delà. Fin connaisseur, l'auteur ponctue les anecdotes de la vie de Brahms avec ses propres anecdotes. Comme quoi, l'esprit des grands compositeurs continue à nous inspirer.
Lien : https://gefroideval.wordpres..
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   12 janvier 2020
Il y a deux façons d’envisager l’amour de Brahms et Clara. La première est primitive et moderne : tout commence par un coup de foudre réciproque. D’abord aveugle, Schumann comprend tout. Son internement facilite le rapprochement des deux amants. Sa mort éteint le feu et laisse se consumer une braise qui empêche Brahms de se marier. Ce lien entaché de frustration et de culpabilité n’a d’autre issue que la sublimation résignée de l’amitié. Mélange de romantisme hollywoodien et de vaudeville français, mâtiné de névrose bergmanienne.

La seconde est plus subtile et mieux adaptée aux personnes en présence. L’amour était confus, brûlant, mais sacré et tout de suite à trois. Brahms s’attacha à Clara de façon chevaleresque. Le délire suicidaire de Schumann, son enfermement ont déréglé ce processus d’idéalisation et provoqué une sortie de route. Tout naturellement, le chevalier servant s’est mis au service de l’épouse de son maître. L’aiglon, l’élu, le prophète est devenu le protecteur de la future veuve. Les cœurs se sont affolés, les plumes se sont exacerbées, et les corps ont peut-être suivi (rien n’est sûr), mais ce ne fut qu’un dérèglement passager qui n’a rien changé sur l’essentiel : cet amour est resté une irrésistible et impossible trinité jusqu’à la mort du dernier survivant.
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Eve-YesheEve-Yeshe   11 janvier 2020
Ce qu’il aime par-dessus tout : jouer des valses avec son camarades Johann Strauss. Les honneurs ? Il n’en a cure. Décoré de l’Ordre de Leopold des mains de l’empereur, il bougonne : « je préfère trouver une belle mélodie plutôt que recevoir une récompense. »
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collectifpolarcollectifpolar   12 janvier 2020
« Bien-aimée, écrit Brahms, je joue Bach et Beethoven, et je pense à vous… Parfois je me tourne sur le côté, car j’aimerais vous voir à cet endroit… » Tout est vrai, rien n’est réel. Mais l’amour est là, l’amour grandit, l’amour a sa vie propre entre les êtres. « Je t’aime à en mourir », ce n’est pas une métaphore. Brahms pensera au suicide et le vivra en musique : son Quatuor avec piano no 3 en ut mineur en porte le souvenir tragique.

L’idylle cesse en 1856, car la mort de Schumann rend cette union impossible. Comme la mort d’un enfant sépare les couples. L’amour à trois n’est plus possible à deux. Brahms se raisonnera avec amertume : « Les passions ne sont pas des choses naturelles aux hommes, ce sont toujours des exceptions ou des excès. » Proust dira : « Les exceptions à la règle sont la féerie de l’existence. » On se jette parfois dans les bras de l’amour pour échapper à son destin, au poids de la vie, à son devoir. Quand on y renonce, l’amour demeure, la douleur continue de brûler comme une étoile dans la nuit : « Je t’aime plus que moi-même, lui écrit-il, plus...
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collectifpolarcollectifpolar   12 janvier 2020
Tout est langage des sons, exaltation et ivresse dans cette aventure qui commence à trois. Dès que Brahms commence à jouer sa deuxième sonate qui deviendra son opus 1, Schumann appelle son double. Clara accourt. Le duo devient trio et se fait musique.

Plus tard, Brahms écrira à Clara : « Je vous vois aussi bien que si vous étiez là. Par exemple pendant le trille de l’andante de la Symphonie en ut majeur… » (l’adagio de la Symphonie no 2 de Schumann). Le trille romantique : illustration du dernier souffle d’amour avant la mort. C’est à nouveau un trille que posera Brahms dans le mouvement lent de son Concerto no 1, véritable requiem pour son ami et maître, indissociable de l’image de Clara. Kreisler senior (K), Kreisler junior (k) ainsi que… « Klara » réunis dans un même trille douloureux, éperdu, éternel. Et « K », autrement dit ré dans le solfège allemand. Les trois mouvements sont en ré, ce qui est rare : ré mineur, ré majeur et ré mineur, tonalité de mort, tonalité du concerto.
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collectifpolarcollectifpolar   12 janvier 2020
Johannes est le fils d’un Johann, violoniste, altiste, violoncelliste, flûtiste, contrebassiste, et d’une Johanna, de dix-sept ans plus âgée que son mari, bonne ménagère, boiteuse, hypermnésique et férue de drames de Schiller.

Très précoce, l’enfant invente un solfège à cinq ans, pour noter ce qu’il entend, avant d’apprendre la théorie de la musique. À huit ans, il lit la Bible. Son premier professeur, Otto Cossel, lui forge une solide technique à coups d’études de Czerny, Cramer et Hummel. À dix ans, « Hannes » sait qu’il veut être compositeur. Ses dons au piano sont si remarquables que son mentor se désespère : « Il aurait pu être un si bon pianiste. » Un imprésario propose aux parents un contrat juteux de concerts en Amérique. Par chance, Otto Cossel les convainc que ce serait un crime et demande à Eduard Marxsen de compléter la formation du prodige qui n’a que douze ans.
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