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ISBN : 2081414430
Éditeur : Flammarion (16/08/2017)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 14 notes)
Résumé :
M comme une histoire d’amour – mais quand on a dit ça, on n’a rien
dit. Ou alors, il faut tout dire.
M comme l’amour rend clairvoyant et Cupidon s’en fout. M comme une histoire vraie – mais comment la raconter ? Avec quels mots ? M comme une soirée où l’on tire au pistolet sur des livres et autres jeux sexuels. M comme non ! Comme l’argent et les obstacles qui se dressent sur la route des amants. Comme les jolies filles avec des guillemets. M comme Zor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
YANCOU
  16 août 2017
Moi qui me suis souvent posé la question sur l'effet qu'avaient produit des oeuvres telles que L'Idiot (Dostoïevski), Ulysse (Joyce), L'homme sans qualités (Musil) ou encore - notez ici le titre de votre pavé de littérature aux mille et une saveurs favoris, votre sequoia le plus grand et dont les feuilles sont couvertes de mots à vous seul connus votre Himalaya le plus inaccessible, etc. -, voilà que c'est Grégoire Bouillier, celui-là même dont j'ai lu par trois fois L'invité mystère (Allia, 2004) et me suis bien saturé de son autofiction intitulée Rapport sur moi (Allia, 2002), ce Grégoire Bouillier donc, que je pensais disparu dans une bouteille, qui vient poser ses 873 pages (pour ce premier tome) sur ma table à manger qui me sert accessoirement de bureau, étant personnellement, faute de place, dépourvu de ce meuble-là chez moi, ce Grégoire Bouillier disais-je donc encore, qui m'offre ainsi une tentative de réponse à ma question. Car c'est bien une oeuvre colossale que nous propose cet auteur qui rattrape son retard (deux livres et demi en dix-sept ans, c'était peu quand même) avec ce premier tome s'imposant (c'est le cas de le dire) comme une longue modulation de l'Invité Mystère, avec des thèmes récurrents (Zorro, le suicide, la série Dallas, le sexe, la passion, l'amour, la séparation, etc.) et dont le sujet central - quoique le centre dévie constamment - est régulièrement entrelardé de digressions souvent bienvenues. Il y a beaucoup de désenchantement dans ce livre (on pensera évidemment à Philippe Muray ou Baudoin de Bodinat), le style est direct, sec, avec une tendance à haranguer le lecteur, le secouer, lui faire lâcher prise avec le livre, impossible d'ailleurs de ne pas penser à Kafka (d'ailleurs cité dans le livre) ou même Dostoïevski (pour un certain nihilisme). Grégoire Bouillier pense sa vie, il est de ces écrivains que Søren Kierkegaard définit si bien en disant d'eux qu'ils sont existentialistes car ils travaillent des éléments voir la totalité, de leur autobiographie et prennent comme sujet leurs questionnement existentiels - et c'est bien le cas de ce Dossier M, un immense livre de ruminations sur l'art et l'amour, la littérature et la mort, un livre au final peu agréable, ce qui le rend - dans une époque comme la nôtre où l'on veut constamment nous faire croire qu'au fond "tout va très bien dans le meilleur des mondes" - extrêmement pertinent car l'on s'y perd à tel point que le temps ne s'écoule plus, il se disperse. Vivement le tome 2.
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Bazart
  10 octobre 2017
Vous voulez savoir à quoi ressemble L'OVNI de la rentrée littéraire? Lisez-si vous avez le temps et la vie le rapport M publié le 16 aout dernier chez Flammarion.
Sur près de 900 pages, Grégoire Bouillier, rédacteur en chef adjoint à Sciences & Vie et auteur du "rapport sur moi" il ya près de 15 ans, a écrit plus de 4,5 millions de signes durant six ans- un second tome de 900 pages paraitra en janvier 2018
Son histoire d'amour avec M qui l'a quitté est le pretexte à une loghorée verbale hors du commun, pleine de disgressions plus ou moins passionnantes et qui font le sel de ce roman fleuve impossible à lire en intégralité à moins d'avoir des journées qui font 36 heures!
Un roman aussi bavard qu'érudit pour un patchwork total d'archives, de critiques de films, de livres, de maild échangés, de dessins, de SMS... ce fourre tout totalement boulimique, intrigue au départ mais finit par donner un peu mal à la tête...
Certains ont adoré d'autres ont détesté, difficile de savoir quoi penser de cet objet littéraire non identifié aussi ambitieux que prétentieux..

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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marieberk
  10 février 2018
De ce livre, on peut dire tout et son contraire. D'où ma note qui ne reflète pas du tout mon impression à la lecture. Il faudrait pouvoir mettre à la fois 5 et 0! Il y a des moments où j'ai été embarquée, enthousiaste, ou l'écriture m'a paru fulgurante, où ce livre m'a semblé être le plus intéressant et le seul important de la rentrée. Et d'autres moments où je n'en pouvais plus, où je parcourais cent pages sans les lire, où cette litanie permanente m'ennuyait à mourir. Il y a des morceaux d'anthologie et le livre relève évidemment de la performance littéraire, mais je m'interroge sur ses prémices: n'est-ce pas extrêmement romantique cette idée que M a renoncé au grand amour en ne rompant pas avec son fiancé pour vivre avec G, et qu'elle est donc lâche et enfermée dans des conventions sociales, alors qu'avec G elle aurait pleinement vécu sa vie? Un peu adolescent, cette simplification...
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SpaceOddity
  07 novembre 2017
"Dossier M." est un livre puissant, cruel, fascinant, si drôle, si bouleversant. Depuis deux mois, je n'oublie pas cette lecture. J'ai été tellement emportée et secouée par cette langue vivante que je n'ai pas pu souligner une seule phrase (à ma deuxième lecture j'avais envie de tout souligner).
J'attendais avec impatience ce nouveau livre de Grégoire Bouillier mais je ne m'attendais pas à ce "Dossier M." qui dit tant de choses.
Merci, merci et vivement le second tome.
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8deCarreau
  08 février 2018
Une histoire d'amour qui tourne court...
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critiques presse (4)
LeFigaro   29 septembre 2017
Un océan autofictionnel de 800 pages. Curieux.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   05 septembre 2017
Dans son ouvrage, Grégoire Bouillier décrit sa vie sentimentale minute par minute en 1800 pages tragi-comiques. Ce premier tome est fascinant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   05 septembre 2017
Dans son ouvrage, Grégoire Bouillier décrit sa vie sentimentale minute par minute en 1800 pages tragi-comiques. Ce premier tome est fascinant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   01 septembre 2017
Avec Le Dossier M,­ Grégoire Bouillier forme une entreprise qui n’a pas eu beaucoup d’exemples et dont l’exécution n’aura sans doute guère d’imitateurs.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   10 octobre 2017
Mais quoi? Ce n'est pas moi qui décide des pensées qui me traversent l'esprit. Mes pouvoirs ne vont pas jusque là. J'aimerais d'ailleurs devenir minsucule et me glisser parfois dans la tête des gens, afin de surprendre ce qu'ils se racontent eux aussi comme somptueuse conneries, lorsqu'ils mordent la poussière et se retrouvent perdus dans leurs pensées.
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YANCOUYANCOU   12 septembre 2017
"... et quand je songe que la journée mondiale de la femme précède la journée mondiale de la plomberie, je me dis que je préfère encore célébrer ma propre existence. Je me dis qu'il ne faut pas que je me conforme à un temps qui n'est pas le mien et, un jour, je m'amuserai à remplir mon propre avent de tous les événements qui me sont personnellement arrivés depuis ma naissance et ce jour restera comme le jour où je serai parvenu à étaler devant moi le spectacle de toute ma vie et celle-ci m'apparaîtra alors sous un nouveau jour, justement. D'un jour à l'autre, elle révélera des passages dans le temps, des effets tunnels, des liens secrets et des galeries souterraines jusqu'ici insoupçonnées. Elle tissera des coqs-à-l 'âne qui me plongeront dans des réflexions toujours plus diverses et variées et qui sait si un fil conducteur ne surgira pas de façon inopinée et ce ne serait pas pour me déplaire".
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YANCOUYANCOU   16 août 2017
"mais je ne vais pas commencer à digresser ici et maintenant sur les fantômes qui hantent ma vie et, quoi qu'il en soit, il n'est pas question que je cherche à gagner davantage de temps à noyer encore plus profond le poisson que le suicide de Julien m'a accroché dans le dos dans l'espoir que personne ne se rappelle à la fin de cette phrase ce que j'ai dit en la commençant."
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rkhettaouirkhettaoui   28 décembre 2017
C'était à la fois diffus, opaque et électrique. Et puis rouge et noir et jaune, s'il faut donner des couleurs. Un bourdonnement dans les oreilles aussi, mais je n'en suis pas sûr. C'est flou dans ma tête. D'autant plus flou que tout s'est passé très vite et que je ne m'attendais pas à m'évanouir. Je ne m'y attendais pas du tout. Je n'étais aucunement préparé à ressentir les effets de ce que les médecins appellent une anoxie cérébrale, comme j'ai appris plus tard que les médecins appellent cette sensation irrésistible de perdre soudain conscience, de partir sans savoir où, et sans vouloir la ramener, voici une expression que j'ai comprise ce soir-là et que je crois avoir comprise au-delà du vocabulaire qui donne aux médecins le sentiment de savoir mieux que leurs patients de quoi ils souffrent et un philosophe allemand parlerait peut-être ici de « jargon de l'authenticité » et ils sont forts ces philosophes allemands.
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rkhettaouirkhettaoui   28 décembre 2017
Peut-être ne suis-je pas doué. C'est possible. Peut-être ne disposais-je pas des bons outils. Mais se pendre avec sa propre ceinture demande un minimum de technique, contrairement à d'autres manières de se suicider où il s'agit d'appuyer sur une gâchette ou d'avaler un tube de comprimés et advienne ensuite ce qui doit advenir. Dans ces cas-là, il ne faut pas avoir inventé l'eau chaude avant de passer à l'acte. Aucune difficulté technique à l'horizon. Rien qui demande un temps de réflexion sophistiquée. Rien qui, n'importe le bout par lequel on prend la chose, requiert des compétences particulières. Dans ces cas-là, la motivation apparaît non seulement nécessaire mais suffisante, même si je n'en sais rien et parle ici sans savoir, comme tant de gens parlent sans savoir, partout, tout le temps et ce n'est pas une excuse mais je retire ce que je viens de dire. Je retire tout. Merci d'en tenir compte.
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