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ISBN : 2266141333
Éditeur : Pocket (08/01/2004)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 220 notes)
Résumé :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Japonais ont mis au travail des milliers de prisonniers anglais pour construire la voie ferrée de Bangkok-Rangoon. Vivant symbole de la tradition britannique, le colonel Nicholson oppose à ses geôliers une résistance stoïque, jusqu'au jour où ceux-ci consentent à respecter les conventions internationales sur les prisonniers de guerre. Il se met alors à leur service pour édifier un pont d'une importance stratégique capitale. Ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  13 mars 2016
Excellent !
Oui. Excellent. C'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit en lisant le mot fin …
« le pont de la rivière Kwaï » : un roman présent dans ma bibliothèque depuis quelques années, au moins ; à la lecture remise à demain tant de fois que cette fois j'attaque… et je finis en deux séances de lecture…
Nous sommes en 1942, après un sérieux revers des Anglais en Malaisie : un camp de prisonniers anglais se voit contraint de bâtir un pont sur la rivière Kwaï, afin de permettre aux japonais d'acheminer par rail troupes, matériel et munitions de Bangkok à Rangoon. Un pont qui sera la cible d'un commando des forces spéciales anglaises, la Force 316, dont la devise est en quelque sorte : « Ne jamais considérer une opération comme complétement terminée ; ne jamais s'estimer satisfait, tant qu'il reste encore une possibilité de causer un ennui, si minime soit-il, à l'ennemi. » Ça promet…
« le pont de la rivière Kwaï », un roman de guerre…
Composé de trois parties, on assiste dans la première à la construction du pont mais aussi et surtout à la lutte pour le pouvoir sur le chantier entre le Colonel anglais Nicholson, pur produit de l'élégance anglaise, et le colonel nippon Saïto, une brute épaisse, de surcroit alcoolique.
La deuxième partie nous montre la préparation par la Force 316 du « grand coup » contre le pont, pour se terminer en troisième partie, par « le grand coup », justement… Sachant, que même minutieusement préparée, ce genre d'opération ne se déroule jamais de façon nominale…
Ayant combattu en Asie pendant la seconde guerre mondiale, Pierre Boulle est complétement légitime à nous faire toucher du doigt la difficulté de combattre dans un milieu hostile : la jungle, les insectes, les sangsues, la chaleur…
Un excellent roman d'aventures à recommander néanmoins aux amateurs du genre « roman de guerre ».
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tiptop92
  01 juin 2019
C'est toute l'absurdité de la raideur militaire qui était décrite dans ce livre. Un colonel anglais prisonnier avec son régiment des soldats japonais allait aider ses ennemis à construire un pont sur la rivière Kwai, un pont qui leurs permettra d'envahir d'autres territoires et de continuer la guerre. Pour y parvenir, il épuisera ses hommes mal nourris et malades dans cette tache surhumaine uniquement pour démontrer l'évidence à ses yeux, la suprématie de la civilisation occidentale sur la civilisation orientale. La réalisation de cet ouvrage deviendra pour lui la grande aventure de sa vie et s'identifiant totalement au projet, il ira jusqu'à la trahison pour empêcher des commandos alliés de le détruire. Ce roman est captivant de bout en bout, tant dans la partie relatant les travaux et les souffrances endurées par les prisonniers que dans celle décrivant la préparation des opérations de sabotage. Il fait parti à jamais des oeuvres phares racontant la deuxième guerre mondiale...
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Patsales
  22 février 2016
L'humour anglais m'avait toujours paru indépassable. Mais ça, c'était avant. Je viens de m'apercevoir que le plus caustique des humours britanniques était manié de main de maître par (My Goodness!) un Français. Roman hilarant, cinglant et jouissif, "Le Pont de la rivière Kwaï " fait valser les baudruches de nos idéaux et les vieilles badernes toutes corsetées de suffisance dans un chamboulle-tout réjouissant (Non, ce n'est pas une faute d'orthographe, c'est un jeu de mots).
Pour éviter les guerres, une seule solution: renoncer à l'héroïsme, ses oeuvres, ses pompes et ses serviteurs!
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ahasverus
  24 octobre 2015
Début 1942, la bataille de Malaisie tourne à la Bérézina côté Anglais. Devant une armée japonaise inférieure en nombre mais plus expérimentée, le général Arthur Percival ordonne la capitulation. A Tha Makham, en Thaïlande, le Colonel Philip Toosey et 650 prisonniers sont contraints de construire deux ponts sur la rivière Kwaï, l'un en bois, l'autre en fer, afin de faciliter l'acheminement des troupes et des marchandises de Bangkok à Rangoon.
Le Français Pierre Boulle a rejoint la France Libre en Asie au début de la seconde guerre mondiale. Il se bat en Indochine jusqu'en 1942. Capturé, il s'évade deux ans plus tard et poursuit le combat jusqu'à son terme au sein des commandos anglais de la force 136 . La seconde guerre mondiale s'achève.
Par "une nuit d’insomnie où les lucioles dansaient", Boulle s'interroge sur son avenir. Que faire après tant d'aventures ? Il sera écrivain.
Voilà pour le fond historique qui inspire ses premières oeuvres. En 1952, pour ce troisième roman il imagine à partir de l'histoire du colonel Toosey la capture d'un officier convaincu que la supériorité britannique doit continuer à percer dans la défaite. Dans un esprit de résistance paradoxale jusqu'à l'absurde, un colonel Nicholson amène ses hommes à collaborer avec les Japonais, tandis qu' un commando britannique, la Force 316, est parachuté pour saboter le pont. C'est ce suspense qui fait l'intérêt du livre, plus près des Douze Salopards que des romans ou récits historiques ou humanistes sur la seconde guerre mondiale. Le roman de PIerre Boulle tire sa force de deux affrontements : la lutte pour le pouvoir des colonels anglais et japonais ; la course entre les bâtisseurs et les saboteurs d'un même pont jeté sur la rivière Kwaï.
Court de 217 pages, auréolé du prix Sainte-Beuve,Le Pont de la Rivière KwaÏ a fait l'objet d'une adaptation filmée par David Lean cinq ans plus tard. Le film et le roman affichent quelques différences qui donnent l'avantage du livre. Les ajouts cinématographiques, qui affaiblissent le scénario, tiennent au fait que le cinéaste s' impose des contraintes : incorporer des acteurs américains, trouver une fin politiquement correcte. La musique mémorable, cette "Marche du Colonel Bogey", que les prisonniers entonnent, est une initiative de Lean qui fait siffler l'air en remplacement des paroles vulgaires de 1910 susceptibles d'être censurées. Paroles adaptées en France sauce Annie Cordy, qui s'enthousiasme devant le soleil qui brille, brille, brille jusqu'en 1968.
Au delà de ce livre à l'intérêt croissant, l'histoire mouvementée du tournage par Lean n'est pas dénuée d'intérêt. Mais c'est une autre histoire.
Puisque nous sommes dans le cinéma, concluons en rappelant que Pierre Boulle est l'un des auteurs français les plus adaptés à l'étranger, notamment grâce à son excellente Planète des Singes, reprise au cinéma en 1968 puis en 2001, enfin déclinée depuis sous toutes ses coutures : le Secret de la Planète des Singes, Les Evadés de la Planète des Singes, La Conquète de la Planète des Singes, La Bataille de la Planète des Singes, la Planète des singes - l'Affrontement, la Planète des Singes - les Origines. Manquent à l'appel si vous vous sentez une âme de cinéaste : Fantomas contre la Planète des Singes, Hirocheetah Mon Amour, Et pour quelques bananes de plus. Alors nous aurons fait le tour de la question...
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mellah
  13 avril 2016
Avant d'entamer la lecture de ce roman, j'ai fait un petit tour sur ce qui a été écrit à son sujet, histoire d'en avoir un avant goût. La phrase "l'humour anglais" m'a invité de plus en plus à le saisir à bras le corps. Après quelques pages j'ai découvert des propos xénophobes et scandaleux. L'auteur y glorifie l'hégémonie anglo-saxonne et dénigre l'histoire d'un peuple savant qui ne cesse de contribuer à profusion au patrimoine humain. Je ne cessais de me répéter : Mais il parle du Japon qui est revenu après Hiroshima, Nagasaki et les restrictions d'après guerre ! il parle d'un peuple qui avec son ingénierie est parvenu à vivre sur un sol qui ne cesse de trembler, la construction des pont en est un jeux d'enfant !!!, c'est le deuxième PNB au monde. C'est le meiji et le samouraï bon sang !!! En voici quelques extraits :
... un peuple très primitif, encore dans l'enfance, qui a reçu trop vite un vernis de civilisation. Ils n'ont vraiment rien appris en profondeur. Livrés à eux-mêmes, ils ne peuvent faire un pas en avant. Sans nous, ils seraient encore à l'époque de la marine à voiles et ne posséderaient pas un avion. de véritables enfants… !!!!!
Et quelle prétention avec cela, Clipton ! Un ouvrage de cette importance ! Croyez-moi ; ils sont tous justes capables de construire des ponts de lianes. »
Shears – « Number one », comme l'appelaient les partisans thaïs, dans le hameau isolé où étaient cachés les envoyés de la Force 316 – était lui aussi d'une RACE qui consacre beaucoup de réflexion et de soins à la préparation méthodique.
orgueilleux de l'oeuvre accomplie par lui-même et par ses soldats dans ce coin de Thaïlande qui lui semble maintenant presque annexé, le coeur léger à la pensée d'avoir été digne de ses ancêtres et d'avoir ajouté un épisode peu commun aux légendes occidentales des bâtisseurs d'empires, fermement convaincu que personne n'aurait pu faire beaucoup mieux que lui, retranché dans sa certitude de la supériorité dans tous les domaines des hommes de sa race.
Il avait vaincu. le pont était achevé, sans luxe, mais avec suffisamment de « fini » pour faire éclater les vertus des peuples d'Occident à la face du ciel de Thaïlande.
Saïto s'approchait en se dandinant sur ses jambes courtes (alors que Nicholson marchait galamment)
Concerne la constitution du roman, les premiers chapitres sont un peu terre à terre et languissants. Exagérément décrits ! Cependant, l'épilogue est magistral. le pont n'a pas sauté à cause du colonel qui y tenu comme guéparde qui défend ses rejetons. Finalement, l'auteur n'a pas tranché à 100% concernant le colonel bien qu'il l'ait exagérément loué avant l'épilogue. Il a laissé entendre qu'il a défendu son idéal, mais est-il possible que cela se fasse au détriment des siens ? ou bien son amitié avec Saïto lui a fait changer d'avis ? le mot traître n'a pas été employé bien qu'il soit la cause du fiasco anglais. Ce dernier à été liquidé par Warden avec Shears et Joyce, pour ces deux derniers, il a craint les représailles des japonais.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   01 mai 2012
L'abime infranchissable que certains regards voient creusé entre l'âme occidentale et l'âme orientale n'est peut-être qu'un effet de mirage.
Peut-être n'est-il que la représentation conventionnelle d'un lieu commun sans base solide, un jour perfidement travesti en aperçu piquant, dont on ne peut même pas invoquer la qualité de vérité première pour justifier l'existence ?
Peut-être la nécessité de "sauver la face" était-elle dans cette guerre, aussi impérieuse, aussi vitale, pour les Britanniques que pour les Japonais ?
Peut-être réglait-elle les mouvements des uns, sans qu'ils en eussent conscience, avec autant de rigueur et de fatalité qu'elle commandait ceux des autres, et sans doute ceux de tous les peuples ?
(extrait du chapitre I)
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lecassinlecassin   09 février 2017
L’abîme infranchissable que certains regards voient creusé entre l’âme occidentale et l’âme orientale n’est peut-être qu’un effet de mirage.
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lecassinlecassin   13 mars 2016
On ne peut pas établir de règle générale pour ce genre de travail […]Parfois, l’imagination, et même la réflexion, donnent de bons résultats. Pas toujours.
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emydelemydel   11 octobre 2014
Pour p'tit popa de la part de son roudoudou....
Je te souhaite un joyeux anniversaire et n'oublie jamais que je t'aime de tout mon coeur. Pleins de gros bisous,
Milie.
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emydelemydel   11 octobre 2014
Pour mon p'tit popa que j'aime de tout mon coeur de la part de son roudoudou...
JOYEUX ANNIVERSAIRE P'TIT POPA
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Son blog : http://nituti.blogspot.fr/ Commencer à lire La Planète des singes gratuitement sur Glose : https://glose.com/book/la-planete-des-singes
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