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EAN : 9782081333284
283 pages
Éditeur : Flammarion (08/01/2014)
2.85/5   65 notes
Résumé :
Bruno Kerjen avait la certitude que "le monde réel était fait d’hommes et de femmes à son image, qui pouvaient être remplacés sans que personne remarque la différence de l’un, l’absence de l’autre". Employé d’une entreprise de composants électroniques, cet homme de 35 ans n’attendait rien de la vie. À l’occasion d’un week-end passé chez sa mère près de Saint-Malo,il recroise Marlène. La toxique Marlène de ses années de lycée. Bruno Kerjen, qui s’était comme protégé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Ladybirdy
  04 juillet 2020
Je suis bien embêtée avec ce roman. Ayant été séduite par deux romans de Nina, j'ai voulu tenter au hasard Standard.
J'y ai retrouvé ce qui me plait particulièrement dans la plume de cette auteure, une écriture riche de sens et de sensibilité. Par contre, j'y ai aussi lu de nombreux passages que j'ai finis par passer trop crus, trop obscènes.
Tout tourne autour d'un homme standard, dans une vie banale et aseptisée, le modèle type du métro-boulot-dodo. Déjà ce roman est d'une grisaille absolue. Obsédé par le sexe en solitaire car pour lui les femmes sont sales (hum hum), il passe un temps fou sur porn-tel. Puis il y a Marlène qui le fascine depuis toujours, l'image de la femme fatale.
Autour de ces trop nombreux passages bestiaux et sexuels gravitent des réflexions intelligentes et existentielles (mais tristes et assez désespérantes) sur la vie, son sens, de la vie à la mort, de la difficulté à aimer, à l'être en retour.
Je tenterai un autre roman de Nina car sa plume a ce petit quelque chose qui me séduit et me ravit. Je suis juste très mal tombée dans ma pioche aléatoire. Vous l'aurez compris, un roman semi porno, ce n'est pas du tout mon truc.
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joedi
  05 septembre 2014
Bruno Kerjen, Breton de 35 ans est un homme sans envergure, il travaille dans une société d'électronique près de Paris, vit seul dans un appartement à Vitry, il n'attend rien de la vie mais rêve toujours de Marlène connue à l'école Pro de Saint Malo. le père de Bruno tient un bar-tabac à Saint Servan, il ne l'aime pas ; sa mère a toujours sur elle, une odeur de cuisine, une odeur d'oignons, Bruno n'aime pas les odeurs. Dans son appartement, il n'amène jamais de fille, encore une question d'odeur, alors il appelle une fille de porn-tel et se masturbe en l'écoutant, c'est cher les communications mais c'est le prix de sa tranquillité.
Son père décédé, il ira un peu plus chez sa mère, le bar-tabac fermé ! Et puis, un jour, son ami Gilles lui téléphone et lui annonce le retour de Marlène à Saint Servan ; Bruno change ses habitudes, retrouve Marlène, ... Bruno l'éternel looser.
Première rencontre avec Nina Bouraoui, un roman d'ambiance, bonne analyse de la société et des personnages, j'ai apprécié son écriture.
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Bazart
  22 mai 2014

Contrairement aux autres romancières ci dessous, je connaissais un peu l'univers de Nina Bouraoui, pour avoir lu deux ou trois autres de ses romans, souvent salués par la presse.
Hélas, je n'étais pas fan de son univers très proche de l'autofiction, que je trouvais souvent assez plat et désincarné.
Ici, dans ce Standart, paru en janvier 2014, la romancière sort de ses terrains balisés en prenant pour personnage principal un personnage a priori loin d'elle, en la personne d'un célibataire de 35 ans assez désabusé et nihiliste, qu'on penserait plus trouver dans les romans de Houellebecq avec une vision tout aussi pessimisme et sans la moindre illusion sur nos société modernes. Il y a un peu moins d'humour que chez Houellebecq( si si j'assume), mais le regard est aussi sombre et aussi juste la société.
Et si ce Bruno Kerjen parait aussi peu sympathique au départ qu'un personnage houelbecquien,
Bouraoui arrive à nous faire ressentir un peu d'empathie pour lui, pour ne pas dire de dire de la sympathie.
Car "Standart" mine de rien est aussi le récit d'un homme qui, bien que blasé et revenu de tout, aimerait quand même croire aux miracles de l'amour et comme chez Bouraoui- comme chez Michel H- les happy end ne sont pas de mise- va voir son rêve se briser face aux chimères, conférant à l'ensemble une vraie mélancolie faisant de ce "Standart" une belle réussite.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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mariecloclo
  26 mai 2014
Avec ce roman, Nina Bouraoui effectue un virage à 90 °. Dans la plupart des ses oeuvres précédentes, elle pratiquait l'auto-fiction. Là elle raconte la vie d'un homme de 35 ans, breton vivant à Vitry et travaillant comme électricien dans une usine française à Paris. La vie de Bruno Kerjen tourne exclusivement autour de son travail qui occupe tout son temps. le weekend et le soir, il boit et appelle des numéros de téléphone rose. Il vit replié sur lui-même, ayant peur des contacts même amicaux. de temps en temps il retourne voir sa mère près de Saint-Malo. Au décès de son père, il se pose des questions sur sa vie très routinière et, suite au retour d'une de ses premières amoureuses à Saint-Malo, il décide alors brutalement de prendre des risques (financiers) et de se lancer vraiment dans la vie pour ne plus être spectateur mais acteur. Il va déclarer sa flamme à Marlène. Mais tout se passera-t'il comme il l'avait rêvé ?
Un constat désabusé sur notre société individualiste, sur le monde du travail et les réalités économiques. Assez déprimant.
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jimpee
  26 décembre 2014
Je m'y suis mis à trois fois avant de vraiment commencer ce livre, j'en lisais quelques pages et le lâchais pour un autre. J'ai enfin été au bout mais sans conviction.
Bruno Kerjen est un ouvrier spécialisé qui est monté à Paris où il vit solitaire. Ses rapports avec ses parents ont été compliqués et le marquent encore adulte, notamment dans le rejet des femmes qu'il assimile à sa mère. Il retourne de temps en temps à St Malo pour voir sa mère et retrouver Gilles, un autre paumé, compagnon de virée et de biture.
Bon ouvrier, bien noté, l'associable Bruno a refusé un promotion, ce que n'a pas compris son contremaitre. Il évite ses collègues, n'a pas de rapports sociaux et se contente de relations masturbatoires et tarifées au téléphone.
Par Gilles, il apprend que Marlène, son fantasme de jeunesse, est de retour à St Malo et il s'imagine un avenir avec elle. La jalousie le coupe de Gilles et il prend un gadin monumental avec la belle. Tout à son rêve d'idylle, il change ses habitudes et devient inquiétant pour sa hiérarchie alors qu'une réorganisation se profile et va être sacrifié sans se rendre compte qu'il est pris dans la nasse.
Cette histoire de pauvre type est assez terrible et démoralisante. C'est un vrai handicapé social qui ne se rend pas compte de ce qui se passe autour de lui. En même temps, il dégage une certaine violence qui ne le rend pas du tout sympathique. Je n'ai pas aimé cette histoire où tout est glauque, la vie des personnages, le boulot, mais je reconnais que ce n'est pas mal écrit, que le style rend bien les personnages et la misère sociale et affective qui leur colle à la peau.
Lien : http://jimpee.free.fr/index...
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critiques presse (3)
Culturebox   21 février 2014
Dans ce nouveau roman, l'écrivaine s'éloigne de l'autofiction pour raconter l'histoire d'un homme "banal". Elle en profite pour dresser un portrait de la société d'aujourd'hui.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Telerama   12 février 2014
Hélas, la roman­cière étire son portrait à l'extrême, et se répète de page en page.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   10 février 2014
Nina Bouraoui surprend avec le portrait d'un trentenaire désabusé, aux accents houellebecquiens.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   01 septembre 2014
... faire son deuil comme chacun le lui avait dit, à tour de rôle, au comptoir du bar-tabac après la cérémonie funèbre, clients, amis, parents noyant dans le pastis davantage leur gêne que leurs larmes, parce que c'était aussi cela la mort : un immense embarras ; on ne trouvait jamais les bons mots, les bons gestes, on avait peur de ne pas bien faire, ou pire, de faire encore plus mal, et parfois on se forçait à pleurer même si on n'en avait pas du tout envie, on pleurait sur son propre sort et non sur le cadavre dans sa boîte.
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LadybirdyLadybirdy   03 juillet 2020
Finalement, maman, on n’est pas mieux que des chiens, et je vais te dire un truc, je crois que j’aurais préféré être un chien : ils ne pensent pas, eux. Ils courent, dorment, dévorent, lèchent, s’attachent même aux plus odieux, ils n’ont pas la conscience du mal, leur amour est infini, leur cœur se refait à chaque caresse, à chaque attention, alors oui, vraiment j’aurais préféré être un clébard
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bgnbgn   10 janvier 2015
Bruno Kerjen avait la certitude que rien d’important ne le précédait et que rien d’important ne lui succéderait. Que sa vie ne tenait pas entre deux segments, avec un début et une fin, comme la vie de chacun d’entre nous, mais qu’elle ressemblait à un cercle : le passé embrassait l’avenir. Il venait d’avoir trente-cinq ans et nourrissait le pressentiment d’une catastrophe sans en connaître la date ni l’organisation. Il n’avait jamais eu accès au monde tel qu’il l’avait rêvé enfant. Le monde réel était fait d’hommes et de femmes à son image, qui pouvaient être remplacés sans que personne remarque la différence de l’un, l’absence de l’autre.
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LadybirdyLadybirdy   01 juillet 2020
La liberté ne l’attirait pas parce qu’elle n’existait pas. C’était une idée la liberté, pas plus, pas moins. On restait prisonnier de quelqu’un, de son passé, de sa propre personne, de sa condition sociale.
Seuls les arbres, les vagues, les nuages, étaient libres et non les hommes.
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joedijoedi   02 septembre 2014
... je crois que j'aurais préféré être un chien : ils ne pensent pas, eux. Ils courent, dorment, dévorent, lèchent, s'attachent même aux plus odieux, ils n'ont pas la conscience du mal, leur amour est infini, leur cœur se refait à chaque caresse, à chaque attention, alors oui, vraiment j'aurais préféré être un clébard.
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