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ISBN : 2757874446
Éditeur : Points (07/03/2019)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 22 notes)
Résumé :
« On écrit pour comprendre ce que l’on ne comprend pas. Quand j’écrivais Vie de ma voisine, mon héroïne me parlait de sa mère. Elle me racontait ses mots, elle évoquait ses gestes. L’amour d’une mère. Je mesurais mon ignorance dans ce domaine. Ma mère n'en savait ni les mots ni les gestes.
Je suis donc partie sur les traces d'une petite fille grecque et arménienne et de sa mère, danseuse orientale et apatride, à Paris dans les années 20.
Ma mère ne vo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  14 mars 2018
Après avoir lu de ce même auteure un ouvrage très personnel sur l' accompagnement de son père, dans "ses vieux jours"...: " Une année avec mon père", nous voilà plongés dans la branche maternelle de Geneviève Brisac Une enquête généalogique sur les racines de l'histoire familiale de la mère, gréco-arménienne; femme fantasque, narcissique, aussi fascinante qu'éblouissante....
Geneviève Brisac se rend compte en écoutant sa voisine âgée, qu'elle ignore tout de ses racines maternelles, qu'elle ne connaît quasiment rien de cette femme qui lui a donné la vie !!.
On ressent de la part de l'écrivaine autant d'amour que d'exaspération, de
frustration vis-à-vis de cette mère, plus séductrice, plus femme que
"Mère" !! [ D'ailleurs, elle formule elle-même sa détestation, et même
de haine, envers les bébés et les enfants, comme elle a en "horreur"
tous ces imbéciles d'adultes qui "bêtifient" devant eux !!!]
Cette femme ne vit et ne revit que lorsqu'elle est le centre de toutes les
attentions... Un hommage aussi aimant que très lucide et acéré, de
l'auteure, cette fille aînée, attentionnée, mais s'étant toujours trouvée
impuissante à satisfaire cette femme " féroce et vaillante"... [p. 160]
J'achève cette rapide note de lecture par deux extraits très significatifs ,
dont une phrase des plus minimalistes résumant infiniment bien, cette destinée peu banale... mais ne se trouvant pas au Panthéon des "Mères aimantes et protectrices" !!!
"Comment écrire la vie d'une personne qui a choisi de la rêver ?" (p. 156)
"Si elle était un animal, ce serait une louve, si elle était une fleur, ce serait une orchidée déguisée en ortie, si elle était un vêtement, une cape de Fantômas..." (p. 125)
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Tezelsup
  14 avril 2019
Geneviève Brisac réussit dans cet ouvrage un beau portrait de femme. C'est le portrait de sa mère, une femme qui a mal aimé sa fille. L'auteure a dû se construire sans l'amour de sa mère. Elle raconte sa mère mais aussi les générations précédentes. Elle tente de répondre aux questions qu'elle se pose quant aux comportements de sa mère. Un livre bouleversant à lire absolument.
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Flo76300
  03 mai 2018
Tout d'abord je remercie les éditions Grasset pour l'envoie du livre de Geneviève Brisacle chagrin d'aimer.
En refermant ce livre je dois avouer que j'étais assez perplexe. Dans cet ouvrage, l'auteure recherche ses origines, cherche à savoir qui sont ses ancêtres du côté de sa mère, mais j'ai eu l'impression qu'elle ne cherchait pas vraiment, mais peut-être que j'ai eu ce sentiment parce-que en lisant le résumé je m'étais fait une autre idée du contenu du livre.
A plusieurs moment durant la lecture de ce livre j'ai trouvé une certaine ressemblance avec Frappe-toi le coeur d'Amélie Nothomb à savoir, une fille qui recherche l'amour de sa mère. J'ai trouvé une certaine ressemblance dans le fait que l'une des deux est jalouse de l'autre bien que dans Frappe-toi le coeur c'est la mère qui est jalouse de la fille et dans le chagrin d'aimer c'est la fille qui est jalouse de la mère. En tout cas c'est comme ça que je l'ai ressenti.
Je trouve que l'écriture est fluide et facile et lire ce livre m'a donné envie de découvrir d'autres ouvrages de Geneviève Brisac, car j'ai vraiment apprécié sa plume et cela me permettra d'ouvrir mes horizons littéraires davantage.
L'auteure fait allusion à la mythologie grecque, au génocide arménien, les deux guerres rapidement, la folie des années vingt. Toutes ces périodes, excepté le génocide arménien car je n'en ai pas entendu parler ou très peu ce qui fait que je n'ai pas d'intérêt plus que cela mais ils serait bien de s'y intéresser, sont des périodes qui m'intéresse énormément.
Bref, hormis le fait que je sois sortie perplexe de cette lecture j'ai vraiment apprécié cet ouvrage et je pense que ça sera avec plaisir que je lirais d'autres livres de Geneviève Brisac.
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vero35
  31 mars 2018
On reste un peu en dehors de cette histoire de couple mère -fille ; l'histoire est classique : une mère avec une personnalité très forte, une fille qui peine à se sentir exister auprès de cette mère qui fait tout pour capter toute la lumière ( une scène est de ce point de vue très révélatrice : celle où la fille adulte, écrivaine reconnue est chargée d'animer un séminaire mais se fait voler la vedette par sa mère). le livre entrelace des tableaux mettant en scène cette mère , toujours au centre, en composant comme un portrait en étoile, et des épisodes de l'histoire familiale, liée au génocide arménien, histoire à laquelle sa mère n'avait pas voulu lui laisser accès et qu'elle a reconstituée ; mais les chapitres très courts ne nous donnent finalement qu'une vision éclatée et extérieure de ce personnage, irritant jusqu'au bout, et que j'ai été assez soulagée de quitter... Les chapitres sur l'histoire familiale ne m'ont guère touchée non plus, malgré des talents d'écriture très appréciables., mais j'y ai ressenti la distance de l'écrivaine avec son sujet. Or , c'est l' empathie, la proximité de l'écrivaine avec ce qu'elle était en charge de raconter qui m'avait précisément touchée dans le précédent ouvrage de Genevieve Brisac, Vie de ma voisine. SP.
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sylire
  30 mars 2018
Ces quelques lignes, sur la quatrième de couverture, m'ont donné envie de découvrir "le chagrin d'aimer". J'avais dans l'idée de prolonger ma lecture de "Vie de ma voisine", lu précédemment. J'ai constaté assez vite qu'il il n'y avait pas vraiment de lien entre les deux ouvrages sinon qu'il est question, dans les deux récits, de l'amour filial et de la façon dont il se manifeste. Dans la famille de Geneviève Brisac, les gestes d'amour n'existent pas. L'auteure en a souffert : "Je suis traversée par la douleur de n'être pas aimante, une douleur cruelle et sans nom. j'aimerais savoir les gestes et faire les caresses...".
Excentrique, ne ressemblant en rien aux mères de ses copines, Geneviève Brisac avait souvent honte de sa mère, qu'elle aurait voulue plus conventionnelle. Elle l'aurait aimée aussi moins égoïste et moins tournée vers ses propres besoins. Au fil des courts chapitres, des fragments de récit, se dessine une femme très originale, aux origines étrangères, qui a elle-même souffert de son enfance. de ce passé, elle parle peu, laissant sa fille sans réponse aux questions qu'elle se pose. A la fin de sa vie, par obligation, Mélini laisse sa fille entrer dans sa sphère intime. Bien qu'elles partagent des moments conviviaux une certaine distance subsiste, une maladresse dans la façon d'être l'une avec l'autre.
Je n'ai lu pas lu beaucoup d'ouvrages de Geneviève Brisac mais d'après ce que j'ai pu lire ici ou là, l'auteure, hantée par sa famille, revisite sans cesse ce thème. Ce court récit autobiographique donne certainement quelques clés de compréhension de son oeuvre. L'auteure suggère plus qu'elle ne dit. Il faut lire entre les lignes pour deviner l'amour qu'elle porte à sa mère. J'ai apprécié cette lecture mais je garde une préférence pour "Vie de ma voisine", que j'ai trouvé plus riche au niveau du contenu.
Un récit intimiste sur une relation mère-fille
Lien : http://www.sylire.com/2018/0..
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critiques presse (4)
Bibliobs   03 mai 2018
De l'investigation qu'elle a menée sur sa mère, Geneviève Brisac tire un livre composite et saisissant, qui procède par bribes, par incrustations, et où, afin de se garder de tout sentimentalisme, elle pince les cordes des mots.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   11 avril 2018
Dans « Le Chagrin d’aimer », l’auteure tisse un portrait en images de son insaisissable génitrice.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   21 mars 2018
Geneviève Brisac dit toute sa difficulté à grandir à l’ombre de sa mère.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaCroix   19 mars 2018
Geneviève Brisac en appelle à l’affection jamais reçue d’une mère, campée sans complaisance jusqu’à en devenir captivante, merveilleuse, chérie…
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   14 mars 2018
Si elle était un animal, ce serait une louve, si elle était une fleur, ce serait une orchidée déguisée en ortie, si elle était un vêtement, une cape de Fantômas
(p. 125)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 mars 2018
Au cirque, ma mère devient une autre personne. Elle applaudit frénétiquement, elle crie, elle rit, elle a les yeux qui brillent.
Elle est une saltimbanque, fille de saltimbanque. (p. 70)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 mars 2018
Parfois, en écrivant, on a le sentiment qu'au bout de la phrase qui tâtonne, la vérité va surgir. Amours de ma mère, donc. Elle a vingt-ans, son père est mort, sa mère est un oiseau sur la branche, comment faire ? Comment vivre ? (...)

Elle est en colère. Elle voyait la vie tout à fait autrement. (...)
La liberté saltimbanque. (...) Elle est une princesse comme sa mère. Alors comment peut-elle être pauvre ? Mélini exècre la pauvreté. Plus que tout. La pauvreté est hors de question. (p. 32)
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michelekastnermichelekastner   18 juillet 2018
Je me dis qu'il y a dans la vie de chacun d'entre nous des fantômes, des amours perdues qui laissent planer leur ombre.
Ce sont des amours tenaces, d'autant plus tenaces que la mort les a emportées. On les nomme premier amour. Il arrive qu'il soit impossible de les faire oublier. Ces amours-là, ces spectres, donnent à la vie réellement vécue un air d'irréalité, en font une attente de la vraie vie, qui n'arrive jamais.
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fanfanouche24fanfanouche24   13 mars 2018
Madame Michel n'est jamais contente, c'est à cause de tous les livres qu'elle lit. Ou alors elle n'est pas heureuse ? (p. 39)
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Videos de Geneviève Brisac (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Geneviève Brisac
Maison de la poésie (4 juin 2019) - Texte et Lecture de Alban Lefranc, extrait du Dictionnaire des mots parfaits (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution mai 2019).
Le Dictionnaire des mots parfaits :
Pourquoi certains mots nous plaisent-ils tant ? S?adressant à notre sensibilité, à notre mémoire ou à notre intelligence du monde, ils nous semblent? parfaits. Bien sûr, parfait, aucun mot ne l?est ? ou alors tous le sont. Pourtant, chacun de nous transporte un lexique intime, composé de quelques vocables particulièrement aimés. Après ceux consacrés aux mots manquants et aux mots en trop, ce troisième dictionnaire iconoclaste invite une cinquantaine d?écrivains à partager leurs mots préférés. Il vient parachever une grande aventure collective où la littérature d?aujourd?hui nous ouvre ses ateliers secrets.
Auteurs : Nathalie Azoulai, Dominique Barbéris, Marcel Bénabou, Jean-Marie Blas de Roblès, François Bordes, Lucile Bordes, Geneviève Brisac, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Pascal Commère, Seyhmus Dagtekin, Jacques Damade, François Debluë, Frédérique Deghelt, Jean-Michel Delacomptée, Jean-Philippe Domecq, Suzanne Doppelt, Max Dorra, Christian Doumet, Renaud Ego, Pierrette Fleutiaux, Hélène Frappat, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Jacques Jouet, Pierre Jourde, Cécile Ladjali, Marie-Hélène Lafon, Frank Lanot, Bertrand Leclair, Alban Lefranc, Sylvie Lemonnier, Arrigo Lessana, Alain Leygonie, Jean-Pierre Martin, Nicolas Mathieu, Jérôme Meizoz, Gilles Ortlieb, Véronique Ovaldé, Guillaume Poix, Didier Pourquery, Christophe Pradeau, Henri Raynal, Philippe Renonçay, Pascale Roze, Jean-Baptiste de Seynes, François Taillandier, Yoann Thommerel, Laurence Werner David, Julie Wolkenstein, Valérie Zenatti
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