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ISBN : 2246813808
Éditeur : Grasset (16/08/2017)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 19 notes)
Résumé :
« Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J’allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n’avaient jamais payé pour leurs crimes.
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
03 août 2017
« Au Nord, c'était les corons... »
Difficile de ne pas penser à la chanson de Pierre Bachelet en lisant ce roman. Les deux ont en commun de rendre hommage aux mineurs, ceux qui ont le charbon dans le sang, qui meurent brutalement d'un coup de grisou au fond de la fosse, ou ceux qui meurent à petit feu, les poumons silicosés. Chanson et roman ont en commun d'être beaux et poignants.
« Le jour d'avant », c'est le 26 décembre 1974, la veille d'un de ces coups de grisou meurtriers, qui tua cette fois-là 42 mineurs du puits de Saint-Amé à Liévin (un fait réel).
Le jour d'avant, c'est encore le temps de la joie pure et du bonheur pour Michel, 16 ans, et son grand frère adoré, Joseph (Jojo), qui s'amusent comme des fous à faire des tours de mobylette au coeur de la nuit, riant aux éclats.
Le lendemain, sur le coup de 6h19 du matin, la vie s'arrête. Joseph succombera à ses blessures, puis ce sera leur père, qui s'éteindra, un an après, non sans avoir laissé une lettre à son fils cadet : « Michel, venge-nous de la mine ».
Pendant 40 ans, Michel vivra dans cette idée de vengeance, imprégné jusqu'à l'os de la conviction que « la mine les a tous tués ». 40 ans d'obsession, à garder les coupures de journaux, à entretenir le souvenir d'un frère adulé à la limite du raisonnable, à refuser de croire à la fatalité et à chercher un coupable. Jusqu'au jour où, ayant déterminé le responsable, Michel met son plan à exécution. Lors de l'instruction de l'inévitable procès d'assises, un énorme coup de théâtre change la donne. Et ce qui devait être le procès de la « mine assassine » et de la recherche du rendement au détriment de la sécurité des mineurs révèle en réalité un drame bien plus intime et complexe. C'est alors une autre histoire qui se raconte, dans laquelle une mission de vengeance s'emmêle avec le traumatisme de la perte d'êtres chers, le déni et la culpabilité.
Le portrait psychologique de Michel est d'une grande finesse, on ne cesse d'osciller entre empathie et incompréhension. C'est magnifiquement écrit, profondément humain, tout sonne juste, la description du pays noir, de la mine tueuse, des mineurs exploités, le réquisitoire de l'avocat général et la plaidoirie de la défense, le drame d'un homme égaré dans sa douleur.
Un récit puissant et prenant, avec en fond sonore le bruit des chevalements et les notes de musique de « Jojo », la chanson de Brel.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Lucillius
16 juin 2017
Un très beau roman qui rend hommage aux mineurs morts à la fosse Saint-Amé de Liévin, le 27 décembre 1974. Sorj Chalandon nous narre le quotidien des mineurs par le biais de Michel, notre héros. Il voue un culte à son frère et rêve de le rejoindre à la mine dès qu'il en aura l'âge. La vie en décidera autrement.
C'est l'histoire d'une vengeance, vous aussi vous allez vouloir que Michel réussisse à venger tous ces hommes, morts à cause de la folie du rendement et du profit. Mais il y a d'autres retournements de situation à découvrir, qui rendent ce récit émouvant et très prenant.
J'avais moins aimé les Promesses de Sorj Chalandon, mais ce nouveau roman me donne très envie d'aller lire le Quatrième mur et la Profession du Père.
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lolomito
13 juillet 2017

Ayant adoré " profession du père " j'ai été ravie de découvrir que « le jour d'avant était prévu pour la rentrée littéraire.

Je remercie donc infiniment les éditions Grasset ainsi que NetGalley pour ce partenariat accordé en avant-premiere.

Et autant le dire tout de suite, j'ai beaucoup aimé cette lecture.
Nous sommes donc en 1974, dans le Nord-Pas-De-Calais oú vit la famille Flavent.
Michel, le narrateur, est fan de course automobile.
Son frère, Joseph, de 14 ans son aîné, est mécano quand il se laisse convaincre d'intégrer les effectifs de la mine de Liévin en recherche de bras supplémentaires.
Il accepte alors de devenir mineur malgré les objections appuyées de son père.
Chaque matin, à l'aube, il prend donc son poste à la fosse 3-3bis, à cheval sur les deux villes de Lens et Liévin.
Michel voue une admiration sans borne à son frère aîné.
Joseph son grand frère. Joseph son modèle, Joseph son mentor !
Un matin, juste avant sa prise de poste, Joseph emmène Michel faire un tour de mobylette.
Seuls dans les rues de la ville au petit matin, ils sont les rois du monde.
Leur complicité est à son apogée.

Mais le lendemain, le 27 décembre 1974, une explosion se produit à la fosse Saint-Amé.
42 mineurs y perdent la vie.
Quelques semaines plus tard, le père de Michel et Joseph meurt à son tour de n'avoir pas supporté la mort de son fils.
Mais avant de mourir, il laisse une lettre à Michel dans laquelle il lui écrit : " Michel, venge nous de la mine ! "
Toute sa vie durant, Michel sera hanté par cette catastrophe et par la " mission" confiée par son père.
40 ans plus tard, il refait le voyage vers Saint-Vaast-les-Mines, ville de son enfance pour y régler ses comptes avec le passé.

Ce livre à mi chemin entre le roman et le documentaire est un roman sur les troubles psychologiques engendrés par le deuil, le déni, l'auto persuasion et les dégâts occasionnés par le sentiment de culpabilité.
Comment se reconstruire après la perte d'un être cher ?

L'atmosphère qui règne dans ce roman est merveilleusement bien décrite.
Le profil psychologique de Michel est quant à lui admirablement dépeint.
On ressent avec force son malheur et ses troubles.
Quant à la construction, l'auteur a choisi de nous livrer un roman en 3 parties bien distinctes.
La première plante le décor en décrivant la ville, la mine, les mineurs, les conditions de travail, la recherche effrénée du profit et du rendement ainsi que les conséquences du
" vouloir toujours plus "
Dans cette première partie toujours, Sorj Chalandon nous brosse le portrait de la famille Flavent, famille d'ouvriers modestes et l'adoration de Michel pour son frère.

Puis le roman prend une tournure un peu inattendue et la seconde partie du livre nous permet de découvrir les détails de l'instruction, et dans la troisième partie enfin , le déroulement du procès.
3 parties bien distinctes donc, et une alternance entre deux époques qui donnent du rythme au roman.

L'écriture quand à elle est saisissante.
Des mots forts et percutants nous décrivent un monde du travail impitoyable qui, malheureusement existe encore de nos jours dans certains domaines.

Un livre à l'allure d'un roman historique aussi qui m'a permis de découvrir cet événement dont j'ignorais tout.
Un bien bel hommage aux 42 mineurs morts au travail ce 27 décembre 1974 pour avoir simplement voulu ramener le pain d'alouette sur la table familiale.

Je referme donc ce livre touchée et admirative de la faculté qu'à Sorj
Chalandon pour faire passer les émotions.
Et dans ma tête, cette chanson "Jojo" de Jacques Brel qui m'a accompagnée tout au long du livre et qui va résonner pendant un certain temps...

En librairie à partir du 16 Août 2017.
Sorj Chalandon est une valeur sûre.
Notez donc bien cette date.
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LaBiblidOnee
09 août 2017
Je reviens vous parler d'un roman de cette rentrée littéraire qui m'a bouleversée, et qui sortira le 16 août 2017. Pour conserver les sensations qu'il devra provoquer chez ses lecteurs, je ne vais pas raconter beaucoup de son histoire. En revanche, je veux surtout vous inciter à ne pas vous décourager à la lecture du thème. Personnellement, le thème des mines me rappelait Germinal (le grand classique de Zola, que je n'ai toujours pas lu…) et me paraissait trop sombre pour moi. Heureusement, une libraire formidable m'a donné envie de le lire.

Le narrateur est Michel, fils d'agriculteur dans une région minière. Comme toutes les familles de ces régions, la famille de Michel compte des mineurs qui sont morts de leur métier. Non seulement celui-ci est pour le moins difficile pour les organismes, mais en outre, les cadences imposées sont infernales, et nécessitent souvent de passer outre les mesures de sécurité. Ainsi, lorsque Joseph, le grand frère de Michel, annonce qu'il a été recruté à la mine, ses parents sont effondrés. Et effectivement, quelques mois après son embauche, alors que la veille encore Joseph et Michel s'octroyaient une balade à moto entre frères, une explosions fait 42 morts à la mine où Joseph travaille. Joseph meurt quelques jours plus tard de brûlures à l'hôpital. Peu après, n'ayant pas supporté la mort de son fils, le père se suicide.

Un chapitre sur deux, nous retrouvons Michel en 2014, et voyons l'impact de la mort de son frère sur le reste de sa vie. 40 ans plus tard, alors que sa femme vient de mourir, Michel est toujours obsédé par le sentiment que la mort de son frère est injuste, et qu'elle n'a pas été reconnue à sa juste valeur. En effet, étant mort après les autres, il n'a pas bénéficié des hommages nationaux pour son enterrement. C'est comme si personne n'avait reconnu la responsabilité de la mine dans sa mort, alors qu'il lui avait donné sa vie. Plus grave encore aucun responsable n'a été désigné et condamné pour cette catastrophe.

Alors Michel est déterminé à obtenir un procès, un coupable. Et une condamnation. Et comme la voie traditionnelle est inaccessible après toute ces années, il élabore un plan désespéré pour tenter de trouver une fin à ses tortures… Mais je ne peux hélas pas plus en discuter avec vous, car c'est là que l'auteur montre son talent.

*****

Dès les premières pages, l'écriture fluide rend l'histoire hyper abordable ; Ensuite, le fait que l'auteur ne nous enferme pas dans les mines avec ses personnages rend l'histoire respirable et moins sombre que prévue. Enfin, l'alternance d'un récit d'une famille de minier des années 1970 avec le récit de cette même famille dans nos années actuelles crée un certain suspense et attise notre curiosité. L'ensemble est intéressant tant culturellement que psychologiquement, car l'auteur nous apprend une époque, nous présente des gens extrêmement vivants, nous tient en haleine avec son intrigue principale, trompe le lecteur trop prompt à conclure, bouscule nos certitudes puis, enfin, nous achève avec une myriade d'émotions, nous réservant un final puissant et de toute beauté, qui ne manquera surement pas de vous remuer !

Tout est subtile dans ce roman, jusqu'au choix du titre qui, s'il semble bateau de prime abord, se révèle être le noeud de l'histoire, son point de bascule ; le repère du lecteur attentif. Celui-ci dispose de tout un tas d'indices minuscules, de signaux d'alarme discrets qui cimenteront plus tard les pièces du puzzle quand elles commenceront à s'assembler… J'aime ces livres qui nous obligent à nous repasser le film de notre lecture pour tout remettre en perspective. Parfois, nous lisons trop vite, nous jugeons trop vite, nous condamnons trop vite. Merci à Sorj CHALANDON pour ce beau rappel.
Lien : http://onee-chan-a-lu.public..
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Luxi
05 août 2017
Sorj Chalandon fait partie de ces rares auteurs dont j'achète les romans les yeux fermés. Alors j'attendais celui-ci avec impatience et je remercie profondément les éditions Grasset ainsi que NetGalley pour m'avoir permis de le découvrir.
Ce fut un enchantement. Une gifle merveilleuse. Un puissant moment de magie littéraire. Des mineurs, je ne connaissais que le superbe "Germinal". Ces hommes de l'ombre m'ont à nouveau émerveillée et bouleversée dans "Le jour d'avant". Mais c'est bien plus qu'un livre sur les mines et la catastrophe du 27 décembre 1974 qui a vu mourir 42 hommes. C'est une véritable percée dans ce monde empli de poussière et de ténèbres. C'est un roman sur le chagrin, sur la colère, sur l'injustice, sur l'expiation.
C'est Michel Flavent, le second fils, qui nous raconte ce célèbre jour où le monde a chaviré autour de lui pour ne plus jamais se redresser. Où son frère Joseph a péri, englouti par la bouche carnassière de la mine. Il nous offre sa parole de 1974 à Liévin mais aussi celle de 2014 à Paris. Et on alterne entre les deux époques, le délaissant adolescent, démoli, brisé, pour le retrouver en homme mûr gorgé d'une rage et d'une haine sourdes et parfaites. Nous suivons avec lui ses absents, ses obsessions, les grandes béances de sa vie et ces blessures qu'il ne souhaite même pas suturer. Rien ne nous est épargné : le propos est vif, sincère, précis comme un flocon de neige et aussi raffiné qu'un morceau de dentelle. Avec toute sa douleur, sa rancoeur, et le nom de l'homme qu'il considère comme le responsable du drame, Michel va faire le choix poignant de la vengeance.
J'ai aimé Joseph, dit Jojo, de façon immédiate. Son désir d'une vie plus profonde, son besoin d'agir en homme droit. Quant à Michel, son chagrin est bouleversant tant il est à vif. Même après plusieurs décennies. Incapable de faire le deuil de ce frère, il s'étiole au milieu d'un mémorial sinistre qu'il a érigé en sa mémoire. Ça pue la mine, ça crie la mine, ça sanglote la mine de toutes parts. Et Michel qui continue à triturer ce drame, qui le mâchonne, qui se sentirait presque dépossédé si on lui ôtait ses fantômes. Son « musée » le détruit, il le sait, mais il s'y cramponne avec fureur et fièvre. Depuis la catastrophe, il remplit des cahiers, notant, collant, attendant le jour où enfin tout se déchiffrera.
« Tu n'iras pas au charbon, tu iras au chagrin », écrit Sorj Chalandon en faisant parler le père de Joseph et Michel. L'atmosphère du roman est incroyable : on entend la mine, ses cris et ses gémissements, on exécute les gestes des mineurs, on descend avec eux, on remonte avec eux, on se lave avec eux, on respire avec eux. Émotion à chaque page, des paragraphes entiers à vous faire pleurer de beauté, et soudain une révélation imprévue, un retournement spectaculaire. Je suis restée figée devant la page. Horrifiée. Éblouie. Je n'ai plus lâché le livre jusqu'à la toute dernière phrase et je l'ai refermé en larmes.
C'est un roman d'une délicatesse incroyable, d'une grande finesse psychologique. Même dans le désarroi l'éclat y est présent. C'est du grand Chalandon. Chaque phrase est pensée, sculptée, lustrée et vernie. Et ça vous prend le bide, et on a envie de pleurer tout en étant charmé par la grâce et la puissance de la plume. Une fois le livre refermé, on se met à chercher tout ce qui existe sur le sujet. Ça s'appelle le talent, évidemment.
« C'est lorsque la mine les tue qu'on se souvient qu'il y avait des mineurs. » Ce roman confirme de façon définitive mon admiration absolue pour l'écrivain et ma fascination pour l'homme. C'est un magnifique, saisissant et grandiose hommage aux mineurs. C'est aussi un sublime roman sur l'amour et la mort.
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Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche2417 août 2017
Je n'avais pas envie de parler. Pas envie de jouer. Mon frère était mort il y avait quarante ans, en ouvrier.Et cette terre n'était plus la sienne. Plus la mienne non plus. Notre bassin n'avait plus rien de minier. Je ne reconnaissais ni les hommes ni leurs rêves. Je n'aimais pas les questions rances qui les souillaient. A mon retour, je m'étais enivré des couleurs, la lumière du ciel, l'odeur de terre mouillée, la beauté des terrils, la majesté du chevalement. (...) Je pensais retrouver des éclats d'enfance et j'en ramassais des lambeaux. (p. 117)
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fanfanouche24fanfanouche2417 août 2017
Venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, mort en paysan. Venger ma mère, morte en esseulée; j'allais tous nous venger de la mine. Nous laver des Houillères, des crapules qui n'avaient jamais payé leurs crimes. (...)
Rendre justice aux veuves humiliées, condamnées à rembourser les habits de de travail que leurs maris avaient abîmés en mourant. (p. 130)
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RenodRenod17 août 2017
Sur son salaire de décembre 1974, les Houillères avaient enlevé trois jours à mon homme.
- Trois jours ! Et vous savez pourquoi? Parce qu'il est mort au fond le 27. Voilà pourquoi. "Absence non garantie", c'est écrit là ! Pas justifiée, ça veut dire. Il lui a manqué trois jours pour finir le mois. Il était mort, merde ! C'est pas justifié ça?
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fanfanouche24fanfanouche2417 août 2017
Il passait chaque jour devant la fosse saint-Amé. Sur le chemin de l'atelier, il voyait les hommes se presser aux portes de métal, entrer, sortir, marcher ensemble et sans un mot. il pensait à un peuple à part. A une armée de simples gens. Lui démontait des filtres à air et réglait des carburateurs. Eux fouillaient la terre pour éclairer le pays, chauffer les familles, produire le ciment, le béton, goudronner nos routes. (p. 12)
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fanfanouche24fanfanouche2418 août 2017
Aude Boulfroy n'était pas en robe noire, comme devant les juges. Elle était venue me voir habillée comme une fille en printemps. (p. 211)
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Videos de Sorj Chalandon (63) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sorj Chalandon
http://www.librairiedialogues.fr/ Extrait de l'émission Dialogues Littéraires où des lycéens de Brest ont fabriqué une boîte à questions pour trois écrivains : Maylis de Kerangal, Hélène Grémillon et Sorj Chalandon. Réalisation : Ronan Loup. Production : librairie Dialogues.
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