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EAN : 9782070733941
336 pages
Éditeur : Gallimard (03/05/1995)
4.22/5   30 notes
Résumé :
Résumé éditions Gallimard
« Se dépenser dans des conversations autant qu'un épileptique dans ses crises. »
« Peut-on parler honnêtement d'autre chose que de Dieu ou de soi ? »
« L'être idéal ? Un ange dévasté par l'humour. »
Les questions fondamentales qui inquiètent, l'humour dévastateur qui rassure, les réponses impavides sont le ferment de ces entretiens accordés par Cioran durant les vingt-cinq dernières années à des journalistes, à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
colimasson
  15 avril 2013
Précis de décomposition, Syllogismes de l'amertume, La tentation d'exister, de l'inconvénient d'être né, Bréviaire des vaincus, L'élan vers le pire… Lorsqu'on lit Emil Cioran, on se demande souvent : comment est-il possible d'avoir écrit des textes portant de tels titres, et de continuer à vivre malgré tout ? Cette question, Fritz J. Raddatz l'a posée pour nous à l'écrivain lors d'un entretien donné en 1986 : « Comment vit un homme comme vous, comment peut-il aimer, s'amuser, aller au cinéma, manger, boire ? ». Voici une question triviale qui ne cesse cependant de nous interroger, en bons disciples de Cioran, avide des contradictions inhérentes à la condition humaine. Ce à quoi l'écrivain répond : « Il y a les pensées de tous les jours. Et il y a les pensées qui ne vous viennent que par éclairs ». Dans sa brièveté, à la manière de ses aphorismes, Emil Cioran s'exprime avec justesse. Sa simplicité devient évidence. Il répond à toute question existentielle sans chercher à se construire une mythologie. le rapport d'Emil Cioran au langage y est peut-être pour quelque chose. le français n'est pas sa langue natale : arrivé à Paris en 1937, il n'écrira son premier livre en français que dix ans plus tard, et encore avec difficulté car le roumain et le français n'ont rien de semblable. L'un est flexible, modulable, autorisant l'ajout ou la suppression variable des préfixes et des suffixes, lorsque l'autre est figée dans un carcan défini une fois pour toutes. Chaque phrase écrite par Emil Cioran –au moins pour ses premiers livres écrits en français- est donc le résultat d'une longue torture grammaticale qui résulte sur la concision que l'on connaît.

Emil Cioran s'explique également sur sa prédilection pour les aphorismes. Ceux-ci lui permettent d'être à l'image de sa nature d'être humain contradictoire. Pourquoi vouloir construire un système philosophique irréfutable, lorsque tout est faillible, soumis à la variation et à l'incohérence de l'individu avec lui-même ? L'aphorisme, au contraire, permet d'exprimer une idée locale, résultat d'une expérience unique. Et cette justification même, construction d'un édifice stable pour justifier l'instabilité des édifices, fait partie de ces contradictions qu'Emil Cioran ne cesse de révéler en lui et chez les autres.

Pour une fois, j'aimerais pouvoir faire preuve d'autant de concision qu'Emil Cioran pour parler de cet ouvrage. Malheureusement, n'est pas Cioran qui veut, et il faut mêler l'acuité de la perception à l'esprit de synthèse pour parvenir au moins à l'égaler. Lire ses Entretiens après avoir déjà abordé l'homme par le biais de quelques-uns de ses livres constitue une démarche enrichissante. L'esprit aime élaborer ses légendes, et si Emil Cioran avait pu apparaître, après avoir lu de l'inconvénient d'être né et Syllogismes de l'amertume, comme un homme au désespoir surmonté et au comique amer, aurait-on pu supposer qu'il n'était pas que cela ? qu'il était aussi un homme ouvert, sociable, empathique, fasciné par l'homme et ébloui par la profondeur qui se cache en lui ? Emil Cioran nous livre une leçon en nous apprenant que la teneur d'un texte ne doit pas être prise pour argent comptant. Tant d'éléments parasites se glissent de l'expérience à la sensation, de la sensation à l'idée, de l'idée à l'écrit, de l'écrit à l'interprétation… Parce qu'ils ont été conçus lors de ses nuits d'insomnie ou lors de ses passages dépressifs, les textes d'Emil Cioran ne révèlent qu'une facette de sa personnalité ; les propos rapportés dans ses Entretiens nous permettent d'en découvrir une autre portion.

Emil Cioran revient également sur son enfance (« je ne connais pas un cas d'enfance plus heureuse que la mienne. Je vivais près des Carpates, jouant librement dans les champs et dans la montagne, sans obligations ni devoirs. Ce fut une enfance extraordinairement heureuse »), sur le déchirement que provoqua en lui la découverte de la ville, sur ses années d'insomnie, sur sa vie à Paris, sur ses influences littéraires et ses fréquentations quotidiennes. Après de nombreuses crises, on découvre l'existence marginale et modeste d'un homme qui n'a jamais voulu exercer de profession, et qui a vécu comme un étudiant jusqu'à la quarantaine dépassée, déjeunant au restaurant universitaire et logeant dans une mansarde :

« A Paris, j'avais très bien organisé ma vie, mais ça n'a pas marché comme je l'avais prévu. J'étais immatriculé à la Sorbonne et pendant des années, jusqu'à l'âge de quarante ans, j'ai mangé à l'université en tant qu'étudiant. Malheureusement quand j'ai eu quarante ans on m'a convoqué pour me dire : « Monsieur, maintenant c'est fini, il y a une limite d'âge, c'est fixé à vingt-sept ans. » Et d'un coup, tous mes projets de liberté s'étaient effondrés. »

Si besoin était, ces Entretiens permettront au lecteur de faire planer un visage souriant –légèrement moqueur, mais profondément empathique- au-dessus de titres tels que Précis de décomposition ou Sur les cimes du désespoir. Ceux-ci n'en perdront pas pour autant leur légitimité, et s'enrichiront bien au contraire de l'humanité d'Emil Cioran mais aussi –et surtout- de son effroyable modestie :

« Après, j'ai écrit un autre livre, ensuite un autre. Uniquement parce que j'étais un homme inoccupé, qui n'a jamais exercé de métier. Il fallait tout de même que je fasse quelque chose. J'ai fait ces petits livres, comme vous voyez. »

On l'en remercie…
Lien : http://colimasson.over-blog...
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Unhomosapiens
  27 août 2021
Avec Cioran on sait toujours à quoi s'attendre. A travers ces entretiens, c'est le même pessimisme qui est mis en avant. Cioran en profite pour préciser et approfondir sa pensée. C'est parfois plus percutant que ses essais ou aphorismes. Il revient sur son enfance en Roumanie, son arrivée en France, il s'explique sur le (non)-sens de l'histoire, sur le suicide... enfin tous les thèmes déjà abordés ailleurs. Ses interlocuteurs n'hésitent pas à le questionner sur des sujets dérangeants comme le fait Fritz J. Raddatz à propos de ses idées sur le fascisme ou l'antisémitisme. Cioran s'explique.
En résumé, c'est un livre qui permet de comprendre les motivations de cet auteur fondamental.
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Tandarica
  08 décembre 2019
Ce livre réunit 300 pages d'entretiens divers. Cela tourne un peu en rond, car des questions reviennent souvent, mais quand on aime Cioran on lit avec appétit.
Voici la liste de ceux qui l'interrogent : François Bondy, Fernando Savater, Helga Perz, Jean-François Duval, Léo Gillet, Luis Jorge Jalfen, Verena von der Heyden-Rynsch, J.L. Almira, Lea Vergine, Gerd Bergfleth, Esther Seligson, Fritz J. Raddatz, François Fejtö, Benjamin Ivry, Sylvie Jaudeau, Gabriel Liiceanu, Bernard-Henri Lévy, Georg Carpat Focke, Branka Bogavac le Comte, Michael Jakob.
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ileana
  05 septembre 2017
Cioran conseillait aux désespérés de se promener dans un cimetière - comme une leçon de sagesse. « Si vous avez la conscience du néant, tout ce qui vous arrive garde ses proportions normales et ne prend pas les proportions démentes qui caractérisent l'exagération du désespoir ».
Longtemps avant d'avoir connaissance de cette recommandation, si j'étais en forme ou si j'avais le blues, j'aimais bien me balader et m'attarder autour des pierres tombales … tout en prenant une dose de sérénité.
Dans ce recueil d'entretiens, certains propos reviennent comme un leitmotiv : l'incroyance, le monde sans Dieu, l'attrait pour les mystiques ; le calvaire de l'insomnie chronique ; le déclin de l'Occident ; le choix de ne pas travailler, de vivre en marge. le choix du dépouillement : « Si j'ai été le disciple de quelqu'un c'est bien de Job », p 257.
Son effrayante lucidité : il pousse jusqu'aux dernières conséquences sa vision du monde, son pessimisme démesuré.
« Question : vous ne pensez pas, comme Rousseau, que l'homme naît bon.
Réponse : c'est une erreur fondamentale ! C'est complètement faux. Regardez les enfants, comme ils sont méchants. [ ] L'homme le sait, il le sent, il est même pire que les animaux. » p273
Parfaite adéquation entre sa pensée et son choix de vie :
« Quand on lit attentivement vos écrits on ne peut que constater une profonde unité entre l'oeuvre et l'auteur, tel qu'il se manifeste en vous précisément dans cet entretien. Vous mettez vos pensées en pratique avec un rare esprit de conséquence [ ]. Comment expliquer une pareille cohérence ? », l'interroge un de ses interlocuteurs, p257.
Justesse du ton, cohérence et goût du paradoxe. Ce recueil d'entretiens menés entre 1970 et 1992 demeure une lecture tonique – malgré … ou grâce à la constante réflexion sur la mort.
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Coyotetired
  04 janvier 2020
Un petit volume édité par la librairie
José Corti en 1990, avec des pages non
coupées à l'ancienne. Une madeleine,
bouffées des années soixante pour moi.
92 pages en Garamond de 11. Trouvé
dans une bibliothèque régionale, non
en réalité une médiathèque, on
n'arrête ni le progrès, ni la connerie.
Rien à voir avec les 300 pages décrites
par Colimasson et Tandarica
Sylvie Jaudeau mène un entretien
avec Cioran (35 pages), et une analyse des
oeuvres. Bien fait, très intéressant et
éclairant bien la pensée de Cioran.
Un passage passionnant sur Heidegger,
l'utilisation du jargon pour mieux masquer
la vacuité des propos et pour mieux
manipuler. Je suis certain que c'est un
principe universel, du latin des
Diafoirus, aux mathématiques des
économistes --- aujourd'hui
les ''data'' ---, qui est de combler
le vide sidéral de la pensée et
impressionner le vulgaire. La vieille
technique du nuage de fumée.
« J'étais passionné par mes études,
j'avoue même avoir été intoxiqué
par le langage philosophique que
je considère maintenant comme une
véritable drogue. Comment ne pas se
laisser griser et mystifier par l'illusion
de la profondeur qu'il crée ? Traduit
en langage ordinaire, un texte
philosophique se vide étrangement.
C'est une épreuve à laquelle il
faudrait les soumettre tous. La
fascination qu'exerce le langage
explique à mon sens le succès
d'Heidegger. Manipulateur sans
pareil, il possède un véritable
génie verbal qu'il pousse cependant
trop loin, il accorde au langage une
importance vertigineuse. C'est
précisément cet excès qui éveilla
mes doutes, alors qu'en 1932 je
lisais Sein und Zeit. La vanité
d'un tel exercice me sauta au yeux.
Il m'a semblé qu'on cherchait à me
duper avec des mots. Je dois
remercier Heidegger d'être parvenu,
par sa prodigieuse inventivité
verbale, à m'ouvrir les yeux.»
(Page 10)
L'analyse des livres de Cioran
est bien faite pour autant que je
puisse en juger, n'ayant pas lu
l'intégrale de cet auteur. Cioran
partage avec Gary le besoin
d'écrire comme une thérapie, pour
évacuer un trop plein. Et comme
Nietzsche, sa philosophie est
profondément lié au corps et
à la maladie. J'essairai de
trouver l'ouvrage de Sylvie
Jaudeau, Cioran ou le dernier
homme.
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   03 mai 2013
Je peux dire que ma vie a été dominée par l’expérience de l’ennui. J’ai connu ce sentiment dès mon enfance. Il ne s’agit pas de l’ennui que l’on peut combattre par des distractions, la conversation sou les plaisirs, mais d’un ennui, pourrait-on dire, fondamental ; et qui consiste en ceci : plus ou moins brusquement, chez soi ou chez les autres, ou devant un très beau paysage, tout se vide de contenu et de sens. Le vide en soi et hors de soi. Tout l’univers demeure frappé de nullité. Et rien ne nous intéresse, rien ne mérite notre attention. L’ennui est un vertige, mais un vertige tranquille, monotone ; c’est la révélation de l’insignifiance universelle, c’est la certitude, portée jusqu’à la stupeur ou jusqu’à la clairvoyance suprême, que l’on ne peut, que l’on ne doit rien faire en ce monde ni dans l’autre, que rien n’existe au monde qui puisse nous convenir ou nous satisfaire. A cause de cette expérience –qui n’est pas constante mais récurrente, car l’ennui vient par accès, mais qui dure beaucoup plus longtemps qu’une fièvre-, je n’ai rien pu faire de sérieux dans ma vie. […] Une précision s’impose : l’expérience que je viens de décrire n’est pas nécessairement déprimante, car elle est parfois suivie d’une exaltation qui transforme le vide en incendie, en un enfer désirable…»
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colimassoncolimasson   27 juin 2013
[…] il y a deux choses que j’ai découvertes en France. Ce que signifie manger. Et ce que signifie écrire. Avant de venir en France, je mangeais comme un animal. Parce que ma mère, jamais elle ne nous a expliqué : à midi, on va manger ça et ça. Jamais je n’ai entendu un commentaire disant : ça c’est bon, et ça c’est mauvais. On mangeait, c’est tout. (Rires.) Ma famille n’était absolument pas pauvre, loin de là, mais on considérait que l’acte de manger ne participait pas de la civilisation. Encore que je ne vienne pas d’un peuple civilisé, mais enfin, le problème n’est pas là. On n’en est pas là. Mais voilà ce qui se passait : quand je suis arrivé à Paris, j’ai débarqué dans un petit hôtel du quartier Latin. Et je descendais tous les matins pour téléphoner en bas, et je me rappelle, tout au début, j’entends la patronne, son mari et leur fil discuter : « Maman, qu’est-ce qu’on va manger à midi ? » C’est vrai, pendant une demi-heure ils élaborent tout un truc. Moi, je pensais qu’ils avaient des invités. Ça s’est répété deux ou trois fois, et finalement indéfiniment, puis je me suis dit : « Eh bien, manger, c’est donc un acte intellectuel. Ça fait partie vraiment de la civilisation. » Et je commençais quand je mangeais, à faire des commentaires : « C’est bon. » Je commençais à manger de façon consciente…
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colimassoncolimasson   25 juin 2013
Par la réflexion et par l’expérience intérieure, j’ai découvert que rien n’a de sens, que la vie n’a aucun sens. Il n’empêche que tant qu’on se démène on projette un sens. Moi-même, j’ai vécu dans des simulacres de sens. On ne peut pas vivre sans projeter un sens. Mais les gens qui agissent croient implicitement que ce qu’ils font a un sens. Autrement ils ne se démèneraient pas. Si on tire la conclusion pratique de ma vision des choses, on resterait ici jusqu’à notre mort, on ne bougerait pas, cela n’aurait aucun sens de quitter le fauteuil où on est. Mon existence en tant qu’être vivant est en contradiction avec mes idées. Puisque je suis vivant, je fais tout ce que les vivants font, mais je ne crois pas à ce que je fais. Les gens croient à ce qu’ils font, car ils ne pourraient pas le faire autrement. Je ne crois pas à ce que je fais, mais j’y crois un peu malgré tout : c’est à peu près ça ma position.
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TandaricaTandarica   08 décembre 2019
B : Vous avez toujours résisté aux prix littéraires.
C : La vanité est un vice très profond et en partie héréditaire, surtout chez les gens vivant à Paris. Chacun a sa politique. Dans ma vie, je suis passé par des moments de pauvreté, de misère, et quand on me proposait un prix, je disais : « Je ne prends pas d'argent en public. » C'est l'orgueil d'un côté, et puis le refus de la publicité. Je n'ai pas eu faim, pas exactement, parce que j'ai mené une vie d'étudiant jusqu'à il y a quelques années. La consécration est la pire des punitions.

(p. 282-283)
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colimassoncolimasson   30 mai 2013
Bien que j’aie de la vie une sombre conception, j’ai toujours eu une grande passion pour l’existence. Une passion si grande qu’elle s’est inversée en une négation de la vie, parce que je n’avais pas les moyens de satisfaire mon appétit de la vie. Ainsi, je ne suis donc pas un homme déçu, mais un homme intérieurement abattu par trop d’efforts.
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