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Alain Brunet (Préfacier, etc.)
EAN : 9782253005230
243 pages
Le Livre de Poche (01/03/1973)
3.77/5   604 notes
Résumé :
Dans Sido, la première partie du livre, Colette évoque le souvenir de sa mère tant aimée. Elle nous parle aussi de son père, « le capitaine », second mari de Sido, de sa sœur aînée, « l’étrangère », et de ses deux frères, « les sauvages », de l’amour qui unissait ses parents et de son enfance heureuse.
Des confidences, des anecdotes, des dialogues sur tous les thèmes chers à Colette : l’amour, l’indépendance, la solitude, les souvenirs, les bêtes, la nature, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
3,77

sur 604 notes
Quelle délicieuse femme que cette Colette ! .. je suis entrain de relire quelques uns de ces ouvrages qui ont accompagné mon humeur vagabonde d'adolescente. Appréciant les chats les plaisirs simples, la campagne...et je constate que le charme opère toujours.. ! chouette !
Autobiographie magique, la précision des mots, sa plume emprisonne les senteurs, les sentiments et les sensations comme personne, tous les sens en éveil, elle nous parle au plus près de la vie, les fleurs ont les respirent avec elle.. les couleurs sont plus vives, la vie pétille et l'on sent qu'elle vibre et apprécie chaque instant de ces mille et un bonheur !
Cette liberté outrageuse et revendiquée pour son époque ! Vive Colette !
A l'heure du repli sur soi "contrain et forcé" ..cette bouffée d'oxègene par procuration est un véritable jardin enchanté ..une ode à la vie et l'amour.

De Colette / Gigi
“Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin.”
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Un tout petit bijou autobiographique,! C'est un bijou, non pas parce que l'histoire soit aussi pertinente, ou que des personnages aient été façonnés de toutes pièces avec une imagination débordante pour nous émouvoir. C'est une histoire ordinaire, avec des personnages ordinaires que la majestueuse écriture de Colette à rendu attachant, une mère hardie, un père placide, deux frères cocasses, une soeur misanthrope....Entre tous, seule la mère va marquer la vie de notre auteure, d'où le titre de Sido. .Et puis tous les détails cette femme attachée à sa campagne, à ses moeurs, à son jardin, ses goûts pour les fleurs, pour les petits soins ménagers, Colette nous en parle avec entrain, mais qu'elle sera un peu frustrée quand la voyante spirite lui dira ne voir que son père et son frère qui se soucient d'elle dans l'au-dela, mais qu'elle ne voyait pas sa mère, la résolue Sido...
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Ça faisait un bail que je n'avais pas lu Colette et j'en gardais le souvenir d'une terrienne au vocabulaire aussi juste qu'étendu, capable d'insuffler au français le plus châtié le pittoresque du patois bourguignon. Alors que je suis tombée sur "Le pur et l'impur" dans une boîte à livres, au moment de l'ouvrir je décide finalement de repêcher dans ma bibliothèque le "Sido" qui est au programme du bac et que j'ai dû lire moi aussi pour la première fois en pleine effervescence propédeutique.
Quelques décennies plus tard, et mes yeux dessillés par la fréquentation de contemporains autrement plus bourrins, le verdict tombe: mon dieu, mon dieu, que d'affèteries! Me voilà à compter les adjectifs antéposés en me demandant bien ce que la "géante ombelle" a de supérieur à l'ombelle géante.
Loin de faire gagner le texte en précision, le choix de mots rares et techniques ajoute à l'impression générale de diversion. Parler des autres pour mieux parler de soi. Colette fait le portrait de la mère, puis du père, puis des frères, mais c'est pour apparaître en creux, semblable en ceci, différente en cela. Dans "Les vrilles de la vigne", quand les animaux parlent, c'est toujours d'elle. Quand Valentine prend la parole, ce sont les choix de Colette que viennent justifier les errements de l'amie mondaine. Quand le rossignol chante, c'est pour illustrer la vocation littéraire de l'auteur...
C'est une nature très humanisée, finalement, que décrit Colette, qui lui offre un brevet de sauvageonne et dont elle est la reine et l'interprète.
Alors, oui, évidemment, entre deux exaspérations, j'ai toujours trouvé la formule qui claque et percute par sa justesse. Mais entre écriture artiste surannée et auto fiction précoce, Colette ne m'a pas convaincue, sinon de la lire encore dans l'espoir de ressusciter le charme ressenti (en un âge plus naïf?)
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Sido, suivi des vrilles de la vigne... Lire, relire, Gabrielle Colette c'est toujours entrer dans un jardin. Et c'est bien peu, si peu, de dire cela. Insuffisant. C'est toujours une histoire d'amour. De parfums, de lumières, de tendresses fauves, de miel et de ronces. C'est le regard d'un chat, un vent venu de l'est, un vallon qui respire, une gorge qui murmure. Colette est de par nature l'écrivaine des sens. Qui mieux qu'elle sait nous donner la source, la soie, le sabot, l'herbe et ce sourire confiant ? La fièvre des roses, l'odeur du cuir, des chairs et des tabacs ? Elle n'a jamais quitté son enfance. C'est peut peut être ce goût là qui nous revient en bouche lorsque sous sa plume nous voyons «  le soleil marcher sur le sable ».
Dans ce jardin particulier boire cette «  gorgée imaginaire ». Sido, ses frères, le Capitaine, cette terre, ces racines, ces douleurs, ces bêtes là, ces âmes ci et toutes ces musiques anciennes.
C'est beau comme Verlaine, c'est doux comme Colette. La poésie se fait comme ça. Et peu importe le bruit qui vient de la rue. Regarde. Ce qui importe ce sont les jardins, là où naissent les parfums.
«  J'écoute, la tête sur ta poitrine, palpiter le vent, les flammes, et ton coeur, cependant qu'à la vitre noire toque incessamment une branche de pêcher rose, à demi effeuillée, épouvantée et défaite comme un oiseau sous l'orage... » Le dernier Feu. extrait
Regarde ou tu cesseras de respirer.

Astrid Shriqui Garain
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Je connais mal Colette. de l'auteure, jusqu'ici je n'avais lu que « Chéri ». J'avais été séduite par cette lecture à tous les niveaux, par la finesse des portraits psychologiques des personnages, par l'émotion dégagée par le récit de cet amour improbable, par la beauté de l'écriture finement ciselée de l'auteure. Cette nouvelle rencontre avec l'oeuvre de Colette me laisse un sentiment plus mitigé.

Bon sang, que c'est bien écrit ! Colette déploie un style d'une grande richesse, d'une grande beauté. J'ai trouvé particulièrement remarquable l'évocation de la Nature dans « Sido ». Les passages où l'auteure décrit la Nature enchanteresse dans sa simplicité sont d'une délicatesse infinie, vraiment sublimes. Qualité stylistique que l'on retrouve tout au long des nouvelles du recueil « Les vrilles de la vigne ». Tout comme, que ce soit dans l'une ou l'autre des oeuvres réunies ici, « Sido » et « Les vrilles de la vigne », on retrouve tout le talent de Colette pour ciseler des personnages vrais en quelques descriptions bien senties.

Alors pourquoi, malgré ces louanges aux talents littéraires de l'auteure, je dis sortir de ma lecture un peu déçue ? Et bien, il m'a manqué quelque chose qui est essentiel pour moi lors d'une lecture, l'émotion. Les textes ici réunis ne m'ont pas touchée. J'ai admiré la prose de l'auteure sans qu'elle parvienne à procurer la moindre émotion. C'était beau mais froid. Peut-être est-il préférable de mieux connaitre l'auteure pour goûter pleinement ces textes qui ont une grande part autobiographique ? C'est une hypothèse, pas une certitude.

Malgré cette lecture en demi-teinte, qui ne m'a pas touchée, je ne tire pas un trait sur Colette. Je compte bien lire d'autres oeuvres de cette auteure tant son écriture me séduit. Mais je pense que je me dirigerai plutôt vers ses oeuvres moins autobiographiques. Je pense que je suis plus sensible à son écriture lorsqu'elle donne vie à des personnages et à une histoire plutôt que lorsqu'elle sert l'évocation de souvenirs.
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Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
Tout près de ma joue, collé au tronc de l'orme où je m'adosse, dort un beau papillon crépusculaire dont je sais le nom : Lykénée... Clos, allongé en forme de feuille, il attend son heure. Ce soir, au soleil couché, demain, à l'aube trempée, il ouvrira ses lourdes ailes bigarrées de fauve, de gris et de noir. Il s'épanouira comme une danseuse tournoyante, montrant deux autres ailes plus courtes, éclatantes, d'un rouge de cerise mûre, barrées de velours noir ; - dessous voyants, juponnage de fête et de nuit qu'un manteau neutre, durant le jour, dissimule...
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Ils ont des noms charmants, ces oiseaux de la mer et du marécage. Des noms qui fleurent la comédie italienne, voire le roman héroïque - comme le Chevalier Combattant, ce guerrier d'un autre âge, qui porte plastron et collerette hérissée, à cornes de plumes sur le front. Plastron vulnérable, cornes inoffensives, mais le mâle ne ment pas à son nom, car les Chevaliers Combattants s'entretuent sous l'oeil paisible de leurs femelles, harem indifférent accroupi en boule dans le sable...
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Nous détenons des gammes à enivrer un peintre. L'art d'accommoder les visages, l'industrie qui fabrique les fards, remuent presque autant de millions que la cinématographie. Plus l'époque est dure à la femme, plus la femme, fièrement, s'obstine à cacher qu'elle en pâtit. Des métiers écrasants arrachent à son bref repos, avant le jour, celle qu'on nommait "frêle créature". Héroïquement dissimulée sous son fard mandarine, l'oeil agrandi, une petite bouche rouge peinte sur sa bouche pâle, la femme récupère, grâce à son mensonge quotidien, une quotidienne dose d'endurance, et la fierté de n'avouer jamais...
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TOBY-CHIEN. - (...) Mais moi, tu sais, quand Elle pleure, je sens la vie me quitter...
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J'ai vu chanter un rossignol sous la lune, un rossignol libre et qui ne se savait pas épié. Il s'interrompt parfois, le col penché, comme pour écouter en lui le prolongement d'une note éteinte... Puis il reprend de toute sa force, gonflé, la gorge renversée, avec un air d'amoureux désespoir. Il chante pour chanter, il chante de si belles choses qu'il ne sait plus ce qu'elles veulent dire. Mais moi, j'entends encore à travers les notes d'or, les sons de flûte grave, les trilles tremblés et cristallins, les cris purs et vigoureux (...)
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