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ISBN : 2070406369
Éditeur : Gallimard (29/08/2002)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 393 notes)
Résumé :
Alice, une adolescente de 12 ans, se présente au commissariat d'Amsterdam, une vidéo à la main, et demande à parler d'urgence à l'inspectrice Anita Van Dyke. Elle lui apprend que sa mère est une meurtrière comme le prouve la cassette. En la visionnant, l'inspectrice découvre "le premier assassinat filmé de sa carrière."
L'enquête commence mais Alice, pourtant sous la protection de la police, s'échappe et se cache dans la voiture d'Hugo qui fait partie d'un ré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
rulhe
  11 février 2018
un polar palpitant dans la pure tradition, sombre et tendu. qui met en scène avec punch et émotion un héros sympa. le monde des
films pornographiques avec
des morts réels et ici décortiqué dans toute sa face noire et cruelle.et le duel entre Hugo et la mère d, Alice sera sans merci.un polar qui n'a rien à envier aux productions américaines.👍
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Kirsikka
  15 août 2018
La quatrième de couverture dit que Maurice G. Dantec n'a jamais laissé indifférent. En même temps, il ne faut pas croire tout ce que disent les quatrièmes de couverture. Ce sera le polar de l'été alléchant mais finalement un peu décevant.
Ça se lit bien, on veut savoir comment les divers personnages finissent par se retrouver au même endroit et comment l'histoire se finit ; bien, évidemment. La thèse du polar a vieilli, à mon avis, ce qui n'est pas très grave en soi ; le seul point gênant est qu'elle est exposée de façon un peu lourde et insistante, sans beaucoup d'arguments de fond pour être convaincante. N'est pas historien ou prophète qui veut.
L'intrigue reste intéressante, mais les scènes d'action sont trop longues et trop décrites, à plusieurs reprises j'ai lu en diagonale pour aller plus vite vers l'étape suivante. Pour autant, les personnages qui auraient pu porter l'histoire restent trop caricaturaux et donc peu surprenants. On aurait gagné à un peu plus de contradictions internes et de décisions inattendues de leur part pour éviter de penser qu'ils servent plus à démontrer la thèse qu'à incarner l'intrigue.
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Malabar_
  10 juin 2013
Encore un roman lu en quatrième vitesse (road-roman oblige), qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Car même si l'on avale les pages au même rythme que le héros enfile les kilomètres, il ne reste pas grand chose de cette lecture au final. Au risque de me faire lapider par les thuriféraires de Dantec, je n'ai rien lu de révolutionnaire dans ce pavé là.
Quelques passages un rien trashouille pour choquer le bourgeois et faire grimper les ventes, de grandes théories sur notre joli monde pour faire intelligent, mais cette poudre aux yeux ne fait pas illusion, on est simplement ici dans une oeuvre de genre, un polar nerveux et violent aux personnages caricaturaux.
Ni catastrophique, ni transcendant La Sirène rouge est un divertissement honnête qui gagnerait à s'assumer un peu plus. On a en effet la désagréable sensation que l'auteur cherche à prouver absolument son intelligence, en voulant à tout prix donner un aspect philosopho-géopolitique à ce vaste champ de bataille, comme s'il reniait ce personnage qui défouraille à tout va sans le moindre état d'âme. Sauf que Rambo qui philosophe, au mieux c'est drôle au pire tout le monde s'en fout.
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soleil23
  09 décembre 2018
La couverture est magnifique. Qui est cette fille au manteau rouge courant dans une forêt de bouleaux ?
Cela promettait un bon thriller surtout quand l'auteur est classé avec Grangé, King et Chattam.
Mais je peux dire que ce roman est loin de In tenebris ou L'empire des loups. J'ai constaté dans cette course "folle" de la platitude.
Un roman qui se lit vite et s'oublie aussitôt. Il manquait une âme à ce récit.
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Rodin_Marcel
  31 juillet 2016
Dantec Maurice G. [Georges] (1959-2016) – "La sirène rouge" – Gallimard/Folio-policier, 2016 (ISBN 978-2-07-078435-6) – cop. 1993

C'est à l'occasion de son récent décès que j'ai découvert le nom de cet auteur qui m'avait jusque là échappé : il eut alors droit à des kyrielles d'articles dans la presse bien-pensante gôcho-bobo, malgré ses prises de positions plus ou moins fantaisistes cataloguées "de droite". Je n'étais guère enthousiaste à la vue des diverses biographies publiées, mais bon, je me résolus tout de même aller y voir par moi-même.

Je ne sais si ce roman policier reflète vraiment l'ensemble de son oeuvre, mais il fit à tout le moins l'objet d'une adaptation cinématographique qui – semble-t-il – connut un certain succès. le roman est construit selon les règles aussi classiques que strictes de la thématique du couple de fuyards (un homme, une enfant, tous deux dans le camp des gentils) pris en chasse tant par la police que par des très très méchants-vilains, adeptes et réalisateurs de "snuff-movies". L'écriture est trépidante à souhait, l'intrigue bien menée, rien à redire, ça fonctionne, bien que le tout relève du domaine du hautement invraisemblable (quoique).

L'auteur tente cependant d'insérer cette problématique dans le contexte plus global de la guerre atroce qui – à l'époque de l'écriture de ce roman – déchire l'ex-Yougoslavie et voit les Serbes exercer des violences nazies sur les populations civiles des territoires ravagés. A plusieurs reprises, l'auteur vitriolise les belles âmes des gentils pays européens qui ne cessaient (telle E. Guigoux) de demander aux belligérants de s'envoyer des bisous, désarmant les uns (bosno-croates) pour laisser les autres (serbes extrémistes) massacrer à qui mieux mieux (cf. pp. 208, 283-285, 395).

La thèse centrale du roman est exposée dans les pages 439-440, dans lesquelles l'auteur fait un lien entre ces nantis se régalant de l'ignoble violence des snuff-movies et cette guerre épouvantable dans les Balkans :
"L'enfer s'était déplacé. Non, il proliférait, comme un virus. [] L'Europe succombait à ses virus, le monde occidental moderne à ses limites, montrant là son vrai visage, annonciateur d'un crépuscule redoutablement tangible, encore une fois. le visage ambivalent du yuppie cannibale et humanitaire."

C'est là que le bât blesse.
D'abord parce que – comme nous l'apprend Wikipédia – rien ne prouve que les "snuff-movies" soient autre chose qu'une légende urbaine. Nul ne peut douter qu'il existe hélas des gens suffisamment dérangés mentalement pour se régaler d'en voir d'autres mourir dans d'atroces souffrances : depuis l'empereur romain Néron et les gladiateurs, jusqu'aux camps d'extermination nazi en passant par l'Inquisition, l'histoire est remplie de ces exactions commises rien que sur le territoire européen : et la liste devient quasiment infinie si l'on ajoute le reste du monde !
Mais que des gens se filment en train de commettre ces atrocités, pour ensuite diffuser ces films à prix d'or, n'aurait jamais pu être prouvé à ce jour : les ignobles atrocités commises par les par l'État Islamique bénéficient pleinement de la complicité des médias toujours avides de sensationnalisme, d'une diffusion aussi massive que gratuite via le Web, et sont sensées servir une guerre de civilisation et non des instincts particuliers (ce point là mériterait d'âtre approfondi).

Un auteur comme Dantec aurait pu orienter son propos justement vers ces gens (comme les dignitaires serbes, héritiers de leurs homologues nazis) ; ce qui eût été plus convaincant... Autre piste tout aussi épouvantable : à l'époque de l'écriture de ce roman, plusieurs instances avaient déjà prouvé que certains enlèvements crapuleux visaient purement et simplement à alimenter le trafic d'organes, ce qui collerait mieux avec l'explication finale terminant ce récit.

Du point de vue romanesque, le récit tient vraiment la route ; il n'en va pas de même du point de vue documentaire et insertion dans les réalités qu'il prend lui-même à témoin.
Dommage.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   19 février 2016
— Maman…
Quelque chose s’effondrait en Alice. C’était comme si sa mère disparaissait en tant que telle, définitivement. L’ultime noyau d’amour se volatilisa, comme une roche pulvérisée par la dynamite, dans un éblouissement de douleur mentale. Tu n’es plus ma mère, pensait-elle, la glotte bloquée, comme asphyxiée par un gaz intérieur… Tu es la Chose. Tu es devenue…
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lecassinlecassin   28 janvier 2012
Un problème prévu est un problème en moins.
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rkhettaouirkhettaoui   19 février 2016
J’ai commis une grossière erreur en ne prenant pas en charge ton éducation moi-même. Je t’aurais enseigné les véritables mystères de la vie. Je t’aurais fait découvrir l’extase de la fusion transpsychique… le rituel du sang, le Saint-Graal… Tu ne dois pas t’en faire, Alice, avait alors murmuré sa mère. Rien ne peut nous arriver… notre généalogie est spéciale, nous… je t’expliquerai plus tard, quand nous serons loin d’ici, je t’expliquerai pourquoi nous appartenons à une race supérieure, faite pour dominer l’humanité dans un futur proche.
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rkhettaouirkhettaoui   19 février 2016
Le monde réel n’était pas aussi docile que les jeux d’enfants auxquels elle se livrait encore, dans la solitude de sa chambre ou du grenier. On n’y transformait pas aussi facilement quelques poupées et décors de papier en château de princesse florentine ou en navire magique de quelque fée marine d’inspiration celtique. Ici on était dans le monde dur et concret des adultes. Avec le bruit des fax et des machines à écrire. Avec l’éclairage du néon. Et avec des problèmes.
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lecassinlecassin   22 janvier 2012
Le 17 avril 1993, quelques minutes avant que sa vie ne bascule tout à fait, Hugo Cornélius Toorop avait contemplé son visage dans la glace. Il y avait vu une longue tête un peu mélancolique, avec des sourcils en accents circonflexes.
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Videos de Maurice G. Dantec (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice G. Dantec
Débat Malek Chebel et Maurice G. Dantec "L'Islam et la raison" chez Ardisson.
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