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ISBN : 2246779316
Éditeur : Grasset (29/09/2010)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 176 notes)
Résumé :
Devant le brio, l’érudition, la drôlerie et l’acuité de cet essai – salutaire? oui, salutaire – de Charles Dantzig consacré à sa passion prédominante, la lecture, on ne peut que s’incliner, livre à la main, et le citer : « Voilà pourquoi la lecture n’est pas contre la vie.
Elle est la vie, une vie plus sérieuse, moins violente, moins frivole, plus durable, plus orgueilleuse, moins vaniteuse, avec souvent toutes les faiblesses de l’orgueil, la timidité, le sil... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
27 juin 2014
Petite déception quand même, d'où la note moyenne que j'accorde à ce livre. J'en attendais plus. La lectrice, amoureuse des livres, ne se retrouve pas dans ce texte. J'y trouve trop de pages inutiles. L'amour ou le désamour des livres auraient pu être analysé plus rapidement, et le livre amputé de quelques chapitres ou paragraphes n'en aurait pas souffert. J'ai trouvé quelques citations qui m'ont parlée mais trop peu à mon goût. J'ai vu, j'ai lu, je ne regrette pas le temps passé à cette lecture, mais ce livre ne laissera pas dans mon esprit une trace indélébile.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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Missbouquin
22 mars 2012
Une belle phrase pour introduire cette chronique :
“La lecture est cet instant d'éternité simultanément ressenti par quelques solitaires dans l'espace immatériel un peu bizarre qu'on pourrait appeler l'esprit”
Et une phrase parfaite :
“Les bons lecteurs, on devrait les enfermer pour lire ! On leur verserait un salaire et ils ne feraient que ça, sauver la littérature en la lisant ! “
Absolument ! je ne comprends pas d'ailleurs que ça n'existe pas encore … (quoique j'apprécie moyennement la catégorisation du “bon lecteur”)
Le livre
Paru en 2010, l'essai “Pourquoi lire ?” théorise les réflexions de Dantzig sur la lecture, avec beaucoup d'humour. Un gros problème qui s'est posé à la rédaction de cette critique a été le choix des citations. J'aurai bien réécrit tout le livre ! Car il est rempli de phrases savoureuses sur la lecture, qui m'ont souvent frappé par leur vérité (ou en tout cas j'y ai reconnu mon expérience de lectrice). Mais justement, c'est un peu le problème car comme il le dit lui-même :
“On pourrait imprimer un avertissement au dos des livres: “ATTENTION ! Les lectures qui vont trop dans le sens de vos pensées ou de vos goûts peuvent être dangereuses.”
En réalité, je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir lu quelque chose de vraiment neuf mais au milieu de tous les essais que j'ai lu sur la lecture, celui-ci brille par son humour et la pertinence de ses réflexions !
J'ai cependant été gênée par certaines affirmations péremptoires et critiques gratuites, montrant la partie snob et élitiste de la conception dantzigienne de la littérature.
Par exemple :
“Le charme de la littérature est souvent créé par le lecteur en état d'enfance. Beaucoup y restent. Ce sont ceux qui transforment les romans en best-sellers. Et les femmes restées des gamines rêvant d'amour mènent à 300 000 des nunucheries qui pansent la douleur d'avoir pour mari un goujat qui mange les coudes sur la table, et les hommes restés des adolescents à idées quittent les émissions de foot sur TF1 pour les romans d'anticipation écrits par des cons apocalyptiques”. Un peu d'exagération peut-être ? de provocation ?
Au final, il survole énormément de sujets qui touchent à la littérature (80 courts chapitres), mais sans vraiment approfondir. Au-delà de son amour pour la lecture, je me demande si tout de même cet essai n'est pas uniquement un exercice de style, une provocation envers les non-lecteurs, qu'il n'essaye pas de comprendre. Il ne relativise jamais ses propos, nous les assénant. Certes, beaucoup sont justes. Néanmoins j'aurais aimé des arguments, des exemples et non pas juste des assertions. Il se contente d'attaques parfois attendues et faciles, mais si elles peuvent, d'une certaine façon, paraître légitimes. Au final, c'est uniquement SA vision de la littérature.
Voilà pour la forme du texte, passons au fonds.
Car finalement, Pourquoi lire ?
Puisque
“Lire est déraisonnable. Il y a des choses bien plus importantes, disent les importants. C'est vrai. Et, le sachant, nous continuons en sifflotant ces lectures qui nous privent de la gloriole et de la fortunette.” ?
Et bien parce que
- “On lit pour voir chez les autres les défauts que nous nous cachons à nous-mêmes.” Admettons. C'est la fonction catharsique de la littérature.
- “Je retournai au bonheur des bonheurs, lire. Ah, voilà une autre raison de lire, sans doute. Lire, c'est beaucoup plus intéressant que se distraire.” Cela dépend, car la littérature est parfois / souvent considérée comme une distraction. Attention au discours élitiste Mr Dantzig !
“Oui, on lit par protestation contre la vie. La vie est très mal faite. On y rencontre sans arrêt des gens inutiles. Elle est pleine de redites. Ses paysages sont interminables. Si elle se présentait chez un éditeur, la vie serait refusée.” Bien d'accord ! La vie réelle est si triste, monotone; alors que la littérature est si riche ! Mais elle ne remplacera jamais la rencontre avec une personne réelle, aussi “inutile” soit-elle. Et d'ailleurs, y-a-t-il vraiment des gens inutiles ? Attention au gouffre du snobisme !
“On lit pour comprendre le monde, on lit pour se comprendre soi-même. Si on est un peu généreux, il arrive qu'on lise pour comprendre l'auteur. Je crois que cela n'arrive qu'aux grands lecteurs, une fois qu'ils ont assouvis leurs deux premiers besoins, la compréhension du monde et la compréhension d'eux-mêmes. Lire fait chanter les momies, mais on ne lit pas pour cela. On ne lit pas pour le livre, on lit pour soi. Il n'y a pas plus égoïste qu'un lecteur.”
“Quand on a beaucoup lu, c'est qu'on lit par amour. On commence par être amoureux des personnages ; on le devient de l'auteur ; on l'est enfin de la littérature.”. L'amour est le véritable terme qui nous convient, à nous lecteurs, quand on parle de la littérature !
Par extension, il pose la question de ce qu'est la lecture et la littérature :
” …ne peut-on pas dire qu'une lecture est réussie lorsqu'il nous en reste des phrases ? Elles sont comme des foulards dans un tiroir, aux couleurs toujours fraîches, conservant à jamais dans leurs plis l'odeur délicieuse d'une pensée, d'une émotion.” Une belle évocation poétique de la lecture.
“La lecture n'est pas contre la vie. Elle est la vie.[…] Elle maintient, dans l'utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Lire ne sert à rien. C'est bien pour cela que c'est une grande chose. Nous lisons parce que cela ne sert à rien. Quand on pense qu'on peur réussir une carrière dans le CAC40 sans avoir jamais rien lu de sa vie ! C'est pourquoi il faut être gentil envers les puissants qui lisent. Ils pourraient faire autre chose. ”
J'aime beaucoup la conclusion et j'y penserai à l'occasion …
“Quand on lit, on tue le temps. Pas dans le sens “passer le temps”, ça c'est quand on lit en bâillant pour vaguement occuper un après-midi à la campagne, non, mais quand on fait une lecture sérieuse, une lecture où on est absorbé par le livre. Elle donne l'impression que le temps n'existe plus. [...] et voilà pourquoi les grands lecteurs ont le sentiment d'être toujours jeunes. Ils n'ont pas été usés de la même façon par un emploi du temps, c'est-à-dire un temps employé à autre chose qu'à obéir au sens commun. [...] Chaque nouvelle lecture a été une plongée dans un bain frais, un moment où on a, pas tout à fait illusoirement, vaincu le temps.” le lecteur hors du temps … voilà un bon titre de roman ! : La littérature, ou la voie de l'éternelle jeunesse …
Pour conclure
“Lire, lire, c'est très bien, mais il y a aussi des moments où il est bon de ne pas le faire“. Ah bon ?
Car
“Pourquoi continuer à lire un livre? C'est un des effets dévastateurs de l'espoir. Si un livre est mauvais, il ne devient jamais bon.”
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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ahasverus
15 mars 2012
"""J'ai rencontré beaucoup moins de grands lecteurs amers de n'avoir pas écrit que de petits écrivains amers de n'être pas lus."""
Dans ce court essai (moins de 200 pages) au titre accrocheur, Charles Dantzig décline son amour des mots, des livres et des auteurs.
Des mots d'auteur, il s'en commet beaucoup, dans Pourquoi Lire ?. Ils raviront les amateurs de citations. Mais les autres ? Au regard des avis laissés par les Babelionautes, on notera que l'abus de Dantzig peut provoquer un agacement. Dantzig refuse le label littérature à certains genres littéraires. Il parle de bons et de mauvais lecteurs. Cela ne m'a pas gêné. J'ai trouvé dans Pourquoi Lire ? de beaux portraits d'auteurs, un petit plaisir sucré, une récréation, une envie de lire "L'encyclopédie capricieuse du Tout et du Rien", et quelques remarques pertinentes sur les puissants et les dictateurs.
"On ne lit pas un livre pour une histoire, on lit un livre pour danser avec son auteur.", écrit Dantzig. Moi j'ai dansé. C'était bien agréable. A vous de voir si vous voulez rester vos fesses collées sur un tabouret de coin de salle.
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Kid
15 septembre 2017
Pourquoi lire ?
Les raisons sont nombreuses. "Comme un Roman" de Pennac en argumentait prestement, ce livre accentue le principe du développement du cerveau à travers cet exercice indispensable. Lequel est un plaisir pour tous ceux qui sillonnent ce site.
Mais tout le monde n'a pas l'accès ou l'envie ou la possibilité ou le contexte pour le réaliser et c'est dommage quand on déchiffre à grand-peine certains messages sur son téléphone ou sur les réseaux sociaux. Invoquer un clavier défaillant est souvent une excuse un peu bidon pour masquer un manque de soin. Car souvent c'est juste un problème de relecture.
Sur Babelio il m'arrive souvent d'effacer mon commentaire et de le remettre parce que j'ai oublié une virgule. Si on critique en bien ou en mal un auteur la moindre des choses est de le faire sans fautes. J'ai le grand tort d'exiger des autres la rigueur dont je m'oblige. Mea culpa.
Sur un forum l'autre jour j'ai lu l'annonce (authentique) de quelqu'un qui cherchait à vendre une voiture et s'exprimait ainsi :
"puto de 2002 excellent êta elle 146000 km elle accidenter coter chauffeur saï pour sa que je la vend a se prix ou possibilité en piese pour plus de renseignement m appeler je repos pas au mail"
Pas certain qu'il trouve preneur. Pas certain qu'il soit français. Je passe la notion d'excellent état d'une voiture accidentée vendue pour pièces et je conseille vivement au vendeur la lecture d'Auto Moto. Celle de Bescherelle j'y crois moins. Bon là je me moque un peu, ce n'est pas élégant.
Voilà sinon Dantzig j'aime beaucoup et ce livre est dans la liste de ses meilleurs. Avis personnel.
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Zoe
24 octobre 2010
Pourquoi lire ?, le nouvel essai de Charles Dantzig, est de ceux qu'on lit en prenant des notes, comme il aime lui-même à le faire, pour noter des petites phrases qu'on aura plaisir à relire ou pour noter des points de désaccord, car il y en a nécessairement. Plus que d'un essai, il s'agit d'une compilation d'articles, sorte de « Dictionnaire égoïste de la lecture ».
Ce n'est pas un hasard si je fais allusion à un précédent titre de Charles Dantzig, car il faut prévenir d'emblée les lecteurs du Dictionnaire égoïste de la littérature française, qu'ils savent déjà l'essentiel du rapport que Charles Dantzig entretient avec la lecture. le dictionnaire contenait en effet déjà beaucoup d'articles sur ce sujet. Et si Charles Dantzig dans Pourquoi lire ? n'a pas repris ces articles à l'identique, il en a néanmoins repris les idées et les anecdotes, jusqu'à donner l'impression de dangereusement radoter. On savait donc déjà qu'il a désiré savoir lire très tôt, qu'il a lu des livres réputés difficiles très jeune, qu'il adore à l'étranger visiter les librairies, qu'il lit même en marchant et déteste donc les sondeurs de la rue de Rennes, etc.
En lisant ce nouvel essai, plutôt qu'aux anecdotes personnelles de Charles Dantzig, je me suis donc surtout intéressée à ses considérations plus générales sur lecture qui isole, qui sépare du monde et qui, quand elle est pratiquée à haute dose, suscite souvent l'hostilité. Mais ce ne sont pas là des idées véritablement révolutionnaires. Ce qui malgré tout rend ce recueil sympathique, c'est qu'il y est question d'une passion et que Charles Dantzig y rend hommage à ceux qui la partagent avec lui, les autres grands lecteurs, qui sacrifient des heures, peut-être des années de leur vie à cette activité parfaitement inutile, un temps à jamais perdu pour la vie pratique ou le monde des affaires.
Toutefois, ce que Charles Dantzig ne dit pas explicitement mais que l'on devine tout de même entre ses lignes, c'est que pour lui toutes les lectures ne se valent pas. Il est lui-même surtout un lecteur de classiques. Et si dans l'un des articles du recueil, il nous dit lire également des romans de vampire, il avoue finalement ne pas véritablement apprécier ces lectures, qui lui permettent surtout ne pas paraître trop pédant en délaissant totalement la littérature populaire. Mais la plupart du temps, il ne cache pas son mépris pour la littérature de genre. Il n'hésite d'ailleurs pas à traiter Stephen King de « plouc millionnaire », à affirmer que devoir lire un polar serait pour lui une torture, ou encore à traiter les adultes lecteurs de romans pour la jeunesse d' « arriérés volontaires ».
Finalement, je ne retiendrai de cet essai que quelques bons mots, quelques formules qui, reconnaissons-le, sont assez bien trouvées. Mais j'ai refermé ce nouveau livre de Charles Dantzig avec l'impression d'avoir relu son Dictionnaire égoïste, plutôt que d'avoir lu un nouvel essai. A réserver donc aux amnésiques ou aux justement pas trop bons lecteurs, qui parcourront ce recueil sans s'apercevoir qu'ils ont déjà lu tout ça ailleurs !
Lien : http://deambulla.wordpress.c..
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Les critiques presse (1)
LeSpectacleduMonde14 juin 2011
Chantre d’un gai savoir qui n’exclut pas la mélancolie, Dantzig tance les moralistes, « ces idéalistes pour les autres », et les « aigris » dont Céline devient, sous sa plume, la figure paroxystique.
Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde
Citations & extraits (115) Voir plus Ajouter une citation
thursdaynextthursdaynext15 mars 2011
Les bons lecteurs, on devrait les enfermer pour lire ! On leur verserait un salaire et ils ne feraient que ça, sauver la littérature en la lisant !

Nous choisissons, dans nos lectures, les vêtements de nos sensations, les paroles de nos bouches muettes, l'éloquence de nos pensées borborygmiques.

Aux grands lecteurs les personnages des romans deviennent plus réels que les personnages de la vie. Ils pensent souvent à eux, leur rendent visite dans les livres, il les aiment beaucoup, ils leur manquent souvent, les agacent parfois, enfin des amis, quoi. À ceci près que ces amis imaginaires ne cachent rien. C'est pourquoi ils sont les seuls à ne jamais nous trahir, pensent les grands lecteurs, qui en oublient quelque fois de prendre le risque de vivre.

Voilà pourquoi les lecteurs sortant de leur livre ont un air de plongeur sous-marin, l'oeil opaque et le souffle lent.

Un des signes des temps barbares est que l'ignorance n'a plus honte.

Proustiens de toutes les origines, unissez-vous ! La madeleine est pour demain !

C'est à cela que sert la fiction, combler les trous de l'ignorance par l'imagination.

Ayant lu Darwin, le poète s'adapte. Sa devise est : "Ca se couvre, écrivons un orage."
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araucariaaraucaria26 juin 2014
Les gens qui ne lisent pas ignorent l'exaltation que l'on peut ressentir dans une librairie. Ils n'ont pas idée qu'un commerce aussi calme, où vendeurs et acheteurs sont chacun de leur côté, puisse être autre chose qu'ennuyeux. Tant mieux, ils ne se rendent pas compte que c'est un endroit très dangereux pour l'opinion qu'ils se font de leur importance. Dans les librairies, on comprend que les rois de jadis aient eu les plus grandes hésitations à autoriser l'imprimerie. Des gens qui, seuls avec un autre, pensent sans contrôle! Ces clients qui ont l'air si calmes, si recueillis, des girafes broutant lentement des feuilles, sont des boules de passion à l'intérieur desquelles ça bout, ça bondit, ça bande!
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MissbouquinMissbouquin02 mars 2012
"Quand on lit, on tue le temps. Pas dans le sens "passer le temps", ça c'est quand on lit en bâillant pour vaguement occuper un après-midi à la campagne, non, mais quand on fait une lecture sérieuse, une lecture où on est absorbé par le livre. Elle donne l'impression que le temps n'existe plus. [...] et voilà pourquoi les grands lecteurs ont le sentiment d'être toujours jeunes. Ils n'ont pas été usés de la même façon par un emploi du temps, c'est-à-dire un temps employé à autre chose qu'à obéir au sens commun. [...] Chaque nouvelle lecture a été une plongée dans un bain frais, un moment où on a, pas tout à fait illusoirement, vaincu le temps."
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PchabannesPchabannes31 octobre 2010
“On lit pour comprendre le monde, on lit pour se comprendre soi-même. Si on est un peu généreux, il arrive qu’on lise pour comprendre l’auteur. Je crois que cela n’arrive qu’aux grands lecteurs, une fois qu’ils ont assouvis leurs deux premiers besoins, la compréhension du monde et la compréhension d’eux-mêmes. Lire fait chanter les momies, mais on ne lit pas pour cela. On ne lit pas pour le livre, on lit pour soi. Il n’y a pas plus égoïste qu’un lecteur.”
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PchabannesPchabannes31 octobre 2010
“La lecture n’est pas contre la vie. Elle est la vie.[…] Elle maintient, dans l’utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Lire ne sert à rien. C’est bien pour cela que c’est une grande chose. Nous lisons parce que cela ne sert à rien. Quand on pense qu’on peur réussir une carrière dans le CAC40 sans avoir jamais rien lu de sa vie ! C’est pourquoi il faut être gentil envers les puissants qui lisent. Ils pourraient faire autre chose. ”
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Videos de Charles Dantzig (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Dantzig
"Les clowns sont des gens très dangereux. Et je pense qu'en politique, les clowns sont nombreux". C'est de ce postulat de départ que Charles Dantzig a tiré un texte fictionnel et engagé intitulé "L'Extermination des clowns" publié dans le numéro 3 de sa revue annuelle de littérature le Courage. Il nous en dit un peu plus sur ce qu'il entend par "clown" en politique.
En savoir plus sur le Courage #3 : https://www.youtube.com/edit?o=U&video_id=HHLQpwxrW4w
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