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ISBN : 2080703285
Éditeur : Flammarion (07/01/1993)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 268 notes)
Résumé :
Les Méditations métaphysiques (ou Méditations sur la philosophie première) sont une œuvre philosophique de René Descartes, parue pour la première fois en latin en 1641. Du point de vue de l'histoire de la philosophie, elles constituent l'une des expressions les plus influentes du rationalisme classique.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
lecteur84
  02 juillet 2018
Descartes, je n'avais jamais rien lu de lui, même au lycée, j'étais passé à travers son "cogito"...impensable quand même non!
Voilà cette lacune réparée...
Alors tout d'abord le cogito, le fameux" je pense donc je suis"...dit comme ça, ça en jette, alors on sa cale bien à l'ombre, on prend un bon rosé bien frais et on attaque....donc pour être il faut penser....Ok mais quid de tous les êtres qui ne pensent pas, ils n'existent pas? Donc les plantes par exemple, elles n'existent pas? Ou suis-je juste porté à les mépriser, tout ce qui vit et qui ne pense pas n'a donc aucune réalité??? pas sympa, pour les animaux non plus..encore que certains pensent sans doute...Non là M'sieur Descartes, j'accroche pas...
Pas grave, c'est surtout la troisème méditation qui m'intéresse...celle où il nous donne la preuve de l'existence de Dieu!!
Alors c'est quoi cette preuve...eh bien c'est simple, souvenez vous, je pense donc je suis, mais je pense pas complètement par moi même non plus...eh non... j'ai des pensées qui viennent de moi, mais y en a d'autres qui viennent d'ailleurs, externes en quelque sorte, par exemple, si je pense à un être parfait ( ah n'essayez pas de chercher ce qu'est un être parfait, il ne le dit pas, gardez à l'esprit que ce n'est ni vous et encore moins moi...) donc si je pense à cet être, c'est que cette pensée vient de l'extérieur, et comme on parle d'un être parfait c'est de Dieu dont on parle! Eh oui il n'y a que lui qui pouvait me suggérer qu'il existait!!! Alors... elle est pas terrible sa preuve, hein...Et donc, si je pense au père Noël, eh bien c'est que c'est le père Noël qui existe qui m'a foutu cette idée en moi, CQFD....
Après une telle démonstration, autant vous dire que j'ai été moins attentif au reste du livre...
Bon soyons indulgent, c'était il y a presque 400 ans et donc il y a certaines choses qu'il fallait absolument dire...et puis Darwin n'était pas passé par là non plus...Ce brave Descartes aurait du se contenter de la pensée Socratique qui consiste à dire" je sais qu'on ne sais rien"En clair, Descartes c'est pas ma tasse de thé....
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Shakespeare
  16 janvier 2015
Pour critiquer Descartes, Kant devait avoir un sacré bagage intellectuel et un sacré esprit analytique.
En effet, pour se permettre de critiquer une oeuvre, il faut avant tout la comprendre. Or, je dois le reconnaître n'avoir pas tout compris des méditations métaphysiques. A défaut de critiquer l'oeuvre, je partage donc mon ressenti.
Si les premières méditations sont plutôt claires et amènent le lecteur à réfléchir sur la réalité de son propre savoir, Descartes devient plutôt complexe lorsqu'il commence à démontrer l'existence de Dieu. Il démontre cela de trois manières différentes. A mon sens, l'argument ontologique n'est pas convaincant (Dieu existe parce qu'il est parfait et sans l'existence, il ne le serait pas).Le premier prémisse n'est pas prouvé et est un postulat (Dieu est parfait).
La seconde preuve de l'existence de Dieu consiste à dire que l'idée de perfection n'a pu être mise dans nos esprits finis que par Dieu car nous n'avons pas les capacités innés de penser la perfection divine. L'argument me convainc peu car on pourrait dire de même du Père Noël finalement.
Enfin, la dernière preuve est celle qui consiste à dire que "l'existence propre à chaque homme ne tient pas de l'homme lui-même puisqu'il se serait créé parfait et ainsi, il serait Dieu. Elle ne peut donc être attribuée qu'à Dieu, être parfait." Même si elle ne me convainc pas non plus, je dois admettre ne pas la comprendre suffisamment une fois contextualisée dans le livre pour me permettre quelque réfutation.
Mais Descartes ne cherche pas seulement à démontrer l'existence de Dieu. Non, au fil des méditations, on y découvre la distinction cartésienne entre le corps et l'esprit, le doute méthodique, les notions métaphysiques de base, la nature du vrai et du faux... Les Méditations Métaphysiques reste un ouvrage intéressant et utile à soi-même bien que par moment difficile à comprendre.
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Colinvian
  21 juillet 2013
Classique de la philosophie, cet ouvrage m'a paru tantôt brillant, tantôt immensément décevant.
Il faut dire que Descartes commence fort : dès son prologue, il affirme que le lecteur est sur le point de découvrir, en lisant ces quelques dizaines de pages, les preuves de l'immortalité de l'âme et de l'existence de Dieu. Rien que ça ! La déception est encore plus prévisible que dans "Lost", c'est dire.
Après un abrégé des méditations à suivre qui est loin d'être inutile, on est plongé tout de suite dans la première méditation. Et celle ci est à mon sens la plus intéressante : réalisant que l'essentiel de ses repères se fonde sur des préjugés acquis généralement dès l'enfance, Descartes entreprend de tout remettre en doute pour voir si, au final, il n'y aurait pas quelque chose qui soit indubitable, donc vrai. La démarche est soigneusement expliquée (le "mauvais génie" imaginé est une idée très forte, à laquelle, je pense, nous avons tous déjà songé sans la mettre précisément en forme) et l'expérience se révèle productive : A la seconde méditation, Descartes aboutit au fameux cogito, génialement démontré, qui parait presque impossible à contester dans son ensemble et auquel chaque individu semble pouvoir aboutir à la suite d'une méditation similaire.
Mais les choses se corsent. Tout échauffé par ses premières conclusions, Descartes s'approche vite du soleil en souhaitant démontrer l'existence de Dieu. On rit doucement, mais le livre inclut d'exclure tout préjugé pendant sa lecture. Alors l'on suit le raisonnement cartésien, on se laisse bercer tranquillement, attendant de voir ou il pourrait mener.
Réponse : A pas grand chose. Les "preuves" de l'existence de Dieu (car il y en aurait plusieurs !) sont assez faibles, très contestables et mêmes réfutables, sont donc tout sauf des preuves, sinon des syllogismes imparfaits. Et l'ennui de l'ouvrage, c'est qu'il se fonde entièrement, à partir de cette troisième méditation, sur le principe que Dieu existe (puisque Descartes pense l'avoir prouvé). Immortalité de l'âme et sa distinction avec le corps, réflexion sur le vrai et le faux... Tout cela n'est absolument pas convaincant, presque complétement inintéressant pour qui n'est pas un fervent croyant et n'a pas été convaincu par les raisonnements précédents : là est l'immense faiblesse de ces méditations, et l'explication évidente de l'ennui qui s'empare de beaucoup à la lecture de celles ci.
Je retiendrais donc surtout de cet ouvrage la fameuse expérience du doute, génialement présentée, avec une humanité des plus sincères qui vient affronter parfois cette philosophie (ce passage touchant où Descartes exprime son envie de retomber dans l'illusion qui parait bien plus facile à vivre) et l'aboutissement au très intéressant cogito.
Dommage que la suite ne soit pas aussi bonne, mais au moins aura-t-il essayé, et même dans ce que je considère comme des erreurs ou des passages très faibles dans l'argumentation, la volonté et l'intelligence de certains propos sauvent cette fin d'ouvrage.
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_BNFA
  26 mars 2014
« Je pense, donc je suis » : cet aphorisme de Descartes parachève une étape cruciale de sa pensée. le philosophe détaille sa théorie en latin dans les Méditations métaphysiques, rédigées à l'intention des lettrés, et en français dans le Discours de la méthode, une version destinée au peuple.
Descartes part d'un constat simple : nous ne pouvons rien tenir de ce qui nous entoure pour assuré. Il en prend pour preuves les mirages, les illusions d'optique et toutes les interprétations fausses de la nature. Afin d'atteindre une connaissance certaine, il doit d'abord détruire toutes ses idées, au moyen du procédé cognitif du doute méthodique.
Alors que plus aucun savoir n'existe en lui, il trouve cependant une évidence : l'activité de pensée ne peut se faire dans le vide. Elle suppose un sujet qui réfléchit.
« Je pense, donc je suis » affirme donc l'existence de deux choses : un « moi » et des idées qui l'habitent. À partir de là, et aussi de la foi en l'existence d'un Dieu que Descartes ne peut laisser de côté – Inquisition oblige peut-être –, le philosophe reconstruira tout l'édifice du savoir.
La théorie de Descartes fonde l'idéalisme, un des grands courants de la philosophie de la connaissance. Au contraire du matérialisme, pour qui l'objet existe vraiment hors de nous, pour l'idéalisme, la seule réalité sûre est celle de nos pensées. Pour mener ce raisonnement aussi loin que l'idéaliste absolu George Berkeley, peut-être rien, hors de moi, n'existe-t-il – hormis Dieu, complétait toutefois lui aussi cet évêque irlandais du dix-huitième siècle.
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lucioler
  09 juin 2011
Livre que j'avoue n'avoir pas su apprécier dans son ensemble. Ces démonstrations ne m'ont pas réellement convaincues, l'introduction me semble un résumé bien suffisant et je me suis arrête à la quatrième méditation. Mais les théories qu'ils posent ont eu une réelle portée sur toute la fondation de notre société, vision qui doit à présent être dépassée ? Merci Merleau Ponthy ! En tout cas c'est un livre que je ne conseille pas pour une entrée dans la philosophie qui aurait plutôt tendance à un dégoût pour cet matière dont on a tellement à apprendre !
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ZabouZabou   18 juillet 2010
Et tout de même qu'un esclave qui jouissait dans le sommeil d'une liberté imaginaire, lorsqu'il commence à soupçonner que sa liberté n'est qu'un songe, craint d'être réveillé, et conspire avec ces illusions agréables pour en être plus longuement abusé, ainsi, je retombe insensiblement de moi-même dans mes anciennes opinions.
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GuillaumeTMGuillaumeTM   25 septembre 2013
Ainsi, lorsque vous parlez ici d'un être corporel très parfait, si vous prenez le nom de très parfait absolument, en sorte que vous entendiez que le corps est un être dans lequel se rencontrent toutes les perfections, vous dites des choses qui se contrarient : d'autant que la nature du corps enferme plusieurs imperfections : par exemple, que le corps soit divisible en parties, que chacune de ses parties ne soit pas l'autre, et autres semblables; car c'est une chose de soi manifeste que c'est une plus grande perfection de ne pouvoir être divisé que de le pouvoir être, etc. Que si vous entendez seulement ce qui est très parfait dans le genre du corps, cela n'est point le vrai Dieu.

Extrait des réponses aux secondes Objections.
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grisettegrisette   08 juin 2010
Mais qu’est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu’est-ce donc qu’une chose qui pense ? C’est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent. Certes ce n’est pas peu si toutes choses appartiennent à ma nature(...)
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GuillaumeTMGuillaumeTM   21 juillet 2013
Je fermerai maintenant les yeux, je boucherai mes oreilles, je détournerai tous mes sens, j'effacerai même de ma pensée toutes les images des choses corporelles, ou du moins, parce qu'à peine cela se peut-il faire, je les réputerai comme vaines et comme fausses; et ainsi m'entretenant seulement moi-même, et considérant mon intérieur, je tâcherai de me rendre peu à peu plus connu et plus familier à moi-même.
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GuillaumeTMGuillaumeTM   21 juillet 2013
Si par hasard je ne regardais d'une fenêtre des hommes qui passent dans la rue, à la vue desquels je ne manque pas de dire que je vois des hommes (...); et cependant que je vois de cette fenêtre, sinon des chapeaux et des manteaux, qui peuvent couvrir des spectres ou des hommes feints qui ne remuent que par ressorts ? Mais je juge que ce sont de vrais hommes; et ainsi je comprends, par la seule puissance de juger qui réside en mon esprit, ce que je croyais voir de mes yeux.
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Videos de René Descartes (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Descartes
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=60074
DANSE - ÉNERGIE - THÉRAPIE
Cancer et handicap
Sylvie Lagache
Art-thérapie
« La Danse-Énergie-Thérapie » (DET), est une proposition thérapeutique de médiation artistique qui permet de lutter contre l'anxiété et les risques de dépression du fait qu'elle éveille en chaque être le désir de s'exprimer, de créer et de communiquer. Elle favorise la confiance en soi. Elle s'adresse ici spécifiquement aux femmes atteintes d'un cancer du sein, aux personnes en situation de handicap et aux enfants malades. Les personnes concernées par le soin (thérapeutes, aides-soignants, accompagnants) trouveront des outils artistiques thérapeutiques pour développer une bonne approche relationnelle avec des personnes en souffrance.
Sylvie Lagache, danse-thérapeute, diplômée d'un master en art-thérapie(Université Sorbonne Paris Cité/Paris Descartes), est membre accrédité de la Fédération française des arts-thérapeutes (FFAT) et de l'Association Art-Thérapie Virtus. Elle intervient dans plusieurs institutions à Paris et est praticienne en thérapies énergétiques : auriculothérapie, reiki, calatonie. Elle a créé une méthode de « Conscience corporelle par la danse » au Brésil où elle a résidé trente ans et qu'elle décrit dans son livre Respirando a vida (2004, Paulinas, SP).
Broché - format : 13,5 x 21,5 cm ISBN : 978-2-343-14895-3 ? 7 juin 2018 ? 228 pages
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