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EAN : 9782072499029
Gallimard (09/10/2014)
3.03/5   181 notes
Résumé :
Denis a la quarantaine. Le jour, il mène la vie ralentie d'écrivain sans succès et de critique fauché. Le soir, il s'habille en femme et va danser dans un cabaret. Quand ses beaux-parents viennent s'installer au-dessus de chez lui, plus question de se la couler douce. Paul, son beau-père, un mafieux notoire, pas franchement adepte du travestissement, lui a trouvé un emploi qui devrait l'endurcir.
Chaque semaine, assorti d'un certain Robert, l'écrivain devra r... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
3,03

sur 181 notes

Ambages
  17 janvier 2017
J'ai vraiment apprécié cette lecture. Une écriture très particulière qui rend les dialogues vivants. J'avais même l'impression d'être encore plus proche du narrateur sans ces tirets qui mettent de l'éloignement dans les dialogues. Djian m'a plongé directement dans la tête et les mots de Denis. Denis, quel homme incroyable ! Denise la nuit, Denis le jour. Danseuse, chanteuse qui enflamme tant par son déhanché que ses tenues de soie, et écrivain le jour qui peine à payer son loyer à son beau-père. Ambivalent à souhait et une manière très atypique de voir la vie, détachement et compassion mélangés, honnête avec lui-même. Difficile de le cerner, mais une complexité bien humaine au final. Je ne me suis pas ennuyée un seul moment durant cette lecture, l'impression d'être le passager d'un bolide qui fonce à toute allure dans la nuit, frôlant l'accident à tout instant. Une écriture qui laisse le lecteur pantelant tant l'auteur jongle avec le déroulé de l'histoire. On pressent et malgré tout on se prend une claque. L'histoire est folle, drôle, sensible et riche. Quel régal !
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missmolko1
  19 octobre 2014
J'avais aimé Doggy bag, alors j'étais curieuse de découvrir Chéri-Chéri mais malheureusement, je pense être passée a coté de ce livre que je n'ai pas aimé.
Denis, le personnage principal m'a tantôt touché tantôt vraiment repoussé. C'est un personnage très cynique, qu'il est parfois très difficile de le cerner vraiment.
Pour l'intrigue, je n'ai pas bien compris ou Djian voulait emmener ses lecteurs car pour résumer de façon très simpliste l'oeuvre :

Bref, je crois qu'il est difficile d'avoir un avis mitigé sur ce livre, mais soit on adore soit on déteste. Pour ma part, je n'ai pas du tout était conquise et je ne garderai pas un grand souvenir de ce livre.
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traversay
  23 novembre 2014
Quand on en est à lire pour la 23ème fois un auteur, c'est une évidence que l'on se retrouve en terrain connu, dès la première ligne, prêt à se laisser embarquer mais pas à accepter n'importe quoi non plus, il ne faut pas exagérer. Mais on dira ce qu'on veut de Djian, ce n'est (presque) jamais n'importe quoi, tant du point du style que de ses intrigues proprement dites. Qu'elles apparaissent scabreuses, extravagantes ou improbables, le problème ne se situe pas vraiment là, pour ses inconditionnels, bien entendu. Ce que l'on oublie souvent de dire, c'est à quel point le romancier, aussi inquiet voire névrosé soit-il, possède un humour à toute épreuve qui commence par une vraie auto-dérision et se poursuit par un regard assez désenchanté sur le monde et l'époque qui l'entourent. Ce n'est pas tant du cynisme qu'une désillusion totale et navrée face aux comportements erratiques et pathétiques de ses contemporains, ces petites choses humaines gonflées de leur propre importance et de leurs médiocres arrangements avec la vie. Et Djian s'inclut lui-même dans cette caravane des existences chichement menées avec quelques dérivatifs (alcool, sexe, pouvoir et ... littérature) pour avancer vaille que vaille. En gros, voici ce qu'inspire Chéri-Chéri, un crû d'excellente tenue, dont il n'est pas besoin de décrire les rebondissements, la quatrième de couverture disant l'essentiel. Situations tendues, scènes incongrues, virages narratifs audacieux, personnages au bord de la crise de nerf, sensualité à fleur de peau, réflexions quasi houellebecquiennes sont au menu relayés par une langue directe et coruscante qui ignore souvent la ponctuation et maltraite parfois la syntaxe. Si Djian était une boisson, ce serait un jus de citron fait maison. Amer et rafraichissant.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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inclassable1
  10 octobre 2014
C'est le surnom qu'Hannah donne à Denis, l'homme qui l'a épousée parce qu'elle était enceinte, sous la vive pression de Paul, père de la mariée. Pas de pot, elle a fait une fausse couche.
Hannah est une personne formidable, à la poitrine naturellement surdimensionnée, qui ne vit que pour l'amour, encore l'amour, qui se repaît de son homme.
Elle est venue aux ateliers d'écriture organisés par Denis, uniquement parce qu'elle aimait sa voix.
Denis a 40 ans, c'est un écrivain qui vend trois mille exemplaires par an, écrit quelques critiques, et, sans qu'il y ait nécessairement de lien avec ce qui précède, se déguise en femme le soir pour travailler dans un cabaret.
Denis et Hannah habitent un appartement loué aux parents d'Hannah qui vivent dans le même immeuble, et Denis peine à payer le loyer, ce qui va l'obliger à payer de sa personne en travaillant pour Paul, espèce de gangster qui a fait fortune dans les poulets congelés ; Denis sera donc associé à Robert, homme de main, pour persuader les débiteurs de Paul de régler leurs dettes.
Il y a plein de raisons d'aimer ce livre, alors dans le désordre :
Même si on peut se laisser absorber par le style, Chéri-Chéri est d'abord une intrigue, une vraie histoire, avec des coups de poing, des soupçons, des rebondissements, de la tension, de l'amour, du sexe (torride, on est chez Djian).
C'est ensuite une galerie de personnages complètement réels, si vivants et si déjantés que nous pénétrons au coeur : Denis, à la fois cynique, terriblement drôle, et qui se laisse avoir par Hannah à chaque fois qu'elle en a envie (d'amour), qui aime se travestir depuis l'adolescence après la mort de sa mère. Paul, mafioso mystérieux, violent, dépourvu de coeur sauf pour sa fille. Robert, l'homme de main, brute épaisse et sombre au coeur sensible, Veronica, femme de Paul qui la frappe et l'humilie et qui trouverait bien refuge dans les bras de son gendre. Les travelos au grand coeur ou méchants comme la peste.
Tout cet univers est vu à travers le prisme de Denis, Denise le soir, qui a un blindage à toute épreuve, fait d'humour, d'ironie, de cynisme, d'auto-hypocrisie, de distance et de tendresse.
C'est ce personnage, à peu près le même dans tous les bouquins de Djian, qui fait qu'on adore ou qu'on déteste, ce type à l'humour dévastateur qui profite beaucoup des autres mais qui les aime malgré tout.
Au-delà et il faut aller au-delà, ce roman est très construit, en ce sens que tout n'est pas raconté linéairement, les personnages se dévoilent peu à peu, quelques retours en arrière permettent de compléter les portraits.
Il y a chez Philippe Djian un sens de la progression, un sens du drame joyeux qui sont vraiment remarquables et qui constituent sa vraie signature.
Lien : http://occasionlivres.canalb..
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Corboland78
  12 octobre 2014
Philippe Djian est un romancier français né le 3 juin 1949 à Paris. Il a longtemps été présenté comme un héritier de la Beat Generation en France. Il est notamment l'auteur en 1985 de 37°2 le matin qui lui apporta la popularité mais depuis, son style et son inspiration ont beaucoup évolué. Son tout nouveau roman, Chéri-Chéri, vient de paraître.
Denis, la quarantaine, est écrivain fauché le jour, mais quand vient la nuit, il est Denise, danseuse dans un club, pour arrondir ses fins de mois. Quand ses beaux-parents viennent s'installer au-dessous de chez lui, rien ne va plus et je vous laisse le découvrir. Paul, son beau-père aux activités douteuses, n'est pas franchement un fana du travestissement et il lui a trouvé un emploi pas banal qui devrait l'endurcir. Chaque semaine, assorti d'un certain Robert, l'écrivain devra réclamer de façon musclée leurs impayés aux débiteurs de son beau-père. Contre toute attente, le job lui convient bien et Robert lui inspire le sujet d'un livre, qui pour la première fois fait un tabac en librairie.
Enfin ! Enfin un bon roman de Philippe Djian. Je n'y croyais plus. Après un départ tonitruant dans la littérature française au début des années 80, l'écrivain prisonnier de ses recherches sur le style, négligeait ses intrigues et chaque bouquin pondu me devenait une souffrance. Certes, ses dernières productions et « Oh… » en particulier montraient des signes d'espoir mais je ne m'attendais pas à cette embellie.
L'histoire se tient, en tout cas elle ne tombe pas dans les exagérations extravagantes du passé, les scènes de sexe se cantonnent au minimum et ne sombrent pas dans le ridicule, bref tous les excès qui me poussaient à délaisser l'écrivain sont oubliés. Dans ce roman du moins. Même l'univers récurrents des ouvrages précédents évolue, les décors sont moins systématiques, certes il y a encore des flocons de neige et l'époque de Noël, mais si peu.
L'écrivain aborde deux thèmes, le travestissement qu'il dissocie de l'homosexualité, « …apparaître en femme (…) me procure un trouble plaisir, un plaisir profond, irremplaçable, mais je ne suis pas passé de l'autre côté pour autant » et le travail de l'écrivain. Ce second angle est dilué dans le texte proprement dit, sous forme de réflexions qu'on peut supposer propres à Djian lui-même, « on m'interrogeait sur cette nouvelle manie de supprimer la majeure partie de la ponctuation ou sur mon obsession pour les dialogues ou cet étrange mélange des temps », et il est vrai qu'ici, la ponctuation se résume à des points et des virgules, les dialogues s'exonérant de tirets ou guillemets pour s'insérer dans le texte.
Philippe Djian a un style bien à lui, qui ne saute pas aux yeux immédiatement mais se dévoile au fil des pages. Des phrases courtes en général et les rares fois où ce n'est pas le cas, elles font leur effet. Des descriptions précises, des détails pratiques pointus comme les accessoires nécessaires au maquillage, la citation de marques commerciales. J'ai crû déceler des références cinématographiques américaines (Denis et Paul, m'évoquant une version détournée en plus dure, de Robert de Niro et Ben Stiller dans Mon beau-père et moi) et une ou deux pointes d'humour comme ce « …il m'empoigne par le col de mon anorak – modèle Houellebecq 2010 vert olive – et m'ordonne de démarrer. »
J'avais eu la dent dure avec Philippe Djian lors de mes chroniques antérieures, tant j'étais déçu par ce qu'il était devenu, aujourd'hui j'essaie de calmer mon enthousiasme mais je suis heureux de le retrouver avec ce bon roman.
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   18 novembre 2014
Avec Philippe Djian, tout démarre comme un bon roman classique, passionnant, mais toujours avec une intrigue singulière. Et puis, à un moment, le récit se met à partir en trombe, fait des sauts, devient joyeusement absurde, pour le plaisir souvent du lecteur.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Chro   28 octobre 2014
Si on établit un jour la liste des plus mauvais romans de Philippe Djian, il faudra penser à y inscrire Chéri-Chéri.
Lire la critique sur le site : Chro
Liberation   20 octobre 2014
Philippe Djian, dans ses romans, travaille au contraire cette forme de rapidité : il supprime les enchaînements, installe des ellipses telles que le lecteur ne risque pas de s’endormir. Les situations surviennent d’abord, les explications viendront ensuite.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   17 octobre 2014
Tout à la fois récit d'une double existence, bouillonement de désirs interdits et plongée dans l'univers de la petite mafia, le dernier roman de Philippe Djian forme un joyeux téléscopage littéraire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   12 octobre 2014
Mais j’ai l’habitude. Lorsque j’écris, je me heurte souvent à des portes closes, je suis rodé à leur obstacle, je dois les enfoncer les unes après les autres et c’est loin d’être un jeu d’enfant, on ne les renverse qu’au terme d’un minutieux travail, qu’en retour de multiples et redoublés efforts – sans savoir s’ils seront récompensés et les forces d’un homme ne sont pas inépuisables, sa résilience, avec le temps, s’effrite, l’amertume le guette, etc. Cela explique le côté ravagé, maladif, la mine d’endive cuite qui affectent tant de bons écrivains – les autres sont plutôt bronzés, bien nourris, mais les bons paient le prix fort, les bons marchent au riz complet, au pain bis, au ginseng et à la gelée royale pour se donner des forces, quand ils le peuvent, quand les à-valoir sont au minimum décents et la foule des imbéciles et des nuisibles relativement réduite au silence – ce qui permet une ou deux ventes.
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inclassable1inclassable1   10 octobre 2014
Me produire sur scène presque chaque soir, apparaître en femme, être changé en femme, porter une combinaison de soie, une culotte de satin, une perruque, des bas, un soutien-gorge, me maquiller, porter des talons hauts, etc., entendez-moi bien, me procure un trouble plaisir, un plaisir profond, irremplaçable, mais je ne suis pas passé de l’autre côté pour autant. Je ne dis rien quand un homme me serre dans ses bras, mais ça ne va pas plus loin, ou quand il plaque une main sur mes fesses. Mais ça ne m’a jamais réellement attiré, ça me laisse froid.
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ladesiderienneladesiderienne   16 mars 2015
Je me couvris et sortis sur la terrasse avec mon manuscrit sous le bras. Je le regardai un instant et lui offrit bientôt mon premier sourire. Il me plaisait bien, j'aimais bien son épaisseur, son poids, sa police - la fameuse New York 12, la préférée des écrivains. Il s'était comporté durant tous ces mois comme un bon camarade, il m'avait accompagné et soutenu pendant les moments difficiles, encouragé quand je doutais, avait fermé les yeux sur mes phases d'euphorie, mes bouffées d'orgueil, échangé nos vies, mélangé nos sangs. Je le serrai contre ma poitrine et m'allongeai dans un transat que les tremblantes lueurs de l'aube commençaient à baigner.
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rkhettaouirkhettaoui   11 octobre 2014
Une vie sans plaies ni bosses, un peu déconnectée, un peu fade, une vie dont on pouvait se désintéresser facilement mais où des types néanmoins tondaient le gazon pour vous et nettoyaient la piscine. C’était calme, c’était propre. En joggings dorés, de bon matin, en baskets à paillettes, des gens promenaient leur chien et toutes sortes de bestioles au bout d’une laisse — des rats, des lézards, des cochons nains, des belettes, dont ils ramassaient les excréments dans des sachets, à la main, j’ai tellement honte pour eux, quelle honte pour notre espèce, quelle pitrerie, mais enfin bref.
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babycomeback44babycomeback44   21 octobre 2017
je souhaite qu'elle me pardonne, qu'elle comprenne que je ne suis plus dans mon état normal, qu'une force obscure à pris les commandes, c'est difficile à expliquer. a-t-elle au moins conscience de l'effet qu'elle produit sur moi, des phéromones et autres molécules de l'Enfer auxquelles je suis exposé dès qu'elle est dans les parages.
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Vidéo de Philippe Djian
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/delphine-saada-celle-qui-criait-au-loup-53274.html Quel lien peut-il y avoir entre la médecine et l'écriture. Delphine Saada ne se pose pas la question même si elle reconnait que le lien à l'autre, la volonté d'interroger et le souhait d'apaiser les maux sont peut-être des points communs. Delphine Saada s'est toujours rêvée médecin, elle s'est aujourd'hui spécialisée en dermatologie. Mais grande lectrice depuis l'adolescence, elle a répondu à une envie d'écriture il y a quelques années, s'essayant à des textes courts, pour le plaisir. Pourtant, l'idée de ce qui allait devenir son premier roman était déjà là. Il faudra la participation à un atelier d'écriture animé par l'écrivain Philippe Djian pour que Delphine Saada franchisse le pas et s'autorise à proposer son texte à un éditeur. Voilà comment nait ce livre, « Celle qui criait au loup » publié chez Plon. Anabelle a tout pour être heureuse. Une profession qu'elle aime et exerce avec rigueur, elle est infirmière dans un hôpital parisien, un mari attentionné, Sebastian, deux beaux enfants, Arthur et Emma, un appartement confortable. Pourtant dans cette vie réglée comme du papier à musique, Anabelle cache des failles. Au fil de quelques semaines, tout semble vaciller, des souvenirs resurgissent. Et bientôt, sa fille de 6 ans devient comme une ennemie. Son coeur de mère se dessèche face à cet enfant qui semble toute l'opposée d'elle-même. Sur le thème du désamour maternel, Delphine Saada nous offre un premier roman saisissant, violent, qui se lit comme un thriller psychologique tout en abordant des thèmes sociétaux universels. L'écriture, très maitrisée et littéraire, est intense et glaçante. L'intrigue est parfaitement menée et le malaise s'installe sournoisement dans cette famille bien sous tous rapports. Mais au-delà du plaisir de lecture avec ce roman à rebondissements où le suspense est habilement construit, le roman aborde des sujets sur la famille, l'éducation, les souvenirs, auxquels chacun pourra coller sa propre expérience. Ce premier roman est une vraie réussite. « Celle qui criait au loup » de Delphine Saada est publié aux éditions Plon.
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