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ISBN : 2364681650
Éditeur : Editions du sous-sol (12/01/2017)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Douze nouvelles. Un enfant de junkie disparaît du jour au lendemain dans un ancien quartier cossu de Buenos Aires, livré désormais à la drogue et à la violence. Des jeunes femmes se promettent dans le sang de ne jamais avoir d'amants et sont obsédées par la silhouette fugace d'une adolescente disparue. Adela, amputée d'un bras, aime se faire peur en regardant des films d'horreur jusqu'à en devenir prisonnière. Alors qu'il vient de devenir père, Pablo est hanté par l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Bazart
  16 mai 2017

A la lecture de ce recueil de nouvelles on peut dire, sans aucune hésitation, que l'univers de Mariana Enriquez est bel et bien sombre, voire sinistre, et largement teinté de macabre.
Souvent ancrées dans le réel, les histoires qu'elle nous narre avec une paradoxale legereté n'en demeurent pas moins flirter très étroitement avec le fantastique avec des dimensions presque cauchemardesques dans lesquelles les monstres et les ogres ont toutes leur place.
En fait, si l'on lit entre les lignes, il est évident que Mariana Enriquez parle surtout et avant tout de cette Argentine d'aujourd'hui, qui a tant de mal à effacer ses monstres et ses fantômes du passé...
Quand l'auteur nous parle du terrible choix d'une mère junkie prête à vendre son enfant à des narco-traficants un peu comme les parents de l'Enfant des frères Dardenne, c'est évidemment pour nous dire à quel point la précarité et la misère gangrène L'Argentine des bidonvilles..
Et une autre nouvelle de disparition de jeune dans une caserne nous raconte à mots feutrés les disparitions liées à la dicature militaire de 1973.
Résultat de recherche d'images pour "Mariana Enriquez"
Les autres personnages qui peuplent le reste des nouvelles d'Enriquez , souvent des jeunes filles obsédées et fascinées par la mort (comme cette anorexique qui voue une relation particulière avec un squelette cranien) sont également des incarnations de cette peinture sociale acerbe et amère, mais aussi parfois des autoportraits de l'auteur elle même...
En effet, ces personnages féminins, déterminés, forts et ambigus ont forcément quelque chose de Mariana Enriquez, elle qui a baigné pendant toute l'enfance dans une ambiance assez morbide, bercée par les histoires de sa grand mère, une de ces Mères de la place de Mai rongée par cette dictature argentine qui laisse des traces 40 ans après, même dans la littérature de ces petits enfants..
Incontestablement, Mariana Enriquez a plein de choses à nous dire, ce qu'elle fait superbement ,dans ce recueil de nouvelles certes pas toujours très confortable pour le lecteur, et ce qu'elle ne manquera sans doute pas de faire lors de son passage aux Prochains Assises du Roman..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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TheBookCarnival
  12 décembre 2017
Las cosas que perdimos en el fuego es un libro percutiente que me sorprendió positivamente. Me ha encantado el estilo de Mariana Enriquez que da al terror, al asco y a la marginalidad medios diversos de expresión. Es un libro apasionante que empuña al lector para un viaje hacia dimensiones oscuras y extrañas, sembrando la duda en su cabeza sobre la realidad de las cosas que ocurren en cada uno de los cuentos.
Las cosas que perdimos en el fuego /Ce que nous avons perdu dans le feu est un recueil de nouvelles de Mariana Enriquez qui a été ma meilleure lecture du challenge. Je l'ai lu en version originale dans l'édition Anagrama (j'avoue la couverture espagnole est carrément moins jolie que la couverture française, mais ce ne sont pas les apparences qui comptent n'est-ce pas?!)
Cet ouvrage m'a intriguée dès sa sortie, les critiques comparant Mariana Enriquez à Julio Cortázar (qui est à mes yeux le plus grand des grands écrivains, et cela en toute objectivité). Effectivement, il y a dans le style de Mariana Enriquez un brin de Cortázar puisqu'elle insère dans ses nouvelles les nuances du réel fantastique si cher à Julio Cortázar. Mais je ne pense pas que l'on puisse réduire le style de cette auteure à cette seule caractéristique. Au fil des nouvelles, j'ai trouvé que Mariana Enriquez n'avait pas son pareil pour dépeindre le glauque et le morbide, il y a même des passages à la limite du supportable, comme si l'auteure voulait secouer son lecteur de toutes ses forces. Elle arrive à rendre compte des différents types de marginalités (urbaines, physiques, mentales), c'est extrêmement riche et absolument passionnant. Sa plume est addictive, géniale, assez intelligente pour provoquer le dégoût de façon percutante, avec une immense palette lexicale et je trouve ça complètement fou et fort à la fois.
J'ai particulièrement aimé la nouvelle intitulée La casa de Adela/La maison d'Adèle qui a un côté Halloweenesque avec cette espèce de maison abandonnée aux airs de maison hantée et la nouvelle Tela de araña/Toile d'araignée pour son caractère mystique.
Las cosas que perdimos en el fuego /Ce que nous avons perdu dans le feu a été pour moi une lecture surprenante mais dans le bon sens du terme. Je suis vraiment ravie d'avoir découvert cette auteure argentine qui écrit la terreur à merveille et qui gagne vraiment à être lue.
Lien : https://thebookcarnival.blog..
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Electra
  22 août 2017
Une claque que ce recueil argentin ! Un recueil dérangeant, intriguant mais au final magnifique.
Il y a certains livres qui me font cet effet-là, et c'est généralement bon signe : je ne résiste pas et je me jette dessus dès mon retour à la maison. Et je l'ai dévoré, deux petits jours plus tard, j'avais avalé les 12 nouvelles et compris pourquoi ce recueil fait autant de bruit 🙂
J'ai récemment lu un auteur mexicain, j'ai déjà lu des auteurs chiliens ou péruviens. Ici, il s'agit de mon premier livre argentin. Buenos Aires. Réalisme magique. Cela vous parle ? Moi pas tellement mais ça m'a donné l'eau à la bouche.
Mariana Enriquez ressemble à une gamine, mais une gamine qui aime jouer avec le feu. Ici, elle joue avec l'art du fantastique mais sans jamais y plonger, pareil pour l'horreur, on s'en approche, on se brûle les ailes mais on en réchappe. Notez que l'odeur du brûlé vous suivra longtemps. Moi, j'ai juste passé une nuit agitée. Des rêves bizarres.
Je ne suis pourtant pas fan de ce genre, mais il y a aussi du noir dans ses nouvelles. Elle exprime avec grande habilité le passé de l'Argentine – ses morts, ses fantômes comme dans La Maison d'Adela ou dans l'Enfant Sale – la grandeur disparue d'un pays, qui ne se manifeste plus qu'à travers ses anciennes demeures coloniales, désormais à l'abandon. Vestiges d'un passé que l'on veut oublier.
Et des enfants – l'auteure n'épargne ici personne – les enfants ne sont pas des anges blonds, ils peuvent être de véritables assassins comme Petiso ou s'amuser à effrayer leurs congénères comme Adela. Nous sommes à la fois les héros et les méchants, les gentils et les assassins. En repensant à chaque histoire, j'admire la construction narrative de chaque nouvelle. J'avais beau essayer de me deviner, impossible de savoir où elle nous embarque. Vers du fantastique, oui mais à petite dose et savamment dosé (Toile d'araignée en le meilleur exemple) ou vers l'horreur, mais encore tout est maîtrisé.
Je ne suis pas fan des thrillers « psychologiques », avoir peur n'est pas ce que je recherche principalement dans un roman, mais là j'ai frissonné plusieurs fois tout en ayant toujours envie de tourner la page. Il y aussi des soupapes comme l'humour et des touches de nostalgie, comme certains des personnages enfants ou adultes qui se remémorent leur enfance (suite sur mon blog)
Lien : http://www.tombeeduciel.com/..
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myriampele
  07 décembre 2016
Un livre que j'aimerais oublier... Chaque nouvelle est emprunte de cruauté, de souffrances, de mort. C'est souvent insoutenable!
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critiques presse (4)
LeMonde   10 juillet 2017
Noirs, férocement drôles, au seuil du fantastique, ces douze contes cruels abondent aussi en adolescentes écorchées et insoumises face à la violence du monde.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama   22 février 2017
On reste hanté par ces cauchemars quasi quotidiens, ces fantasmes effroyables dont on ne sait jamais vraiment où ils conduisent, mais dont on sent confusément qu'ils sont à l'image de nos enfers d'aujourd'hui.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   20 février 2017
La bonne littérature dérange, agace, traumatise et révolte. Marina Enriquez fait de la littérature, les autres vous anesthésient. Marina Enriquez fait de la littérature, les autres vous anesthésient.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   20 février 2017
Dans son premier livre à paraître en français, un recueil de douze nouvelles à la fois fascinantes et sinistres, Mariana Enriquez nous fait découvrir Buenos Aires côté cour des miracles.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Alice_Alice_   04 juillet 2018
ça fait des années que Lala a décidé d'être femme et brésilienne, mais elle est née homme et uruguayen. Aujourd'hui, c'est le meilleur coiffeur traversti du quartier et elle a arrêté de se prostituer ; prendre l'accent portugais lui était très utile pour accoster les hommes quand elle faisait la pute dans la rue, maintenant ça n'a plus de sens. Mais elle y est tellement habituée que cela lui arrive de parler au téléphone en portugais ou, quand elle s'énerve, de lever les bras au ciel en réclamant vengeance ou en implorant la Pomba Gira, son ange gardien, pour qui elle a dressé un petit autel dans un coin de la pièce où elle coupe ses cheveux, juste à côté de l'ordinateur, connecté en permanence sur des sites de tchat. (L'enfant sale)
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BazartBazart   16 mai 2017
Tous les jours je pense à Adela. Et si mes souvenirs ne surgissent pas au cours de la journée- taches de rousseur, dents jaunes, cheveux blonds trop fins, moignons à l'épaule, bottines en peau de chamois- il revient la nuit quand je rêve.
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Video de Mariana Enriquez (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mariana Enriquez
Découvrez Ce que nous avons perdu dans le feu de Mariana Enriquez sur Fnac.com : http://livre.fnac.com/a10173693/Mariana-Enriquez-Ce-que-nous-avons-perdu-dans-le-feu La chronique complète : http://www.fnac.com/Le-coup-de-coeur-litteraire-09-Ce-que-nous-avons-perdu-dans-le-feu-de-Mariana-Enriquez/cp34028/w-4
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