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EAN : 9782070309771
192 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)
3.2/5   1085 notes
Résumé :
"On dit souvent qu'il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu'Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l'objet, nous notons toutefois d'évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine." Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (144) Voir plus Ajouter une critique
3,2

sur 1085 notes

rabanne
  05 janvier 2017
Bon, on va arrêter le massacre là, après 40 pages péniblement lues. De l'auteur, j'ai vraiment apprécié "Charlotte", sinon beaucoup plus tièdement "En cas de bonheur" (dans ma bibliothèque végète "Je vais mieux"), donc je ne peux me targuer de connaître son oeuvre.
Ici, c'est la plume qui coince ! Des aphorismes dignes d'un enfant de 8 ans, qui me hérissent le poil.
Serait-ce de l'humour masqué ?! Je n'ai même pas envie de le savoir. Désolée.......
Il m'arrive plus fréquemment qu'avant d'abandonner une lecture, en particulier si elle me donne de l'urticaire, et d'en faire également moins de cas !
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Kittiwake
  08 juin 2016
Relecture pour tenter d ‘élucider ce qui ne va plus entre Foenkinos et moi : qui est le responsable, lui ou la lectrice que je suis devenue, douze ans après avoir encensé ce roman qui m'avait totalement séduite.
Conclusion de cette enquête : je plaide non coupable car j'ai à nouveau apprécié l'originalité de l'histoire, la fragilité des personnages, la relative sobriété de l'intrigue bien centrée sur le thème de l'addiction aux collections, analyse psychologique de chacun des protagonistes.
Certes quelques tournures un peu too much auraient pu m'agacer (« deux nouvelles dents avaient propulsé dans l'oubli, par le charisme de leur calcium, celles qui avaient été chassées »!), elles restent confidentielles et c'est sans doute la propension de l'auteur à les multiplier dans ses écrits plus récents qui est franchement rédhibitoire.
Rappelons l'histoire : Hector est un employé banal, célibataire, fils de parents âgés (il est né morsure son frère ainé a quitté la maison). Il cache, mal, un secret : sa collectionnite chronique. Des badges de campagne électorale, aux tickets de métro en passant par les dictons croates, les jouets kinder, les boutons de manchette, les pieds de lapin, les bruits à cinq heures du matin, tout est bon pour débuter une collection, dès le moment où l'objet en question est au nombre de deux.
Toute addiction peut conduire au pire, et après un long passage à vide et un sevrage, c'est l'amour qui va sortir Hector de sa mauvaise passe. A moins que…
C'est léger, ça ne se prend pas au sérieux, tout en assénant quand même quelques vérités bien senties sur notre fonctionnement dans une société qui favorise ces dérives névrotiques.
Le style est plutôt agréable ‘même si, comme je l'ai dit plus haut, on sent l'émergence de figures de style de fin de repas arrosé.
C'est donc plus une évolution dans le style d'écriture qui explique ma réticence actuelle et le désagrément que m'a causé le mystère Henri Pick.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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marina53
  20 février 2013
Hector est un homme somme toute assez sympathique et banal, à première vue. Il bosse dans une grande entreprise avec son frère, s'entend bien avec ses collègues, rend régulièrement visite à ses parents pour savourer la délicieuse soupe de maman, a un poisson rouge prénommé Orange mécanique... Mais, voilà, il est malade: il collectionne tout et n'importe quoi, des timbres, des bouchons de champagne, des badges de campagne électorale, les pique apéritif, les dictons croates, les étiquette de melon, les bruits à cinq heures du matin... et j'en passe des plus insolites encore! N'en pouvant plus de cette maladie, il décide de se suicider mais, chance ou malchance, il se rate! Il décide de se soigner et part en convalescence pendant 6 mois, mais, honteux, il fait croire à son entourage qu'il est parti en voyage aux Etats-Unis. Dès son retour, il veut parfaire ses connaissances américaines, pour avoir quelque chose à raconter, dès fois qu'on lui poserait des questions... En cherchant un livre, il tombe par hasard sur Brigitte et en devient fou amoureux... Une nouvelle collection s'abat sur lui: il devient collectionneur de sa femme, de ses gestes, ses mouvements et surtout de son lavage de vitres qui devient une véritable obsession...
Foenkinos fait dans la névrose avec ce roman court mais suffisant. Avec une intrigue assez longue à se mettre en place, celui-ci ne devient réellement intéressant qu'à partir de la seconde moitié du livre. A partir de là, on est happé par le côté burlesque de l'histoire et des situations cocasses. Dommage, car j'ai trouvé l'idée de départ assez originale et rocambolesque et la quatrième de couverture était alléchante. Hector est un personnage très attachant que l'on voudrait pouvoir aider.
Un brin d'humour, un style léger, un phrasé particulier et des aventures incroyables m'auront finalement convaincue pour dire que ce roman se laisse lire agréablement et reste plaisant, surprenant et pétillant.
Le potentiel érotique de ma femme...manque de sensualité...
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lecassin
  23 septembre 2020
Que dire de plus que rabanne quand on a le même ressenti et que le bouquin vous tombe des mains de la même manière ?
Rien. Si ce n'est que "Charlotte" attendra dans ma bibliothèque que le souvenir s'estompe...
Pourtant, "Le mystère Henri Pick" ne m'avait pas déplu. Il faut dire que je l'ai lu après avoir vu le film et ma lecture était sans doute habitée par le souvenir de l'excellent Lucchini...
Abandon ! C'est rare chez moi... Mais comme rabanne (encore !), ça m'arrive plus souvent maintenant que par le passé...
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Nowowak
  24 juin 2020
Ma compagne, ma femme, ma copine, mon alter-ego, mon âme soeur, mon épouse, ma chérie, ma nana, ma moitié d'orange, ma poule. Berk, berk, berk. Vivons le moment présent bordel de nouilles ! Arrêtons de dresser des plans sur la comète avec des gens qui n'ont rien demandé ! le couple est un CDD pas un CDI. La vie est un CDD : nous allons tous crever, vous ne le saviez pas ? Que j'ai du mal avec ces possessifs liberticides ! C'est mignon dans l'intimité non sur la place publique. Pas  vrai mon amour ? La bonne définition d'un couple devrait être : "deux libertés qui en créent une troisième".
Nous en sommes loin dans cet opuscule homoncule qui n'hésite pas à flanquer sur les rangs attitrés ce statut déshonorant. Honte, il n'est pas rare de voir sur les réseaux des quidams mettre fièrement en avatar leur moitié. Ridicule et mal au dos rend. Chaque être s'appartient en totalité, être seul est déjà être deux. Moi et moi, le couple idéal.  Spoiler : le conte de Platon (Chacun cherche sa moitié, in le Banquet) est de la foutaise. 
Foenkinos a des capacités mais comme tous ceux qui connaissent le succès trop vite, il aime se vautrer dans la boue des facilités et extraire de sa digestion amorphe des aphorismes de bac à sable, le tout en se croyant génial. Il berce tantôt vers le côté obscur du feel good tantôt vers de la prose acceptable et cette feignasse assujettie aux diktats du market n'ose pas libérer sa plume du potentiel révolutionnaire énooorme qui sommeille en elle. DF est redoutable dans le style "je n'ai rien à dire mais je vais essayer de vous le vendre tout de même". Dommage, car débarrassé de toute pression productiviste, il pourrait être un bon écrivain plutôt qu'un chroniqueur qui frais qu'amant tire sur la ficelle.
La mallette malicieuse, le front hardi, un talent indéniable, Fonfon est rompu à ce genre d'acrobaties verbales verbeuses et de joutes enjouées qui consistent à vous faire prendre un machin à pages pour un livre. Vous avez du bicarbonate dans votre cuisine ? On dirait du faux champagne. du vin italien pétillant. du Prosecco. Si vous êtes malade demain, tant pis pour vous. Cette cocasserie potentielle ne concasse pas grand chose. Les rots tiquent quand les temps pètent.
Bah il existe un public pour ce genre de bouquins privés de style ou copiant le style de ceux qui n'en ont pas mais qui vendent bien. La fameuse majorité en raffole de ces savonnettes qui sentent le parfum pas cher. Celle qui de temps en temps regarde une sitcom pourrie pour délasser ses connexions cérébrales fatiguées par un quotidien astringent ou suivant le niveau de culture du récipiendaire pour élever ses faibles contingences vers un rang honorable. Durant un long long long trajet en tégévé où vous allez retrouver votre demi et partager une bière, ça peut le faire. Malgré le voisin de droite qui bouffe du saucisson à l'ail et le voisin de gauche qui se coupe les ongles des pétons, ce truc bourré de pages peut officier à merveille et remplir sa mission simplette : passer un agréable moment en attendant un très agréable moment.
In'chat las, comme on dit chez les chélibataires.
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Citations et extraits (120) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso   22 juillet 2011
Hector avait une tête de héros. On le sentait prêt à passer à l’acte, à braver tous les dangers de notre grosse humanité, à embraser les foules féminines, à organiser des vacances en famille, à discuter dans les ascenseurs avec des voisins, et, en cas de grande forme, à comprendre un film de David Lynch. Il serait une sorte de héros de notre temps, avec des mollets ronds. Mais voilà qu’il venait de décider de se suicider. On avait vu mieux comme héros, merci. Un certain goût pour le spectacle lui avait fait opter pour le métro. Tout le monde saurait sa mort, ce serait comme l’avant-première médiatique d’un film qui ne marchera pas. Hector chancelait gentiment tout en écoutant, par politesse, les recommandations sonores en vue de ne pas acheter son billet à la sauvette ; au cas où il se raterait, ce serait utile de s’en souvenir. On ne connaissait rien de lui, alors on l’espérait un peu ce ratage, au moins pour savoir s’il faut se fier à la tête des gens. C’est fou, cette tête de héros. Il commençait à voir flou, des pilules ayant pour but une action soporifique avaient été ingurgitées avant l’échéance. On mourait mieux endormi. Finalement, ce fut une chance puisque Hector nous fit un malaise. Dans son œil, on ne voyait rien. Il fut découvert gisant dans les couloirs du métro, plus près de Châtelet-Les Halles que de la mort.
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lolitajamesdawsonlolitajamesdawson   29 janvier 2021
La poussière avait veillé sur le lieu, avant de s’ennuyer au point de se reproduire.

Son existence respirait la frénésie ; avec toutes les périodes d’euphorie pure et d’extrême dépression que cela pouvait impliquer. Il ne se souvenait pas d’un seul moment de sa vie où il n’avait rien collectionné, où il n’avait pas été à la recherche de quelque chose. Pourtant, à chaque nouvelle collection, Hector pensait toujours qu’elle serait la dernière. Mais systématiquement, il découvrait dans son assouvissement les sources d’un nouvel inassouvissement.

Certains enfants légèrement délaissés par leurs parents se mettent à collectionner pour se rassurer. L’abandon est un temps de guerre ; on a si peur de manquer qu’on accumule.

Faire croire qu’on est heureux est quasiment plus difficile que de l’être réellement.

Pourquoi les retraités adorent-ils autant les horloges bruyantes ? Est-ce une façon de savourer les derniers croûtons, de sentir passer les ultimes et lents moments d’un cœur qui bat ? On pouvait tout chronométrer chez les parents d’Hector ; jusqu’au temps qu’il leur restait à vivre.

Face à l’innocence, on est face à la vie qu’on ne vit pas.

Il était condamné à être leur cliché. Dans leur regard, il percevait le reflet de celui qu’il avait été la veille. Indéfiniment, ce rapport était un enfermement.

Hector est au creux de la vague, vague qui elle-même est au creux de l’océan, océan qui lui-même est au creux de l’Univers, il y a de quoi se sentir petit.

« Il faut s’avouer malade pour commencer à guérir »

Et sans trop savoir pourquoi, Hector repensa à un dicton croate qui disait qu’on rencontrait souvent les femmes de sa vie devant des livres. A priori, il y avait là un livre.

Quand deux personnes se mentent sur le même sujet, il y a peu de chances de se démasquer.

Hector joua l’habitué des choses de ce genre en tirant partiellement le rideau ; bien sûr, il rêvait d’être dans le noir le plus complet. Il avait peur que leurs corps ne soient pas à la hauteur de leur rencontre. Il restait devant cette fenêtre, un instant, un instant qui devenait assez long, un instant qui n’était plus vraiment un instant mais l’esquisse d’une éternité. Derrière lui, il y avait le corps d’une femme qui n’était plus caché par rien. Hector avait entendu le bruit des vêtements féminins évanouis sur le sol, ce bruit de rien qui justifie les oreilles des hommes.

Elle avait préféré conserver cette découverte fondamentale : pour rencontrer l’amour, il faut chercher la solitude.

Heureusement que tous les bonheurs dérapent, il suffit juste d’attendre.

Les pulsions modernes étaient souvent des révélateurs de passés frustrants

À l’entrée de l’agence était encadré un article de journal qui exposait ce sondage réalisé auprès d’un échantillon représentatif de mille hommes. a) Préférez-vous coucher avec la plus belle femme du monde sans que personne ne le sache ? b) Préférez-vous que tout le monde croie que vous avez couché avec cette femme sans que l’acte se soit réellement produit ? Le résultat confirme d’une manière excessive que, dans notre société, tout n’est qu’affaire de considération des autres. En effet, 82 % des hommes interrogés ont opté pour la seconde réponse.

Tous ceux qui vivent un intense bonheur éprouvent la peur de ne plus parvenir à revivre un tel instant. L’étrangeté du moment élu le troublait tout autant. On aimait parfois d’une manière extravagante dans le douillet du quotidien, c’était peut-être aussi simple que ça. Il ne fallait pas chercher à comprendre, on gâchait trop souvent les bonheurs à les analyser.

En rencontrant Brigitte, il avait cru toucher à la merveille de l’unicité, à la femme des femmes unique dans chacun de ses gestes, unique dans sa façon unique de se mordiller les lèvres, de passer ses mains dans ses cheveux du matin, avec sa grâce et son élégance, femme des femmes, unique en écartant les cuisses. Et pourtant, rien à faire, toujours la même saloperie, lancinante et absurde, toujours cette vie de ver de terre à mener dans une terre réduite.

Pour se sentir bien, il avait trouvé la solution : ne pas chercher à guérir ! Il était comme ça, un point c’est tout. Il aimait les lavages de vitres de sa femme comme d’autres aiment aller aux putes en promenant le chien.

La mort a ses défauts, elle encombre la vie des bien-portants en laissant sur leurs bras ceux qui ne meurent pas.

Il se tassait dans son âge et considérait, pour la première fois, qu’il n’avait pas d’enfants. Quand il mourrait, qui viendrait errer autour de sa tombe ? Qui viendrait jeter des fleurs ? Personne ; sans progéniture, les tombes restent des tombes, et ne connaissent jamais le douillet des pétales. Il semblait à Hector qu’il avait toujours cherché une bonne raison de faire un enfant, et qu’il venait de la trouver là, dans l’évidence de sa future solitude.

Dans le mensonge et dans la vérité, les femmes sont fascinantes.

Bien des hommes rêveraient d’être cocus, juste pour pouvoir tromper à leur tour, enfin sans culpabilité. À l’évidence, il adaptait ses subites théories à son état de futur érémitique. Il n’y avait aucun doute sur une telle échéance car on disait les femmes bien plus entières que les hommes. Elle le quitterait, donc. Et il ne serait alors plus rien qu’un homme quitté.

La vieillesse réduit l’espace vital des couples. On finissait l’un sur l’autre, comme si on se préparait pour la concession.

Hector contempla cette mèche avec une si grande émotion... D’une manière ultra-fugitive, il ne put s’empêcher de penser à la collection de Marcel. Il s’agissait d’un réflexe de sa vie antérieure qu’il ne maîtrisait pas complètement ; même s’il ne collectionnait plus rien, il continuait de penser très souvent aux collections.

Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d’escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d’oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s’est marié. Alors, il s’est mis à collectionner sa femme.
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26052605   18 septembre 2012
« Voilà, j’ai quelque chose à vous dire…J’ai fait une tentative de suicide…et je n’étais pas aux États-Unis mais en convalescence… »
Après un silence, ses parents se mirent à rire ; un rire à l’opposé de l’érotisme. Que c’était drôle ! Ils gloussaient leur chance d’avoir un fils si doux et si comique, Hector des Hector, fils comique ! Ce fils qui avait, comment dire, un léger problème de crédibilité. Il avait été rangé dans la catégorie « bon fils » puisqu’il venait manger même quand il n’avait pas faim. Et les bons fils ne se suicident pas ; au pire ils trompent leur femme quand elle part en vacances à Hossegor. Hector fixa le visage de ses parents, il n’y avait rien à lire, des têtes d’annuaires téléphoniques. Il était condamné à être leur cliché.

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FreshReaderFreshReader   06 mai 2014
Faire croire qu'on est heureux est quasiment plus difficile que de l'être réellement. Plus il souriait, plus ses parents se détendaient;
(...)
Ses parents se passionnaient toujours pour tout ce que faisait leur fils. Enfin, le mot passion était pour eux un sentiment éclair, une sorte d'orgasme du sourire. 'Ah bon ? Tu as trouvé un nouveau porte-savonnette...C'est fabuleux !' Et voilà, on s'arrêtait là. C'était un enthousiasme réel (Hector ne l'avait jamais remis en question), mais qui s'apparentait au pic d'une montagne russe ; après, on chutait violemment dans le silence. Non, ce n'est pas tout à fait juste : il arrivait à son père de lui tapoter le dos, pour lui exprimer toute sa fierté. Hector, dans ces moments-là, avait envie de le tuer; sans trop savoir pourquoi.
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mamansand72mamansand72   16 août 2018
Il se mit donc à expliquer comment il avait caché une caméra sur le haut d’un meuble, caméra qui se déclencherait à chaque mouvement dans l’axe d’une vitre sale. Sa démarche fut couronnée d’un grand succès car Marcel, choqué par ce qu’il venait d’entendre, arrêta net tous ses pets.
Dépité, il demanda quelques informations complémentaires : comment tout cela avait commencé, comment une si folle idée lui était venue, etc. À peine les explications finies, il dévoila l’atrocité de son diagnostic.
« Hector, tu as replongé ! »
Dans un premier temps, Hector pensa piscine .
Puis, il sortit la tête de l’eau pour comprendre le sens figuré du mot « replongé ». Il lui fallait du silence pour digérer la terrible annonce. Tout concordait, chaque parcelle de sa nouvelle passion collait, instant par instant, à sa vie d’avant. Cette fascination foudroyante pour un objet, et l’envie irrépressible de le collectionner. Cette fascination foudroyante pour un moment de sa femme, et cette envie irrépressible de le revivre. Il énonça alors, en détachant chaque syllabe, cette sentence : « Je collectionne les moments où ma femme lave les vitres. » Hector répéta cent douze fois cette phrase. La sueur, la frénésie, il collectionnait un moment de sa femme.
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