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ISBN : 2072767598
Éditeur : Gallimard (04/01/2018)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 843 notes)
Résumé :
"On dit souvent qu'il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu'Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l'objet, nous notons toutefois d'évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine." Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (122) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  08 juin 2016
Relecture pour tenter d ‘élucider ce qui ne va plus entre Foenkinos et moi : qui est le responsable, lui ou la lectrice que je suis devenue, douze ans après avoir encensé ce roman qui m'avait totalement séduite.
Conclusion de cette enquête : je plaide non coupable car j'ai à nouveau apprécié l'originalité de l'histoire, la fragilité des personnages, la relative sobriété de l'intrigue bien centrée sur le thème de l'addiction aux collections, analyse psychologique de chacun des protagonistes.
Certes quelques tournures un peu too much auraient pu m'agacer (« deux nouvelles dents avaient propulsé dans l'oubli, par le charisme de leur calcium, celles qui avaient été chassées »!), elles restent confidentielles et c'est sans doute la propension de l'auteur à les multiplier dans ses écrits plus récents qui est franchement rédhibitoire.
Rappelons l'histoire : Hector est un employé banal, célibataire, fils de parents âgés (il est né morsure son frère ainé a quitté la maison). Il cache, mal, un secret : sa collectionnite chronique. Des badges de campagne électorale, aux tickets de métro en passant par les dictons croates, les jouets kinder, les boutons de manchette, les pieds de lapin, les bruits à cinq heures du matin, tout est bon pour débuter une collection, dès le moment où l'objet en question est au nombre de deux.
Toute addiction peut conduire au pire, et après un long passage à vide et un sevrage, c'est l'amour qui va sortir Hector de sa mauvaise passe. A moins que…
C'est léger, ça ne se prend pas au sérieux, tout en assénant quand même quelques vérités bien senties sur notre fonctionnement dans une société qui favorise ces dérives névrotiques.
Le style est plutôt agréable ‘même si, comme je l'ai dit plus haut, on sent l'émergence de figures de style de fin de repas arrosé.
C'est donc plus une évolution dans le style d'écriture qui explique ma réticence actuelle et le désagrément que m'a causé le mystère Henri Pick.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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rabanne
  05 janvier 2017
Bon, on va arrêter le massacre là, après 40 pages péniblement lues.
De l'auteur, j'ai vraiment apprécié "Charlotte", sinon beaucoup plus tièdement "En cas de bonheur" (dans ma bibliothèque végète "Je vais mieux"), donc je ne peux me targuer de connaître son oeuvre.
Ici, c'est la plume qui coince ! Des aphorismes dignes d'un enfant de 8 ans, qui me hérissent le poil. Serait-ce de l'humour masqué ?! Je n'ai même pas envie de le savoir. Désolée.......
Il m'arrive plus fréquemment qu'avant d'abandonner une lecture, en particulier si elle me donne de l'urticaire, et d'en faire également moins de cas. ;-)
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marina53
  20 février 2013
Hector est un homme somme toute assez sympathique et banal, à première vue. Il bosse dans une grande entreprise avec son frère, s'entend bien avec ses collègues, rend régulièrement visite à ses parents pour savourer la délicieuse soupe de maman, a un poisson rouge prénommé Orange mécanique... Mais, voilà, il est malade: il collectionne tout et n'importe quoi, des timbres, des bouchons de champagne, des badges de campagne électorale, les pique apéritif, les dictons croates, les étiquette de melon, les bruits à cinq heures du matin... et j'en passe des plus insolites encore! N'en pouvant plus de cette maladie, il décide de se suicider mais, chance ou malchance, il se rate! Il décide de se soigner et part en convalescence pendant 6 mois, mais, honteux, il fait croire à son entourage qu'il est parti en voyage aux Etats-Unis. Dès son retour, il veut parfaire ses connaissances américaines, pour avoir quelque chose à raconter, dès fois qu'on lui poserait des questions... En cherchant un livre, il tombe par hasard sur Brigitte et en devient fou amoureux... Une nouvelle collection s'abat sur lui: il devient collectionneur de sa femme, de ses gestes, ses mouvements et surtout de son lavage de vitres qui devient une véritable obsession...
Foenkinos fait dans la névrose avec ce roman court mais suffisant. Avec une intrigue assez longue à se mettre en place, celui-ci ne devient réellement intéressant qu'à partir de la seconde moitié du livre. A partir de là, on est happé par le côté burlesque de l'histoire et des situations cocasses. Dommage, car j'ai trouvé l'idée de départ assez originale et rocambolesque et la quatrième de couverture était alléchante. Hector est un personnage très attachant que l'on voudrait pouvoir aider.
Un brin d'humour, un style léger, un phrasé particulier et des aventures incroyables m'auront finalement convaincue pour dire que ce roman se laisse lire agréablement et reste plaisant, surprenant et pétillant.
Le potentiel érotique de ma femme...manque de sensualité...
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born2fly
  11 février 2013
Lorsqu'un lecteur découvre un écrivain sur un ensemble de trois volumes qu'il lit d'affilée avec un plaisir qui ne faiblit pas jusqu'à la dernière ligne du troisième, on peut afirmer, indéniablement, qu'une immédiate et permanente empathie s'est installée entre eux.
Pourquoi? Comment? Quelle est la recette ?
Foenkinos est un romancier malicieux, qui vous entourloupe dans ses histoires dont l'originalité tient au fait qu'elles se fondent à la fois, paradoxe habile, sur l'imbrication d'une série de faits courants marquant la vie quotidienne du couple et de situations des plus inattendues accompagnées de réflexions et commentaires des plus surprenants (au sens propre de l'adjectif) frôlant parfois l'ubuesque le plus débridé.
Ainsi, quand le présumé cocu s'interroge sur le cinq à sept de son épouse:
"Dans le mensonge et dans la vérité, les femmes sont fascinantes. Brigitte avait donc des courses à faire et puis, en fin d'après-midi, de cinq heures à sept heures, elle verrait son frère. [Son frère] avait bon dos: qu'est-ce qu'elle pouvait faire avec lui un samedi après-midi? Non, ce n'était pas possible, personne ne voyait son frère ce jour-là. Les frères, ça se voit surtout le mardi midi. Alors le sang d'Hector fit plusieurs tours (au passage, il battait déjà le dicton). Il entrait de plein fouet dans le sursaut de dignité que tout cocu connaît bien..." (Le potentiel érotique de ma femme).
Foenkinos est un romancier impertinent, qui vous détourne sans cesse du courant de l'intrigue vers les méandres adjacents de la pensée faussement naïve d'un narrateur et vous y enfile avec une créativité débordante des perles époustouflantes ayant des airs de brèves de comptoirs.
Ainsi la scène classique de la première rencontre, que l'auteur situe, évidemment, banalement dans la rue:
"Nathalie et François se sont rencontrés dans la rue. C'est toujours délicat un homme qui aborde une femme [...] Quand un homme vient voir une inconnue, c'est pour lui dire de jolies choses. Existe-t-il, ce kamikaze masculin qui arrêterait une femme pour asséner: «Comment faites-vous pour porter ces chaussures? Vos orteils sont comme dans un goulag. C'est une honte, vous êtes la Staline de vos pieds!» Qui pourrait dire ça?" (La délicatesse).
Ou la relation de cette autre rencontre, à laquelle repense le narrateur, qui s'est produite quelque temps avant, au cours d'une soirée, évidemment, vulgairement, dans une cuisine, dans un cercle d'invités ne se connaissant pas où il a eu le coup de foudre pour une des filles lui faisant face:
"J'ai pensé: la prochaine fois que je tombe amoureux, je prends aussi le numéro de la fille d'à côté (on ne sait jamais: je suis peut-être destiné à ne rencontrer que les femmes qui sont juste à côté des femmes de ma vie)" (Nos séparations)
Peut-on ne pas s'ébaubir à découvrir ces notes de bas de page, illustration drôle de la relation que feint d'entretenir l'auteur avec ses personnages, comme si... ceux-ci n'étaient pas ses propres créatures?
1- C'est étrange de s'appeler Alice et de travailler dans une pharmacie. En général, les Alice travaillent dans des librairies ou des agences de voyages.
2- A ce stade, on peut s'interroger: s'appelait-elle vraiment Alice? (La délicatesse)
Foenkinos est, définitivement, le romancier des comparaisons incongrues, des rapprochements d'hurluberlu, des « comme si » qui vous décontenancent, vous désarçonnent et vous éberluent, vous laissent un instant perplexe, bouche bée, sourcils froncés, avant qu'une subite et irrépressible bouffée de rire ne manque de vous faire sauter le livre des mains, comme si... avait jailli de la page brusquement l'auteur déguisé en trublion soufflant tous azimuts dans une trompette... comme si...
" Ah, non, désolée, je ne peux pas. Je vais au théâtre! dit Nathalie comme si elle annonçait la naissance d'un enfant vert." (La délicatesse).
"Il arrivait fréquemment que je prenne en charge nos ébats, et j'aimais alors tenir sa nuque comme s'il s'agissait de son coeur" (Nos séparations).
"Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité" (La délicatesse).
Ne nous y trompons pas pourtant! Sous l'apparente absurdité de telle réplique, sous l'immédiate irrationalité de telle intrusion, sous le burlesque affiché de telle association d'idées coule un flux constant de tendresse, de détresse, de lucidité qui irrigue la narration et lui donne cette puissante tonalité tragi-comique qui est celle, fondamentalement, de toute relation amoureuse.
Car Foenkinos est le romancier du pire et du meilleur de la vie de couple.
"Nous sommes allés chez Ikea, et nous nous sommes disputés chez Ikea. Dans ce grand magasin, ils devraient embaucher un conseiller conjugal. Car s'il existe un endroit où le coeur des couples se révèle, c'est bien là." (Nos séparations).
Un plein coffret de « délicatesses » littéraires à offrir...
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mamansand72
  16 août 2018
Davis Foenkinos, auteur « valeur sûre » pour moi, mais je n'avais pas encore lu celui-ci ! Oubli réparé pendant ces vacances d'été. Comme d'habitude, j'ai beaucoup aimé cette histoire, le style « Foenkinos » avec une histoire d'amour très ancrée dans le quotidien et des personnages gentiment névrosés. le roman est assez court et se lit vite, facilement et avec plaisir. Que demander de plus pour un bon moment de détente et d'évasion ?
Le livre s'ouvre sur le suicide raté d'Hector, vieux garçon collectionneur maladif : chaque collection commencée tourne à l'obsession et quand elle s'arrête, une autre, plus étrange et obsédante lui succède. Hector, donc, est un homme très ordinaire, insignifiant aux yeux des autres : il travaille dans un cabinet d'avocats pour son frère, rend visite à ses parents âgés qui ne lui ont jamais manifesté d'amour, leurs relations sont très formelles et remplie de banalités pour ne pas risquer de laisser éclater les tensions, et il passe d'une collection à une autre, se passionnant tour à tour pour des objets divers, mais ces quêtes d'objets deviennent maladives et il décide de se sevrer en devenant une « collectionneur anonyme ». Il y parvient, trouve l'amour et se croit guéri…jusqu'à la rechute ! A travers son histoire, Foenkinos analyse certains travers de notre société moderne : les technologies modernes et leur dérive, le poids de la solitude, la dépression (thème récurrent chez l'auteur)…etc
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Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
mamansand72mamansand72   16 août 2018
Il se mit donc à expliquer comment il avait caché une caméra sur le haut d’un meuble, caméra qui se déclencherait à chaque mouvement dans l’axe d’une vitre sale. Sa démarche fut couronnée d’un grand succès car Marcel, choqué par ce qu’il venait d’entendre, arrêta net tous ses pets.
Dépité, il demanda quelques informations complémentaires : comment tout cela avait commencé, comment une si folle idée lui était venue, etc. À peine les explications finies, il dévoila l’atrocité de son diagnostic.
« Hector, tu as replongé ! »
Dans un premier temps, Hector pensa piscine .
Puis, il sortit la tête de l’eau pour comprendre le sens figuré du mot « replongé ». Il lui fallait du silence pour digérer la terrible annonce. Tout concordait, chaque parcelle de sa nouvelle passion collait, instant par instant, à sa vie d’avant. Cette fascination foudroyante pour un objet, et l’envie irrépressible de le collectionner. Cette fascination foudroyante pour un moment de sa femme, et cette envie irrépressible de le revivre. Il énonça alors, en détachant chaque syllabe, cette sentence : « Je collectionne les moments où ma femme lave les vitres. » Hector répéta cent douze fois cette phrase. La sueur, la frénésie, il collectionnait un moment de sa femme.
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mamansand72mamansand72   16 août 2018
Parfois, il faudrait simplement réduire ce que nous vivons à un ou deux détails. Ici, dans cette salle à manger, personne ne pouvait éviter d’être happé par l’horloge. Bruit d’une lourdeur terrifiante, et dont la précision due à la précision du temps pouvait rendre fou. C’était ce mouvement qui ponctuait les visites. Ce mouvement lourd du temps, et la toile cirée. Mais avant la toile cirée, restons encore sur l’horloge. Pourquoi les retraités adorent-ils autant les horloges bruyantes ? Est-ce une façon de savourer les derniers croûtons, de sentir passer les ultimes et lents moments d’un cœur qui bat ? On pouvait tout chronométrer chez les parents d’Hector ; jusqu’au temps qu’il leur restait à vivre. Et la toile cirée ! C’est incroyable cette passion de tous ces vieux pour la toile cirée.
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mamansand72mamansand72   16 août 2018
Les trois enfants furent placés côte à côte ; ils semblaient identiques comme les trois pièces d’une collection. Hector n’en revenait pas d’être le géniteur de ces trois êtres humains. Il embrassa sa femme, et dans ce baiser il déposa tout le courage qu’il leur faudrait. Les pères sont les aventuriers des temps modernes, il repensa à cette expression. Avec trois enfants d’un coup, il méritait au moins l’appellation de héros.
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mamansand72mamansand72   16 août 2018
Pour l’instant, il fallait sauver la face, faire croire aux autres qu’il n’y avait rien de grave, que les chutes étaient fréquentes dans nos sociétés glissantes. Elle se forcerait même à rire. Les femmes arrivent toujours à maintenir le cap dans la dérive chronique des hommes. À présent qu’elle avait écarté les interrogations des autres, elle se retrouvait face à la sienne. Immense, majeure interrogation, interrogation sans le moindre écho dans l’histoire des interrogations.
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mamansand72mamansand72   16 août 2018
Ses parents ont une gamme de sentiments hyper-restreinte. Ils aiment tout le monde pareil. C’est un amour simple qui va de l’éponge à leur fils. Ce bon fils, en s’imaginant être la victime d’une non-préférence, avait voulu prêter à ses parents des intentions perfides, un peu de haine même. Certains jours, il avait rêvé que son père lui donne une bonne paire de baffes ; l’image d’une marque rouge sur sa peau lui aurait permis de se sentir vivant. À une époque, il avait pensé provoquer des réactions chez ses parents en devenant un enfant à problèmes ; il n’avait jamais osé, finalement. Ses parents l’aimaient ; à leur façon certes, mais ils l’aimaient. Alors, il devait incarner coûte que coûte son rôle de bon fils.
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