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EAN : 9782070309771
192 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 1022 notes)
Résumé :
"On dit souvent qu'il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu'Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l'objet, nous notons toutefois d'évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine." Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (138) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  05 janvier 2017
Bon, on va arrêter le massacre là, après 40 pages péniblement lues. De l'auteur, j'ai vraiment apprécié "Charlotte", sinon beaucoup plus tièdement "En cas de bonheur" (dans ma bibliothèque végète "Je vais mieux"), donc je ne peux me targuer de connaître son oeuvre.
Ici, c'est la plume qui coince ! Des aphorismes dignes d'un enfant de 8 ans, qui me hérissent le poil.
Serait-ce de l'humour masqué ?! Je n'ai même pas envie de le savoir. Désolée.......
Il m'arrive plus fréquemment qu'avant d'abandonner une lecture, en particulier si elle me donne de l'urticaire, et d'en faire également moins de cas !
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Kittiwake
  08 juin 2016
Relecture pour tenter d ‘élucider ce qui ne va plus entre Foenkinos et moi : qui est le responsable, lui ou la lectrice que je suis devenue, douze ans après avoir encensé ce roman qui m'avait totalement séduite.
Conclusion de cette enquête : je plaide non coupable car j'ai à nouveau apprécié l'originalité de l'histoire, la fragilité des personnages, la relative sobriété de l'intrigue bien centrée sur le thème de l'addiction aux collections, analyse psychologique de chacun des protagonistes.
Certes quelques tournures un peu too much auraient pu m'agacer (« deux nouvelles dents avaient propulsé dans l'oubli, par le charisme de leur calcium, celles qui avaient été chassées »!), elles restent confidentielles et c'est sans doute la propension de l'auteur à les multiplier dans ses écrits plus récents qui est franchement rédhibitoire.
Rappelons l'histoire : Hector est un employé banal, célibataire, fils de parents âgés (il est né morsure son frère ainé a quitté la maison). Il cache, mal, un secret : sa collectionnite chronique. Des badges de campagne électorale, aux tickets de métro en passant par les dictons croates, les jouets kinder, les boutons de manchette, les pieds de lapin, les bruits à cinq heures du matin, tout est bon pour débuter une collection, dès le moment où l'objet en question est au nombre de deux.
Toute addiction peut conduire au pire, et après un long passage à vide et un sevrage, c'est l'amour qui va sortir Hector de sa mauvaise passe. A moins que…
C'est léger, ça ne se prend pas au sérieux, tout en assénant quand même quelques vérités bien senties sur notre fonctionnement dans une société qui favorise ces dérives névrotiques.
Le style est plutôt agréable ‘même si, comme je l'ai dit plus haut, on sent l'émergence de figures de style de fin de repas arrosé.
C'est donc plus une évolution dans le style d'écriture qui explique ma réticence actuelle et le désagrément que m'a causé le mystère Henri Pick.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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marina53
  20 février 2013
Hector est un homme somme toute assez sympathique et banal, à première vue. Il bosse dans une grande entreprise avec son frère, s'entend bien avec ses collègues, rend régulièrement visite à ses parents pour savourer la délicieuse soupe de maman, a un poisson rouge prénommé Orange mécanique... Mais, voilà, il est malade: il collectionne tout et n'importe quoi, des timbres, des bouchons de champagne, des badges de campagne électorale, les pique apéritif, les dictons croates, les étiquette de melon, les bruits à cinq heures du matin... et j'en passe des plus insolites encore! N'en pouvant plus de cette maladie, il décide de se suicider mais, chance ou malchance, il se rate! Il décide de se soigner et part en convalescence pendant 6 mois, mais, honteux, il fait croire à son entourage qu'il est parti en voyage aux Etats-Unis. Dès son retour, il veut parfaire ses connaissances américaines, pour avoir quelque chose à raconter, dès fois qu'on lui poserait des questions... En cherchant un livre, il tombe par hasard sur Brigitte et en devient fou amoureux... Une nouvelle collection s'abat sur lui: il devient collectionneur de sa femme, de ses gestes, ses mouvements et surtout de son lavage de vitres qui devient une véritable obsession...
Foenkinos fait dans la névrose avec ce roman court mais suffisant. Avec une intrigue assez longue à se mettre en place, celui-ci ne devient réellement intéressant qu'à partir de la seconde moitié du livre. A partir de là, on est happé par le côté burlesque de l'histoire et des situations cocasses. Dommage, car j'ai trouvé l'idée de départ assez originale et rocambolesque et la quatrième de couverture était alléchante. Hector est un personnage très attachant que l'on voudrait pouvoir aider.
Un brin d'humour, un style léger, un phrasé particulier et des aventures incroyables m'auront finalement convaincue pour dire que ce roman se laisse lire agréablement et reste plaisant, surprenant et pétillant.
Le potentiel érotique de ma femme...manque de sensualité...
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lecassin
  23 septembre 2020
Que dire de plus que rabanne quand on a le même ressenti et que le bouquin vous tombe des mains de la même manière ?
Rien. Si ce n'est que "Charlotte" attendra dans ma bibliothèque que le souvenir s'estompe...
Pourtant, "Le mystère Henri Pick" ne m'avait pas déplu. Il faut dire que je l'ai lu après avoir vu le film et ma lecture était sans doute habitée par le souvenir de l'excellent Lucchini...
Abandon ! C'est rare chez moi... Mais comme rabanne (encore !), ça m'arrive plus souvent maintenant que par le passé...
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Nowowak
  24 juin 2020
Ma compagne, ma femme, ma copine, mon alter-ego, mon âme soeur, mon épouse, ma chérie, ma nana, ma moitié d'orange, ma poule. Berk, berk, berk. Vivons le moment présent bordel de nouilles ! Arrêtons de dresser des plans sur la comète avec des gens qui n'ont rien demandé ! le couple est un CDD pas un CDI. La vie est un CDD : nous allons tous crever, vous ne le saviez pas ? Que j'ai du mal avec ces possessifs liberticides ! C'est mignon dans l'intimité non sur la place publique. Pas  vrai mon amour ? La bonne définition d'un couple devrait être : "deux libertés qui en créent une troisième".
Nous en sommes loin dans cet opuscule homoncule qui n'hésite pas à flanquer sur les rangs attitrés ce statut déshonorant. Honte, il n'est pas rare de voir sur les réseaux des quidams mettre fièrement en avatar leur moitié. Ridicule et mal au dos rend. Chaque être s'appartient en totalité, être seul est déjà être deux. Moi et moi, le couple idéal.  Spoiler : le conte de Platon (Chacun cherche sa moitié, in le Banquet) est de la foutaise. 
Foenkinos a des capacités mais comme tous ceux qui connaissent le succès trop vite, il aime se vautrer dans la boue des facilités et extraire de sa digestion amorphe des aphorismes de bac à sable, le tout en se croyant génial. Il berce tantôt vers le côté obscur du feel good tantôt vers de la prose acceptable et cette feignasse assujettie aux diktats du market n'ose pas libérer sa plume du potentiel révolutionnaire énooorme qui sommeille en elle. DF est redoutable dans le style "je n'ai rien à dire mais je vais essayer de vous le vendre tout de même". Dommage, car débarrassé de toute pression productiviste, il pourrait être un bon écrivain plutôt qu'un chroniqueur qui frais qu'amant tire sur la ficelle.
La mallette malicieuse, le front hardi, un talent indéniable, Fonfon est rompu à ce genre d'acrobaties verbales verbeuses et de joutes enjouées qui consistent à vous faire prendre un machin à pages pour un livre. Vous avez du bicarbonate dans votre cuisine ? On dirait du faux champagne. du vin italien pétillant. du Prosecco. Si vous êtes malade demain, tant pis pour vous. Cette cocasserie potentielle ne concasse pas grand chose. Les rots tiquent quand les temps pètent.
Bah il existe un public pour ce genre de bouquins privés de style ou copiant le style de ceux qui n'en ont pas mais qui vendent bien. La fameuse majorité en raffole de ces savonnettes qui sentent le parfum pas cher. Celle qui de temps en temps regarde une sitcom pourrie pour délasser ses connexions cérébrales fatiguées par un quotidien astringent ou suivant le niveau de culture du récipiendaire pour élever ses faibles contingences vers un rang honorable. Durant un long long long trajet en tégévé où vous allez retrouver votre demi et partager une bière, ça peut le faire. Malgré le voisin de droite qui bouffe du saucisson à l'ail et le voisin de gauche qui se coupe les ongles des pétons, ce truc bourré de pages peut officier à merveille et remplir sa mission simplette : passer un agréable moment en attendant un très agréable moment.
In'chat las, comme on dit chez les chélibataires.
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Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso   22 juillet 2011
Hector avait une tête de héros. On le sentait prêt à passer à l’acte, à braver tous les dangers de notre grosse humanité, à embraser les foules féminines, à organiser des vacances en famille, à discuter dans les ascenseurs avec des voisins, et, en cas de grande forme, à comprendre un film de David Lynch. Il serait une sorte de héros de notre temps, avec des mollets ronds. Mais voilà qu’il venait de décider de se suicider. On avait vu mieux comme héros, merci. Un certain goût pour le spectacle lui avait fait opter pour le métro. Tout le monde saurait sa mort, ce serait comme l’avant-première médiatique d’un film qui ne marchera pas. Hector chancelait gentiment tout en écoutant, par politesse, les recommandations sonores en vue de ne pas acheter son billet à la sauvette ; au cas où il se raterait, ce serait utile de s’en souvenir. On ne connaissait rien de lui, alors on l’espérait un peu ce ratage, au moins pour savoir s’il faut se fier à la tête des gens. C’est fou, cette tête de héros. Il commençait à voir flou, des pilules ayant pour but une action soporifique avaient été ingurgitées avant l’échéance. On mourait mieux endormi. Finalement, ce fut une chance puisque Hector nous fit un malaise. Dans son œil, on ne voyait rien. Il fut découvert gisant dans les couloirs du métro, plus près de Châtelet-Les Halles que de la mort.
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26052605   18 septembre 2012
« Voilà, j’ai quelque chose à vous dire…J’ai fait une tentative de suicide…et je n’étais pas aux États-Unis mais en convalescence… »
Après un silence, ses parents se mirent à rire ; un rire à l’opposé de l’érotisme. Que c’était drôle ! Ils gloussaient leur chance d’avoir un fils si doux et si comique, Hector des Hector, fils comique ! Ce fils qui avait, comment dire, un léger problème de crédibilité. Il avait été rangé dans la catégorie « bon fils » puisqu’il venait manger même quand il n’avait pas faim. Et les bons fils ne se suicident pas ; au pire ils trompent leur femme quand elle part en vacances à Hossegor. Hector fixa le visage de ses parents, il n’y avait rien à lire, des têtes d’annuaires téléphoniques. Il était condamné à être leur cliché.

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FreshReaderFreshReader   06 mai 2014
Faire croire qu'on est heureux est quasiment plus difficile que de l'être réellement. Plus il souriait, plus ses parents se détendaient;
(...)
Ses parents se passionnaient toujours pour tout ce que faisait leur fils. Enfin, le mot passion était pour eux un sentiment éclair, une sorte d'orgasme du sourire. 'Ah bon ? Tu as trouvé un nouveau porte-savonnette...C'est fabuleux !' Et voilà, on s'arrêtait là. C'était un enthousiasme réel (Hector ne l'avait jamais remis en question), mais qui s'apparentait au pic d'une montagne russe ; après, on chutait violemment dans le silence. Non, ce n'est pas tout à fait juste : il arrivait à son père de lui tapoter le dos, pour lui exprimer toute sa fierté. Hector, dans ces moments-là, avait envie de le tuer; sans trop savoir pourquoi.
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mamansand72mamansand72   16 août 2018
Il se mit donc à expliquer comment il avait caché une caméra sur le haut d’un meuble, caméra qui se déclencherait à chaque mouvement dans l’axe d’une vitre sale. Sa démarche fut couronnée d’un grand succès car Marcel, choqué par ce qu’il venait d’entendre, arrêta net tous ses pets.
Dépité, il demanda quelques informations complémentaires : comment tout cela avait commencé, comment une si folle idée lui était venue, etc. À peine les explications finies, il dévoila l’atrocité de son diagnostic.
« Hector, tu as replongé ! »
Dans un premier temps, Hector pensa piscine .
Puis, il sortit la tête de l’eau pour comprendre le sens figuré du mot « replongé ». Il lui fallait du silence pour digérer la terrible annonce. Tout concordait, chaque parcelle de sa nouvelle passion collait, instant par instant, à sa vie d’avant. Cette fascination foudroyante pour un objet, et l’envie irrépressible de le collectionner. Cette fascination foudroyante pour un moment de sa femme, et cette envie irrépressible de le revivre. Il énonça alors, en détachant chaque syllabe, cette sentence : « Je collectionne les moments où ma femme lave les vitres. » Hector répéta cent douze fois cette phrase. La sueur, la frénésie, il collectionnait un moment de sa femme.
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kawasukawasu   21 mars 2014
- Bernard porte la moustache : « Il aimait à répéter que nous vivons dans l’époque la moins moustache qui soit. …Et toujours, après ces excitations verbales, il retournait à ses pensées intimes encombrées par le rien. »
- Les parents d’Hector « Ils aiment tout le monde pareil. C’est un amour simple qui va de l’ÉPONGE à leur fils. »
- La description des personnages est fantastique et, pour le même prix, c’est drôle. Par exemple, Gérard, le frère de Brigitte « Gérard n’avait pas beaucoup de neurones, mais de très belles cuisses. …Il était tombé sur un galet (lors du compétition de cyclisme) qui lui avait enfoncé le crâne. Ajouté au dopage des années précédentes, cette chute avait achevé de le transformer en légume si bien que certaines mauvaises langues l’appelaient le POIREAU.
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Vidéo de David Foenkinos
Qui n'a jamais rêvé de voler tel un oiseau ? Planer au-dessus des immeubles, se poser sur le génie de la Bastille, explorer des ruelles méconnues, découvrir des détails d'architecture invisibles depuis le sol...
Un beau livre exceptionnel pour découvrir Paris comme vous ne l'avez jamais vu !
Basile Dell et Jérémie Lippmann, deux frères, avaient un rêve d'enfant : explorer la capitale à travers les yeux d'un oiseau. Mettant au service de ce projet un peu fou les technologies les plus modernes, ils ont utilisé le drone pour donner à leurs photographies une dimension artistique inédite. Dans une promenade poétique et aérienne, ils ont ainsi réalisé plus de 6 000 photos de Paris au fil des saisons.
L'ouvrage inclut également un conte inédit et poétique de David Foenkinos, racontant l'aventure d'un oiseau venu à Paris pour y retrouver sa belle. Tout au long de sa quête, il découvre les mille et un visages de la capitale…
Découvrir le livre : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD-LOISIRS/Albums-hors-serie/Paris-a-vol-d-oiseau
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