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ISBN : 2020308959
Éditeur : Seuil (07/11/1996)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 505 notes)
Résumé :
A coup sûr, le premier des Pibrac n'avait pas la vocation.
Si le seigneur de Bellerocaille, dans l'Aveyron, n'avait eu prestement besoin d'un exécuteur, si Pibrac n'avait eu à choisir entre cet état et les galères, nul doute qui lui même et sa descendance n'eussent point arboré la devise de ceux qu'on nomme familièrement les " bourreaux " : Dieu et nous seuls pouvons.
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
Cricri124
  09 avril 2018
Dieu et nous seuls pouvons !
Nous, c'est la dynastie des Pibrac.
Sept générations d'exécuteurs des hautes oeuvres qui ont officiés dans l'Aveyron du 17ème siècle au début du 20ème siècle.
Le bras armé de la Justice commissionné pour décapiter, pendre, bruler, rouer...
Une lignée de bourreaux de père en fils.
Ca aurait pu être une histoire vraie...
C'est parfois glaçant, certaines scènes sont très dures, tant dans les crimes commis que dans le rituel d'exécution des peines, mais c'est aussi tempéré, pour ne pas dire illuminé, par un humour noir savamment distillé et par un vocabulaire joliment bigarré qui nous transporte au coeur des époques, et ça c'est truculent! Même en compagnie de bourreaux :)
J'ai particulièrement aimé me retrouver au 17ème siècle au côté de celui qui va devenir l'ancêtre fondateur de la dynastie Pibrac, Justinien 1er (bin oui, il faut bien le différencier des autres Justinien qui vont suivre). Âgé d'une vingtaine d'années, un peu candide, un peu voleur, un peu amoureux aussi, il n'avait pourtant pas le profil de l'emploi. Mais y a-t-il vraiment un profil? C'est son parcours que nous découvrons dans la première partie. Un regret cependant: on passe de 1686 aux années 1900, du premier au septième de la lignée, comme le couperet d'une guillotine! Pas que le parcours du septième, et ses descendants, soit inintéressant. Au contraire, la vision du bourrel (comme le désigne les villageois) y est sans doute encore plus édifiante. Mais la transition, ou plutôt l'absence de transition, est assez déstabilisante. Je suis au final restée sur ma faim, l'imagination un peu étouffée dans l'oeuf.
Malgré cette petite déception, ce récit n'en demeure pas moins captivant avec des personnages hauts en couleur. J'ai apprécié le style de l'auteur qui permet de garder une certaine distance tout en nous maintenant les pieds dans le purin ! Tour à tour drôle et cruel, et avec une précision affutée, il met en exergue 'les coulisses' de cette profession, assez méconnue finalement, les traditions et superstitions qui l'entourent, le mépris et la crainte suscités par les bourreaux, les relations avec la population locale, avec la famille, avec la confrérie des bourreaux, une vie en marge de la société. Une bien belle découverte qui pourrait en estourbir plus d'un!
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Luniver
  14 janvier 2014
La situation est embarrassante pour le baron de Bellerocaille : il a condamné à mort, comme il se doit, un cuisinier coupable d'un meurtre particulièrement atroce, mais il n'y a aucun bourreau à l'horizon, tous sont retenus ailleurs ou retardés par des brigands de grand chemin. La populace gronde, une solution de rechange devient urgente.
Justinien saisira l'occasion : condamné aux galères jusqu'à ce que mort s'ensuive pour avoir cru sur parole les jolis yeux d'une saltimbanque, il choisit d'apprendre sur le tas le métier de bourreau en échange de sa grâce. Les débuts dans le métier sont difficiles, l'ostracisme social qui accompagne tout ceux qui travaillent un peu trop près de la mort est ressenti comme une injustice. Mais Justinien ne manque pas de ressources, et découvre que les préjugés, quand on les manie bien, peuvent se retourner contre ceux qui les possèdent.
La seconde partie du roman se déroule sept générations plus tard : Justinien a fondé une véritable dynastie de bourreaux, chaque père transmettant ses secrets à son fils aîné. Autant dire que la population ne peut pas grand chose contre cent cinquante ans d'expérience dans la manipulation des superstitions. L'horizon s'obscurcit pourtant pour la famille : les décrets s'accumulent pour la limitation des condamnations à mort, et son abolition pure et simple n'est plus très loin. Mais les Pibrac ne se rendront pas sans un dernier baroud d'honneur.
Un roman historique sur les bourreaux avait déjà tout pour me plaire, réussir à y mêler en plus un humour délicieusement noir est juste jubilatoire ! Les personnages sont très charismatiques, et l'auteur parvient à retourner des situations macabres en mortifiant les gens qui les ont provoquées. Devoir laisser Justinien pour aller observer sa descendance est un peu difficile sur le coup, tant l'envie est grande de prolonger l'aventure avec lui. Ceci dit, les arrières-arrières-arrières-petits-fils ne manquent pas non plus d'intérêt. Tout acquis à leur cause, on se surprend, l'espace d'un instant, à s'indigner aussi contre la disparition de la guillotine sur la place publique.
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Arakasi
  06 juillet 2016
« Dieu et nous seuls pouvons. » Tel est la devise des Pibrac, transmise glorieusement de père en fils et de bourreau en bourreau depuis que leur ancêtre, Justinien 1er, est devenu exécuteur de la baronnie de Bellorocaille au XVIIe siècle. Il était pourtant loin d'avoir la vocation, le Justinien… Enfui de chez lui à dix-sept ans, il a atterri dans les geôles de Bellorocaille suite à une erreur judicaire. Condamné aux galères, il a dû faire face un choix cruel : partir suer sous les tropiques ou rouer un malheureux en place publique. En effet, un cuisinier coupable d'infanticide devait être exécuté mais le bourreau du voisinage était malade et ne pouvait se déplacer. Justinien, soucieux de conserver sa bonne santé, accepta le travail et s'en acquitta avec tant de bonne volonté et de sens du spectacle – qualités nécessaires à tout bon exécuteur qui se respecte – que le baron Boutefeux lui offrit le poste permanent.
Ce métier, il le transmettra à son fils, à son petit-fils, puis à son arrière-petit-fils jusqu'à que le nom des Pibrac soit devenu dans toute la région synonyme de pouvoir et de terreur. Jusqu'au jour fatal où, à la fin du XIXe siècle, le métier de bourreau de campagne est aboli, mettant au chômage le dernier Pibrac, Hyppolite dit « le septième ». Mais le vieil exécuteur n'a pas encore dit son dernier mot et réserve à ses contemporains quelques dernières et morbides surprises !
Voici un roman aussi original que sympathique ! Ecrit dans une langue truculente pleine de verve et d'humour noir, il nous plonge dans un Moyen-âge à la fois réaliste – avec sa boue, ses paysans crasseux, ses nobles arrogants et ses exécutions publiques – et délicieusement déluré. On se lie très facilement d'affection aux membres de la famille Pibrac, tous plus rusés, excentriques et grande gueule les uns que les autres, au point de ne les abandonner qu'à regret une fois la partie du récit qui leur est consacrée terminée. Les esprits morbides se délecteront de tous les petits détails sur la profession de bourreau que l'on apprend au passage, de la meilleure façon d'entretenir une guillotine à celle de rouer avec style son prochain. Outre son aspect picaresque, le récit aborde aussi, l'air de rien, des thématiques très intéressantes comme la puissance des préjugés et de la superstition, la fascination de la foule pour la mort et la soif de vengeance. le tout donne un petit livre tout à fait savoureux et qui laisse même une impression de trop peu : on aurait voulu en savoir plus sur toutes les générations de Pibrac entre Justinien 1er et le vieil Hyppolite ! Et un auteur à qui je ne manquerai pas de rendre à nouveau visite.
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KrisPy
  04 novembre 2014
Faucher, occire, estourbir, faire passer de vie à trépas, exécuter, tuer sur ordre de justice, tel est le sombre métier d'Exécuteur des Hautes et Basses Oeuvres de la lignée des Pibrac, bourrèles de père en fils depuis 1683.
Avec "Dieu et nous seuls pouvons", Michel Folco - écrivain qui m'a déjà régalée avec sa prose joyeuse dans "Un loup est un loup" - signait là son premier roman. Et quelle maitrise déjà dans la vieille langue françoise !
Même si légèrement moins chantante que dans le roman suivant (Un loup...), son écriture aisée et imagée nous plonge directement dans la France seigneuriale du 17ème siècle, dans un petit village Aveyronnais, Bellerocaille, où un infanticide vient d'être commis d'une atroce façon par le sieur Galine, maitre-queux de son état.
Devant l'abomination de ce crime - et il l'est, croyez-moi ! si vous ne me croyez pas, lisez le livre... et si vous me croyez, lisez le livre aussi, pour avoir des détails... - le juge condamne Galine à être roué à mort en publique. une pratique courante à l'époque, mais pas à Bellerocaille, où il n'y a pas de bourreau officiel. Seul le sieur Beaulouis, surnommé le verrou-humain, tourmenteur patenté et geôlier du bourg, ferait éventuellement l'affaire... Seulement le bougre ne veut pas ! Car être bourrèle une fois c'est être bourrèle toujours... cela signifie que plus personne ne vous regardera comme avant, on s'écartera sur votre passage, plus personne ne voudra être vu en votre compagnie. Être bourrèle, c'est être banni du bourg. C'est devenir un paria à vie.
Et personne ne veut l'être, même pour une prime de 100 livres. Et le temps presse, il faut exécuter ce Galine, la peuple devient nerveux, et veut le voir mourir. Et cette exécution, c'est du pain béni pour le village ! Quelle affluence !
Alors Beaulouis le geôlier a une idée : ce sera Justinien Pibrac, ce jeune vagabond arrêté quelques temps plus tôt, et qui devait partir aux galères, il ferait bien l'affaire, il est cultivé et assez vif. D'ailleurs le verrou-humain le garde prisonnier, l'ayant fait échappé aux galères en lui cassant la jambe, car il lui sert d'écrivain pour ses travaux d'écritures.
Justinien Trouvé, se faisant appeler Pibrac, est un orphelin, un enfant abandonné devant les portes du monastère du Saint-Prépuce, avec le nez arraché. Il a été confié aux bons soins d'une nourrice et de son mari ancien marin. Il devra son éducation aux religieux et à son père nourricier, qu'il remerciera bien ingratement de sa gentillesse. Mais son revers de fortune le punira bien, et il se retrouvera donc à devoir négocier sa grâce contre le travail de bourreau.
Justinien donc, transformé en Exécuteur des Hautes Oeuvres par Beaulouis le tourmenteur, réussit sa prestation. Il est donc gracié, mais n'ira pas bien loin. Un concours de circonstances l'amènera à devoir accepter la charge de bourrèle officiel et permanent de Bellerocaille, où il fondera la grande lignée des Pibrac. Justinien 1er est né. Suivront Justinien le 2ème, le 3ème, etc jusqu'au 7ème...
Début du 20ème siècle, Hyppolyte Pibrac 1er, semble être aussi le dernier de sa lignée à vouloir perpétuer le métier. Il y a déjà le nouveau gouvernement qui a supprimé les exécutions en province, mettant tous les bourreaux au chômage, et maintenant, les deux fils d'Hyppolyte qui ne veulent pas que la tradition continue de vivre...
L'un de ses fils, Léon, est devenu boulanger allant même jusqu'à vouloir renier son nom de famille si lourd à porter.
L'autre fils a voulu rejoindre de la famille en Californie, et en chemin, juste au départ, sa famille et lui se sont fait assassiner par une bande de voleurs. Seul Saturnin le petit fils d'Hyppolyte est en vie. Recueilli par son oncle, il montre plus d'affection pour son grand-père et son mode de vie particulier.
Il sera la relève tant attendue de la lignée Pibrac. Il ira même faire son apprentissage à Paris chez le dernier bourreau en activité. Puis reviendra s'occuper du domaine Pibrac, transformé en musée national par Hyppolyte.
Cette histoire atypique d'une généalogie hors-norme, ces personnages hauts en couleurs et forts en verbes, ces bons vivants qui côtoient la mort sans morbidité, et ce récit si plein de vie, avec L Histoire en filigrane, c'est Michel Folco, c'est intelligent, drôle et passionnant. Et c'est bon !
Et moi je dis : encore ! Alors en avant pour "En avant comme avant !"...
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Nursus
  04 mai 2015
Superbe première partie, Michel Folco m'a régalé avec son XVIIème siècle aveyronnais. L'entrée en matière, avec un crime "Hannibal Lecterien" accompagné d' un humour millésimé, m'a tout de suite mis en appétit. Quel plaisir de s'ébahir de la découverte des us et coutumes de l'époque, du système judiciaire tout ça dans une langue française ravissante, un régal!
Ce Justinien Premier, tout à la fois candide et roublard est follement intéressant et c'est sans doute ma déception surprise de le quitter si tôt, certes pas complètement, dans la deuxième partie qui ne me fait pas mettre 5 étoiles ('un gros 4.5 quand même!).
Il n'en demeure pas moins que cette deuxième partie est également de qualité, avec un Septième également truculent et plus du tout candide.
Habitué à lire des romans de Fantasy, découpés en plusieurs tomes et trop souvent avec pas mal de remplissage pour faire du papier, je pense que la matière riche et dense de l'auteur aurait pu nous offrir plusieurs opus, d'autant que le roman est assez court finalement.
Il me semble avoir lu que c'était un premier roman, j'imagine qu'il faut faire avec certaines contingences...
Il est tout à fait certain que je lirai d'autres oeuvres de Michel Folco et comme je dois passer à ma bibliothèque en fin de semaine... tant pis pour ma PAL...miam miam!
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   09 janvier 2014
— Voilà qui est fâcheux, Monseigneur. Vous n’avez donc rien rapporté de la Terre sainte ? Aucun trésor, pas une seule relique ? s’étonna le banquier.
Béranger soupira : sa mère et son frère lui avaient posé la même question.
— Non, rien.

Il revit tous ces insolents gardes-babouches qui harcelaient les croisés autour de la mosquée du Berceau, du mont des Oliviers ou du Saint Sépulcre, colportant toutes sortes de reliques. Ce rustre de Gauthier Fendard faisait fortune depuis qu’il avait ramené le prépuce du petit Jésus et l’exposait dans une chapelle. « Si j’avais su », regretta-t-il amèrement en songeant à cette fiole de verre soufflé contenant trente-trois gouttes du lait de Marie qu’on lui avait proposée pour un demi-besant seulement. Et que penser de ce gros morceau de la Vraie Croix et du clou de bronze encore fiché dedans et taché de sang séché ? Son authenticité était garantie par le vendeur qui lui avait affirmé qu’à l’époque ses descendants possédaient un négoce d’huile d’olive sur le Golgotha et qu’ainsi, une nuit, après le crucifiement...

Béranger n’en avait pas voulu et c’était Bohémond qui l’avait acheté, recevant en prime la pierre de David qui avait occis Goliath. Et comment ne pas envier Baudoin de Boulogne, le frère de Godefroi de Bouillon, à qui tout réussissait depuis qu’il s’était offert une écaille ayant appartenu au seul poisson sur le dos duquel Jésus avait marché par mégarde lors de sa traversée pédestre du lac de Tibériade ? Ne venait-il pas de se faire oindre roi de Jérusalem ? Hélas !
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Cricri124Cricri124   24 mars 2018
Le front bas du baron Raoul se plissa sous sa perruque poudrée. Ses yeux sombres fortement encavés dans leurs orbites brillèrent méchamment.

Pour lui il ne faisait aucun doute que la diffamation était à l’esprit ce que l’empoisonnement était au corps. Pis même puisqu’il était bien plus commode de colporter un propos trucidant l’honneur d’un honnête homme que de lui faire ingurgiter une potion assassine. Aussi, tenant compte du fait qu’il n’existait point d’antidote contre la calomnie alors qu’il en savait plusieurs contre les poisons, le baron dit :

— Assurez-vous de ces médisants et percez-leur la langue !

Puis on en revint au problème initial : où trouver un bourreau rapidement ?
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LuniverLuniver   15 janvier 2014
S’approchant du commissaire Delguay qu’il connaissait bien, Anatole sortit son palmarès, un carnet aux pages numérotées, et dit :
— Je sais qu’elle a tué son père, mais j’en ignore les motifs, je n’ai pas suivi l’affaire.
Le commissaire ne se fit pas prier. Il connaissait la coutume des exécuteurs et la respectait : lui-même tenait un compte détaillé de toutes ses arrestations et comptait le publier un jour.
— Il était grabataire, elle l’a étouffé durant son sommeil. Elle n’a jamais voulu dire pourquoi.
— Quelle est l’arme du crime ?
Delguay eut un rire sec.
— Je me demande ce que vous allez inscrire, monsieur Deiler, quand vous saurez qu’elle s’est assise sur son visage.
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LuniverLuniver   13 janvier 2014
— Hum..., fit sobrement Malzac. Sous quelle forme cette « tradition » vous a-t-elle été inculquée ?
— Comme à l’école. Avec des leçons à apprendre par cœur, des devoirs à rendre, des exercices pratiques.
— Pratiques, mais encore ?
— C’est que... je ne sais plus, il y a si longtemps. Voyons... Bon, par exemple, le jour de mes sept ans, j’ai dû décapiter ma première chèvre. Je n’y suis pas arrivé, ç’a été une vraie boucherie. J’ai eu 0 sur 20.
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Cricri124Cricri124   25 mars 2018
— On vous a seriné sur tous les tons qu’il était devenu indécent chez les honnêtes gens de cracher ainsi…, dit la baronne Irène à son fils. Il en est de même pour votre odieuse manie de vous moucher dans vos doigts tel le dernier des rustres. Allez-vous donc un jour user de tous ces mouchoirs que je vous ai baillés ?
— Par mon cap ! s’emporta le baron, cognant sur la table de son poing fermé, de quel extraordinaire privilège bénéficie donc ce sale excrément pour que vous lui réserviez un beau linge fin et brodé pour le recevoir ? Et même pour l’y empaqueter et le serrer tendrement contre vous ? Jamais, Madame, jamais !
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