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Les Aventures de Boro, reporter ... tome 9 sur 9
EAN : 9782213714363
423 pages
Fayard (27/04/2022)
3.95/5   31 notes
Résumé :
Blèmia Borowicz, dit « Boro », reporter photographe, originaire de Hongrie, est venu chercher à Paris une terre d’asile et de liberté. Il a l’insolence de la bohème et l’élégance désinvolte d’un héros fitzgéraldien d’Europe Centrale. Armé de sa canne et de son Leica légendaires, il ferraille avec une fougue libertaire contre les abus et les injustices du monde. Les déraisons de l’amour, les hasards de l’action et les fureurs de l’Histoire le conduisent toujours vers... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
A l'aube des années 60, Blèmia Borowicz vient de fêter son demi-siècle et le monde est partout en ébullition. Armé de son fidèle Leica et de sa canne, on retrouve le reporter-photographe, témoin de son temps, en différents points du globe, tout comme ses compères Béla Prakash, dit le Choucas de Budapest et Pierre Pàzmàny dit Pàz.
Il est à Buenos-Aires, en compagnie de l'agent du Mossad, Dove Biekel, rencontré en 1948 lors de la partition de la Palestine qui donne naissance à l'Etat d'Israël, pour lui permettre, grâce à une photo, d'identifier formellement l'homme qui vit sous le nom de Ricardo Klement et qui n'est autre qu'Adolf Eichmann, le criminel de guerre nazi, que les services secrets juifs veulent enlever pour le traduire en justice à Jérusalem.
Il est ensuite à Paris, au sein de son agence Alpha-Press, sise rue Daguerre, comme une évidence. le pays est en pleine guerre d'Algérie et Boro, fidèle à ses idéaux de toujours, prend fait et cause pour le FLN qui réclame l'indépendance du pays. Il met son appartement à disposition des militants qui y organisent des réunions secrètes, transporte les fortes sommes d'argent qui alimentent les réseaux de soutien à Ahmed Ben Bella, Ferhat Abbas et Hocine Aït Ahmed, et assiste impuissant à la manifestation du 17 octobre 1961 qui dégénère et donne lieu à un déferlement de violence de la part des forces de l'ordre qui commettent les pires exactions sur les manifestants maghrébins qui défilaient pacifiquement.
Il est enfin à Berlin en cette période de la guerre froide qui oppose les alliés d'hier, l'URSS et les Etats-Unis. Les relations se tendent entre les deux blocs, les forces armées de l'Otan et celles du Pacte de Varsovie sont face à face et nombreux sont les évènements susceptibles de mettre le feu aux poudres et de déclencher une troisième guerre mondiale qui serait nucléaire, comme l'affaire de l'avion espion américain U2 abattu et dont le pilote a été capturé par les Soviétiques, celle de l'affaire de la Baie des Cochons à Cuba ou encore l'insurrection à Budapest en 1956 dont l'évocation ravive chez Boro sans doute les pires souvenirs de sa vie et constitue un drame personnel qui va le marquer à jamais puisqu'il perd son amour de toujours, sa cousine Maryika Vremler qu'il est venu retrouver dans sa ville natale au moment où le soulèvement populaire porteur d'espoir de liberté est maté par les chars T34 russes qui étouffent dans l'oeuf les velléités d'émancipation vis-à-vis du grand frère russe du peuple hongrois, sa Maryika, qui comme des milliers d'autres, tombe sous les balles de mitrailleuse lourde et dont la mort le laisse anéanti. A Berlin donc, dans la nuit du 12 au 13 août 1961 pour apporter au monde les premières photos de la construction du mur qui sépare Berlin Est de Berlin Ouest, véritable symbole physique de ce rideau de fer qui n'était jusqu'alors qu'une notion idéologique séparant la zone d'influence soviétique et communiste des pays occidentaux alliés des Etats-Unis. A Berlin toujours où il revient quelques mois plus tard pour aider Jolan, un jeune compatriote aperçu sur les barricades de Budapest et que Boro a pris en stop alors qu'il fuyait vers l'Autriche à l'instar des 200 000 hongrois qui ont pris le chemin de l'exil après la tentative de révolution. Les deux hommes ont tissé des liens amicaux forts et Boro a ramené Jolan avec lui à Paris pour lui apprendre le métier de photographe et en faire le quatrième mousquetaire magyar d'Alpha-Press. Jolan, que la haine des Russes qu'il a chevillée au corps a poussé à proposer ses services au SDECE, le contre-espionnage français ancêtre de la DGSE, et qui se retrouve amoureux d'une jeune pianiste virtuose internationale, fille d'un haut fonctionnaire au ministère de la Sécurité de l'Etat d'Allemagne de l'Est qu'il est chargé d'espionner. Ce dernier, ardent patriote, ne peut cependant pas fermer les yeux sur la chape de plomb qui s'abat sur son pays, les privilèges d'une nomenklatura et l'absence totale de liberté. Ses idées subversives sont vite remarquées par la Stasi et il est arrêté tandis que sa fille est placée sous étroite surveillance. L'apprenti espion à l'ouest, la pianiste à l'est, les deux jeunes gens se trouvent définitivement séparés à moins que Boro et quelques activistes ne trouvent le moyen d'exfiltrer la jeune fille.

Le tome 8, "la dame de Jérusalem" s'est arrêté en 1948, le tome 9 débute une douzaine d'années plus tard en 1960. C'est le temps qu'il nous a fallu attendre pour retrouver les aventures de l'élégant, désinvolte et bohème photographe boiteux, Blèmia Borowicz, le Khirguiz préféré de Germaine Fiffre l'inamovible secrétaire comptable d'Alpha-Press. Cet opus, les lecteurs ont bien cru qu'il ne verrait jamais le jour, malgré les deux mots magiques "à suivre" page 379 du tome 8. de longues années donc et surtout le décès de Jean Vautrin en 2015 nous ont laissé pensé que Boro c'était fini. Mais après une période de deuil légitime décrite de manière sensible dans une belle préface, Dan Franck a courageusement repris le flambeau pour écrire seul cette nouvelle aventure qu'il situe dans une période particulièrement riche en évènements d'importance comme la décolonisation et la guerre froide qui se prêtent à romancer L Histoire. Alors je remercie l'auteur de nous permettre à nouveau de nous plonger avec Blèmia dans des aventures qui mélangent savamment personnages réels et romanesques et qui s'appuient sur des faits historiques parfaitement décrits. Cependant je regrette néanmoins de ne pas retrouver la même intensité et dramaturgie présentes dans les tomes précédents où Boro était plus acteur que spectateur et dans lesquels "les méchants" présentaient des psychologies plus complexes et des caractères plus étoffés. Faut-il y voir un effet de vases communicants avec la complexification d'un monde en perte de repères moraux et politiques où le manichéisme n'est plus de mise comme il pouvait l'être durant la guerre ou alors est-ce dû à la légère perte de charisme du héros, qui ne se remet pas de la perte de Maryika et qui entraîne dans son sillage des adversaires qui perdent en puissance et en intérêt ? Mais qu'à cela ne tienne, car il est écrit, page 435, "à suivre" et nous attendons donc avec impatience le prochain volume, faisant confiance à Dan Franck pour qu'il ne mette pas douze ans à l'écrire.
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Boro nous avait quitté il y a 12 ans alors qu'il participait à la naissance de l'État d'Israël. 12 ans d'absence et le voilà de retour.
En 12 ans le monde a changé tout comme Boro qui tête haute à passé la cinquantaine.
Le monde litteraire de Boro a changé aussi. Les sept premières aventures de Boro reporter photographe ont été écrites à quatre mains : celles de Jean Vautrin et de Dan Franck.
Malheureusement Jean Vautrin s'en est allé rejoindre un paradis littéraire et laissé seul, Dan Franck pour reprendre les aventures.
D'ailleurs celui- ci fait part de son Vautrin blues au début de l'ouvrage en quelques pages émouvantes.
Pour le lecteur il va de soi que la lecture de ce nouvel opus est différent du fait de sa construction linéaire.
Nous avions l'habitude " d'un toi - à moi " d'un chapitre à l'autre entre Franck & Vautrin. Nous n'avons plus ce plaisir ludique.
Reste une aventure de Boro tout aussi convaincante que les précédentes.
Boro arpente avec son Leica les différents endroits chauds du globe.
Nous le retrouvons donc en Argentine où une photo prise pourrait permettre l'arrestation d'un haut dignitaire nazi. Nous sommes au début des années 60. Années marquées par la guerre d'Algérie, la construction du mur de Berlin ,la guerre Froide et le rideau de fer.
Boro sera confronté à tous ces dangers auxquels il prendra part.
Comment sauver une jeune pianiste allemande bientôt prise au piège de ka RDA et du Mur.
Nous retrouverons l'agence Alpha Press, la bande des Hongrois et Marika sa cousine à l'amour dévastateur.
Boro veillit bien et appareil en bandoulière, stick au vent, celui- ci reste d'un magnétisme absolu pour les femmes.
Un joli moment d'aventure dans ces années 1960 marquées par les barbelés de la guerre froide et le début de la décolonisation.
La fin de l'aventure fait espérer un prochain tome.
La préface de Dan Franck laisse entrevoir un nouvel écrivain pour la suite.
Tout est possible avec ce Boro
Attendons sereinement.
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Retrouver Boro c'est comme renouer avec mes jeunes années et me remémorer les quelques trente-cinq ans qui séparent la publication du premier tome, La dame de Berlin de celui-ci, surprise inespérée. Dans une préface émouvante et pudique, Dan Franck retrace l'histoire du compagnonnage qui noua sa plume à celle de Jean Vautrin décédé il y a quelques années, et créa un troisième écrivain baptisé Franck & Vautrin. Les aventures de Boro, reporter photographe devaient occuper 5 tomes, c'était sans compter la richesse de la période à traiter et sans doute l'enthousiasme des deux hommes pour leur créature. C'est donc seul que Dan Franck a entrepris de continuer, plus de dix ans après la parution du huitième volet (La dame de Jérusalem). Pourtant, l'influence de Vautrin est bien là, sa présence plane en creux et teinte d'une certaine nostalgie ces retrouvailles avec un Boro qui vient de passer le cap du demi-siècle. Et qui lui aussi a perdu un être cher.

Nous sommes en 1960, dans une France secouée par les vélléités d'indépendance de l'Algérie et dans un monde marqué par la Guerre froide. Les reporters ne chôment pas, Boro est bien sûr aux premières loges avec une collection d'appareils photo qui a eu le temps de grandir. Avec lui nous serons partie prenante de l'opération menée par les Israéliens en Argentine pour enlever Eichmann, nous reviendrons sur la triste année 1956 et l'écrasement de la révolte hongroise à Budapest par l'armée russe qui coûtera la vie à Maryicka, nous assisterons aux violentes répressions des manifestations pour l'Algérie par la police française et à l'incroyable opération d'édification du mur de Berlin en 1961. Dans les pas d'un Boro toujours décidé à se battre pour la liberté, et toujours sidéré de constater que l'horreur et la violence sont toujours là, réinventées à chaque nouvel épisode du désordre mondial. Un nouveau personnage fait son apparition en la personne de Jolan, jeune résistant hongrois ramené par Boro en 1956 et qui rappelle beaucoup ce que lui-même était à vingt ans. Y compris dans ses emballements amoureux.

J'ai trouvé cet épisode très réussi, avec toujours cette faculté de traiter les grands événements du 20ème siècle à la manière des grands romans d'aventures du 19ème siècle. On tremble pour le destin de ces personnages attachants et on revisite des moments clés de notre histoire sans aucune complaisance. Je me souviens encore de la violence des Noces de Guernica (tome 3), un livre qui m'avait beaucoup éclairée sur les enjeux de la guerre d'Espagne à l'époque. La façon dont sont relatées ici, sous les yeux de nos héros reporters, les violences policières du 17 octobre 1961 fait froid dans le dos. Tout comme le récit de l'opération d'enfermement de tout un peuple à Berlin en août de la même année. Les enjeux se sont déplacés vers une logique d'affrontement des blocs est-ouest mais le parti-pris narratif permet de mettre tout ceci en rapport avec ce qui a précédé depuis les années 30 et tous les événements dont Boro et ses confrères ont été témoins et partie prenantes. C'est habilement fait, à la fois pour permettre de renouer en douceur avec le petit monde de Boro et pour oeuvrer à la compréhension des évolutions du monde.

A la fin, la mention "à suivre" indique que Dan Franck n'en a pas fini avec Boro et les désordres du monde. J'espère qu'il ne faudra pas attendre dix ans pour le tome 10... surtout dans la position dans laquelle nous devons laisser notre héros. Vite, la suite !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Très attiré par la couverture du bouquin, avec une illustration de Bilal. Donc, le livre ne pouvait qu'être bon.
Je plonge. le pitch me plaît bien. Un reporter qui traverse les soubresauts de l'histoire, en se plaçant du côté des opprimés. L'inverse d'un Léodagan en somme. Et pour un historien spécialisé en contemporaine, forcément, ça me parlait bien.
Et très vite ... Boro en Argentine pour aider à la capture d'Eichmann, Boro à Prague en 56 au moment de la répression soviétique, Boro à Berlin pour la construction du Mur, Boro ici, Boro là ...
Bref, pas convaincu des masses. Comme une impression de facilité parfois, d'un survol parfois superficiel. J'aurais aimé aller bien plus loin. A la fois dans la psychologie des personnages peut-être, dans davantage de ramifications secondaires pour nourrir et enrichir le récit. Dans une analyse plus profonde aussi des faits historiques évoqués.
Je ne sais pas. Mais j'ai eu l'impression de m'ennuyer à la lecture. Peut-être aurait-il fallu que je lise les tomes précédents ? Et puis, ces dernières lignes ... on est en suspens, on ne sait pas ce qu'il advient dans le tunnel ... il y aura donc une suite, mais je doute qu'elle se fasse avec moi ...
Dommage, j'avais envie d'y croire. Je vais retourner chez Bilal, relire partie de chasse par exemple. Et je reviendrai peut-être un jour chez Boro. Peut-être ...
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Ah ce cher Boro ! Je le suis depuis ses débuts. J avais été enthousiasmé par La Dame de Berlin et par le temps des Cerises
Malgré quelques tomes suivants plus ou moins réussis je ne l ai jamais abandonné.
Après le décès d un des co-auteurs Jean Vautrin en 2015 je pensais ne plus jamais le revoir.
Quelques années plus tard Dan Franck a décidé de reprendre le flambeau tout seul et finalement je ne sais pas si c était une bonne idée.
Le récit commence plutôt bien puisque notre reporter photographe est en Argentine pour aider le Mossad à capturer Adolf Eichmann .A la fin du livre il est à Berlin lors de l édification du mur .
Et entre les deux il ne se passe pas grand chose .
Boro se fait même voler la vedette par un jeune compatriote qu' il a récupéré alors que ce dernier faisait de l auto-stop (ben voyons!) pour fuir son pays ,la Hongrie , envahie par les chars Soviétiques (Comme quoi l Histoire est un éternel recommencement ).
Je suis déçu mais sans doute est-ce de ma faute, avec l âge je n ai plus cette innocence juvénile qui me faisait apprécier ce genre de romans d aventure qui mêle fiction et réalité avec beaucoup (trop?) de bons sentiments.
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critiques presse (2)
Bibliobs
03 août 2022
Dan Franck a eu mille fois raison de ressusciter Boro le Magnifique, roi du zoom et du gros plan. Il nous livre une chronique trépidante du monde de la guerre froide. Du roman historique de haute tenue.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
RadioFranceInternationale
04 juillet 2022
Sept ans après la disparition de son comparse, Dan Franck publie la neuvième aventure sous le titre «Boro, Est-Ouest».
Lire la critique sur le site : RadioFranceInternationale
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Cette exclusivité lui pesait. À cinquante ans passés de quelques lustres, elle aurait bien retrempé sa gambette dans l’eau claire des plaisirs multiples. Non monnayés, bien entendu, au vu des circonstances : l’élongation de la plasticité exigeait un peu de tenue et quelques renoncements. À son âge, Olga Polianovna, qui prétendait avoir dansé chez Balanchine, estimait qu’il fallait être capable de remettre le couvert sans exiger l’argenterie.
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Ca doit être ça, grandir, marmonna Jolan (...). Donner un sens à un élan. Organiser les situations. Se soumettre aux rencontres.
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L'appareil qui avait photographié Hitler en 1931 serait le même que celui qui piègerait Adolf Eichmann.
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On ne tombe pas plus amoureux qu'on ne tombe enceinte. Ce sont deux états qui, au contraire, élèvent.
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Vidéo de Dan Franck
Dan Franck a publié en septembre 2023 un nouvel ouvrage, L'arrestation aux éditions Grasset. Un livre des plus personnel puisque dans ce dernier, il revient sur son arrestation, survenu en 84 alors qu'il n'a que 32 ans. Un passé entre quatre murs qu'il avait gardé secret, seulement ses proches étaient au courant et qu'il mettra quarante ans à réussir à coucher sur papier. Dénoncé par une lettre anonyme, il est accusé de complicité avec le groupe terroriste Action Directe. Il loue à un dénommé "Le Garçon" un petit studio qui sert de base arrière au membre du groupe. Dan Franck ignore en partie l'appartenance de son ami au groupe terroriste. Il réprouve les actions d'AD mais la police et la justice le poursuivent. S'ensuit un engrenage, une spirale, une machination policière et judiciaire et un séjour éprouvant à la prison de la Santé. Plus de 40 ans plus tard, le romancier mène l'enquête sur qui l'a balancé et pourquoi son ami l'a trahi.
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