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ISBN : 2839922037
Éditeur : Amazon Publishing (07/09/2017)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Deux Filles Deux Destins
Une Histoire

Il existe des réalités qui dépassent la plus incroyable fiction, des rêves pour lesquels on est prêt à tout donner, des amitiés plus fortes que toutes les adversités.
La violence ne sévit pas toujours à visage découvert, bien souvent elle porte des masques, pour cacher sa laideur et sa misère.


Dans un monde redoutable qui la veut prisonnière, Mia va lutter de toutes ses forc... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  03 octobre 2017
Je viens de refermer ce livre, lu de bout en bout à une vitesse édifiante, la gorge serrée. Ma critique sera donc à chaud, avec toutes les émotions que l'on peut avoir à ce moment là.
Avec ce roman, pour une part autobiographique, Sonia Frisco sort des sentiers battus en osant publier, à sa demande, l'histoire de son amie Mia. Cette dernière doit échapper à un mariage devenu conflictuel. Mais dans sa famille italienne, on ne prononce même pas le mot « divorce. » Celui-ci est tabou, interdit, synonyme d'opprobre jeté sur les parents. Qu'à cela ne tienne, la pauvre jeune femme se débrouillera par ses propres moyens. Sandro lui a lancé un ultimatum : si elle est encore là quand il revient, il considérera qu'elle lui appartient. Et cette idée de possession la fait fuir. La seule chose qu'elle possède, justement, c'est son corps. C'est à ce moment-là que le titre du livre prend un de ses sens… un seul seulement…
J'ai été emportée par cette histoire. J'ai souffert avec et pour Mia, eu une énorme sympathie pour Marina, Andrew et Robin… À travers ces personnes, on découvre à quel point certaines mentalités n'ont pas bougé, à quel point des mots peuvent faire souffrir, à quel point le fameux « qu'en-dira-t-on ? » peut détruire. Mais comme toujours chez notre romancière, la poésie intervient, et certains messages sont apaisants. L'amitié, l'amour, sont deux biens précieux qui peuvent transcender une vie misérable. L'essentiel est de ne pas passer à côté.
Ce roman va aider, j'en suis certaine, des personnes qui ont vécu des histoires similaires. En tous les cas, même si je n'ai jamais vécu ceci, j'ai été touchée par ce livre hors du commun. Bravo Sonia Frisco pour votre courage et votre plume !

Lien : https://promenadesculturelle..
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palamede
  10 octobre 2017
Mia, une jeune femme d'origine italienne vit à Genève où elle tient une boutique de prêt à porter. Après une enfance malheureuse dans une famille toxique, Mia espérant trouver le bonheur a accepté d'épouser Sandro. Mais Mia n'est pas heureuse dans son mariage, et ne pouvant compter sur ses proches, fait un choix paradoxal : elle va devenir Belle de nuit pour échapper à Sandro. C'est le prix exorbitant qu'elle est prête à payer pour sa liberté.
Un scénario qui pourrait être celui d'un film de charme mais est pourtant l'histoire vraie d'une amie de l'auteure dont elle dit : « pour préserver l'intégrité de Mia, sa tendre identité comme son anonymat, pour lui permettre enfin espace et liberté, malgré tout, et pour que nul, plus jamais, ne puisse nuire à ses rêves, à son image, où faire outrage à son nom, et pour une raison autre que vous découvrirez au fil des pages, je vais lui prêter en partie, pour la raconter, mon décor, la scène de ma vie... »
Je ne sais pas trop pourquoi, je ne pensais pas trouver dans Belle de nuit l'histoire des immigrés italiens en Suisse - une communauté, mal acceptée en but au racisme (au moins au début de leur installation), aux traditions rigides pesant sur les femmes au point que certaines choisissent le pire pour y échapper - mais surtout une très belle histoire d'amitié et de solidarité féminines dans l'univers particulièrement glauque de la prostitution.
Sans doute la magie de l'écriture de Sonia Frisco dans ce récit étonnant, parfois choquant souvent émouvant, je n'ai pu reposer Belle de nuit avant d'être arrivée au bout de l'histoire de Mia. Une belle découverte dont je remercie Babelio et les Éditions Amazon publishing.
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Eve-Yeshe
  03 octobre 2017
Dans ce roman, on découvre le choix terrible que Mia, jeune femme qui veut à tout prix échapper à un mariage où elle s'éteint peu à peu, est obligée de faire car la liberté a un prix : le temps est compté car elle doit être partie avant le retour de son époux, (cinq jours) donc il ne reste que la prostitution pour gagner de l'argent rapidement…
« Chaque fille qui se prostitue est une jeune fille commune, aucune n'est prédestinée à cela et pour une raison ou pour une autre, leur prostitution est leur seule main tendue ou leur unique issue. » P 86
Elle mène une double vie, s'occupant de son magasin le jour, devenant ensuite une « Belle de nuit » avec toutes les rencontres que cela peut engendrer, les pervers ne sont jamais très loin…
L'auteur nous raconte surtout une amitié très forte entre deux femmes, jumelles de souffrance dont les familles ont été maltraitantes physiquement et moralement, ce très tôt dans leurs vies, ce qui va les rapprocher, car elles se reconnaissent, n'ont pas besoin de se parler pour se comprendre, et qui sont là, l'une pour l'autre, avec altruisme.
On retrouve aussi le poids des traditions familiales : le divorce est prohibé par les familles traditionnelles, voire traditionalistes, où le qu'en dira-t-on l'emporte sur le bonheur de leurs filles, où la culpabilité s'installe très vite, quand l'estime de soi ne peut pas se construire, ainsi qu'une belle description de la condition des Immigrés italiens.
La violence de la mère de Mia, mère toxique incapable d'aimer, qui rappelle celle de Michel, le père de Sonia, dans « L'être de sable » que j'ai beaucoup aimé et qui était ma première immersion dans le monde de l'auteure.
Au début, ce roman m'a déconcertée car la prostitution y est abordée de façon hyper réaliste avec tous les détails, mais, très vite, la magie de l'écriture de Sonia Frisco m'a emportée, et je me suis attachée à ses deux femmes, Mia, comète qui a traversé brièvement le ciel mais en laissant une trace indélébile, qui a choisi de ne plus subir, de vivre sa vie et Marina, l'amie toujours présente, qui s'inquiète, prend soin de son amie et qui elle aussi a décidé de se libérer de ses chaînes. Déjà divorcée, elle sait ce qu'une femme endure dans ses conditions, rejetée, dénigrée, contrainte à s'exiler dans une autre ville
Les souffrances endurées par ces deux femmes, et ce depuis leur plus tendre enfance, dans le désamour maternel nous rappellent un temps pas si lointain où le divorce était tabou, les femmes divorcées traitées de putes, descendues en flèche, mai 68 n'a pas été vécu de la même façon selon le milieu dans lequel on vivait, le poids des traditions, des convictions religieuses… mais, dans ce siècle fou, la situation des femmes ne risque-t-elle pas d'effectuer un gigantesque retour en arrière ?
Ce texte fait beaucoup réfléchir et m'a beaucoup touchée comme toujours, percutée même par sa force, son authenticité. Il a un rythme particulier qui envoûte progressivement, alors on le dévore, en s'identifiant tour à tour à Mia et Marina, sans oublier les deux hommes de leur vie, Matthew et Robin, personnalités sensibles très attachantes .
J'ai pris mon temps pour rédiger cette critique, je voulais laisser les émotions se calmer un peu et ne pas partir dans tous les sens et j'ai préféré ne lire aucun commentaire sur ce roman avant de l'écrire, pour rester le plus longtemps possible dans l'intensité de l'histoire.
Un immense merci à Sonia Frisco, à son éditeur et à Babelio pour m'avoir offert ce superbe roman.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Nastie92
  15 octobre 2017
"Familles ! je vous hais ! Foyers clos, portes refermées ; possessions jalouses du bonheur." écrit André Gide dans Les nourritures terrestres. Et toujours dans le même livre : "Je haïssais les foyers, les familles, tous lieux où l'homme pense trouver un repos."
Si la famille est un endroit généralement fermé, elle n'est pas toujours un lieu protecteur pour ses membres. Loin s'en faut.
Vous pensez que dans une famille idéale on s'aide et on se soutient ? Que chacun prend à coeur l'épanouissement des autres ?
Vous avez sans doute raison. Mais ceci n'est vrai que dans une famille idéale.
La plupart des familles ne sont pas parfaites (aucune ne l'est, en fait), mais certaines sont franchement toxiques.
C'est le cas de la famille de Mia.
Mia s'étiole dans son mariage. Elle étouffe. Elle voudrait fuir, changer de vie. Mais pour sa famille immigrée italienne en Suisse, on ne plaisante pas avec le mariage, avec les convenances, avec le qu'en-dira-t-on. Aussi, sans moyens financiers, et ne pouvant compter sur personne, Mia est-elle coincée. Condamnée.
Jusqu'à ce qu'elle prenne une incroyable décision. Une décision audacieuse et terrifiante.
Sonia Frisco raconte dans ce roman l'histoire vraie de son amie Mia qui lui a donné l'autorisation de publier ce récit terrible.
Et Sonia raconte tout. Elle n'épargne rien au lecteur.
Elle présente la prostitution sans fard. Les scènes de sexe sont crues, très crues même, mais grâce à l'écriture de l'auteur, pas vulgaires du tout.
L'histoire aurait pu être très glauque, mais elle ne l'est absolument pas car Sonia Frisco l'a écrite tout en finesse.
J'ai dévoré ce livre en un week-end, et en suis ressortie toute bouleversée. Quel talent (et quel travail) de la part d'un auteur pour pouvoir faire naître autant d'émotions chez un lecteur !
Sonia Frisco nous livre une réflexion sur ce que l'on veut faire dans la vie, ce que l'on peut faire, et ce que l'on est prêt à accepter. "Le Vouloir dans son sens plein implique une intention inébranlable. C'est un fer rouge que l'on peut battre et plier dans la forme qui le mieux nous plaît. C'est notre oeuvre. L'oeuvre libre de chacun."
Oui mais souvent, la peur ou l'envie de rester dans notre petit confort, même imparfait, l'emporte sur le choix réel de ce que nous voulons faire : "On s'adapte tellement bien qu'on finit par s'adapter à tout, même à l'insupportable."
Sans en arriver à des extrémités aussi terribles que Mia, nous pouvons tous, si nous le voulons, changer des choses dans notre vie, tomber les masques et avancer dans la bonne direction, dans notre direction.
Je pense que c'est là le plus bel hommage que l'on puisse rendre à Mia.
Je reprends la très belle citation d'Italo Calvino placée en tête de la note de l'auteur qui introduit ce livre : "Lire, c'est aller à l'encontre d'une chose qui va exister, mais dont personne encore ne sait ce qu'elle sera."
Eh bien, ne peut-on pas, de la même façon dire : "Vivre, c'est aller à l'encontre d'une chose qui va exister, mais dont personne encore ne sait ce qu'elle sera." ?
Alors, pour Mia, vivons. Vivons notre vie, et pas celle que les autres veulent nous voir vivre.
Merci à Sonia Frisco pour ce texte plein d'humanité et qui me donne envie de découvrir vos autres romans.
Merci à l'éditeur Amazon Publishing pour l'envoi de ce livre.
Et bien sûr, merci à Babelio pour l'organisation de ses opérations Masse Critique qui permettent de faire de belles découvertes.
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cicou45
  23 septembre 2017
Tout d'abord, je souhaite remercier Babelio pour l'envoi de cet ouvrage, car sans cette opération, il est certain que je n'aurai pas découvert ni cet ouvrage (n'étant pas trop penché vers ce genre de littérature d'ordinaire) ni son auteure et je pense que cela aurait été bien dommage !
Alors, qu'entends-je par ce genre de littérature ? A lire la quatrième de couverture, le lecteur ignore tout des atrocités que l'un des protagonistes, Mia, va subir tout au long du récit et à quel genre de milieu elle va être confrontée : celui de la prostitution et au-delà même, lorsqu'une personne se refuse, du viol.
Mia et Marina sont les deux meilleures amies du monde et ce, depuis toujours mais je dirais que cela va même au dessus: si en amitié, on pouvait parler d'âme-soeurs, je crois que c'est ce que chacune d'entre elle représenterait pour l'autre. Toutes deux âgées de 22 ans lorsque débute ce récit, elles ont connu un destin étrangement similaire, à tel point que cela en devient troublant : toutes deux ont grandi dans une famille sans amour, orphelines de père, rejetées par leur mère, elles se sont mariées bien trop jeunes et...bref, elles le regrettent ! Cependant, comment faire pour recouvrer sa liberté alors que votre famille est contre vous, que vous n'avez pas d'argent et que vous avez l'impression de vous enlisez dans une vie qui n'est pas la vôtre ? Pour Mia, qui se voit imparti un délai de quelques jours seulement puisque son mari est en déplacement, la réponse est trouvée d'avance : répondre à une petite annonce afin de travailler dans une maison close la nuit, en plus de son travail à la boutique le matin. Vendre son corps, ou plutôt le louer pour quelques heures, après tout, cela ne lui apparaît pas si abominable que cela si la récompense s'appelle Liberté !
Cependant, en s'engageant dans cette voie, elle est loin de se douter de tout ce que ces quelques jours dans la peau du nouveau personnage qu'elle s'est créé pur l'occasion, Celui de Camilla va lui apporter, autant comme leçons de vie, autant sur la bestialité humaine lorsqu'il s'agit de sexe , d'ego ou encore d'argent mais aussi d'amour et d'amitié, lorsque ces deux derniers sentiments sont sincères et dévoilés parfois par des moyens détournés ! Il y a les amis sur lesquels on sait que l'on pourra toujours compter mais parfois la vie nous réserve bien des surprises en nous emmenant d'autres, de là où on se s'attendait pas à les voir arriver !
Une histoire admirablement bien écrite, dans laquelle le lecteur se perd, ne sachant plus s'il s'agit d'une histoire vraie ou pas et arrivant parfois à confondre les personnages pour une raison que je ne vous dévoilerai pas mais qui est assez troublante. Un reproche cependant : la fin. J'ai eu l'impression que l'auteure écrivait pour écrire et rajouter des pages, s'attardant à n'en plus finir sur les vertus de la protagoniste, sorte d'éloge funèbre (remarquez, c'est peut-être vrai)n sur la valeur de la vie qui passe trop vite...(ce qui est aussi vrai) mais là, j'ai tout de même eu l'impression qu'elle en faisait un peu trop et qu'elle se répétait, ce qui n'enlève rien à la qualité d'écriture mais ce qui explique ma note mitigée concernant cet ouvrage . A découvrir !
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Citations & extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   15 octobre 2017
- Le bien que l'on fait est cent mille fois plus puissant que le mal. Sois-en certaine !
Mia regarda au loin, désemparée.
- Mais le peu de bien que j'ai fait n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan !
- Peut-être bien... Mais sans toutes ces gouttes, l'océan ne serait pas.
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ColetteColette   14 octobre 2017
Alors ne laissez jamais personne vous voler ni le temps ni l’amour, parce que ce serait permettre de vous voler la vie.
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ColetteColette   14 octobre 2017
Nous avons tous des oreilles pour entendre, des yeux pour voir et un cœur pour comprendre. Mais nous ne les utilisons pas toujours. Tout le monde n’a pas de la compassion, tout le monde n’est pas généreux.
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ColetteColette   12 octobre 2017
Il existe des chagrins si abyssaux, que rien au monde ne parvient à les guérir. Ils nous engouffrent dans des peines infinies, ils étreignent notre cœur à l’en faire éclater, mais ils ne nous tuent pas. Ils ne font que nous laisser morts-vivants, telles de pauvres âmes errantes et sans défense sur une terre de misère. Maints chagrins sont des cercueils desquels certains ne peuvent s’extraire.
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ColetteColette   12 octobre 2017
Lorsque nous sommes enfants, nous avons beaucoup de peurs et beaucoup de rêves. En grandissant, nous oublions souvent nos rêves et nous gardons nos peurs. Nous gardons éperdument nos peurs... parce que nous oublions nos rêves.
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