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EAN : 9782070361175
246 pages
Éditeur : Gallimard (09/06/1972)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 593 notes)
Résumé :
André Gide, exalté, sensuel, lyrique. Les Nourritures Terrestres, oeuvre de jeunesse, est un hymne panthéiste. Il célèbre la vie, la nature, le désir. Sa composition est kaléidoscopique. Les genres y sont mêlés : notes de voyages, fragments de journal intime, rondes et ballades, dictionnaire poétique, dialogues fictionnels. Toutes les formes d'écriture sont convoquées pour dire l'ardeur avec laquelle Gide tente d'exister. Il invite le lecteur à éduquer sa sensibilit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Fabinou7
  23 décembre 2019
Quelques mots sur Les Nourritures Terrestres ou variations sur le désir.

Si Gide écrira bientôt “La Porte Etroite”, pour l'heure, le lecteur que je suis craignais au début du livre que ce ne soit la porte ouverte, qu'enfonce la plume du jeune André, sur des lieux communs, mais les lieux des Nourritures, publiées en 1897, sont tout sauf communs.
Et si parfois le ton est lyrique, ces exaltations passionnées n'entament pas la fraicheur de l'ouvrage (même d'occasion, avec les pages jaunies par les décades).

Car il y a quelque chose de délibérément neuf. de continuellement inédit.
C'est une ode à la ferveur.
Nous sommes quelque part entre l'essai prophétique, le récit initiatique, le roman d'apprentissage et les aphorismes, c'est une écriture impétueuse et fragmentaire.

L'ouvrage est peu digeste et se lit comme on boit un riche nectar, goutte après goutte. Il nous faut patiemment attendre que la paresseuse sève tombe nonchalamment entre nos lèvres avides.
"Va, crois moi, le plaisir est toujours légitime" écrivait le poète libertin Evariste de Parny. le bouillonnement épicurien et sensuel du jeune Gide est poétique. Il rédige des ellipses, consigne des silences, couche sur le papier la rosée du matin, la rondeur du vin, la caresse des foins, la chaleur du désert et des corps. Il écrit comme nous lisons, avec les yeux.

Ce livre danse sur un fil, d'un côté l'enthousiasme de la ferveur, de l'autre, en sourdine, dans un enchevêtrement aussi nécessaire qu'un yin à son yang, on devine une crainte du désenchantement. Lequel engendre l'autre ?

“Nos actes s'attachent à nous comme sa lueur au phosphore ; ils font notre splendeur, il est vrai, mais ce n'est que notre usure”. le narrateur veut gouter à chaque plaisir, ne s'attarder sur aucun, rester disponible à tout et à tous, “la nécessité de l'option me fut toujours intolérable” campe le narrateur.
Mais cet appétit gargantuesque et cyclique du désir qui renaît sans cesse, qu'il tente de justifier en usant de la philosophie comme « l'abri de sa sensualité », cache une angoisse de la finitude, une course contre la montre, contre la mort. Néanmoins il ne s'agit pas tant d'une consommation effrénée, le narrateur encourage son jeune disciple, Nathanaël (vous, moi, le lecteur) à cultiver l'art de la saveur.

C'est aussi le livre d'une libération, où l'auteur comprend et affirme - contre son éducation - que l'épicurisme n'est pas coupable, après des années difficiles, des moments de doute, de honte, de lutte, ceux où l'on entend vivre “comme il faut”, et où l'on tente d'échapper à soi-même. Ménalque, son narrateur, revient de ses voyages aux confins du monde et de sa sensualité.

Contrairement au « Gitanjali » (« l'offrande lyrique » traduite par Gide lui-même en 1913) du Prix Nobel bengali Rabindranath Tagore, l'offrande de Gide, pour être aussi lyrique, vient d'abord du corps et d'autre part, la libération doit partir de soi et non de la pitié ou de l'adjuvance d'une quelconque divinité.

“Ce qu'un autre aurait aussi bien dit que toi, ne le dis pas – aussi bien écrit que toi, ne l'écris pas. Ne t'attache en toi qu'à ce que tu sens qui n'est nulle part ailleurs qu'en toi-même, et crée de toi, impatiemment ou patiemment, ah ! le plus irremplaçable des êtres.”

S'il lui manque l'humour loufoque des Caves du Vatican, ce « road trip » cathartique, hédoniste et jubilatoire, plein d'acuité dans les sensations, dans les amertumes aussi, plein d'une curiosité infatigable qui tend constamment le personnage entre mouvement et contemplation est décidément communicatif et émancipateur.
L'immoraliste” dresse plutôt ici une autre éthique, à rebrousse-poil de ses austères contemporains, et pastichant le prix Nobel de littérature français, je veux te dire cher babeliote : « jette [ma critique] et ne t'y satisfais point. Ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par quelque autre, plus que tout, aie honte de cela” !
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candlemas
  28 février 2018
J'ai découvert Gide d'abord par la lecture de Si le Grain ne meurt et de la Symphonie Pastorale, dont les titres aux accents mystiques m'avaient attiré... mais il me semble plus juste de commencer un commentaire par Les Nourritures terrestres, publié en 1897 par un jeune homme de 28 ans fréquentant les milieux symbolistes et inspiré par Oscar Wilde. C'est d'ailleurs la lecture dont je garde le meilleur souvenir... peut-être parce que j'avais peu ou pour l'âge de l'auteur quand je l'ai lu...
L'ensemble de l'oeuvre de Gide, et son évolution, me semble inspirée par sa vie. Pour autant, une connaissance factuelle de son parcours -que j'ignorais lors de ma lecture- n'y aurait sans doute rien apporté : les Nourritures Terrestres, dont la poésie évoque Rimbaud et Verlaine, dont le lyrisme à la Chateaubriand a pu agacer et semble désuet aux contemporains de cette fin fin de XIXème siècle, dont les accents prophétique -"Natahanael, je t'enseignerai la ferveur...- m'on- fait penser à Citadelle ou au Zarathoustra de Nietsche, est avant tout un cri.
Si sa biographie et ses écrits ne semblent pas toujours congruents -ce qui a pu lui être reproché- , c'est que le jeune Gide est un être torturé, contradictoire, en proie à des pulsions contrariées -notamment homosexuelles, mais pas que-. Aussi ses écrits parlent-ils bien mieux de son parcours intérieur, de ses fantasmes d'élévation morale et des ses luttes, que ses actes en eux-mêmes.
Dans ce cri, le jeune homme exalte -mais c'est avant tout une recherche désespérée, qui préfigure de ce point de vue l'humanisme désenchanté de Camus- la beauté de la nature et l'exercice libre des sens. Cette aspiration hédoniste n'a rien à voir avec une dépravation qu'ont pu y lire les bigots contemporains -mis à l'index par le vatican en 1952-. elle puise certaines de ses racines dans la morale platonicienne et dans une mystique chrétienne, dont la Symphonie Pastorale et Si le Grain ne Meurt sonnent comme un aveu plus tardif. D'un point de vue philosophique, Gide me semble convoquer à son chevet d'inquiet maladif -encore une fois, neveu d'âme d'Oscar Wilde- Platon, Pascal et St Thomas d'Aquin, tout en prenant des accents mystiques empruntés aussi à sa connaissance de l'orient.
Et en même temps, successivement communiste, influencé par Nietzche, puis proche de Sartre, sa remise en question permanente ne se posera jamais sur un dogme : raison de plus pour lire ses livres comme le seul véritable témoignage de sa quête personnel, sans accorder trop d'importance au contexte. Lui-même se dira toujours incompris. Les Nourritures terrestres sot aussi un chant "à l'antique'", aux accents bucoliques virgiliens, prônant le fait de goûter le monde terrestre libéré de toutes chaînes, sociales ou égotistes, qui exhorte autant le lecteur que l'auteur lui-même.
Cet hymne à la joie propose comme chemin de vie, comme parcours initiatique -sous forme de carnet de voyage... intérieur- le rejet de l(attachement, la disponibilité au monde sensible et au présent. -La mode actuelle de la plein conscience -si utile notre XXIème siècle si on s'en imprègne vraiement- était déjà connu non seulement en Asie depuis des millénaires mais par des auteurs français "classiques" il y a aussi bien longtemps...
Paradoxe, toujours, chez Gide... l'appel à l'instantané passe par une convocation du souvenir ; et son chant entêtant invite à banqueter comme au satyricon, tout en prévnenat qu'il faut jeter le livre après l'avoir lu, pour garantir sa propre liberté de lecteur, en quelque sorte le déféquer...
Personnellement, je l'ai gardé. Je peux comprendre que les contradictions de Gide, tant dans le style, à la fois ancien et moderne, le ton, parfois précieux, mais tellement sincère, que sur le fond, qui semble proposer une voie de progrès personnel sans toutefois ni l'assumer ni l'affirmer, puissent agacer. Mais j'ai beaucoup aimé, et le recommande, sur tous ces aspects, comme ouvrage majeur, et malheureusement trop peu lu -ou trop peu commenté- de nos jours.
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oran
  31 janvier 2018

Encore un livre qui m'est cher et qui reste à portée de ma main, que j'ouvre pour retrouver, relire souvent quelques pages cornées à dessein, quelques lignes soulignées . Aujourd'hui une relecture complète dans le cadre de notre prochaine réunion du club littéraire consacrée « aux écrivains et à la gourmandise », un thème emprunté à une liste Babelio.
Un livre pour étancher notre soif, apaiser notre faim, nos appétits élémentaires, pour satisfaire à l'envi, d'autres besoins tout aussi vitaux , ceux qui nourrissent l'esprit . Une lecture gourmande effectivement qui nous fait goûter avec douceur, avec ferveur, volupté et poésie aux nourritures terrestres généreusement offertes , aux fruits de la terre, métaphores des douceurs de la vie, aux beautés du monde, aux ciels africains sublimés, ceux italiens éblouissants , à la sensualité du sable qui crisse sous le pied nu, à la douceur des rencontres imprévues, à la caresse de l'air, au temps qui passe dans la plénitude du bonheur, le désir d'un peu de pluie au coeur de l'été , l'attente de l'aube quand les étoiles se fanent, … Une quête nourricière toujours renouvelée
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stcyr04
  30 juin 2012
Quel beau livre! Quel bonheur! Voici une offrande qu'on voudrait déposer au pied du lit, pour qu'au réveil nous puissions boire à la source cette eau lustrale et nous y retremper, pour que nous offrions un OUI au jour qui s'éveille, pour avoir le courage, quand-même et malgré tout, d'être soi-même! “Un mot encore : Certains ne savent voir dans ce livre, ou ne consentent à y voir, qu'une glorification du désir et des instincts. Il me semble que c'est une vue un peu courte. Pour moi, lorsque je le rouvre, c'est plus encore une apologie du dénuement, que j'y vois. C'est là ce que j'en ai retenu, quittant le reste, et c'est à quoi précisément je demeure encore fidèle. Et c'est à cela que j'ai dû, comme je le raconterai par la suite, de rallier plus tard la doctrine de l'Évangile, pour trouver dans l'oubli de soi la réalisation de soi la plus parfaite, la plus, haute exigence, et la plus illimitée permission de bonheur. « Que mon livre t'enseigne à t'intéresser plus à toi qu'à lui-même, – puis à tout le reste plus qu'à toi.» André Gide.
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zohar
  06 mai 2011
«Nathanaël, je t'enseignerai la ferveur » ! Et quelle ferveur incroyable qui se dégage de ce livre dans lequel Gide y exprime l'ardeur de vivre, cet élan qui permet d'éveiller les sens et le désir (car sans désir il n' y a pas de plaisir !).
Cette oeuvre hybride (où se mêlent notes de voyages et récits poétiques sous formes de ballades) nous invite à apprécier l'instant présent qui est l'essence de l'existence ; elle nous montre aussi une forme de vie hédoniste qui, par définition, cherche à s'affranchir de toutes conventions sociales (l' oeuvre est l'expression même de l'érotisme, un des thèmes en filigrane du roman) et/ou contraintes morales (notamment et par rapport à la culture chrétienne qui est évoquée).
Si « les Nourritures terrestres » reste fortement marqué par l'individualisme, c'est une véritable hymne à « Éros et Thanatos », voire une ode mystique des plaisirs (sans attaches) de la vie !
Gide explore ici son moi et s'efforce, par l'esprit critique, de rechercher ses limites : « les Nourritures terrestres » sont à déguster sans modération !
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Citations et extraits (249) Voir plus Ajouter une citation
stcyr04stcyr04   30 juin 2012
C’est dans l’abnégation que chaque affirmation s’achève.
Tout ce que tu résignes en toi prendra vie. Tout ce qui cherche à s’affirmer se nie ; tout ce qui se renonce s’affirme. La possession parfaite ne se prouve que par le don. Tout ce que tu ne sais pas donner te possède. Sans sacrifice il n’est pas de résurrection. Rien ne s’épanouit que par offrande. Ce que tu prétends protéger en toi s’atrophie.
À quoi reconnais-tu que le fruit est mûr ? – À ceci, qu’il quitte la branche. Tout mûrit pour le don et se parachève en offrande.
Ô fruit plein de saveur, qu’enveloppe la volupté, je sais qu’il te faut faire abandon de toi pour germer. Qu’elle meure donc ! qu’elle meure, cette douceur autour de toi. Cette abondante chair exquise et sucrée, qu’elle meure ! car elle appartient à la terre. Qu’elle meure afin que tu vives. Je sais que « si le fruit ne meurt, il reste seul ».
Seigneur ah ! donnez-moi de n’attendre pas la mort pour mourir.
C’est en se renonçant que toute vertu se parachève. C’est à la germination que prétend l’extrême succulence du fruit.
La vraie éloquence résigne l’éloquence ; l’individu ne s’affirme jamais plus que lorsqu’il s’oublie. Qui songe à soi s’empêche. Je n’admire jamais tant la beauté que lorsqu’elle ne sait plus qu’elle est belle. La ligne la plus émouvante est aussi la plus résignée. C’est en renonçant à sa divinité que le Christ vraiment devient Dieu. Et, réciproquement, en se renonçant dans le Christ Dieu se crée.

Les Nouvelles Nourritures Terrestres
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SophiePatchouliSophiePatchouli   18 septembre 2019
Il ne suffit pas de lire que les sables des plages sont doux; je veux que mes pieds nus le sentent... Toute connaissance que n'a pas précédée une sensation m'est inutile.
Je n'ai jamais rien vu de doucement beau dans ce monde, sans désirer aussitôt que toute ma tendresse le touche. Amoureuse beauté de la terre, l'effloraison de ta surface est merveilleuse. Ô paysage où mon désir s'est enfoncé ! Pays ouvert où ma recherche se promène; allée de papyrus qui se referme sur de l'eau; roseaux courbés sur la rivière; ouvertures des clairières; apparition de la plaine dans l'embrasure des branchages, de la promesse illimitée. Je me suis promené dans les couloirs de roches ou de plantes. J'ai vu se dérouler des printemps.
VOLUBILITÉ DES PHÉNOMÈNES
Dès ce jour, chaque instant de ma vie prit pour moi la saveur de nouveauté d'un don absolument ineffable. Ainsi je vécus dans une presque perpétuelle stupéfaction passionnée. J'arrivais très vite à l'ivresse et me plaisait à marcher dans une sorte d'étourdissement.
Certes, tout ce que j'ai rencontré de rire sur les lèvres, j'ai voulu l'embrasser; de sang sur les joue, de larmes dans les yeux, j'ai voulu le boire; mordre à la pulpe de tous les fruits que vers moi penchèrent des branches. A chaque auberge me saluait une faim; devant chaque source m'attendait une soif _ une soif, devant chacune, particulière; _ et j'aurais voulu d'autres mots pour marquer mes autres désirs
de marche, où s'ouvrait une route;
de repos, où l'ombre invitait;
de nage, au bord des eaux profondes;
d'amour ou de sommeil au bord de chaque lit.
J'ai porté hardiment ma main sur chaque chose et me suis cru des droits sur chaque objet de mes désirs...
(Et d'ailleurs, ce que nous souhaitons, Nathanaël, ce n'est point tant la possession que l'amour.) Devant moi, ah! que toute chose s'irise; que toute beauté se revête et se diapre de mon amour."
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oranoran   31 janvier 2018
Ce que j’ai connu de plus beau sur la terre, Ah ! Nathanaël ! C’est ma faim. Elle a toujours été fidèle a tout ce qui toujours l’attendait. Est-ce de vin que se grise le rossignol ? L’aigle de lait ? ou non point de genièvre les grives ? L’aigle se grise de son vol. Le rossignol s’enivre des nuits d’été. La plaine tremble de chaleur. Nathanaël, que toute émotion sache te devenir une ivresse ; Si ce que tu manges ne te grise pas, c’est que tu n’avais pas assez faim.
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fanfanouche24fanfanouche24   22 juillet 2015
Tandis que d'autres publient ou travaillent, j'ai passé trois années de voyage à oublier au contraire tout ce que j'avais appris par la tête. Cette désinstruction fut lente et difficile; elle me fut plus utile que toutes les instructions imposées par les hommes et vraiment le commencement d'une éducation.
Tu ne sauras jamais les efforts qu'il nous a fallu faire pour nous intéresser à la vie; mais maintenant qu'elle nous intéresse, ce sera comme toute chose- passionnément. (p. 19)
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coco4649coco4649   09 mai 2018
Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur…


Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur.
  Nos actes s’attachent à nous comme sa lueur au phosphore.
Ils nous consument, il est vrai, mais ils nous font notre splendeur.
  Et si notre âme a valu quelque chose, c’est qu’elle a brûlé plus
ardemment que quelques autres.
  Je vous ai vus, grands champs baignés de la blancheur de l’aube ;
lacs bleus, je me suis baigné dans vos flots – et que chaque caresse
de l’air riant m’ait fait sourire, voilà ce que je ne me lasserai pas de
te redire, Nathanaël.
Je t’enseignerai la ferveur.
  Si j’avais su des choses plus belles, c’est celles-là que je t’aurais
dites – celles-là, certes, et non pas d’autres.

Tu ne m’as pas enseigné la sagesse, Ménalque.
Pas la sagesse, mais l’amour.
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Videos de André Gide (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Gide
"André Gide parmi nous", par Henri Queffélec : première diffusion sur France Culture le 26 décembre 1969. Photographie : André Gide (1869-1951), écrivain français, et le masque de Giacomo Leopardi, rue Vaneau, à Paris. © Laure Albin Guillot / Roger-Viollet. Dans cette conférence, Henri Queffélec nous parle, entre autres choses, de l’influence de Gide sur la jeunesse - influence plus intellectuelle que littéraire -, sa brouille avec Claudel, son retour d’URSS et les retouches qui s’en suivirent…. « Beaucoup de choses à dire aux jeunes gens trop nerveux ou trop indociles »…
Source : France Culture
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