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EAN : 9782213595528
335 pages
Éditeur : Fayard (26/02/2003)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 56 notes)
Résumé :
"Son unique obsession s'appelait la peinture. Elle était son souffle, sa vie, son sang." Personnalité énigmatique, Nicolas de Staël a été l'artiste météore du vingtième siècle.
Au terme d'un imposant travail de recherche reposant sur des archives et des témoignages inédits, Laurent Greilsamer propose la trajectoire singulière de ce peintre de l'excès que les défis n'ont jamais effrayé.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
paroles
  28 février 2019
Né en 1914 et mort en 1955, Nicolas de Staël aura traversé sa courte vie avec une seule obsession, celle de peindre. Voyageant et travaillant beaucoup, il ne veut pas entreprendre sa carrière avant d'avoir appris des autres et de lui-même. Infatigable, toujours insatisfait et à la recherche de quelque chose de nouveau, c'est vers l'âge de trente-neuf ans que son talent commence à être reconnu par les Américains d'abord. Cette richesse soudaine l'effraie autant qu'elle le stimule car il ne veut surtout pas être emprisonné par une étiquette, celle de l'abstraction. Il se défend d'appartenir à cette catégorie comme à celle de la figuration.
Nicolas de Staël ne peint pas des lieux ou des personnes mais l'espace, la musique, la poésie. Cultivé, passionné par les artistes de son époque, grand ami de René Char, il n'aura de cesse de mettre en couleurs ce qui l'émeut, le touche comme la ferveur d'un stade lors d'un championnat de foot, la musique après un concert de Pierre Boulez, les mots de ses amis poètes...
De la palette aux tons gris et sombres du temps de la seconde guerre mondiale, il accédera à la flamboyance des couleurs ensuite. Des formes géométriques et acérées de ses débuts sortiront des formes beaucoup plus épurées et minimalistes.
J'ai pris grand plaisir à découvrir et suivre la route de cet artiste exalté, toujours en quête de nouveautés, autant du point de vue pictural, qu'amical ou amoureux. Il a mené sa vie tambour battant et sa peinture vibre de toutes ses multiples passions.
Un grand merci à mon club de lecture pour cette riche découverte accompagnée d'un Dvd illustrant les oeuvres de Nicolas de Staël. Je me suis régalée !

Lien : http://mespetitesboites.net
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dancingbrave
  22 août 2012
Biographie de Nicolas de Staël. On y découvre la nature profonde et authentique d'un véritable artiste.Cet homme hyper-sensible ne pouvait être autre chose que ce qu'il fut. La grande recherche de la perfection et l'instabilité de ce personnage sont émouvantes.
Depuis son enfance il ne sut s'exprimer parfaitement qu'à travers le dessin ; Il aurait pu s'exprimer par les lettres ou la musique mais c'est la peinture qui le gagna le plus.
Il resta cependant toujours très proche de toute sorte d'artistes, peintre, musiciens, écrivains ; il eu d'ailleurs plusieurs projets communs avec nombre d'entre-eux.
(Georges Braque, Pierre Lecuire, René Char,…)
Il évolura d'abord dans une peinture abstraite puis migrera vers une forme de figuratif limite.
Son tableau « le parc des princes » apparaît comme le manifeste d'une révolte du figuratif, et les partisants de l'abstraction se raidissent.
Être fragile il navigua d'ami en ami, de site en site, de femme en femme ; la dernière lui resista à une periode où il sentait la pression des vendeurs de tableau déviant de ses aspirations artistiques propres.
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lehibook
  22 mai 2019
De Staël , sa vie , ses amours , son oeuvre. Chacun de ces éléments est un roman . Trajectoire foudroyante de la Vieille Russie dans les convulsions de la Révolution au pavé de la rue d'Antibes où il vient se fracasser 41 ans plus tard. Amours chaotiques marquées par la tragédie et l'ivresse des sens et de l'esprit jusqu'à l'embrasement final . Rencontres éphémères et amitiés durables qui jalonnent son parcours .Et surtout , la passion de son art , ou plutôt la Passion tant il y a là un oscillation permanente entre exaltation spirituelle , doutes apocalyptiques, angoisses d'impuissance . Laurent Greilsamer rend avec talent les ombres et les lumières de ce destin comme il l'a fait pour cet autre « monstre » , René Char ,qui fut l'ami de De Staël . Il éclaire et donne l'envie de retourner à l'oeuvre .
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SophiePatchouli
  30 juillet 2014
Une très belle biographie où l'on se prend d'amour pour un être romantique que l'acte de peindre faisait respirer...
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Mammny
  22 novembre 2014
Bibliographie de Nicolas de Staël
Nous comprenons ses souffrances grâce à une écriture souple et acceptons d'autant mieux la fin de cette vie très tourmentée.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LadouceLadouce   15 mai 2015
lettre de Romain Gary à Nicolas de Staël
"Cher Monsieur,je viens de voir,chez Rosenberg, vos toiles admirables et je tiens à vous dire le plaisir incessant que je prends à les regarder.Ce qu'une telle simplicité trompeuse peut cacher de finesse et de profondeur,sans parler d'années de travail,ce n'est pas à moi de vous le dire,mais c'est une peinture, en quelque sorte, illimitée, qui vous donne de l'imagination et vous force, vous, simple spectacteur, à avoir du génie. Vous êtes le seul peintre moderne qui donne du génie au spectacteur. Chaque toile ouvre des possibilités de rêve absolument étonnantes."
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SepoSepo   22 avril 2014
Baptême de Nicolas de Staël:
Tel un prince, il est baptisé dans la cathédrale où reposent les dépouilles des tsars.
Le général Vladimir de Staël organise lui-même le protocole des offices religieux. Les Glazounov et les Bérednikov, les Staël von Holstein et notamment le frère de Vladimir, Alexis Ivanovitch, aide de camp du grand-duc, grand-oncle de Nicolas II, se retrouvent pour cette cérémonie intime dans la "maison de Dieu".
stael01 Quelques jours plus tard, le 6 janvier 1914, le tsar se rend à son tour à la forteresse Pierre-et-Paul pour présider la traditionnelle bénédiction des eux de la Néva. En face, au pied du palais d'Hiver, se sont massées les dignitaires et les gentilhommes, les trois cents chambellans et toute l'aristocratie. Tout ce monde attend d'apercevoir, sur la rive droite, le tsar, la tsarine, les princes et les grands ducs, Son Excellence le gouverneur Danilov et son adjoint Vladimir Ivanovitch de Staël, pour évoquer la clémence du ciel et conjuer la grande peur d'un déluge. Sur fonds d'hymnes religieuses, ce ne sont que prières inspirées et génuflexions ferventes.
Sur l'autre rive, l'office célébré dans la basilique Pierre-et-Paul s'achève dans les vapeurs d'encens. Précédée de deux novices portant haut les bannières de la cité, une longue procession de popes en sort et s'étire, à laquelles participent, emmitouflées dans d'épaisses pelisses d'ours, le visage frotté d'huile de phoque, Marina et Nicolas de Staël.
Du cortège s'échappe un chant grave, une mélopée mystique destinée à apaiser les esprits de la Néva. Posté au sommet du bastion Narychkine, Nicolas II se signe. On tire une salve de mitraille qui traverse le bras du fleuve en résonnant. Et puis d'autres, jusqu'à la cent unième. Longtemps l'odeur de la poudre reste en suspension dans l'air."p.26-27
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francoisegorisfrancoisegoris   13 septembre 2014
Être artiste, ce n'est pas compter, mais vivre comme l'arbre sans presser sa sève, attendre l'été, l'été vient mais il faut avoir de la patience (...). Personne ne doit m'apporter aide, conseil, stimulant. Tout doit se passer en moi. C'est avec le besoin intérieur, intime qu'il faut dessiner et ce n'est que comme cela que je ferai, si je puis, du bon dessin, de la bonne peinture.
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claudeparisclaudeparis   28 octobre 2013
Son unique obsession s'appelait la peinture. Elle était son souffle, sa vie, son sang.

Marc Chagall disait de lui : "Il était innocent, il avait une force cosmique".

Et Georges Braque, son ami : "Dans n'importe quelle voie où il s'engageait ou se serait engagé, on était sûr enfin de rencontrer un peintre. C'est le plus sûr garant".
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SophiePatchouliSophiePatchouli   08 septembre 2014
On ne peint jamais ce qu'on voit ou croit voir, on peint à mille vibrations le coup reçu, à recevoir, semblable, différent.
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Videos de Laurent Greilsamer (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Greilsamer
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