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EAN : 9782226443762
Éditeur : Albin Michel (30/10/2019)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 47 notes)
Résumé :
On l’appelle le Voyageur.
Il a quitté une cité de canalisations et de barbelés, un cauchemar de bruit permanent et de pollution qui n’a de cesse de dévorer la forêt.
Sous la canopée, il s’est découvert un pouvoir, celui de se téléporter d’arbre en arbre.
Épuisé, il finit par atteindre un village peuplé par les descendants de la déesse Dana, une communauté menacée par les Fomoires, anciennement appelés “géants de la mer”. Là, il rencontre Sylve, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
JustAWord
  21 octobre 2019
Décidément, cette année, l'imaginaire se met au vert.
Après Vorrh de Brian Catling et Semiosis de Sue Burke, nouvelle excursion en forêt avec Rivages de Gauthier Guillemin, troisième auteur français du catalogue Albin Michel Imaginaire et découverte des dernières Imaginales lors du traditionnel speed-dating auteurs-éditeurs.
Après dix ans passés en Guyane, voilà donc le Voyageur de retour en terres françaises sur les traces d'un univers fantasy atypique loin du fracas des armes et des batailles épiques.
Promenons-nous dans les bois
Vous qui aimez la fantasy barbare, abandonnez tout espoir !
Rivages donne le ton dès la magnifique couverture d'Aurélien Police, il ne sera point ici question de combats homériques ou d'équipées fantastiques mais d'une plongée poétique et philosophique en compagnie d'un étrange héros surnommé le Voyageur dont on sait bien peu de choses si ce n'est qu'il vient de la Cité et qu'il appartient à la race humaine.
Cette fameuse Cité, amas de métal et de gris, place l'homme dans la condition de l'arroseur-arrosé, calfeutré dans ses cités-forteresses et luttant pied à pied contre une forêt gigantesque appelée le Dômaine, descendante vigoureuse et revancharde des contrées verdoyantes d'antan jadis massacrées par les hommes.
Au gris de l'univers humain s'oppose le vert du Dômaine, une immense forêt à priori sauvage et hostile où décide de s'enfuir notre héros en manque de nouveaux horizons, meurtri par la condition technicienne et cartésienne de son peuple acculé.
Très tôt, le Voyageur se découvre un don des plus incongrus : celui de se téléporter par l'intermédiaire de certains arbres, comme si la forêt, non contente de l'accueillir, lui révélait peu à peu son véritable potentiel.
À cette surprise de taille s'en ajoute une seconde : le Dômaine n'est pas une contrée hostile à la vie et renferme, au contraire, grand nombre de races que l'on croyait perdu tels que les Fomoires et les Ondines.
C'est dans l'un des villages de ces derniers, descendants des mythiques Tuatha dé Dana, que trouve refuge notre explorateur, piégé par le charme surnaturel de Sylve, herboriste particulièrement renommée parmi les siens.
Petit à petit, le Voyageur va apprendre la tortueuse histoire de son monde et des êtres qui le peuplent alors que les Fomoires que l'on pensait définitivement perdus dans les Limbes ne reviennent remettre en question le fragile équilibre du Dômaine.
Fantasy utopique
Vous l'aurez compris, Rivages offre peut-être un voyage vers l'inconnu mais il offre surtout une réflexion sur notre propre monde désespérant de grisaille.
Si l'on pense parfois à une histoire post-apocalyptique qui ne dirait pas son nom, Gauthier Guillemin lui nous assure d'une chose : les hommes ont voulu détruire la Nature et se l'approprier…avant le retour de bâton et leur triste enfermement dans des villes métalliques aussi froides que leurs âmes. Au-delà de cette métaphore convenue, l'auteur nous interroge sur notre relation au règne végétal et animal ainsi que le rapport entre cette sensibilité naturelle et nos croyances religieuses et philosophiques. le fait de s'éloigner de la Nature et de la pluralité de ses aspects engendre-t-il un repli sur soi et la croyance en un Dieu unique et égoïste ?
À La Cité, très brièvement esquissée, et à l'histoire de l'hégémonie puis de la chute de la civilisation humaine s'oppose la survie du peuple Ondin, dont Sylve, l'autre héroïne de Rivages, forme avec le Voyageur un écho savoureux d'Aragorn et Arwen du Seigneur des Anneaux, influence ouvertement assumée par le récit. En harmonie avec la Nature, organisé comme une communauté autonome privilégiant la décision collégiale et la sagesse sur le rapport de force et la technologie, le village des Ondins forme une simili-utopie que Gauthier Guillemin explore longuement à la fois sur le plan social, politique et humain. L'intégration du Voyageur dans cette communauté propose également une autre vision idéaliste intéressante, celle d'un peuple capable d'intégrer un étranger avec ses forces et ses faiblesses pour en faire un atout pour les autres et sans jamais le presser de révéler d'où il vient. Puisque l'histoire est un bien précieux, elle s'offre en cadeau et ne se quémande pas futilement. Car c'est un fait bien établi dans l'imaginaire de l'auteur français, le pouvoir passe par les mots et forge les hommes au moins autant que le(s) voyage(s).
Poète en voyage(s)
Cela n'échappera à personne, Gauthier Guillemin aime la poésie. Ouvrant la plupart des chapitres, les citations de Charles Baudelaire, Gérard de Nerval ou encore Blaise Cendrars ne sont pas là uniquement pour faire belles. Outre leur rapport avec le texte, elle rappelle au lecteur distrait par la beauté du paysage que la poésie et le Verbe offrent une dimension supplémentaire à l'intellect, le faisant sortir de son carcan rationnel et lui permettant l'abstraction et l'émerveillement. Ce n'est pas un hasard si le peuple de Sylve disserte fréquemment sur la poésie et son utilité pour le monde.
Ce qui manque cruellement aux hommes, semble dire Gauthier Guillemin, c'est la capacité à s'émerveiller et à mettre en mots les splendeurs du monde qui les entourent. le sage est donc bien celui qui s'étonne de tout et l'histoire du Voyageur reflète tout particulièrement cet étonnement perpétuel nécessaire à la préservation de l'environnement.
Point plus contestable, le nature-writing de Rivages ainsi que la référence à Rousseau et son mythe du bon sauvage s'intriquent avec l'expérience de Voyageur parmi le peuple Ondin pour affirmer que le salut de l'homme réside dans le retour à un état antérieur plus proche du village que de la ville. Problème, l'oppression extérieure ne semble pas disparaître et le tribut à payer demeure, même envers la Nature elle-même.
Finalement, Rivages porte son message le plus fort dans son titre même, une quête des origines qui confine à l'infini, un appel du grand large impossible à assouvir et que tout être vivant semble pourtant chercher à l'horizon, là où l'avenir et le passé se rejoignent encore et encore.
Premier roman subtil et poétique, Rivages brasse autant de thématiques que d'horizons imaginaires. Fantasy philosophique où le Voyageur se confond avec le conteur, l'histoire de Gauthier Guillemin envoûte le lecteur pour l'emmener dans un pays meilleur en quête d'ailleurs.
Lien : https://justaword.fr/rivages..
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boudicca
  24 février 2020
Troisième auteur français édité par Albin Michel Imaginaire après Franck Ferric (« Le chant mortel du soleil ») et Jean-Michel Ré (« La fleur de Dieu »), Gauthier Guillemin fait son entrée sur la scène de l'imaginaire français avec « Rivages », première partie d'un diptyque dont la suite (« La fin des étiages ») devrait paraître en avril de cette année. L'ouvrage met en scène un monde qui nous est étranger mais qu'on pourrait tout à fait imaginer être le notre d'ici plusieurs décennies. Là-bas, la forêt a décidé de reprendre ses droits après les trop nombreux dégâts que lui ont infligé les hommes. Terrés dans leurs cités, ces derniers en sont réduits à lutter contre les assauts incessants de cette entité désormais hostile et baptisée « le Domaine ». C'est dans ce contexte qu'on fait la rencontre du « Voyageur » (on ne connaîtra jamais son véritable nom), un homme qui prend soudainement la décision de quitter la cité dans laquelle il a toujours vécu pour s'aventurer dans la forêt. La transition est rude, mais le Voyageur s'adapte rapidement et se découvre même un pouvoir étonnant : celui de se téléporter d'arbre en arbre. Après plusieurs rencontres éphémères avec certains des habitants du Domaine, notre héros finit par découvrir un village paisible peuplé d'ondins. Là, il tombe amoureux d'une belle ondine pour qui il va accepter de renoncer momentanément à ses pérégrinations, et se fascine pour les contes et légendes de ce peuple déraciné en quête de leur terre d'origine.
Voilà pour les bases de l'intrigue… et l'histoire n'ira pas beaucoup plus loin. le nombre de péripéties est en effet très limité et, en dépit d'un début prometteur et du cadre enchanteur dans lequel se déroule le récit, on peine à se passionner pour le voyage trop morne de cet homme dont on ne sait rien. Il en va de même des autres personnages auxquels on a du mal à s'attacher compte tenu du trop peu d'informations que l'auteur nous fournit à leur sujet. J'ai également éprouvé des difficultés à croire en l'histoire d'amour entre le Voyageur et l'ondine puisque celle-ci commence de manière trop soudaine : ils se voient, échangent leur nom, et les voilà en couple ! Les relations entre le héros et les autres villageois sont malheureusement du même acabit, si bien qu'on a du mal à éprouver de l'empathie lorsque l'un d'eux se retrouve confronté à un événement dramatique. J'ai également eu un peu de mal avec le style que j'ai trouvé parfois trop en décalage (on ne s'attend pas dans un tel cadre à entendre les personnages lancer des « super ! », « c'est clair ! » ou « tu veux un câlin ? »…), ou alors trop pompeux. La poésie occupe aussi une place importante dans le récit, mais je n'y ai pas été sensible, même si je comprends tout à fait que d'autres lecteurs se laissent prendre au charme.
« Rivages » est un roman poétique et contemplatif qui plonge le lecteur dans une ambiance très particulière qui m'a, hélas, laissée de marbre.
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
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Dupuisalex
  06 novembre 2019
Lorsque le voyageur rencontre Sylve, son périple s’arrête. Épuisé, affamé, L’homme entre dans la cité, au milieu de la forêt, habitée par les descendants de la déesse Dana.
Afin de se faire accepter par la communauté, celui ci devra mettre ses services et son don de transplantation sylvestre à contribution.
Nature, magie et communauté inconnue,ce roman est un voyage au cœur de l’inconnue
Rivages de Gauthier Guillemin
Premier roman de l'auteur, grosse erreur de le comparer au seigneur des anneaux de Tolkien... l'atmosphère se mets lentement en place. Pour un roman qui est assez court, cela est assez dur de rentrer dans l'ambiance et de se sentir rassasié sur notre faim livresque. Lorsque j'ai refermé le livre j'ai été déçu que cela se termine car beaucoup de choses ont été passé rapidement sous le tapis comme le peuple des Fomoires, qui après quelques apparitions furtives, on voit leur cas se régler en deux-trois chapitres.
Malgré cela la plume de l'auteur est intéressante et mérite d'être suivie.
Avec quelques corrections pour les prochains romans, G. Guillemin a de l'avenir dans l'univers de la fantaisie
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Le_chien_critique
  12 novembre 2019
Un conte philosophique un peu niais, un Damasio écolo-poète !
Il était une fois, une ville d'une contrée lointaine luttait contre un oppresseur vert et hostile, le Dômaine. le Voyageur, un citadin fatigué, usé par la vie, décide d'en finir et prend la route de cette nature tyrannique. A son grand étonnement, la Mort ne vient pas, mais bien au contraire, lui ouvre en grand ses bois. le Voyageur va découvrir un monde qu'il n'osait imaginer. ou plutôt, un monde imaginé.
On ne va pas faire durer le suspense plus longtemps, ce roman n'est pas du tout ma came : le respect de la nature, vivre en symbiose avec elle, tout cela est bien beau, mais fleure trop le fameux "C'était mieux avant". J'avais l'impression d'être devant un Science vs Nature, le Bien contre le Mal. D'un retour à la terre, je préfère celui d'un Manu Larcenet, plus rigolo et beaucoup plus nuancé quand aux représentations des citadins et/ou des culs-terreux.
Le style est clairement à l'opposé de mes choix littéraires, chaque chapitre s'ouvre en effet par un extrait de grands poètes et nous sommes beaucoup dans l'introspection et contemplation.
L'histoire d'amour qui ne manque malheureusement pas d'arriver tient plus du prince qui vient délivrer la pauvre princesse.
C'est dommage, car l'idée générale était bonne, l'ode à l'imaginaire, aux histoires, contes et mythes amènent un plus incontestable mais j'ai trouvé que l'auteur n'allait pas assez loin dans sa logique.
J'ai aussi bien aimé ce village gaulois ondins avec son côté anarchiste, où chacun se voit attribuer un rôle en fonction de ses compétences, mais doit participer à la vie et aux charges de la vie communautaire.
Les vieilles étiquettes du genre prennent de plus en plus de plomb dans l'aile. Jadis, c'était simple, il y avait la SFFF : science-fiction, fantasy et fantastique. Désormais, tout fout le camp ! Nous voici en face d'une fantasy post apocalyptique doublée d'une utopie. L'avenir est au métissage, et c'est très bien ainsi. Et comme le dit la formule, qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.
Cependant, on peut mélanger les genres, littéraires, mais pas les codes : Monsieur est du genre taiseux, il veut bien écouter l'histoire des autres, mais ne laisse rien filtrer de son passé, c'est un mâle alpha, la plus belle Ondine, Sylve, un croisement entre Cyclope de X-men et Méduse, ne peut que tomber folle amoureuse, même si elle sait qu'un jour, son homme repartira !
J'avais parfois l'impression que l'auteur ajoutait des événements, personnages, sans trop s'en occuper par la suite.
Rivages était un one shot qui s'est transformé en diptyque, La fin des étiages paraitra chez le même éditeur au printemps 2020, sans moi comme lecteur.
Critique réalisée dans le cadre d'un service de presse.
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Igguk
  20 octobre 2019
Les lecteurs de ce blog le savent, j'aime la fantasy épique, avec de l'héroïsme, du drame et du badaboum. Mais en bon campagnard, j'aime aussi les balades en forêt. du coup, Rivages de Gauthier Guillemin s'est retrouvé pris entre deux ours.
Cette nouveauté publiée par Albin Michel Imaginaire nous décrit un monde où la forêt est devenue hostile pour les hommes, qui se sont réfugiés dans des cités fortifiées pour encaisser ses assauts. Pourtant, le Voyageur en a marre de vivre dans cette prison auto-gérée donc il se barre, sachant très bien qu'il va sûrement mourir dans les 2 heures qui suivent. Surprise, il meurt pas, et il avance dans cette forêt, marche des heures et des jours, et se découvre le pouvoir de se téléporter grâce à certains arbres. Surprise, il a pas l'air particulièrement menacé par ces bois. Surprise, y'a même des gens qui vivent là-dedans. C'est ainsi qu'il arrive dans le village habité par les Ondins, descendants de Dana, et qu'il rencontre la belle Sylve. Il va devoir se faire accepter dans cette communauté et affronter dangers et mystères à leur côté.
Ce Voyageur va découvrir petit à petit l'univers magique des ondins, leur quotidien et leur organisation, en même temps que le lecteur. Ce peuple a un passé quasi-oublié et se considère comme exilé dans cette forêt, rêvant de retrouver les Rivages mythiques de leurs ancêtres. Honnêtement, et si on analyse objectivement ce qui la compose, l'histoire de Rivages n'est pas dingue. On trouvera une romance ultra-facile, une forêt qui est décrite comme mortelle mais deux pages plus tard « en fait non parce que y'a plein de gens qui y vivent tranquillou », un héros un peu fade qui a même pas de nom (même sa femme l'appelle le Voyageur), des dialogues juste fonctionnels, une mythologie bretonnisante qui refait surgir Manau des contrées oubliées de mon adolescence… le roman relève plutôt du conte philosophique, avec cette manière de ne pas chercher le réalisme ou même la cohérence, mais juste le rôle, le propos, la morale ou la symbolique de tel ou tel élément.
Mais surtout, Rivages est un fabuleux livre d'atmosphère, la couverture fait magnifiquement ressortir ce sentiment (même si Aurélien Police recycle son fameux « silhouette de profil féminin tourné à droite » 😀 ). L'auteur prend son temps, il se concentre sur les sensations de chaque sortie en forêt, décrit la végétation, la lumière, les sons. Les scènes de « ballade » sont parfois tellement immersives et réussies qu'elles se suffisent presque à elles-même pour justifier la lecture du bouquin. Tout est dans les détails. Puis on prend bizarrement du plaisir à vivre certaines scènes du quotidien de ce village, à partager une petite soirée à l'auberge avec quelques forestiers, à observer les petits miracles de leur magie. Et c'est par là que se fera l'attachement, c'est par là qu'on appréciera de plonger dans ce roman mais ça dépendra du coup de l'état d'esprit du lecteur. J'ai eu des moments où j'étais à fond dedans, et d'autres moments où j'y restais extérieur et remettais ma lecture à un moment plus approprié, où je serai plus ouvert à lire la description complète des branches d'un figuier tortueux.
A travers ce voyage on découvrira quelques réflexions et discussions sur la place de l'homme dans la nature, les quêtes de ses origines, les liens qui unissent les communautés… sans que ce soit trop « discours assommant », chacun pourra trouver de quoi picorer pour son cerveau. Après, c'est pas non plus de la réflexion de haute volée qui va bouleverser votre vision du monde, c'est mignon et intéressant mais le livre reste surtout une belle promenade immersive pour moi, et c'est ce que j'en retiendrai.
Roman reçu en Service Presse de la part de l'éditeur, merci à eux.
Lien : https://ours-inculte.fr/riva..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   23 octobre 2019
Le roman est court et se lit donc plutôt vite. Et pourtant, on n’a l’impression une fois au bout de n’être jamais vraiment entré dedans. Plusieurs éléments nous distraient rapidement, comme ces chapeaux de chapitre intempestifs ou, bien plus gênant, le style de l’auteur, inutilement chargé.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   21 octobre 2019
Le Voyageur expliqua qu’après avoir soumis toute la création, les humains l’oublièrent peu à peu et se retirèrent dans des cités de fer et d’acier. L’humanité s’illusionna et crut faire de l’or avec de la boue, alors que seuls les poètes en ont le pouvoir.
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SioSio   08 janvier 2020
- En même temps, il y a de la poésie à se savoir entre mythe et réalité, souffla le Voyageur, les yeux embués par l'alcool. Entre mythe et réalité, répéta-t-il, entre terre et mer. Le rivage, n'est-ce pas le lieu où les vagues mouvantes se brisent et se meurent sur la terre ferme ? Et cette eau battante ne transforme-t-elle pas la côte qu'elle érode ? Quoi qu'on en dise, vous êtes le peuple des rivages : peut-être issus d'un mythe, je ne sais pas. Mais il est certain que vous transformez notre réel.
- C'est pour cela que je l'ai épousé ! s'exclama Sylve. Je me suis trouvé un poète et un philosophe ! Tu as raison, et peut-être qu'un jour nous emmènerons ce réel qui nous entoure jusqu'aux rivages bénis qui nous ont vus arriver.
- Cet alcool a des vertus que je ne lui connaissais pas ! s'exclama Dùmcrèt en riant. Allons nous amuser !
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SioSio   08 janvier 2020
La forêt n'abrite pas que de simples arbres, tous dressés côte à côte en un agencement dont la cohérence ne peut qu'échapper à l'esprit humain. Elle se compose d'une multitude d'individus, tous différents, certains s'entraident, échangent des informations, protègent les baliveaux, utilisent leurs armées - fourmis, oiseaux - pour se protéger, parfois même s'échangent des nutriments. Mais la coopération se transforme quelque fois en compétition âpre et sans pitié. Lutte pour l'accès à l'eau, corps à corps pour de l'espace, course vers la lumière.
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YuyineYuyine   04 novembre 2019
L’humanité avait résolument tourné le dos à la magie, aux analogies et aux correspondances entre le cosmos et le vivant. Les hommes s’entêtèrent et érigèrent en vérité ultime une technique qui avalait goulûment la création, et, dans un fracas mécanique, les foreuses puisèrent toujours plus profond, extrayant des diamants et de l’or noir d’une terre à l’agonie, fractionnant la roche même pour inonder les sols de boue étouffantes, arrosant ensuite les forêts de pluies acides.
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MesDelicesLitterairesMesDelicesLitteraires   13 avril 2020
« Tout en béton armé d’acier, tout en aspérités de ferraille et de verre, cette fortification des humains s’élevait telle une île au milieu d’une canopée ininterrompue. Le ressac verdoyant se brisait inlassablement contre les rives inhospitalières d’un des derniers territoires des hommes. Quelques centaines d’années plus tôt, la forêt avait changé, elle les avait terrifiés et ils l’avaient nommée le Dômaine, non pas celui dont on parcourt tranquillement les allées ombragées et paisibles, mais plutôt l’endroit qu’il faut craindre et qui appartient à une éminence cachée, pressée de reprendre d’anciens territoires perdus, et qu’elle n’a jamais oubliés. » Page. 15
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Videos de Gauthier Guillemin (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gauthier Guillemin
A l'occasion du salon "Les Utopiales" à Nantes, rencontre avec Gauthier Guillemin autour de son ouvrage "Rivages" aux éditions Albin Michel.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2365683/gauthier-guillemin-rivages
Notes de musique : Youtube Audio Library
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