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ISBN : 2253087343
Éditeur : Le Livre de Poche (29/03/2017)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 194 notes)
Résumé :
31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie, venu de Long Island, attend Sam pour assister à un concert punk. Mais Sam a un autre rendez-vous auquel elle tient plus que tout. Elle retrouvera Charlie dans quelques heures à la station de métro de la 72e Rue.
À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mer... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
iris29
21 mai 2016
Abandon par K.O à la 440 ° page .
Pourtant les pavés ne me font pas peur , mais à l'idée de passer encore 600 pages en compagnie de ce livre , je ne peux pas ! Trop de livres à lire...
Pourtant ça commençait bien entre nous : un premier roman dont l'éditeur aurait versé 2 millions de dollars à l'auteur (un record!) , le producteur des frères Coen qui en a acheté les droits pour une adaptation télévisuelle (ou cinématographique ) , l'auteur ( un journaliste de 37 ans ), qui a mis 6 ans à l'écrire .
Et puis surtout New-York... Et des personnages qu'on suit sur environ 6 mois du soir du 31 décembre 1976 au blackout du 13 juillet 1977 qui plongea NY dans le noir . Une immense coupure de courant qui a réellement eu lieu .
Mais trop de personnages ont eu raison de moi , un professeur black, son concubin (ex leader d'un groupe punk et héritier d'une grande famille ), sa soeur, son mari, la jeune maîtresse de celui-ci, son soupirant qui la perd, une agression;, un flic, etc...Tous ces portraits esquissés sans vraiment rentrer dedans , cette agression qui a du mal à démarrer en histoire policière, ce NY qui est tellement mieux décrit dans pleins d'autres livres ...
Arrivée à la page 200 , j'ai été regarder les avis de mes camarades Babélio , pas les critiques, juste les étoiles . Et là , grand moment de solitude , toutes mes amies Babélio ont aimé et moi, et moi , et moi ?
Alors j'en ai repris pour encore 200 pages , histoire d'être sérieuse .
Mais je m'ennuie ... Et à l'idée d'y passer encore 3 soirées, je déclare le blackout chez moi.. Désolée d'être passée à coté de ce pavé ( que dis-je), ce rocher, cette montagne ... Allez , je vais me chanter "Ny, NY," revoir "Manhattan ", rechercher "Susan désespérément ", relire du Paul Auster ou le journal d'Andy Wharhol , réécouter tout Lou Reed , lire les critiques de mes camarades ...
Et avec tout ça , nul doute que je serai enfin éblouie ...
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Kittiwake
19 mars 2016
Eblouissant? C'est ce que proclame le bandeau de l'éditeur pour ce pavé qui fait couler beaucoup d'encre. Si l'on se réfère au double sens ce cet adjectif, il ne faut pas occulter que l'éblouissement est une sensation qui peut être désagréable voire douloureuse….
Première impression lors de la prise en main : l'ouvrage est lourd, de grand format, les pages sont fines….Impressionnant dès le premier contact. C'est de bon augure si la séduction opère dès les premières pages.Un bon point cependant pour la typographie, la police utilisée est plutôt confortable. Et puis, avec les pages qui se tournent, on se rend compte que sont insérés de nombreux « documents », manuscrits, tapuscrits…dans une présentation originale (sauf si l'on considère que la tendance se répand à grande vitesse dans l'édition (Juste avant l'oubli d'Alice Zeniter, Intérieur nuit de Marisha Pessl). Ce procédé ménage des intervalles qui permettent au lecteur de souffler et c'est plus que nécessaire pour City on fire, sous peine d'épuisement .
Venons-en aux personnages. Ils ne sont pas d'emblée accrocheurs, ce n'est pas le type de roman qui vous happe des les premiers paragraphes. Il m'a fallu 200 pages pour que l'histoire commence à m'intéresser. Il faut dire qu'ils sont nombreux, sans relation les uns avec les autres (bien sûr on devine que le lien sera révélé plus tard), évoluant chacun dans un milieu complexe. C'est assez lourd d'emblée.
Un personnage atypique mais jouant un rôle fondamental : la ville de New-York. Il peut être judicieux si on n'en connaît pas bien la géographie de se munir d'un plan, car l'on risque de s'y perdre ou de laisser tomber les indications topographiques, qui ont cependant leur importance.
Impossible de ne pas évoquer le style d'écriture : est-il à l'origine de l' éblouissement ? Grande virtuosité, logorrhée et fonctionnement hyperactif de la pensée : cela peut susciter l'admiration. Mais c'est très ardu. Les 1000 pages auraient bénéficier d'un régime amaigrissant sans que cela nuise à l'intrigue. Est-il nécessaire d'accumuler tant de détails qui ne sont pas indispensables, au risque de fatiguer le lecteur? le lexique est très précis (chapeau au traducteur!) : il faut être joueur de poker pour comprendre que l'inspecteur Pulaski a l'art de détecter les tells ou former l'image mentale d'une forêt de pruches.
Donc après un début peu séduisant, une histoire somme toute intéressante et dont on a envie de comprendre les zones d'ombre, on se lasse, gravement. Trois semaines pour en venir à bout : c'est avec soulagement que j'ai abordé la dernière page.
Quant au dénouement, que je tairais, il arrive finalement bien avant les dernières pages, je ne suis pas sûre de ne pas être passer à côté de quelque chose tant je m'attendais à des révélations surprenantes. il faut dire que cette dernière partie se déroule dans un désordre indescriptible, provoqué par le fameux black-out de 1977.
A qui conseiller cette lecture? A des fans de culture punk? Aux amoureux de la pomme (celle qui n'a pas de marque de dents sur le côté)? aux amateurs de méga-pavés? Si on réunit ces trois critères : ça se tente. Sinon c'est facultatif. Et dans les années à venir, l'argument éditorial d'un bandeau qui indiquera "par l'auteur de City on fire" ne sera pas un critère de choix.
Challenge pavés2015 - 2016
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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tamara29
12 mars 2016
« City on fire », c'est le New York de la fin des années 70. Peu avant la coupure d'électricité du 13 Juillet 1977 qui plongera la ville dans le noir plusieurs heures durant.
New York, c'est une ambiance. C'est l'image des trottoirs grouillants de passants, des rues assourdissantes par le klaxon des taxis. Noyé dans la foule, on se sent à la fois perdu et libre. New York, c'est aussi le métro, les nombreux buildings, un lieu de fécondité créative, d'artistes en tout genre, qu'ils soient peintres (Pop Art, Expressionisme abstrait), musiciens (Rock, Punk), etc. C'est un brassage de cultures, de classes sociales, des plus pauvres du Bronx aux plus riches des beaux quartiers. Et, sans oublier le sexe et la drogue qui, eux, n'ont pas de frontière, ni de quartier. New York, on y côtoie le pire et le meilleur.
« City on fire » est le premier roman de Garth Risk Hallberg. Je ne m'attarderai pas sur le buzz autour de la sortie de ce bouquin (le fric, encore). Je préfère m'attacher à ce que j'ai éprouvé en lisant ce pavé de près de 1000 pages.
L'histoire s'articule autour d'une tentative de meurtre d'une jeune femme -Samantha- dans Central Park, la nuit de la Saint-Sylvestre 1976. Ce roman n'est pas un polar puisqu'il mêle différents genres, mais, ce fait divers en est un peu le fil conducteur.
A chaque chapitre, on découvre les personnages. Chacun tient un rôle important, aucun n'est laissé pour compte, ils ont presque tous un premier rôle dans ce grand théâtre : William, ex leader d'un groupe Punk, alias Billy Three-Sticks, fils d'une famille les plus fortunées Hamilton-Sweeney qu'il a rejeté (ou dont il a été rejeté ?) et reconverti en artiste-peintre. Homosexuel, il fréquente un jeune homme black Mercer, prof, provincial, fraichement débarqué dans la grosse pomme. Regan, la soeur de William, en plein divorce, affectée par la séparation d'avec cet homme qu'elle a aimé (ou qu'elle aime encore, malgré tout), faisant de son mieux pour s'occuper de ses deux enfants Willy et Cate. Keith, l'ex-mari, le beau mec plutôt volage, et perturbé par d'autres problèmes professionnels. La belle-famille : Felicia, la nouvelle femme du père, et son frère Amory, jamais loin, un peu vil sangsue, attiré par l'argent et le pouvoir. Un commissaire adjoint Pulaski au corps abimé. Richard, le journaliste. Jenny, la voisine de Richard, assistante de Bruno, propriétaire d'une galerie d'Art. Et bien d'autres encore.
Sans être des clichés, ils sont représentatifs de la ville, de l'époque. Ils composent un melting-pot de personnages, englués sur une immense toile d'araignée.
Chacun de ces personnages, appartenant à des milieux opposés, tous à se dépatouiller de leurs problèmes divers, sont sur cette toile, comme prisonniers de quelque chose ou de quelqu'un. Ils ne se connaissent pas tous, mais chacun d'entre eux est lié, d'une manière ou d'autre, de près ou de loin, avec cette jeune femme Samantha, au centre de la toile.
Les fils de la toile sont ces rues, ces quartiers de New York aux ambiances si particulières. La toile se resserre, les liens se tissent : les personnages se croisent, se rencontrent, s'aident ou luttent les uns contre les autres. Ces personnages -comme des proies collées, piégées sur cette toile, entortillées- se démènent, se débattent, essayent d'avancer, de survivre, de régler leur problème, émettant des vibrations parfois à force de se démener qui ont des répercussions sur les autres personnages.
Cela nous rappelle bien sûr la Théorie des 6 poignées de main, établie par le hongrois Frigyes Karinthy en 1929, évoquant la possibilité que toute personne sur cette planète peut être reliée à n'importe quelle autre, au travers d'une chaîne de relations individuelles comprenant au plus six maillons.
Comme une araignée qui a mûrement réfléchi au piège, l'auteur, s'est (sans nul doute) longuement documenté sur cette période. Par diverses techniques, des références qui nous parlent forcément (la corruption, la population qui commence à s'insurger, comme aux notes de rébellion du Punk, les Sex Pistols, les Clash, mais aussi des artistes comme Bowie ou Patti Smith, tout comme des références littéraires ou cinématographiques - Taxi Driver, le parrain, etc.-, le blackout de Juillet, etc.), on se sent en plein coeur de New York à chaque page, plongés dans son atmosphère, dans le brouhaha, l'effervescence, le sentiment parfois d'insécurité.
A chaque grand chapitre (appelé « Livre »), est inséré un « interlude » : citations, photographies ou encore pages écrites par l'un des protagonistes (article du journaliste, passage d'un journal intime, formulaire rempli par un étudiant,...). La police utilisée et différente selon les textes (note à la main, d'une machine à écrire…) ainsi que d'autres ‘'stratagèmes'' (les oeuvres « Evidences » de William notamment) renforcent le sentiment de réalité de ces écrits et renforcent l'impact du récit. Ces insertions marquent un nouveau chapitre, une nouvelle étape dans l'histoire mais sont, aussi pour le lecteur, des informations supplémentaires, tels des indices laissés ça et là pour nous aider à dénouer lentement l'intrigue.
On démaille aussi les fils de la toile grâce aux allers et retours dans des périodes différentes des protagonistes (des années 60 jusqu'aux années 2000). Si, parfois, on s'interroge sur l'intérêt de certains passages, embrouillant et ralentissant un peu la narration, on réalise rapidement qu'ils ont tous un sens, tels des morceaux du puzzle qui s'emboitent peu à peu. Ils sont autant d'indications pour la compréhension d'un fait de l'histoire, d'un caractère ou d'un comportement d'un tel.
Les personnages sont tous décrits avec profondeur. Ils sont tous en quête de quelque chose. D'un peu de bonheur, en somme, quel qu'en soit sa forme. Ils sont tous pétris par leur passé parfois douloureux, qui les a construits plus ou moins bien, comme chacun de nous. On rentre dans leurs pensées : les interrogations à l'époque adolescente, le manque d'assurance, la difficulté d'intégration, les relations amoureuses belles ou chaotiques qu'on peut vivre à l'âge adulte. le besoin de se connaître, de se comprendre, de se construire sa propre identité, et par là, de s'aimer et d'être aimé. de trouver ces « évidences » du sens de sa vie. Alors, parce qu'on se reconnaît forcément un peu dans l'un d'entre eux, selon notre propre vécu, on s'attache à eux.
Et peu à peu, on distingue le puzzle dans son entier, avec l'image de New York en toile de fond (ou toile d'araignée, devrais-je dire). Mais, ce n'est pas tout à fait juste de dire en « toile de fond » puisque New York, bien entendu, est un personnage en lui-même. Imposant.
J'ai lu précédemment des critiques sur ce roman, certaines plutôt négatives, parce que déçues, parlant notamment de longueurs. Pour ma part, j'avoue avoir été pas mal bluffée par ce premier roman qui ressemble pour moi à une analyse psychologique et historique, d'une réelle originalité. En plus de l'intrigue prenante, ce roman s'apprécie, selon moi, par l'écriture de ce jeune écrivain plutôt juste, lucide et intelligente sur les relations humaines et sur les difficultés (d'être) auxquelles nous sommes confrontées à divers moments de la vie.
Et au final, le plaisir est allé en crescendo, grâce à tous ces personnages et leurs ambiguïtés, leur fragilité tout comme leur force, tous acteurs de cette fiction « historico-psychologico-policier ».
D'ailleurs, si je devais faire une critique quelque peu mesquine, je dirai qu'on tourne les pages Bible avec -obligatoirement- précaution et respect. Pourtant, la finesse de ces pages n'est pas toujours appropriée lorsque les doigts fébriles et impatients veulent connaître la suite…
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livrevie
03 mars 2016
Il est des livres dont il est difficile de parler, ce sont des livres qui se ressentent, que l'on respire, pour lesquels on tremblent. Ce sont des livres qui vivent, qui palpitent pendant la lecture...
City on fire fait partie de ceux-ci.
J'ai attendu plus qu'à mon habitude avant d'écrire cette chronique, j'avais besoin de reprendre mon souffle de mettre une distance avec le récit, de le digérer, de l'analyser pour enfin entrevoir si je l'avais aimé ou non.
La réponse est Oui, un Oui majuscule, un Oui empli de la certitude que je n'oublierai pas ce récit.
Une vaste palette de personnages défilent et se croisent dans ce roman, semblables à la foule qui arpente les rues de New York. On se croise sans se voir. On les croise sans les voir.
Nous sommes en 1976, et c'est une New York bigarrée qui se dessine sous nos yeux. Quartiers défavorisés, quartiers huppés, tout le monde s'anime sous les mots d'une plume maitrisée et juste.
Un vent de révolte libertaire gronde, la décadence menace l'Amérique bien pensante en dansant sur du rock-punk. New-York se dresse, palpite. New York est dans l'excès, elle veut vivre. Parce que c'est elle, Oh, New York, New York qui est le protagoniste de ces 1000 pages. Les personnages n'en sont que des composantes, des souffles de sa respiration... Et cette New York des années 70, si fidèlement rendue dans ce roman singulier, n'est pas si différente de celle de maintenant. Les luttes de pouvoir sont encore là, les crimes aussi, on lutte toujours pour le droit à la différence, on essaye toujours de s'évader comme on peut pour faire taire la sauvagerie que l'on porte en nous. le portrait qui en est fait en est même effrayant. Effrayant de réalisme. Effrayant de justesse. Effrayant de noirceur aussi.
Alors oui, j'ai aimé ce roman aux mille facettes. Ces milles pages qui m'ont fait peur dans un premier temps ont été absorbées complètement, même si peut-être un peu plus lentement que d'habitude je dois le reconnaître. New York m'a prise dans ses filets, m'empêchant de me plonger dans toute lecture parallèle pour reprendre mon souffle. Ce premier roman est pour moi une réelle performance.
Ce qui ne gâche rien, l'édition est magnifique, l'insertion de photos a véritablement piqué ma curiosité, et je dois le confesser, si j'ai lu ce roman sur ma liseuse, j'ai ensuite acheté la version papier pour l'avoir dans ma bibliothèque. Je le voulais, il devait y être. Sans plus attendre.

Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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michemuche
24 avril 2016
Dans la nuit du 31 décembre 1976 des coups de feu sont entendus dans central-Park; La victime , une adolescente de 17 ans Samantha Cicciaro.
Dans ce labyrinthe qu'est New-York, une ville à l'agonie, à la limite de l'implosion où suinte misère sociale, drogues, violence, dans un décor apocalyptique faite de friches industrielles, de squats, de graffitis bref on est dans "city on fire ".
Pendant plus de mille pages Garth Risk Hallberg nous entraine dans une sorte de jeu de piste. Nous suivons des personnages atypiques qui ont côtoyé de près ou de loin Samantha et son appareil photo .
Regan et son frère William alias Billy three-sticks, Charlie le prophète fan de Bowie, Mercer l'amant de William, Richard le journaliste, Nicky Chaos le gourou des "pots-humanistes" Keith le golden boy marié à Regan , Pulaski le flic bancal...
Tous névrosés, malheureux, seuls.
A travers " city on fire "Garth Risk Hallberg nous fait revivre une époque pas si lointaine où la première crise pétrolière pointe le bout de son nez, et le sida pas encore d'actualité. " City on fire " est aussi un hommage à "big apple" un peu comme " les mystères de Paris " d'Eugene Sue.
" City on fire" c'est aussi les interludes qui ponctuent le récit.
J'ai adoré ce roman pas toujours facile à lire mais qui m'a tenu en haleine jusqu'au black-out final.
ce roman m'a permis de redécouvrir des hits de l'époque comme le fameux " Gloria " de Patti Smith ou le " Marquee moon " de Tom Verlaine ou le fameux " blitzkrieg bop" des Ramones.
" Rien ne meurt; tout se transforme.
Balzac
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Les critiques presse (4)
Telerama27 janvier 2016
Dans cette œuvre-fleuve à la confluence du roman d'apprentissage et de la fresque urbaine, le nouveau prodige américain ressuscite un New York révolu.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation25 janvier 2016
City on Fire file la métaphore du feu d’artifice, et en porte quelques atours : couleurs, vacarme, charme pompier, spectacle multidimensionnel.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro14 janvier 2016
Un premier roman de mille pages très ambitieux sur le New York fiévreux et violent des années 1970.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint05 janvier 2016
Un premier roman hallucinant sur le New York Seventies.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara2927 février 2016
Mais New York, avant tout ce fut la foule. Jamais, comme ce matin, il n'avait été confronté à une telle quantité de gens. Devant lui, sur le trottoir, à hauteur de tête, tant d'autres têtes innombrables montaient et descendaient attachés à leur corps tels des fruits mûrs flottant dans un tonneau. [...]
Etourdi, figé sur place, le cœur agité de pulsations rythmiques, [Mercer] constituait une obstruction, une abstraction ; les masses auraient pu l'écraser si elles l'avaient voulu. Au lieu de quoi elles le contournaient peut-être, mais abandonnaient derrière elles, intacte, l'essence de Mercer Goodman. Mais, bordel, sans vouloir trop s'appesantir, qui dans cette ville trépidante s'intéressait même à l'essence de Mercer Goodman ? Ce fut cette découverte, autant que tout le reste, qui lui donna l'impression d'être entré comme dans un rêve.
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KittiwakeKittiwake06 mars 2016
Il avait l'impression que des scènes semblables se jouaient ailleurs dans la ville, dans d'autres petits cénacle d'expatriés réunis autour de bons plats et de bonnes bouteilles tandis que les cendres pleuvaient sur l'Hudson, que les soviétiques agitaient leur sabre et que, sur l'horloge de la fin du monde des savants du Middle-West faisaient avancer les aiguilles d'un cran plus près de minuit. Il suffisait que quelqu'un allonge la monnaie.
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iris29iris2920 mai 2016
Liquide ambré, champignons grisâtres, bonbonnes rouges vif de crème chantilly, capsules analgésiques d'un bleu laiteux qui lui donnaient l'eau à la bouche : tout était permis (excepté les fins confettis verts provenant de Washington Square , une herbe de mauvaise qualité qu'il ne pouvait pas fumer à cause de son asthme ) . Mais ils ne touchaient pas à tout ce qui était blanc . Il avait vu Panique à Needle Park ; cette merde détruisait des vies .
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JRBJRB03 février 2016
Étrange façon de parler de sa famille, songea-t-il, mais le mot « embuscade », en fin de compte, saisissait plutôt bien certains aspects de l’événement. La maison, d’abord : une véritable demeure en brique, indépendante, sur Sutton Place, en plein milieu de la partie est de Manhattan, à l’écart des gratte-ciel qui lui avaient semblé si imposants lors de passages précédents. Il la savait riche, c’était évident – elle portait le nom d’une société de holding dont le siège occupait l’une des plus hautes tours de New York –, mais il ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux pendant qu’elle cherchait sa clé devant la porte latérale. Sans lui laisser le temps d’ouvrir, une femme austère en uniforme d’infirmière la tira vers l’intérieur. « Votre père est dans le petit salon. » Keith s’était toujours interrogé sur le sens de ce vocable, sur les gens qui pouvaient se permettre de réserver une pièce aux réunions intimes, et celui-ci rendait anémique le bouquet de fleurs qu’il tenait à la main et que la femme lui prit aussitôt : « Je vais les mettre dans l’eau », dit-elle, sur le même ton que si elle avait proposé de les jeter à la poubelle.
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KittiwakeKittiwake09 mars 2016
Quand on est jeune et que le destin en explosant, creuse des cratères dans votre vie, on a les ressources nécessaires pour la reconstruire. Au-delà d'un certain âge, on dissimule simplement les dégâts en les oubliant derrière un mur.
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