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EAN : 9782081363090
288 pages
Éditeur : Flammarion (19/08/2015)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 366 notes)
Résumé :
Franck a rencontré Emilie il y a huit ans. Il est convaincu qu’elle est la femme de sa vie. Mais la jeune femme, thésarde, connaît une passion sans bornes pour l’écrivain policier Galwin Donnell, mystérieusement disparu en 1985. Elle se rend sur une petite île pour organiser un colloque qui lui est consacré. Franck compte l’y rejoindre et la demander en mariage. Mais rien ne se passe comme prévu.
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Critiques, Analyses et Avis (112) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  12 septembre 2015
Le cadre : Mirhalay une petite ile perdue des Hébrides
Les circonstances : le pèlerinage d'un panel d'intellectuels fétichistes, passionnés par la vie et l'oeuvre d'un maitre incontesté du polar : Galwin Donnell, disparu mystérieusement alors qu'il vivait en reclus sur l'île.
Les personnages : hormis le grand absent qui constitue le pivot de l'intrigue, Emilie, qui prépare une thèse sur les femmes dans l'oeuvre de Donnell, et son compagnon, Franck.
L'intrus dans l'histoire c'est bien lui, Franck, le seul qui ne succombe pas au charme de l'écrivain et ne participe pas à la grand-messe célébrée en sa mémoire, paré d'une aura magnifiée par sa disparition . Franck qui finalement en apprendra beaucoup plus sur la fin tragique de l'auteur par le gardien de l'île, à l'écart des élucubrations des élites universitaires, sur fond de confidences arrosées à l'alcool de céréales maltées. C'est aussi une mise à l'épreuve des sentiments qu'Emilie éprouve pour lui, l'infirmier (elle le déclare docteur!), assez dépressif, avec qui elle partage sa vie depuis huit ans, sur les bases d'un équilibre précaire, et que le voyage pourrait bien mettre à mal. C'est un peu comme si un tableau que l'on est habitué à contempler, apparaissait très différent sous une autre lumière, révélant des reliefs insoupçonnés.
Le lecteur est ainsi sollicité à plus d'un titre
•L'énigme autour de la disparition de Donnell
•L'avenir du jeune couple
•l'oeuvre du fameux auteur de polar, et la lecture qui en est faite, argumentée à coup d'articles issus de wikipédia, de coupures de journaux, d'extraits de critiques, magnifiquement imités! Combien de lecteurs, et j'en fais partie, ne manqueront pas d'ajouter les romans de Donnell à leur PAL?
C'est d'autant plus remarquable que le roman est court, au vu des entrées multiples qu'il propose

Alice Zeniter pointe avec finesse les travers des érudits (« Intellectuel n'est pas toujours synonyme d'intelligent » affirme alexandra David-Néel), sans omettre la question centrale et incontournable en littérature : repérer dans l'oeuvre écrite, fut-elle de la pure fiction, l'empreinte en filigrane de la biographie de l'écrivain.
C'est un excellent roman, l'auteur pratique avec brio le mélange des genres, le pastiche et l'intrigue amoureuse, le polar et la bluette, dans un style parfait.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Sebthocal
  28 septembre 2017
Une facétie, celle à laquelle nous invite Alice Zeniter, dans ce roman subtil qui a pour cadre une île mystérieuse des Hébrides lors d'un colloque réunissant tous les spécialistes du grand écrivain Galwin Donnell.
Cet auteur est fictif, comme l'est l'intrigue principale de ce roman. L'auteur nous entraîne dans les rapports sociaux avec les universitaires entre-eux et avec Franck, infirmier qui suit sa petite amie Émilie dans ce colloque, dans une ambiance mystérieuse digne de Daphné du Maurier. Mais, le sujet et l'intérêt principal du livre, c'est l'amour entre Franck et Émilie, et le délitement de celui-ci. D'une écriture fine et ciselée, Alice Zeniter nous embarque avec elle, et on ne s'en lasse pas...
Lu en septembre 2017.
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isabelleisapure
  24 novembre 2015
Alice Zeniter nous invite sur l'île de Mirhalay au large de l'écosse. C'est ici que vécut Galwin Donnell, maître incontesté du polar, qui a disparu mystérieusement. Cette île n'abrite aucun habitant à part un vieux gardien taciturne et une poignée de spécialistes et universitaires qui débarquent tous les trois ans lors du colloque organisé autour de l'oeuvre de Donnell. Cet été-là, c'est Emilie qui est chargée d'organiser ce rassemblement. Elle attend également la venue de son fiancé, Frank. Mais sur cette île coupée du monde, rien ne va se passer comme prévu.
Après « Sombre dimanche » que j'avais beaucoup aimé, j'étais impatiente de découvrir le nouvel opus d'Alice Zeniter. Mais, j'ai cette fois-ci un avis mitigé. Certes ce roman est agréable à lire grâce à l'écriture fluide de l'auteure, mais j'ai trouvé les personnages ternes et l'intrigue est finalement sans surprise.
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AudreyT
  29 octobre 2015
Emilie est depuis quelques mois sur l'île de Mirhalay en Ecosse où elle organise les Journées d'Etudes consacrées à l'auteur sur lequel elle prépare sa thèse : Galwin Donnel. Maître incontesté du polar, il a disparu sur les falaises plusieurs années en arrière, laissant le mystère plané sur sa fin... En plus de ce troisième personnage, Emilie et son compagnon Franck vivent les dernières heures de leur couple, non sans tension et douleur...
D'Alice Zeniter j'avais lu et apprécié "Sombre dimanche". Dans ce dernier roman, l'écriture est toujours aussi agréable, avec de très beaux passages sur l'amour et le couple notamment, mais aussi de très (trop) longs sur cet auteur de polar, purement fictif et inventé pour l'occasion...
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domisylzen
  01 mars 2016
Le titre, c'est ce que je me suis dit en terminant ce livre : écrire la critique juste avant l'oubli.
Cinq semaines auparavant j'avais lu de la même auteure "sombre dimanche" que je n'avais guère apprécié, me promettant de ne pas relire Alice Zeniter. Ma mémoire de poisson rouge, associée à mon cerveau primaire m'ont contraint à prendre ce livre à la couverture attirante, bien en évidence sur le bout du comptoir de la bibliothèque.
Galwin Donnell, écrivain de roman policier, vit retiré sur une île au large de l'écosse. Un jour, il s'est pris pour une mouette au bord de la falaise et à fait le grand saut.
Quelques spécialistes de l'auteur reviennent sur l'île tous les trois ans pour un colloque. Emilie écrit une thèse sur lui. Franck rejoint Emilie espérant la convaincre de passer le reste de leur vie ensemble.
Même constat que pour "sombre dimanche" pas réussi à pénétrer cette histoire, pas non plus réussi à m'attacher aux personnages. La lecture s'oublie au fur et à mesure des pages. Pas mon style de lecture.
Va falloir que je m'écrive une liste sur les auteurs à éviter.
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critiques presse (1)
Telerama   21 octobre 2015
Juste avant l'oubli est bien écrit, intelligent, avec un joli sens du suspense et de la chute, et du mariage des genres à la Houellebecq.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (134) Voir plus Ajouter une citation
SebthocalSebthocal   31 août 2017
Elle comptait les vergetures et les plissements qui commençaient à parcourir son corps, a le redessiner, à le découper en territoires étrangers. Et elle pensait qu'elle arrivait à un âge où son corps la lâcherait petit à petit et que la société ne lui pardonnerait que si elle avait un certain nombre de grossesses et d'allaitements pour l'expliquer. Parce que la mère était sacrée, d'une manière ou d'une autre. Mais qui pardonnait aux thésardes de trente-cinq ans les rides presque fantomatiques que révélait leur décolleté lorsqu'elles mettaient une robe d'été pour boire des apéritifs en terrasse ? Personne.

Page 16, J'ai Lu, 2016.
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DoubleplusgoodDoubleplusgood   26 février 2018
Franck voulait un enfant avec Emilie. Il voulait désesperément un enfant. Parfois, il pensait à voler une poussette. Il se savait rare parmi ses amis ou collègues du même âge. Les autres avaient plutôt des crises d'indépendance, se mettaient à tromper leur fiancées à tour de bras, les abandonnaient tout à coup après dix ans de vie commune, fuyaient quelques semaines avant l'accouchement.
Mais Franck trouvait que ces agissements - dont les femmes diraient ensuite, dans une généralisation glaçante, qu'ils prouvaient que les hommes "étaient tous les mêmes" - venaient du fait que ses collègues surestimaient beaucoup leur propre sauvagerie. Ils se voyaient comme des lions en cage, même les plus doux, les plus mièvres, les plus dénués de rugissements. Ils s'imaginaient un appétit sexuel immense qu'une seule femme ne pourrait jamais contenter, même ceux qui bandaient mal, qui draguaient peu ou qui préféraient le football à la baise. Ils se croyaient trop indépendants pour les compromis de la vie à deux, eux qui laissaient par ailleurs la société dicter leurs choix de vie et s'y adaptaient parfaitement.
"Les gars, aurait voulu leur dire Franck, je ne sais pas où vous avez pioché que vous êtes d'indomptables loups des steppes, mais si vous vous calmiez un peu, vous verriez bien vite qu'il n'y a rien en vous d'incompatible avec le couple. " Il ne le disait pas car il savait que cela vexerait ses collègues. Ils voulaient être d'indomptables loups des steppes, c'était dans la vie leur grande faiblesse.

Page 24, J'ai Lu, 2016
+ Lire la suite
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SebthocalSebthocal   28 septembre 2017
Le soir du concert, les bousculades du public avaient finalement joué en faveur de Franck, le rapprochant d'Émilie jusqu'à ce que, la bière devenant plus forte que la peur, il trouvât le courage d'abord de danser avec elle, puis de l'embrasser. Il gardait en mémoire l'enchaînement parfait de tous leurs mouvements jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent, qu'il fasse glisser une main le long de son dos et que la course du monde se trouve presque suspendue par la beauté terriblement simple de ce baiser.

Page 50, J'ai Lu, 2016.
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SanchanSanchan   27 juillet 2015
Elle comptait les vergetures et les plissements qui commençaient à parcourir son corps, à le redessiner, à le découper en territoires étrangers. Et elle pensais qu'elle arrivait à un âge où son physique la lâcherait petit à petit et que la société ne lui pardonnerait que si elle avait un certain nombre de grossesses et d'allaitements pour l'expliquer. Parce que la mère est sacrée, d'une manière ou d'une autre. Mais qui pardonnait aux thésardes de trente-cinq ans les rides presque fantomatiques que révélait leur décolleté lorsqu'elles mettaient une robe d'été pour boire des apéritifs en terrasse? Personne. Ni les hommes qui ne supportaient pas de constater l'obsolescence de leurs compagnes - à la fois terrifiés de réaliser que leur instinct de protection n'était d'aucune utilité face à la vieillesse et dégoûtés de voir le corps aimé devenir maison de sorcières -, ni les adolescentes que leur peau parfaite rendait cruelles et qui refusaient de se conforter à ce qu'elles seraient dans vingt ans.
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OgustaOgusta   06 août 2015
Au moment même où il lâche prise et où il accepte de se jetter dans l'oubli, au moment il pourrait hurler à l'oubli de le prendre et de l'effacer (MAINTENANT), il sent aussi quelque chose au fond de lui prêt à se réveiller, quelque chose qui refuse l'abandon et le renoncement et qui partira à la recherche d'autres témoins, d'autres existences auxquelles se mêler. C'est un instinct ancien qui défit tous les nihilismes et qui réclame impérativement qu'il y ait quelque chose plutôt que rien.
(...)
C'est une force tapie dans le ventre que la tristesse ne muselle qu'un temps et qui lui interdit de finir. Elle s'ouvre déjà vers les futurs possibles. C'est une confiance qui parait ne pas lui appartenir mais dont il ne peut pas non plus se défaire et qui se battra pour qu'il continue qui usera de chaque moment de sommeil, de chaque sourire, de chaque bouchée de nourriture pour le ramener à elle...
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La cinquième édition de Livres dans la Boucle se déroulera autour de 3 week-ends, les 19-20 septembre, 26-27 septembre et 3-4 octobre. La romancière Alice Zeniter présidera cette nouvelle édition. Elle reviendra sur l'ensemble de son oeuvre au cours d'un grand entretien. Près de 200 auteurs sont attendus au fil des trois week-ends.
Chaque week-end les écrivains seront répartis entre 3 pôles à savoir le musée des Beaux-Arts, le Conservatoire, l'Espace Grammont et le Scènacle. Plus de 60 rencontres seront proposées à travers la ville …
Plus d'informations sur : www.livresdanslaboucle.fr Facebook : www.facebook.com/livresdanslaboucle/
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