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EAN : 9782848767031
256 pages
Philippe Rey (11/10/2018)
4.67/5   6 notes
Résumé :
Animal domestique préféré des Français, compagnon fétiche des écrivains, figure incarnée de l'érotisme, symbole du guerrier libre et courageux, le chat a colonisé notre imaginaire. Indépendant et fier, il est souvent présenté comme ayant la réputation d'avoir domestiqué « ses humains ». De Baudelaire à Picasso, de Churchill à Doris Lessing, de Rossini à Kwon Yoonjoo, en passant par la comédie musicale Cats et les Pussy Riot, Stéphanie Hochet offre une promenade cult... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LydiaB
  21 octobre 2018
« Sybarite de la sieste, Lucullus de la gamelle, toujours prêt à la caresse, le chat est le champion de la délectation. » (P228)
Voici ce que l'on peut lire à l'article Volupté. N'est-ce pas là une superbe définition de nos compagnons félins ? Après le magnifique poème de Baudelaire, le non moins intéressant Dictionnaire amoureux des chats de Frédéric Vitoux, Stéphanie Hochet nous a concocté un sublime hommage qui se veut construit comme un dictionnaire mais qu'on a du mal à lâcher avant la fin. Les articles ont tous un rapport avec l'animal, que ce soit par une expression, un trait de caractère ou une personnalité. Mais qu'est-ce qui le différencie des autres ouvrages ? La verve de l'auteur, son humour, son style et, surtout, ses avis.
J'ai appris un certain nombre de choses dans ce livre et je ne résiste pas à vous en livrer une au passage : vous connaissez ma passion pour la période médiévale. En voyant dans le sommaire que l'on parlait de l'Amour Courtois, vous pouvez imaginer ma joie. Quel rapport avec le chat ?, me demanderez-vous. le bestiaire de Claude Lachet, intitulé, L'Amour courtois, une anthologie, mentionne toutes les représentations animales. Stéphanie Hochet a découvert qu'il en manquait une… vous avez bien deviné laquelle. Et j'aime tout particulièrement son explication : « le chat est cette partie de nous qui refuse le joug de l'obligeance » (P21).
J'ai vraiment apprécié cet ouvrage, lu avec mon bébé chat sur mes genoux ou dans mes bras, ce qui a apporté à ma lecture une atmosphère encore plus féline. Je le recommande à tous les amoureux de celui qui nous mène depuis des lustres par le bout de la truffe.
Un grand merci à Lili Galipette pour m'avoir fait connaître cette virtuose de la plume qu'est Stéphanie Hochet et un grand merci également à cette dernière pour m'avoir fait parvenir son ouvrage dédicacé.
Lien : https://promenadesculturelle..
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ninachevalier
  21 février 2019
Stéphanie Hochet revient avec un deuxième volet autour de catus, et fait le bonheur de tous les ailourophiles tant ce volume est truffé d'informations.
L'engouement pour sa Majesté le chat ne se dément pas sur les réseaux avec les « lolcats », que l'auteure réprouve car « peu respectueux des chats »..
Dans sa préface Gilles Lapouge fait remarquer l'aspect politique de cet opus. Il rappelle que le chat était considéré comme maléfique au Moyen -âge. Il souligne l'audace de cet opus.
Dans cet abécédaire consacré à la gent féline, l'auteure, «  chat elle-même » dresse le portrait protéiforme du chat. Elle nous le montre dans tous ses états ! «  Maniaque », «  flexible » tel un gymnaste, au corps caoutchouteux, « maître du yogi ». Elle met en exergue les écrits de Jean-Louis Hue, aux «  descriptions irrésistibles des faits et gestes du chat », comme sa capacité «  à se fondre dans n'importe quel objet concave », un tiroir par exemple. Elle le jalouse même, lui qui « ne connaît pas d'interdit » et « défie les lois de la pesanteur ».
Mais si « elle s'extasie sur ses séductions, elle ne dissimule pas ses travers » : ingérable, imprévisible. Parfois un vrai hooligan !
C'est un nocturne. Il peut lui arriver d'entrer en transe. «  La petite bête pacifique dégaine ses griffes ». A savoir son côté prédateur féroce, goinfre. Mais la romancière confesse un faible pour ces matous obsédés par la nourriture ». Elle les trouve sympathiques et se remémore «  le plaisir inoubliable « de caresser le « corps musculeux » de son regretté Manolo. C'est un lapin qui partage sa vie, désormais.
On peut aborder cet opus de multiples façons. Au hasard, selon l'attirance des mots /entrées. On y croise une myriade de chats mythiques, charismatiques ( Choupette (1), Nelson, Tango, le chat du rabbin, Sam l'Insubmersible), de gens célèbres ( B.B, Anny Duperey).
L'amateur de voyages partira pour «  la nouvelle Egypte des matous » à la rencontre de chats japonais sur l'île d'Aoshima . C'est d'ailleurs au Japon que sont nés les bars à chats. C'est au cours d'un séjour en Italie que Stéphanie Hochet a pris connaissance de Maru, " ce chat joufflu", vedette sur la toile. Son maître poste des vidéos sous le pseudo "Mugumogu".
Si vous passez par Rome, rendez-vous à « Largo di Torre Argentina ». quartier réservé aux petits fauves errants. Plus surprenants encore ceux du musée de l'Ermitage à Saint- Petersbourg dotés d'une carte d'identité.
En Angleterre Garfield et en Belgique, Geluck font le bonheur des bédéistes. L'humour en prime.
Vous aimez la poésie, les haïkus de Minami Shinbô , «  des chakus »vous attendent…
L'art vous passionne. le chat «  au corps si harmonieux » a inspiré maints peintres ( Manet, Bosch, Goya, Chardin., Picasso...) , photographes et cinéastes ( Les Aristochats, Fritz the Cat).
Citons cet Anglais de Brighton, Harry Pointer, qui créa The Brighton cats, cartes humoristiques.
Ou encore Foujita qui aimait poser avec Miké, car ce minet apportait à ses tableaux « une pointe de sauvagerie, d'insolence féline, de charme comique ». L'essayiste avoue son faible pour Vinci, «  antispéciste avant la mode ». Elle nous offre des descriptions très détaillées des oeuvres évoquées.
On ne résiste pas à aller consulter ces peintures sur le net ou à les admirer au Louvre.
L'ami idéal de l'écrivain, comme le définit Patricia Highsmith : « ils offrent quelque chose que les êtres humains ne savent pas offrir : une compagnie qui n'est ni revendicative, ni dérangeante ». On sera étonné de lire le comportement de Churchill.
Une pléthore d'écrivains renommés est associée aux chats. Parmi eux Colette, Marcel Aymé, Baudelaire, Vian. Les poèmes de T.S Eliot ont inspiré la comédie musicale Cats.
A l'entrée « Bébert », on retrouve Frédéric Vitoux qui a écrit sur le chat de Céline dans son Dictionnaire amoureux du chat. Bernard Pivot compare le corps du félidé «  à une virgule ».
Les historiens pourront embrasser l'évolution du chat et des lois depuis l'époque où il était considéré comme le diable et persona grata. L'éthologie de l'animal est aussi abordée.
Stéphanie Hochet nous offre un large éventail de lectures et de citations avec le chat comme personnage central. Voir l'impressionnante bibliographie sélective, en fin d'ouvrage.
Le tour de force de l'écrivaine, c'est de donner envie à ceux qui n'ont pas de chat d'en adopter un. Elle nous rappelle les bienfaits thérapeutiques que cet animal procure, comme le « patiner ». Elle aussi, parle de «  sérotonine » !
D'où le chagrin incommensurable quand il vient à nous quitter. C'est la gorge serrée que nous lisons les récits de Manolo, ayant appartenu à la romancière, «  son âme soeur » et de Plumette, de Jérémy Fel (2). L'interview insérée rappelle Que Tal de Daniel Arsand. (3)
Végétarienne, très engagée quant à la lutte pour le bien-être animal, elle ne manque pas de dénoncer dans cet ouvrage le comportement monstrueux de l'être humain ( comme cette fête de Yulin en Chine ou celle d'Ypres).
Pourquoi ce panégyrique est -il « voluptueux » ? Parce que le chat «  est un athlète de la volupté », il sait vous faire «  du gringue », il « ronronne pour célébrer sa jouissance ». Son corps est attirant, « ses courbes féminines appellent la caresse. »
Les miaulements et feulements traversent cet essai. le plus inouï, c'est d'écouter ce duo de chats, « cette oeuvre de Rossini, mélodie parodique » marquante, «  morceau brillant et drôle » qui décline mille variations des cris de chats.
L'auteure ne manque pas d'aborder les diverses races, ( depuis le chat de gouttière , le Maine Coon au British shorthair), la «  rex mutation ». Rien ne lui échappe.
Stéphanie Hochet signe un florilège félin chatoyant, foisonnant d'anecdotes, singulier, sensuel même, «  élégamment érudit », très documenté aux multiples pistes d'entrées.
L'amoureuse des chats signale les étymologies, nous initie à la culture du Japon, embrasse la généalogie de «  catus » sur des siècles, les croyances, glisse proverbes, adages et citations ce qui contribue à rendre la lecture très ENRICHISSANTE ! «  L'erreur serait de passer à côté »!
Il vous reste tant à découvrir dans cet essai où le chat est roi. Des conseils vous sont même prodigués.
Concluons par cette définition originale du greffier:«  Sybarite de la sieste, Lucullus de la gamelle, toujours prêt à la caresse, le chat est champion de la délectation ».
A votre tour de vous délecter de cette pépite inépuisable, merveilleuse ode aux chats. Offrons à Stéphanie Hochet qui se perçoit « mi-humaine, mi -animale » des «  Maneki Neko » en signe de porte-bonheur.
(1) Choupette : Chatte sacrée de Birmanie à qui Karl Lagerfeld « a légué une fortune par testament ».
(2) Jéremy Fel, dernier roman paru : Helena - Rivages
(3) Que Tal de Daniel Arsand - Editions Phebus
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LiliGalipette
  10 octobre 2018
Ce n'est pas première fois que Stéphanie Hochet se frotte à ce bel animal : après son Éloge du chat, elle propose une version voluptueuse de ce sujet décidément inépuisable. « Sybarite de la sieste, Lucullus de la gamelle, toujours prêt à la caresse, le chat est le champion de la délectation. Un félin frigide est une contradiction dans les termes : l'absolue volupté appartient à son essence. » (p. 228) Pour avoir également lu le Petit dictionnaire amoureux du chat de Frédéric Vitoux, je peux affirmer que Stéphanie Hochet est originale et intarissable et que l'animal est insaisissable, tant il y a dire sur lui ! « Honneur aux chats, gloire à la fierté féline, à bas les conifères et leurs alliés flavescents ! » (p. 213)
Devant ce dictionnaire, comme un chat, je n'en ai fait qu'à ma tête, refusant le classement alphabétique et sautant d'une entrée à une autre, en suivant les renvois, un peu comme une histoire dont le chat serait le héros et déciderait de chacun de mes mouvements. « Vouloir civiliser le chat est une aberration philosophique. le chat est cette partie de nous qui refuge le joug de l'obligeance. » (p. 21) Ce faisant, je suis passée de l'Angleterre à l'Égypte, j'ai sautillé au Japon et j'ai croisé Colette, les Aristochats, Charles Baudelaire et le ténébreux Blacksad. J'ai caressé quelques têtes de chien, animaux que j'aime autant que les chats pour des raisons différentes, et j'ai enfoui mon nez dans la douceur de la fourrure de quelques lapins qui, selon Stéphanie Hochet, sont sans doute les versions végétariennes du chat. Je partage cette opinion qui mériterait largement un développement, voire un éloge impertinent du lapin !
Dans sa préface, Gilles Lapouge cerne avec finesse la magie de cet ouvrage : « Ce n'est pas le chat de Stéphanie qui devient un humain. C'est Stéphanie qui devient un chat. » (p. 8) Et Stéphanie Hochet de renchérir : « Je connais beaucoup de gens qui rêvent de se réincarner en chat. Pour ma part, je n'ai pas vu l'intérêt d'attendre une prochaine vie. » (p. 17) Au gré de cet abécédaire dont les lettres sont déclinées en courbes félines, j'ai largement aggravé mon ailurophilie, et ça me réjouit. « Sa manière de se frotter à votre jambe surtout si vous portez des bas de soie qui font un si joli bruit […] » (p. 12) J'aime profondément les toutous, mais j'ai choisi de vivre avec un matou pour des raisons d'espace : je refuse d'enfermer un chien dans un appartement, alors que je sais que ma Bowie chérie sait exploiter toute la surface, voire tout le volume de la maison. Et comment ne pas compatir quand Stéphanie Hochet donne la parole à son ami écrivain, Jérémy Fel, qui raconte le deuil qui l'habite depuis la disparition de sa compagne à moustaches. Mais qu'on se le dise, le bipède ailurophile n'est pas fou, oubliez l'image de la crazy cat lady ! le chat n'est pas une religion, ce n'est pas un dogme : c'est une évidence ! « Aimer les chats ne [consiste] pas à idéaliser les félins, mais à se réjouir de leur attitude majestueuse. » (p. 74 & 75)
Cet Éloge voluptueux du chat se lit avec délectation, en s'étirant sur un matelas confortable ou lové sous une couette dont nous sommes le maître. Ce n'est pas un mode d'emploi du petit félin domestique, ni un livre sacré, mais une façon de rappeler l'humain à ses devoirs envers le chat. « Si Dieu est mort, le chat se propose de devenir son voluptueux ersatz. » (p. 30) Ce n'est pas Philippe Geluck qui dira le contraire : lisez sa Bible selon le Chat. Mais surtout, lisez les oeuvres de Stéphanie Hochet qui s'y entend pour parler de chats et de bien d'autres sujets !
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motspourmots
  11 octobre 2018
"Faire l'amour en présence d'un animal est une expérience amusante : le lapin tape du pied, le chien veut jouer avec vous, l'oiseau observe, le chat, lui, détourne le regard avec mépris, comme Mozart quitte la pièce où s'exercent les violonistes en herbe. Votre amateurisme l'incommode".
Puisque cet éloge s'affirme voluptueux, je suis allée directement à l'entrée "Volupté" de l'abécédaire qui constitue une forme idéale pour aborder la multiplicité des thèmes qui s'imposent lorsque l'on s'avise de traiter le sujet du félin. "Sybarite de la sieste, Lucullus de la gamelle, toujours prêt à la caresse, le chat est le champion de la délectation. Un félin frigide est une contradiction dans les termes : l'absolue volupté appartient à son essence". Que dire de plus ? En fait des tas de choses. Stéphanie Hochet avait déjà livré un Eloge du chat qui offrait un charmant voyage en compagnie de ces fauves et de ceux qu'ils ont tantôt asservis, tantôt inspirés, souvent les deux. Cette fois, les thèmes abordés sont beaucoup plus vastes à la fois historiques, artistiques, littéraires ou beaucoup plus pragmatiques.
J'ai ainsi appris que je suis ailourophile. Enfin, je le suis miraculeusement devenue après avoir été élevée dans une famille à tendance ailourophobe. Je parle de miracle mais le chat et moi partageons apparemment un point essentiel dans notre comportement : nous ne restons jamais dans une Église (cf. entrée "Belgique"). Voilà qui était fait pour nous rapprocher. Je ne vais pas passer en revue chacune des entrées mais celle qui explore "Les chats dans la peinture" est absolument passionnante qui nous apprend que le grand Léonard de Vinci était un Antispéciste avant l'heure. On passe par l'Egypte, forcément. Par l'Angleterre, évidemment. Et par le Japon, seul pays à avoir cédé plusieurs îles aux chats. On approfondit les relations qu'entretenaient Fujita (si doué dans sa représentation des chats !), Beaudelaire ou Patricia Highsmith avec les félins. On revisite la façon dont l'imaginaire et les mythologies se sont emparés de l'animal à travers des contes, des films ou des superstitions et l'on ne peut que constater la richesse et la diversité de cette source d'inspiration.
J'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à arpenter ce terrain, tantôt surprise, parfois amusée de reconnaître en un comportement que je pensais spécifique à mon matou celui d'une myriade de ses semblables, comme ce goût pour la léchouille du plastique (cf. Manies) ou cette tendance à devenir collant (cf. Evolution). Emue aussi, de croiser au détour d'une page le témoignage de Jérémy Fel (cf. Plumelle), très affecté par la mort encore récente de sa fidèle compagne poilue. L'occasion d'évoquer le lien très particulier qui se crée avec chacun de ces félins, et leur disparition qui fait aussi partie de l'expérience. Des Aristochats à Emile Zola, de B.B. à Boris Vian, en passant par Cats, La Fontaine ou Doris Lessing, le chat laisse ses empreintes partout et marque son territoire. La très féline stylisation des lettres qui ouvrent chaque séquence de l'abécédaire contribue au plaisir de la lecture.
Si le chat fascine autant, c'est peut-être pour cette liberté qu'il affiche envers et contre tout, au point que les humains le taxeraient facilement d'ingratitude. Rien de tel que la liberté alliée à la beauté pour inspirer les artistes. Et amplifier le mystère.
"(...) Il est tout et son contraire. Là réside son mystère. le chat est l'obscur, c'est à dire l'insituable, l'inattrapable. C'est moins physiquement que spirituellement qu'apparaît son insaisissabilité". (cf. Obscurité)
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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MissAlfie
  25 octobre 2018
Stéphanie Hochet est une autrice française que j'apprécie beaucoup. J'ai eu la chance de la rencontre à quelques occasions, et au-delà de ses qualités littéraires indéniables, c'est une personne fort sympathique et passionnante. Après avoir écrit un Éloge du chat tout simple en 2014, elle revient cette année avec un Eloge voluptueux du chat aux éditions Philippe Rey.
Écrit sous la forme d'un dictionnaire, cet ouvrage se picore et se déguste par petites touches. On navigue d'une entrée à l'autre au gré des renvois et des envies de découverte. Car, je dois vous l'avouer, les chats et moi ne sommes pas de grands amis. Une expérience malheureuse dans l'enfance m'a fait développer une méfiance à leur égard que de fortes allergies à leurs poils pourtant si propres n'ont pas permis de conjurer. L'ouvrage de Stéphanie Hochet était donc pour moi l'occasion de me familiariser avec eux et de les découvrir sous un autre jour.
Si on sent à chaque page l'affection et l'admiration que Stéphanie Hochet a pour les félins, l'ouvrage est remarquable par la variété des sujets qu'il aborde. Littérature, cinéma, musique, peinture, philosophie, Histoire, Stéphanie Hochet nous fait découvrir la place du chat dans le monde, dans le passé et le présent. Loin d'être élitiste, cet ouvrage fait la part belle à la culture classique française et internationale (Zola ou Poe pour ne citer qu'eux), mais aussi à des univers bien plus contemporains comme la présence et les références aux chats dans les comics américains (Cat Woman ou Wolverine par exemple !).
Un excellent ouvrage à offrir aux amoureux de ces animaux protéiformes et à ceux qui veulent les découvrir !
Lien : http://croqlivres.canalblog...
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ninachevalierninachevalier   04 mars 2019
Le chat vu par Stéphanie Hochet :«  Sybarite de la sieste, Lucullus de la gamelle, toujours prêt à la caresse, le chat est champion de la délectation ».

Cet abécédaire félin décline le greffier dans tous ses états, à travers la peinture (Goya, Steinlen, Foujita), la littérature ( Baudelaire,Colette, Hue), le cinéma, la BD. De quoi faire le bonheur des ailurophiles mais aussi des esprits curieux. Vous croiserez des chats célèbres : Choupette, Garfield, le chat Murr, le Cheshire Cat, Miké... L’auteure consacre plusieurs chapitres aux chats japonais ( bar à chats, Maneki-Neko). Elle décline un portrait protéiforme de sa Majesté : «  Maniaque », «  flexible », « maître du yogi ». Elle le jalouse même, lui qui « ne connaît pas d’interdit ». Mais si elle craque quand il lui fait du gringue, elle ne dissimule pas ses travers » : ingérable, imprévisible, féroce, son côté prédateur, hooligan. Elle souligne les vertus de la ronronthérapie.
L’amoureuse des chats signale les étymologies, embrasse la généalogie de «  catus » sur des siècles, les croyances, glisse proverbes, adages et citations ce qui contribue à rendre la lecture très ENRICHISSANTE ! « À chaque page on apprend quelque chose. C’est jubilatoire. Et il y a toujours un coup de patte, parfois de griffe qui enchante » : avis de la regrettée Pierrette Fleutiaux qui en avait fait son livre de chevet.
Stéphanie Hochet signe un florilège félin chatoyant, foisonnant d’anecdotes, singulier, sensuel même, « élégamment érudit », très documenté aux multiples pistes d’entrées.
Une pépite inépuisable, merveilleuse ode aux chats.
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ninachevalierninachevalier   22 février 2019
Choupette est le chat le plus célèbre du monde, peut- on lire sur son compte Instagram. Le chat le plus riche, et le plus inconscient de l'être, également.
Mademoiselle a plusieurs noms.
La petite sacrée de Birmanie a une tête ronde et une expression un peu naïve, mais pour ce qui est de décrire son physique, c'est Karl Lagerfeld qui y parvient le mieux: " Ses poils sont couleur neige avec quelques touches caramel autour des yeux et des oreilles. Et sa queue interminable ressemble aux plumes d'un boa."
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ninachevalierninachevalier   21 décembre 2018
Caresse
Il ne peut exister d'éloge du chat sans hommage à la caresse. L'expérience de l'animal de compagnie nous place devant une étrangeté.Nous aimons un quadrupède pour la connivence qui peut naître entre lui et nous, mais nous l'aimons aussi parce que nous touchons son corps. Nous caressons les animaux et ce plaisir est un plaisir sensuel, signe d'un lien fort entre ce que nous nommons les bêtes et nous. C'est une volupté pour eux comme pour nous.
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ninachevalierninachevalier   05 mai 2021
Taine Hippolyte affirmait:

" J'ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse du chat est infiniment supérieure. "
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LiliGalipetteLiliGalipette   21 septembre 2018
« Sybarite de la sieste, Lucullus de la gamelle, toujours prêt à la caresse, le chat est le champion de la délectation. Un félin frigide est une contradiction dans les termes : l’absolue volupté appartient à son essence. » (p. 228)
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Videos de Stéphanie Hochet (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphanie Hochet
Entretien complet avec l'auteure à retrouver ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/stephanie-hochet-eloge-du-lapin-53045.html
Depuis 2001, avec « Moutarde douce », Stéphanie Hochet s'est installée en librairie, avec des romans dans lesquels elle a pu exprimer son écriture et ses centres d'intérêt. « Les infernales », « Sang d'encre », « L'animal et son biographe » ou plus récemment « Pacifique » font partie d'une bibliographie déjà conséquente dans lesquels elle n'hésite pas à bousculer les codes, à interpeller, voire déranger le lecteur. Elle aime sortir des sentier battus et se définit elle-même comme une écrivaine exploratrice.
Depuis plusieurs années, Stéphanie Hochet a aussi à coeur de partager ses compétences littéraires par des ateliers d'écriture, auprès de lycéens et d'étudiants.
En 2014, après neuf romans, elle avait fait un pas de côté en publiant un court essai, « Eloge du chat », qui recensait l'évolution de la perception de cet animal au fil des siècles et sa présence dans l'art et plus précisément la littérature. Ce livre avait connu un joli succès de librairie.
Dans le même esprit, voici « Eloge du lapin » aux éditions Rivage. Et quelle jolie réussite que ce livre ! « le lapin qu'est-ce que j'en ai à faire »… Telle sera peut-être votre première réaction. Alors laissons vous tenter par l'aventure et ouvrez ce livre. Vous aussi, vous allez être conquis. Comme elle l'explique dans les premières pages, par son histoire personnelle, l'écrivaine a un lien fusionnel avec cet animal. C'est ainsi qu'elle a eu envie de raconter l'importance de cette petite boule de poils dans le quotidien des humains. de l'Antiquité à nos jours, en peinture comme en littérature, cité dans de nombreuses expressions populaires, affublé de préjugés allant de la couardise à l'espièglerie, le lapin est partout. Appuyée par de sérieuses références, ne dédaignant pas de jolis moments touchants ou drôles, Stéphanie Hochet nous rappelle aussi la complexité du lapin, à la fois l'ami des enfants tout en étant aussi l'objet de nombreuses références sexuelles, du Pierre le lapin de Béatrice Potter au logo du magazine Playboy.
L'intérêt de ce livre, au-delà d'apprendre mille et cent choses sur l'animal, est aussi de se lire comme un roman. C'est une oeuvre littéraire à part entière dans laquelle on retrouve avec plaisir la patte de l'écrivaine.
Livre de combat puisqu'il est aussi l'occasion de rappeler que le léporidé est en voie de disparition, ce formidable ouvrage nous prouve enfin que le lapin a de nombreux points communs avec l'espèce humaine. L'occasion peut-être de changer notre regard sur ce petit animal.
« Eloge du lapin » de Stéphanie Hochet est publié aux éditions Rivages
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