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ISBN : 2360840010
Éditeur : Inculte éditions (24/04/2019)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 10 notes)
Résumé :
États-Unis, années trente. L’industrie automobile fait la pluie et le beau temps de l’économie américaine. Le pays, gigantesque, s’offre à des routes rectilignes qui en traversent chaque état. Les citoyens s’équipent en nouveaux modèles, le crédit marche à flot, les autoroutes fleurissent, les stations-services éclosent. Afin d’encourager ces trajets qui enrichissent géants du pétrole et adeptes du fordisme automobile, on offre à tour de bras des cartes autoroutière... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
palir_au_soleil
  14 mai 2019

Terme technique : Copyright trap
Terme poétique : Paper town ou ville de papier
Sous ces deux appellations, une seule idée, géniale et perverse : ajouter une ville fictive sur une carte routière en cours d'élaboration pour protéger les droits d'auteur et pouvoir accuser la concurrence de plagiat en cas de nécessité. Ainsi naquit véritablement la ville d'Agloe dans l'Etat de New York, objet d'un plagiat, d'un procès et d'une enquête au bout de laquelle on réalise que la ville s'est réellement mise à exister.
Ce dont s'inspire le roman d'Olivier Hodasava.
Etats-Unis, années 30. L'industrie automobile est en pleine expansion et tout ce qui s'y rattache également. Les nouveaux modèles de voiture se vendent par millions, les compagnies pétrolières s'implantent le long des routes qui se multiplient, la cartographie routière, à la demande de ces géants pétroliers (Esso, Exxon) se développe également. Marchands de rêve de voyages et rêveurs, tout le monde y trouve son compte.
Desmond Crothers, jeune cartographe apprécié au sein de la General Drafting et futur heureux marié, se voit confier la mission de créer le “copyright trap” sur la carte de l'Etat du Maine. Ainsi naît, tout droit sorti de l'esprit énamouré de Desmond, “Rosamond”, fusion-contraction de son propre prénom et de celui de sa future épouse, Rosemalia.
20 ans plus tard, un épicier s'implante à cet endroit, ne trouve rien de mieux que d'appeler son magasin “Rosamond General Store”, donnant ainsi de la “chair” à une ville qui n'existait jusqu'alors que sur papier. La légende peut dès lors commencer et convoquer ses personnages : des miss et des hippies, Stephen King, Walt Disney, des acteurs de Twilight Zone...
Je ne vous parle pas de sa construction habile, des multiples mises en abîme, du chahut vertigineux d'informations qui s'emploie à perdre le lecteur, des bouffées de nostalgie qui proviennent d'une époque que je n'ai pas vécue, de la mélancolie qui traverse certaines pages comme d'un vieil album photo, de la manière dont ça me poursuit encore, de la difficulté que j'ai à en parler pour susciter l'envie sans trop dévoiler.
Alors en trois mots, c'est envoûtant, malin, étourdissant.
Je vous mets au défi de ne pas chercher “Rosamond” sur une carte…;-).
Ma ville de papier : Berneo, union de nos prénoms, située près de la Mer d'Aral en Asie centrale, à égale distance de la Belgique (où je vis) et de la Corée (où je suis née).



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emilallard
  13 mai 2019
J'ai été complètement happé par la lecture d' « Une ville de papier » d'Olivier Hodasava, dont je ne ferai pas le résumé (la 4ème de couverture le fait très bien).
L'écriture tourbillonnante et d'une limpidité remarquable d'Olivier Hodasava vous embarque, dès la première page, dans un voyage spatio-temporel qui transcende les époques et que vous ne quittez qu'une fois le roman refermé (et encore pas tout à fait).
Ces 162 pages agissent sur le lecteur comme un film - et prennent autant de temps à être lues. L'écriture est très visuelle et la construction en fractale vous conduit sur les traces du jeune cartographe, puis du narrateur sur les traces du jeune cartographe, dans un fourmillement d'érudition amusante - séries d'anecdotes qui vous font perdre pied avec le réel. La frontière entre fiction et réalité est en effet délicieusement floue, et attise la curiosité et l'imagination.
Commenter  J’apprécie          30
MichelEllis
  10 mai 2019
Si tout est vrai, alors cette histoire est fascinante. Si tout n'est que fiction, c'est encore plus fort. Entre les deux, la seule grande question qui vaille, celle du réel ("Si être réel c'est exister dans l'esprit des gens, alors oui, pour moi, elle est bien réelle"). Car la beauté de la littérature tient dans son incertitude, un art des possibles déployé à l'infini. Un vertige. Comment parler d'un livre dont le sujet n'existe pas ? Qui n'a jamais existé sinon dans la tête des gens, sur une feuille de papier comme Copyright Trap ? C'est le principe abyssal de ce livre pensé comme un film ou un album photo, par strates et plans-séquences.
Lien : https://www.lespadon.info/20..
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critiques presse (2)
LeMonde   03 juillet 2019
Pour son nouveau roman, l’histoire d’un lieu inventé sur une carte qui finit par exister véritablement, Olivier Hodasava s’est inspiré d’un curieux fait réel.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   28 mai 2019
C'est fascinant. Et follement poétique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   04 août 2019
- [...] Je sais, ça paraît étrange mais apparemment jusqu'à l'apparition du numérique, d'Internet, tous les cartographes rajoutaient - de deux doigts repliés, elle marqua des guillemets d'intention - des "erreuds délibérées". Et ce n'était pas seulement vrai pour les cartes du ciel. C'était la même chose pour les cartes routières. La plupart du temps, on ajoutait une ville. Et pour les plans des villes, on ajoutait une rue piege, une rue qui n'existait pas. Aujourd'hui, avec l'informatique, tout ça, je pense que ça n'existe plus mais à l'époque ça avait un sens. C'était une façon comme une autre de se protéger, tu vois. [...] (p. 32)
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   01 août 2019
« Tu vois, quand on fabrique une carte, quelle que soit la carte, on ajoute un élément fictif, une ville par exemple, une ville qui n'existe pas. On appelle ça une ville de papier - c'est joli, non, comme terme ? Tu ne trouves pas ? Ou sinon aussi, de façon plus technique, mais c'est moins joli, on appelle ça un Copyright Trap. On en met sur toutes les cartes, tu vois. Comme ça, si quelqu'un vient à nous copier sans autorisation, il copie aussi notre ville imaginaire et alors on peut le prouver et, si nécessaire, attaquer en justice. Tu dais, c'est la première fois que monsieur Lindbergh propose à quelqu'un de choisir la ville de papier à sa place. Tu te rends compte ! » (p. 16)
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Videos de Olivier Hodasava (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Hodasava
- "Une ville de papier", Olivier Hodasava, Inculte (Dernière marge) https://www.librest.com/livres/une-ville-de-papier-olivier-hodasava_0-5625685_9782360840014.html
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