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Marc Auchet (Traducteur)
EAN : 9782253052555
156 pages
Le Livre de Poche (05/06/2002)
3.98/5   525 notes
Résumé :
Dans cette maison où la femme est et n'est qu'une poupée, les hommes sont des pantins, veules et pleutres. Sans doute Nora incarne-t-elle une sorte de moment auroral du féminisme, alors qu'être, c'est sortir, partir. Et Ibsen, grâce à ce chef-d'œuvre, accède au panthéon de la littérature mondiale. Mais si sa poupée se met, sinon à vivre, du moins à le vouloir, au point de bousculer au passage l'alibi de l'instinct maternel, c'est qu'autour d'elle les hommes se meure... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
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Fabinou7
  21 décembre 2020
Le dramaturge norvégien, mort à Christiana (future Oslo), reste l'une des fécondes figures de la modernité qui métamorphose le théâtre de la fin du XIXème siècle.
Comme Strindberg ou Tchekhov, il se passionne pour les drames privés, domestiques et quotidiens, terres de grande fertilité romanesque et psychologique.
« Krogstad.  Les lois ne tiennent pas compte des mobiles.
Nora. Mais alors les lois sont mauvaises. »
Dans « Une maison de poupée », inscrite au registre de la « Mémoire du monde » de l'UNESCO, Henrik Ibsen prend fait et cause pour l'émancipation de la femme et l'égalité des sexes, pour laquelle beaucoup a été fait et tant reste encore à faire.
« Toi et papa vous avez été bien coupables envers moi. C'est vous qui êtes responsables que je ne sois bonne à rien (…) j'ai été grande poupée chez toi, comme j'avais été petite poupée chez papa. » L'oppression que subit Nora, l'épouse d'Helmer, n'est pas faite d'humiliations perverses, de violences physiques, elle est plus insidieuse et dans le même temps plus systémique. Il est question du statut de « poupée » de Nora c'est une métaphore de son incapacité juridique. Elle est traitée comme un agrément, dont le rôle est de divertir, d'élever les enfants, de recevoir les invités du couple, elle doit penser comme son époux, avoir ses goûts.
« Nora. Mes devoirs envers moi-même.
Helmer. Avant tout, tu es épouse et mère.
Nora. Je crois que je suis avant tout un être humain, avec les mêmes droits que toi. »
« Mais c'était bien amusant de travailler pour gagner de l'argent. Il me semblait presque que j'étais un homme. » Culturellement, l'homme est, à l'époque, celui qui subvient aux besoins du ménage, celui qui protège et lorsque Nora inverse les rôles dans un acte d'amour, pour protéger son mari, elle prend conscience de l'envergure de son humanité en dehors de son ménage. Des risques et responsabilités qu'il lui faut assumer et des ressources qu'elle a en elle pour y faire face, en toute autonomie. Bref la liberté. Pas de retour en arrière possible.
Il ne faut pourtant pas idéaliser la vie des hommes, et celle des femmes qui travailleront désormais toujours plus à l'extérieur : « il faut que je travaille pour supporter l'existence (…) quand on ne pense qu'à soi, cela détruit tout l'attrait du travail » dit l'un des personnages féminin de la pièce, laissant entendre que le travail est à la fois une béquille dans la solitude mais que cette solitude détruit tout l'attrait du travail dans le même temps. Quitter les fourneaux pour le bureau serait-il passer d'une aliénation l'autre ? Ce qui n'est pas sans rappeler le mot provocant de Marguerite Yourcenar, pour qui le fait d'avaler un café à sept heures du matin et se précipiter au bureau pour faire carrière était une idée de la libération des femmes qui la laissait “froide”.
Au temps d'Ibsen, une femme doit être un faire-valoir pour son époux, le suivre dans ses choix, le défendre dans ses turpitudes, s'oublier, elle n'a pas « d'égo », elle n'est qu'une « alouette » faite pour danser la tarentelle et faire choisir ses robes de bal à son époux. Ce sacrifice silencieux, entendu, des femmes, Nora l'aurait voulu pour elle, de la part de son mari :
« Helmer. Il n'y a personne qui offre son honneur pour l'être qu'il aime.
Nora. Des milliers de femmes l'on fait. »
Qu'en pensez-vous ?
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Nastasia-B
  23 avril 2013
Une Maison de Poupée est de celles qui font date. Pourquoi ?
Parce qu'Henrik Ibsen installe avec cette pièce un théâtre qui annonce grandement Tchekhov, mais surtout, il envoie en pleine face une véritable bombe dans les convenances sociales de son époque. C'est un grand artisan de la cause féministe qu'il convient de saluer comme il se doit et de remercier, pour cette brèche, pour cette porte, qu'à sa façon en 1879, il a essayé d'ouvrir, et qui ne trouvera la pleine ouverture qu'un siècle plus tard, avec la libération sociale des femmes dans les années 1960-70.
Une ambiance à la Tchekhov, une tension qui monte, qui monte, qui monte, un fil qui s'étire dangereusement jusqu'à nous éclater au visage au moment voulu.
Nora est une femme ordinaire de la petite bourgeoisie, appelée à devenir moyenne ou grande, suite à l'obtention d'un poste en vue dans une banque par son mari Torvald HELMER. Ceci fait suite à une période de vache maigre où le couple a dû faire face à de relativement grandes privations financières.
Mais tout va bien, tout va mieux car Torvald a repris les rênes. Il est en mesure de pouvoir désormais très prochainement assurer une opulence budgétaire à sa femme et à leurs trois enfants. Nora ne sera plus obligée de travailler en cachette pour sauver les apparences.
Car Torvald met un point d'honneur à faire vivre son foyer, à épargner sa petite femme, celle qu'il attend toujours dans le rôle qu'il lui donne, c'est-à-dire, d'être belle, de bonne humeur, toujours là où on l'attend, et de bien s'occuper des enfants.
Seulement voilà, il y a un hic. Torvald, il y a quelque temps s'était tellement surmené que sa santé était en question et que les médecins avaient intimé l'ordre à Nora de lui faire faire un séjour thérapeutique de plusieurs mois en Italie, près des influences bienfaisantes de la Méditerranée.
Grand bien lui fit et tout retrouva un cours satisfaisant, la preuve… mais… au fait, j'y pense… d'où venait-il cet argent pour la cure en Italie ?...
Je m'en voudrait de vous le faire savoir ici, mais sachez seulement qu'il est question de chantage et que l'enjeu est le dévoilement du pot aux roses par Torvald qui ignore tout de ce financement.
Quel impact pourrait avoir la divulgation de cette nouvelle pour le tout nouveau personnage à responsabilités de la banque ? Que va faire Torvald ? Que va faire Nora ? Quel déclic ? Quelle rupture cela engendrera-t-il ?
Du grand, grand art Monsieur Ibsen, j'en redemande et l'on comprend aisément que cette pièce en trois actes ait été inscrite au registre international " Mémoire du Monde " par l'UNESCO.
Un incontournable pour tous ceux que la cause des femmes intéresse et/ou interpelle, ainsi que pour les fervents amateurs de très bon théâtre, du moins, c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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HORUSFONCK
  12 novembre 2021
L'édition d'Une maison de poupée, du Livre de poche, comporte une longue introduction du traducteur. Ce préambule m'a été précieux pour appréhender un grand auteur dont j'ignorais tout.
La pièce est assez courte, mais riche. Les femmes, et en particulier Nora le personnage principal, sont au devant de la scène.
Ibsen propose une vision très avant-gardiste pour l'époque, du rôle et de la place de la femme dans une société bourgeoise et conformiste.
Qu'importe si le trait peut paraître parfois forcé, puisqu'il est au service de la grande cause féministe et qu'il bouscule les conventions séculaires.
On est au théâtre, que diable, et la voix doit porter!
Pour cela, deux personnages masculins sur trois se révèlent vils, lâches et décevants. Helmer, l'époux de Nora, reste l'homme de la pièce le plus marquant... Pas foncièrement mauvais, mais prisonnier d'un carcan de conventions et de préjugés qu'il paiera cher puisque Nora le quittera!
Une action inouïe, qui contraindra Ibsen à modifier la fin de Une maison de poupée pour sa représentation en Allemagne, tant elle heurte la morale de cette fin du 19e siècle.
Une Maison de poupée, c'est le coup de griffe dans le contrat établi entre le mari et son épouse et leurs rôles inégalitaires. C'est aussi un plaidoyer pour une parole et une communication sérieuse entre les époux... Communication trop tardive et qui ne saura changer la décision irrévocable de Nora.
Voilà. Une belle lecture qui enjoint à voir la pièce avec comédiens et décor pour donner vie et chair aux personnages.
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cicou45
  17 octobre 2014
Un ouvrage que j'ai trouvé dans la médiathèque lors de mes déambulations dans le rayonnage "théâtre" car, je l'avoue, étant donné que j'en fais moi-même depuis peu, j'ai décidé de me nourrir de cette chose délicieuse que l'on appelle lecture de pièces de théâtre. Même s'il est vrai que celles-ci sont plutôt faites pour être vues, ou du moins entendues, leur lecture n'en est pas moins négligeable.
Ici, le lecteur fait la connaissance d'une jeune mère de famille, Nora, mariée à un influent avocat qui vient de se voir offrir le poste de directeur de banque. Nora est considérée par son mari, tantôt comme un oiseau fragile qu'il faut sans cesse conseiller, tantôt (et cela, elle le dit elle-même, comme une poupée dont il faut sans cesse s'occuper car incapable de prendre de justes décisions par elle-même). Mais l'image que s'en fait est tout autre. Elle ne veut plus être Nora l'épouse ou encore Nora la mère mais seulement Nora, un être humain comme les autres, capable de réflexion, de prises de décisions et surtout dotée de sentiments. Les retrouvailles avec sa vieille amie d'enfance, Kristine Linde, qui semble si épanouie dans sa vie, ne dépendant d'aucun homme (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle cherche du travail afin de pouvoir se suffire à elle-même) vont jouer un rôle important dans la prise de conscience de Nora sur le rôle qu'elle joue exactement dans cette maison. Cette dernière ne sera cependant pas le seul facteur déclenchant de cette révélation. Il y a autre chose, quelque chose de bien plus grave (du moins est-ce grave aux yeux de son mari), un homme dont je ne vous révélerai pas l'identité ici ni ne vous dirai quelle rôle il a joué dans cette affaire qui va largement influencer la terrible décision que Nora va être amené à prendre...
J'espère avoir assez éveillé votre curiosité car je ne peux que vous recommander cette lecture dans laquelle le rôle de la femme dans la société est abordé mais aussi d'autres tels que l'argent ou encore l'identité. Un ouvrage qui, à mon avis, aborde donc des sujets intemporels et qui est loin d'être dépassé. Un très beau style d'écriture avec des personnages attachants. A découvrir !
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palamede
  20 novembre 2015
Nora poursuit l'idée d'une relation équilibrée avec son mari alors que celui-ci, très conventionnel dans sa façon de protéger son épouse et de penser pour elle, lui dénie toute indépendance et la réduit au rôle d'une poupée, d'une femme-objet. Ce que Nora accepte puis refuse en partant.
Bien qu'Henrik Ibsen ait nié être un défenseur de la cause féministe, dans Une Maison de poupée comme ailleurs dans ses oeuvres, l'idée de l'indépendance de la femme qu'il défend va dans le sens de celle des féministes. Une idée que les femmes, pour vivre pour elles-mêmes, doivent combattre les idées reçues et se libérer du joug masculin, même au prix du sacrifice de leur famille.
Une magnifique leçon, dispensée utilement par l'auteur norvégien, qui est toujours d'actualité malgré le travail libérateur de la femme.
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   07 mai 2013
HELMER : Nora... que signifie tout cela ? Cet air figé...
NORA : Assieds-toi. Ce sera long. J'ai à m'entretenir de beaucoup de choses avec toi.
HELMER : Tu me fais peur, Nora. Et je ne te comprends pas.
NORA : En effet, c'est bien cela : tu ne me comprends pas. Et je ne t'ai jamais compris non plus... jusqu'à ce soir. Non, ne m'interromps pas. Écoute simplement ce que je te dis... Nous allons mettre les choses au point, Torvald.
HELMER : Que veux-tu dire par là ?
[...]
NORA : Cela fait huit ans que nous sommes mariés. Est-ce que tu ne te rends pas compte que c'est la première fois que nous parlons sérieusement ensemble, toi et moi, en tant que mari et femme ?
HELMER : Sérieusement... mais qu'est-ce que cela veut dire ?
NORA : Pendant dix ans... et même plus... dès le moment où nous nous sommes rencontrés pour la première fois, nous n'avons jamais échangé une seule parole sérieuse concernant des sujets sérieux.
HELMER : Fallait-il que je passe mon temps à te tenir au courant de soucis que, de toute façon, tu ne pouvais pas m'aider à porter ?
NORA : Je ne parle pas de soucis. Je veux dire que nous n'avons jamais pris le temps de chercher sérieusement ensemble à approfondir une question.
HELMER : Mais voyons, ma chère Nora, est-ce que cela aurait été des choses pour toi ?
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Nastasia-BNastasia-B   10 mai 2013
NORA : Lorsque j'habitais à la maison, avec papa, il m'exposait toutes ses idées, et j'avais les mêmes idées que lui. Et si j'en avais d'autres, je les gardais pour moi, parce qu'il n'aurait pas aimé cela. Il m'appelait sa petite poupée, et il jouait avec moi comme je jouais avec mes poupées. Et puis je suis entrée dans ta maison...
HELMER : En voilà une expression pour parler de notre mariage !
NORA : Je veux dire que j'ai quitté les mains de papa pour passer dans les tiennes. Tu as tout arrangé selon ton goût, et j'ai eu le même goût que toi, à moins que j'aie seulement fait semblant, je ne sais pas exactement... Je crois qu'il y avait des deux, tantôt l'un, tantôt l'autre. Quand je réfléchis maintenant à tout cela, je trouve que j'ai vécu ici comme une pauvresse... au jour le jour. Ma vie a consisté à minauder devant toi. Mais c'est bien ce que tu voulais. Toi et papa, vous portez une lourde responsabilité à mon égard. C'est votre faute s'il n'est rien sorti de moi.
HELMER : Nora, comme tu es injuste et ingrate ! N'es-tu pas été heureuse ici ?
NORA : Non, je ne l'ai jamais été. Je croyais l'être, mais je ne l'ai jamais été.
HELMER : Comment, tu n'as pas été heureuse ?
NORA : Non, je n'ai été que gaie. Et tu as toujours été très gentil avec moi. Mais notre foyer n'a pas été autre chose qu'une salle de jeux. Ici, chez toi, j'ai été femme-poupée, comme j'étais la petite poupée de papa, quand j'habitais chez lui. Et les enfants, à leur tour, ont été des poupées pour moi. Je trouvais cela amusant quand tu me prenais et que tu jouais avec moi, de même qu'ils trouvaient cela amusant quand je les prenais et que je jouais avec eux. Voilà ce qu'a été notre mariage, Torvald.
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Nastasia-BNastasia-B   13 mai 2013
HELMER : Oh ! c'est révoltant ! Tu peux donc manquer à tes devoirs les plus sacrés.
NORA : Que considères-tu comme mes devoirs les plus sacrés ?
HELMER : Ai-je besoin de te le dire ? Est-ce que ce ne sont pas tes devoirs envers ton mari et tes enfants ?
NORA : J'ai d'autres devoirs tout aussi sacrés.
HELMER : Mais non ! De quels devoirs pourrait-il s'agir ?
NORA : Mes devoirs envers moi-même.
HELMER : Tu es avant tout une épouse et une mère.
NORA : Je ne crois plus à cela. Je crois que je suis avant tout un être humain, au même titre que toi... ou que je dois en tout cas essayer de le devenir. Je sais bien que la plupart des gens sont d'accord avec toi, Torvald, qu'on trouve ce genre de choses dans les livres. Mais je ne peux plus me contenter de ce que disent la plupart des gens et de ce qui est écrit dans les livres. Je dois réfléchir à ces choses-là par moi-même pour essayer d'y voir plus clair.
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Nastasia-BNastasia-B   27 avril 2013
NORA : Qu'y a-t-il d'étrange ? Je ne sais pas...
KROGSTAD : Ce qui est étrange, madame, c'est que votre père a signé cette reconnaissance de dette trois jours après sa mort.
NORA : Comment ? Je ne comprends pas...
KROGSTAD : Votre père est mort le 29 septembre. Mais regardez donc. Votre père a daté sa signature du 2 octobre. N'est-ce pas étrange, madame ?
NORA : (elle se tait).
KROGSTAD : Pouvez-vous m'expliquer cela ?
NORA : (elle continue à se taire).
KROGSTAD : Il y a un autre détail qui est frappant : c'est que les mots " 2 octobre " et l'année ne sont pas de la main de votre père, mais d'une main que je crois connaître. Enfin, cela peut s'expliquer ; votre père peut avoir oublier de dater sa signature, et une tierce personne peut avoir mis une date approximative, avant d'avoir appris la nouvelle de sa mort. Il n'y a rien de mal à cela. Ce qui compte, c'est la signature elle-même. Et elle est authentique, n'est-ce pas, Madame Helmer ? C'est bien votre père qui a inscrit lui-même son nom ici ?
NORA : Non, ce n'est pas lui. C'est moi qui ai écrit le nom de papa.
KROGSTAD : Écoutez, madame... savez-vous que vous venez de faire un aveu dangereux ?
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Nastasia-BNastasia-B   11 mai 2013
HELMER : Le temps du jeu est fini, c'est l'éducation qui commence.
NORA : L'éducation de qui ? La mienne ou celle des enfants ?
HELMER : La tienne autant que la leur, ma chère Nora.
NORA : Hélas ! Torvald, tu n'es pas homme à m'éduquer pour faire de moi l'épouse qu'il te faut.
HELMER : Et c'est toi qui dis cela ?
NORA : Quant à moi... comment suis-je préparée à éduquer les enfants ?
HELMER : Nora !
NORA : N'est-ce pas cela que tu disais toi-même tout à l'heure ?... tu n'osais pas me confier cette tâche ?
HELMER : Sous le coup de la colère ! Comment peux-tu t'arrêter à cela ?
NORA : Eh bien ! Tu as dit là quelque chose de tout à fait juste. Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche. Il y a une autre tâche dont je dois d'abord m'acquitter. Il faut que je fasse en sorte de m'éduquer moi-même. Tu n'es pas homme à pouvoir m'aider dans ce domaine. C'est une affaire qui ne regarde que moi. Et c'est pour cela que je te quitte maintenant.
HELMER : Qu'est-ce que tu viens de dire ?
NORA : J'ai besoin d'être tout à fait seule si je veux y voir clair en moi-même et dans tout ce qui se passe à l'extérieur. C'est pourquoi je ne peux pas rester chez toi plus longtemps.
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Dans le 121e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente Un ennemi du peuple, que l’on doit à Javi Rey à partir d’une pièce de théâtre d’Henrik Ibsen, édité chez Dupuis dans la collection Aire Libre. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : – La sortie de l’album Londonish que l’on doit au scénario de Philippe Charlot, au dessin de Miras et c’est édité chez Grand angle – La sortie de l’album Ulysse Nobody que l’on doit au scénario de Gérard Mordillat, au dessin de Sébastien Gnaedig et c’est édité chez Futuropolis – La sortie de l’album Gabriel que l’on doit à Emmanuel Temps et aux éditions Des ronds dans l’O – La sortie de l’album Monsieur le commandant, adapté du roman de Romain Slocombe, scénario per Xavier Betancourt, mis en dessin par Étienne Oburie et édité chez Philéas – La sortie du 5e tome de la série Shi intitulé Black Friday, que l’on doit au scénario de Zidrou, au dessin de Josep Homs et c’est édité chez Dargaud – La réédition en intégrale de la série Juan Solo que l’on doit au scénario d’Alejandro Jodorowsky, au dessin de Georges Bess et c’est édité chez Les humanoïdes associés
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