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ISBN : 2020331365
Éditeur : Seuil (06/05/1998)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Mai 68 : j'avais quatorze ans.
Mai 98 : j'en ai quarante-quatre. Imparable. Trente ans et quelques cheveux blancs plus tard, la tentation était forte de jeter un petit coup d'œil dans le rétroviseur. Les banderoles, les slogans, les drapeaux rouges, les manifs. Et ce qui a suivi. Le militantisme. Pour ce qui me concerne, dans les rangs trotskistes. A la ligue communiste. Mai 68 : elle avait quatorze ans. Mai 98 : elle en a quarante-quatre.
Imparable ; ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
daniel_dz
  17 octobre 2019
Un récit de l'engagement social de Thierry Jonquet et de sa future épouse au début des années 70. Lui dans des mouvements de gauche, elle dans des mouvements sionistes-socialistes. Un témoignage intéressant et fort plaisant à lire. J'ai été particulièrement frappé par la rigidité de l'organisation hiérarchique des mouvements de gauche de cette époque.
Les héros de ce récit s'appellent Victor et Léa, mais on comprend qu'il s'agit de Thierry Jonquet et de sa femme. L'auteur construit une historiette pour expliquer combien leur rencontre était improbable, en faisant intervenir Monsieur Hasard et son équipe. Amusant.
Amusant pour emballer un contenu plus sérieux et fort intéressant. En 1968, Victor avait quatorze ans. Ce n'est pas tant de 1968 dont il sera question ici, mais plutôt des années qui ont suivi. Victor rejoint d'abord Lutte ouvrière, après avoir patiemment démêlé l'écheveau des groupuscules de gauche. Deux points m'ont frappé dans ce qu'il relate. le premier point, c'est l'organisation hiérarchique rigide du mouvement. On commence au bas de l'échelle et il faut réellement avoir fait ses preuves pour être autorisé à monter d'un petit cran. L'organisation est également entourée d'un secret presque paranoïaque. le second point qui m'a frappé dans le parcours de Victor, c'est l'importance de la lecture. Son mentor de Lutte ouvrière lui fait lire les classiques, encore et encore, jusqu'à ce qu'il maîtrise l'histoire et la philosophie du mouvement. Pas question de se faire un vernis de culture en trois clics sur Google (qui n'existait pas encore). Il faut apprendre à la dure si l'on veut se faire sa place dans le mouvement. Enfin, j'ai souri en lisant la raison pour laquelle Victor a quitté Lutte ouvrière pour rejoindre la Ligue communiste: il a été profondément déçu d'apprendre, par hasard, que son mentor qui, le soir dans les bistrots, le préparait si activement à la lutte, était, à la ville, tout craintif d'afficher ses convictions !
En parallèle du parcours de Victor, nous suivons celui de Léa, dans le mouvement sioniste-socialiste Dror. L'ambiance du mouvement est différente de celle que connaît Victor. L'esprit de communauté y est davantage présent. Léa séjourne plusieurs fois dans un kibboutz.
« Rouge c'est la vie » est particulier dans la bibliographie de Thierry Jonquet. Je le cite: « [Victor] écrit des romans. Des romans noirs. Ses personnages, tourmentés par le mal, n'en finissent pas de patauger dans la haine, la déraison. le seule histoire d'amour qu'il se sentait prêt à coucher sur papier, avec maladresse, c'était la sienne. Celle dont Léa a écrit toutes les pages, patiemment, en vingt années de vie commune. Victor aime Léa. Léa aime Victor. Tout est dit en six mots. Six. Pas un de plus. »
Pour l'instant, j'ai peu lu Thierry Jonquet, mais j'ai déjà été séduit par son mélange de suspense et de tableaux sociaux, tout cela dans un style plaisant; je le laisse en bonne place sur ma pile. Parmi mes maigres lectures, je mettrai en avant « La Bête et la Belle », dont la fin est surprenante !
Thierry Jonquet est décédé en 2009, à l'âge de 55 ans, des suites d'une maladie soudaine. Comme disait le Chat de Geluck, « Alors comme ça... c'est Dieu qui nous donne la vie... et c'est Dieu qui nous la reprend ?! Moi je dis : Donner c'est donner, reprendre c'est voler ! ».
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Rodin_Marcel
  25 mars 2015
Thierry Jonquet - «Rouge, c'est la vie», Seuil, 1998 (ISBN 978-2-02-037445-3)

Jonquet décrit au plus près, sans emphase ni verbiage, son propre engagement militant trotskiste ainsi que les pérégrinations militantes sionistes de sa future compagne, dans les années 1968-1975. Pour ce faire, il adopte le ton d'un roman léger, dont le fil narratif est entrecoupé d'interventions fantaisistes attribuées aux ateliers célestes de Monsieur Hasard, puisque la rencontre de Victor et de Léa n'avait décidément pas été programmée avant qu'elle ne se produise.
C'est bien connu, les militants du marxisme sont des athées convaincus, mais il faut croire (oups ! quel verbe !) que même Jonquet capitula devant ce merveilleux hasard que fut la rencontre avec celle qui partagea ensuite toute sa vie.

Loin de tout verbiage ou de théories fumeuses d'auto-justification a posteriori, Jonquet se borne à décrire les activités du bon petit jeune militant de base, c'est ce qui fait l'intérêt de ce témoignage. Pour parfaire le tout, il commence donc… par le début, qui le vit s'engager auprès de Lutte Ouvrière : pour celles et ceux qui eurent la sagesse d'en sortir, c'est à pleurer de rire (mais pour celles et ceux qui restèrent prisonniers de cette secte, ça doit être nettement moins drôle, même si le bon peuple trouvait Arlette rafraîchissante ou distrayante). Toujours est-il que Jonquet eut le sursaut indispensable (la scène de rupture avec LO vaut le détour) pour glisser vers la Ligue kriviniste, bien plus rigolote voire iconoclaste lorsqu'elle acceptait de sortir des radotages trotskistes.

Plus intéressant encore tout au moins à mes yeux d'ignorant en la matière), Jonquet relate également, en parallèle chronologique, le parcours de sa compagne, au sein des mouvements militants sionistes socialistes (le «Dror», devenu depuis, par fusion avec un autre mouvement en 1982, le «Habonim Dror») promouvant le mouvement des kibboutzim que les jeunes recrues devaient rejoindre lors de leur «alya». Là aussi, la déception fut au rendez-vous…

Personnellement, je détestais à cette époque ces trotskistes binoclards, intellos, fumeux, cultureux, bien souvent très bcbg-négligés (l'allure et l'élocution si distinguées d'Alain Krivine !!!). Quelques décennies plus tard, je reconnais bien volontiers l'importance et la sincérité du témoignage laissé par Jonquet, dans lequel bien des lycéens (blanchis depuis sous le faix des ans) se reconnaîtront.

Nostalgie, nostalgie ???
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Freakycat
  27 mars 2012
Comme le résumé le présage, Thierry Jonquet propose une autre vision de son écriture, plus enjouée et ludique très loin de l'univers noir et sans pitié de ses polars. Toujours sur fond d'engagment politique, social et religieux, voici une très belle histoire d'amour autobiographique où le parcours de deux êtres totalement différents finit par les réunir. Une histoire à la fois encré dans la réalité mais aussi dans la fantaisie.
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CHOUCHTI
  01 août 2018
J'ai adoré ce livre. Il est plein d'humour et de bonne humeur. L'auteur raconte sa rencontre avec sa femme. Il le fait avec fantaisie.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
PecosaPecosa   02 février 2018
Toute la jeunesse scolarisée descendit dans la rue. Debré fut la cible favorite des manifestants. Les caricaturistes de Charlie-Hebdo l'immortalisèrent en le représentant comme un fou sanglé dans une camisole de force et coiffé d'un entonnoir, aussi les fabricants de cet ustensile connurent-ils une soudaine embellie de leurs chiffres d'affaires, puisque les lycéens s'en affublaient en guise de couvre-chef.
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boulonboulon   29 décembre 2013
Mais voici qu'arriva le mois de mai. A u Quartier latin, les étudiants se battaient contre les flics. Libérez nos camarades, c'était le mot d'ordre.
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Videos de Thierry Jonquet (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thierry Jonquet
Chronique consacrée aux grands noms de la littérature policière, et animée, depuis octobre 2018, par Patrick Vast, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour la 29ème chronique, le 12 juin 2019, Patrick présente l'auteur Thierry Jonquet. Patrick Vast est aussi auteur, notamment de polars. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://patricksvast.hautetfort.com/ Il a également une activité d'éditeur. À voir ici : https://lechatmoireeditions.wordpress.com/ La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62/
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