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Clara Gourgon (Traducteur)
EAN : 9782264077172
408 pages
Éditeur : 10-18 (21/01/2021)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 104 notes)
Résumé :
​Nourrissez la rumeur... Puis regardez-la vous engloutir.
Un simple sujet de conversation... Pour s'intégrer et devenir l'une des leurs.
Joanna ne pensait pas à mal en répétant la rumeur entendue devant les grilles de l'école : Sally McGowan, accusée dans les années 1960 d'avoir poignardé un petit garçon alors qu'elle n'avait que dix ans, serait revenue habiter dans la ville de Flinstead sous une autre identité.
Mais ces quelques mots enfl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  31 mars 2020
Joanna a choisi de revenir vivre, au bord de la mer, à Fleanstead où elle a grandi, pour soustraire son fils Alfie au harcèlement dont il était la victime dans son établissement scolaire londonien. C'est donc devant sa nouvelle école, en papotant avec des mères d'élèves à la langue bien pendue et à l'imagination fertile que naît la rumeur : la communauté abriterait à son insu Sally McGowan, qui a l'âge de 10 ans, a fait la une des journaux en assassinant un jeune enfant de 5 ans. Après avoir été condamnée à une privation de liberté de 21 ans, elle vivrait paisiblement à Fleanstead, dans une propriété prêtée par le gouvernement, sous la protection de la police, et sous une nouvelle identité gracieusement offerte par la justice pour se la couler douce. Il s'agit d'une information sûre puisqu'elle a été rapportée par l'ami d'un ami qui connaît quelqu'un qui a eu des contacts avec un ancien policier qui a failli avoir le dossier de l'affaire entre les mains, c'est dire ! Par bêtise ou pour se rendre intéressante, Joanna colporte le ragot sans en mesurer les conséquences auprès de ses copines du club de lecture qui s'occupent toutes affaires cessantes de sa mise sur orbite... Comme si cela ne suffisait pas, lorsque Joanna se confie à Michael, son plan-Q (sic !), papa d'Alfie et néanmoins journaliste, il flaire vite le profit qu'il pourrait tirer d'une interview exclusive ou même d'un livre.

Lesley Kara est une nouvelle venue dans le monde du thriller et impose d'emblée son coup de patte personnel. Choisir comme thèmes, la propagation d'une rumeur et les dégâts qu'elles commet sur sa trajectoire, ainsi que le sort réservé aux enfants meurtriers, est peu fréquent. L'auteur réalise un bon travail de dissection et explique bien comment à partir d'une spéculation basée sur l'ignorance et la haine, des justiciers auto-proclamés, des chasseurs de sorcières, projettent ce qu'ils croient savoir d'un pseudo-coupable sur un bouc émissaire, s'appuyant sur une présomption de culpabilité, et déniant à ceux « qui ont payé leur dette à la société », le droit à l'oubli et à la prescription, inscrits dans la législation de tout Etat de droit . En ce qui concerne les enfants meurtriers, on est loin du travail d'investigation exemplaire de Gitta Sereny dans Une si jolie petite fille, mais La rumeur a au moins le mérite d'inciter le lecteur à s'interroger sur les défaillances des institutions qui n'ont prévu aucune prise en charge pénitentiaire, médicale, éducative, aucun établissement spécifique, ni réinsertion pour des gosses.

Après avoir démarré en fanfare, le roman connaît après environ 150 pages, une baisse de régime pour se cantonner dans la recherche classique d'un coupable parmi un panel de suspects, ici composé des amies et proches de Joanna ; l'épilogue sans être banal, n'est pas ébouriffant. Il s'agit d'un premier roman prometteur qui rappelle que ceux qui sont victimes de ces poisons qui se répandent dans l'air, perdent souvent leur maison, leur emploi, leur réputation, leur tranquillité d'esprit. Ne l'oublions pas : les rumeurs tuent.
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Antyryia
  15 octobre 2019

- C'est vrai que tu dors dans un cercueil ?
C'est une question que de jeunes adolescents m'ont réellement posés, il y a de nombreuses années, quand j'adoptais au quotidien un look des plus gothiques.
J'habitais alors dans un minuscule village d'une centaine d'habitants du nom de Gouves, et forcément je ne passais pas inaperçu.
Cheveux longs, vêtu de cuir, les ongles vernis en noir ... C'était suffisant pour que les imaginations s'emballent et pour que les rumeurs les plus étranges circulent à mon sujet.
Je n'ai par ailleurs jamais démenti.

Qu'est-ce qui fait que garder un secret soit aussi difficile ?
Pourquoi colportons-nous des ragots, qu'ils soient ou non fondés ?
Je ne juge pas, il m'est moi-même parfois difficile de garder ma langue dans ma poche quand j'ai entendu parler d'une anecdote croustillante ou quand certaines confidences sont difficiles à garder. Les intentions peuvent même être louables quand on ne sait pas comment réagir face à des informations dérangeantes et que l'avis d'une tierce personne peut permettre de prendre du recul et de mieux comprendre soi-même.
"Une question innocente. Un aveu soufflé au creux de l'oreille. Il n'en faut pas davantage pour lancer la machine et changer le cours de toute une vie."
Mais avouons-le, la majeure partie du temps, l'intention n'a rien de noble. Il s'agit de se rendre intéressant, d'amuser la galerie, de se moquer des travers d'une personne déjà peu appréciée. Alors on colporte des bruits de couloir, des morceaux d'intimité, de vieilles histoires ridiculisant un collègue, un supérieur, un voisin.
Peu importe que ce soit fondé ou pas. Peu importe le mal que ça pourrait causer.
Et si c'est suffisamment intéressant nos interlocuteurs le raconteront à leur tour.

Si Joanna Critchley a commencé à répandre une rumeur dans la petite ville de Flinstead, sur la côte anglaise, c'était par simple souci d'intégration.
Ou encore pour détourner le sujet d'une conversation embarrassante.
"Ici, les secrets ne restent pas des secrets bien longtemps."
Oui, ses motifs étaient animés des meilleures intentions. Mais c'est elle bien elle qui enclenchera un engrenage de suspicion et de haine.
"Si seulement j'avais fermé ma bouche à cette réunion au club de lecture ..."
Nouvellement arrivée, Joanna a préféré quitter Londres pour différentes raisons personnelles.
Afin de permettre à son fils métis, Alfie, de se faire des amis, elle jouera les langues de vipères pour se rapprocher d'autres mamans prétentieuses, et confirmera ce qu'elle a entendu dire et qui a plus ou moins été confirmé par le père d'Alfie, journaliste : Sally McGowan serait bel et bien l'une des résidentes de Flinstead.
"Elle a assassiné un petit garçon dans les années soixante alors qu'elle n'avait que dix ans."
Autrement dit, l'une des nombreuses vieilles dames résidant dans cette petite bourgade où tout se sait très vite, où les rumeurs se répandent comme des traînées de poudre, serait une meurtrière d'enfant. Et vivrait impunément sous une nouvelle identité, placée sous le programme de protection des témoins.
Et peu importe l'âge qu'elle avait au moment des faits, peu importe qu'un demi-siècle se soit écoulé.
Qui que ce soit, elle n'est pas la bienvenue.
Commence alors une chasse aux sorcières.
Aucun pardon n'est possible.
Et si la foule en colère découvre de qui il s'agit, la meurtrière devenue proie pourrait bien être victime de la vindicte populaire.
Pour Joanna qui culpabilise, pour les habitants avides de vraie justice, pour Michael Le journaliste qui tient sûrement un scoop, Sally McGowan devient une obsession.
Mais fait-elle seulement partie des habitants ? Et si ces derniers s'en prenaient à la mauvaise cible ?
"Des gens ont été contraints de quitter leur foyer à cause de rumeurs infondées."
Et qui est à l'origine des menaces à peine déguisées que reçoit la narratrice ?
"Les rumeurs tuent."

Là où le roman se distingue des autres thrillers psychologiques, c'est qu'il nous force à nous poser des questions.
Ici, la culpabilité de la meurtrière est atténuée du fait de son jeune âge au moment des funestes évènements.
En outre, il semblerait qu'elle ait vécu une enfance particulièrement difficile, avec un père extrêmement violent.
Et puis les évènements remontent à cinquante ans. Peut-on jamais pardonner à un meurtrier d'enfant ? Peut-il y avoir une date de prescription ?
"Aimeriez-vous que Sally McGowan habite juste à côté de chez vous ?"
Sincèrement ?
C'est à peine plus rassurant qu'un pédophile remis en liberté.
Il y a des gestes qui ne peuvent jamais être excusés, des secondes chances qu'on ne peut pas accorder tant elles paraissent inacceptables.
Et il faut de plus se mettre à la place de la famille de la victime. Parce qu'au final personne n'a été puni pour le meurtre du petit Robbie.
Sally McGowan a d'abord été envoyé dans un centre sécurisé où on lui a inculqué des valeurs, où des éducateurs ont lentement effacé les bases d'une enfance détruite. On lui a appris l'empathie, on lui a donné de nouveaux repères.
"Ils ne paient pas pour les horribles crimes qu'ils ont commis. Bien au contraire, ils reçoivent un traîtement de faveur qu'ils ne méritent pas."
A la suite de quoi le gouvernement lui a accordé l'anonymat, et la possibilité de tout recommencer ailleurs.
Mais incarner une nouvelle personne, devoir mentir constamment, ne jamais pouvoir se libérer d'un si lourd passé n'est-il pas une forme suffisante de punition en soi ?
"Elle a eu la chance d'échapper aux médias, contrairement à nous, les victimes, qui en avons subi les assauts quotidiens. Pourquoi a-t-elle le privilège d'avoir une vie privée ?"
Comment rendre une justice équitable dans de tels cas ?
L'affaire Sally McGowell fait bien sûr écho à la jeune et bien réelle Mary Bell, qui en 1968, la veille de ses onze ans, tuait un premier enfant de quatre ans.
Là encore sa folie meurtrière était liée à une enfance dévastée : Non seulement sa mère se prostituait mais la gamine elle-même devait satisfaire sexuellement certains clients.
Après douze années d'incarcération, les premières dans une institution pour jeunes délinquants, elle pourra recommencer sa vie sous un nouveau nom, protégée par l'anonymat.
Le parallèle est évident.
Qui incriminer ? Les principaux responsables sont les parents, mais on était dans les années soixante et ils n'ont tué personne, aussi atroce et irresponsable qu'ait pu être leur éducation.
Et à partir de quel âge devient-on assez responsable de ses actes pour être incarcéré à vie ? Quel châtiment sera jugé suffisant pour un jour envisager d'absoudre un meurtrier ?
Je suis sûr que les prisons américaines regorgent de psychopathes qui ont eu une enfance difficile. Ils n'en n'ont pas moins commis des actes monstrueux.
Et dans les rues trop souvent se retrouvent des tueurs libérés ne présentant soit disant plus aucun risque pour la société, jugement ô combien erroné parfois.
Sally McGowan a-t-elle été suffisamment punie ou la famille de la victime aurait-elle mérité une autre forme de justice afin de pouvoir faire son deuil d'un petit garçon en tout état de cause innocent ?
Mon reproche principal serait de dire qu'à ces questions complexes qui demandent beaucoup de subtilité dans leur approche, le choix de Lesley Kara a été de trancher dans le vif avec un final bien trop manichéen, presque contradictoire avec toutes les nuances grises qu'elle délivre sans son roman.
Mais la conclusion n'en demeure pas moins surprenante et réussie, après un roman suffisamment rythmé pour tenir en haleine le lecteur du début à la fin.
Grâce aux procédés habituels des thrillers de ce type : Petits secrets et gros mensonges, vie familiale, menaces, révélations progressives.
Un peu trop de personnages qu'on confond un peu au début mais au fur et à mesure on apprend à reconnaître les plus importants.
Un premier roman prometteur donc, au déroulé classique mais qui a le mérite de faire réfléchir aux conséquences inattendues que peuvent provoquer les ragots que l'on participe à répandre sans réfléchir.
Et qui oblige à s'interroger sur les enfants tueurs, sur la possibilité d'une réelle rédemption, sur la notion de justice rendue ou encore sur nos propres réactions en apprenant qu'un voisin aurait purgé une peine pour un crime abominable.
Quel serait alors notre regard ?
* * *
Quelques semaines plus tard, dans le petit village de Gouves ( Pas-de-Calais ).
- Eh Huguette comment vas-tu ? Tu veux rentrer boire une tasse de thé ?
- Salut Georgette. Avec plaisir ! Justement j'en ai une bien bonne à te raconter. T'sais qu'j'ai fini La rumeur hier ? Ben après j'suis allé voir sur l'ordinateur c'que les gens y'z'en avaient pensé.
- Ah oui ? C'est passé à la grand' librairie ?
- Attends, t'vas pas m'croire. Tu te souviens du jeune gars un peu bizarre habillé tout en noir à la fin des années 90 ? C'ti qui s'promenait tout le temps la nuit ? Eh ben il l'a lu aussi et il fait un avis sur la blogosphère. Il se fait appeler Antyryia.
- Oui Huguette, j'm'en rappelle bin. J'le trouvais bizarre, j'préférais changer d'trottoir quand j'le croisais çui-là.
- Oh si tu savais ! Il avoue même qu'il dormait dans un cercueil et qu'il sacrifiait des animaux, c'est écrit noir sur blanc de son propre aveu.
Forte de ces révélations, Georgette a enfin un autre sujet de conversation que le temps maussade et ses rhumatismes. Elle se confie à son médecin, à son facteur, à sa coiffeuse.
- Dans l'temps on avait un vrai voyou au village. Un fou dangereux qui dormait dans un cercueil et qui buvait le sang des animaux et aujourd'hui il se fait appeler Vampyryia. Il tient un blog où y raconte toutes les salop'ries qu'il a faites.
Denis, le facteur, affirme désormais à qui à qui veut l'entendre qu'enfant, il a vu un homme voler un bébé dans un landau et se transformer en chauve-souris en emmenant sa proie vers les Carpates.
Ravie de pouvoir faire la conversation, Mélanie révèle à ses clientes qu'on a enfin remis la main sur le monstre de Gouves qui a sévi à la fin du XXème siècle. Tout en colorant les cheveux, frisant, découpant, permanentant, bouclant et frisant, elle raconte comment le tueur s'est lui même trahi sur internet en diffusant des photos de ses victimes, de jeunes femmes égorgées et exsangues dont il buvait le sang.
Le docteur Clarisse s'empresse quant à elle de divulguer à tous ses patients qu'un ancien habitant de la commune était nécrophile et déterrait des cadavres encore frais pour en abuser.
"Peu importent qu'elles soient vraies ou fausses. Plus les rumeurs se répandent, plus elles gagnent en force."
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nadiouchka
  01 janvier 2021
Un mot qui fait peur : « La rumeur » et une question : la rumeur peut-elle tuer ?
« La rumeur » est un ouvrage de Lesley Kara, une auteure anglaise, dont c'est le premier roman. Il a été publié en 2020 aux éditions LES ESCALES.
Je préfère débuter par un éloge de Paula Hawkins : « Lesley Kara nous tient en haleine jusqu'à la dernière page de ce roman glaçant où règnent paranoïa, suspicion et accusations. » En effet, cela explique déjà bien le thème de ce livre pour lequel je vais donner mon ressenti avec ces quelques lignes.
L'histoire commence ainsi : « Ça recommence. (…) Je serai toujours une proie. »
« Ça commence par une rumeur. » Et le mot est lâché.
L'héroïne/narratrice, est Joanna, qui vit à Flinstead avec sa mère et son fils Alfie. le père, Michael, vit séparément mais il vient le plus souvent possible. Chacun leur indépendance.
Le type de rumeur qui court, est qu'une certaine Sally McGowan, qui aurait tué un enfant alors qu'elle même était toute jeune, aurait été exfiltrée avec sa mère, et vivrait justement, actuellement, à Flinstead sous une autre identité.
Joanna finit par se faire des amies en se rendant, sur les conseils de sa mère, dans un club de lecture et c'est là, que pour se faire valoir, elle parle malencontreusement de cette rumeur.
Les esprits s'échauffent vite – la curiosité aussi – les soupçons pour deviner qui est cette Sally sont nombreux – on en vient également à se méfier des plus proches et des connaissances.
L'ouvrage alterne avec le présent et des lettres écrites par on ne sait pas qui (à deviner). Quant à Michael, journaliste toujours à la chasse de révélations et désireux d'écrire un livre, revient chez Joanna car cette rumeur l'intéresse au plus haut point.
Qui hésite un tout petit peu ? Joanna car elle a peur de perdre son indépendance. Mais son amour pour Michael est le plus fort.
Qui est fou de joie ? Alfie bien sûr car cela lui permettrait de voir son papa tous les jours.
Qui est un peu perplexe ? La mère de Joanna mais elle la laisse libre de son choix.
Et qui sont super étonnées ? Les copines….
Là n'est pas le principal car Joanna va mener l'enquête sur cette présence cachée de Sally et les surprises vont aller bon train – des surprises oui, mais pas des bonnes – des rebondissements à n'en plus finir – une piste qui tombe à l'eau - du racisme – des moments dangereux et effrayants – de la psychologie à haut niveau – des tweets inquiétants dont l'un porte l'indication : « les rumeurs tuent », émis par une certaine SallyMcGowan - un personnage monstrueux….
«La rumeur » est passionnant de bout en bout : Paula Hawkins avait bien raison.
Juste un petit bémol pour moi, j'avais commencé à me douter assez tôt de la vérité (c'est mon petit truc), mais cela méritait une lecture jusqu'à la dernière ligne afin de bien reconstituer ce puzzle.
Une lecture qui m'a été proposée par « Lire et Sortir » ainsi que les éditions LES ESCALES. Je vous en remercie infiniment.
*****
Nota : Mes voeux les meilleurs pour cette année 2021, et que notre collaboration continue...
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celine85
  30 mars 2020
Tout part d'une rumeur : Sally McGowan, une célèbre tueuse d'enfants habite à Flinstead sous une nouvelle identité. Elle aurait assassiné un petit garçon dans les années soixante alors qu'elle n'avait que 10 ans en lui enfonçant un couteau de cuisine en plein coeur. Même si son intention n'était pas celle-ci, Joanna a fait prendre de l'ampleur à cette rumeur en la colportant. Elle va suspecter tout le monde et va décider d'enquêter pour découvrir la vérité qui va bouleverser sa vie.
Un roman qui nous permet de nous poser des questions : était-elle vraiment coupable ? Avait-elle conscience de son geste à 10 ans ? N'a-t-elle pas le droit de vivre tranquillement après toutes ces années ? Pourquoi remettre cette histoire en avant ?...
Il nous interroge sur notre rôle à colporter des rumeurs, sur le choix de taire un secret et les conséquences des révélations, sur l'idée de vengeance…
Au delà de toutes ces réflexions, cette histoire reste « classique ». Tout s'enchaine sans surprise.
Publication le 23 janvier 2020 aux éditions Les escales
#LaRumeur #NetGalleyFrance
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missmolko1
  03 août 2019
The rumour m'a tapé dans l'oeil et j'attendais sa sortie en paperback avec impatience. J'ai passé un bon moment de lecture malgré une fin assez prévisible.
Joanna vit avec son fils dans une petite ville côtière d'Angleterre. A la sortie de l'école, elle entend une rumeur : une ancienne meurtrière vivrait dans la ville sous une nouvelle identité. Si au départ, elle ne prête pas d'attention à ce ragot, naïvement, elle va répandre le message très rapidement à ses risques et périls.
J'ai beaucoup aimé le suspense et la tension qui monte progressivement. On se met peu à peu, tout comme notre héroïne, à soupçonner tout le monde et le roman est habilement construit. Malheureusement, j'avais deviné la fin dès les premières pages. Mais cela n'a en rien gâché ma lecture et je dois dire que j'ai passé un très bon moment. On tourne les pages à toute vitesse et le personnage de Joanna est terriblement attachant.
C'était la première fois que je lisais un roman de cette auteure et je pense que je renouvellerai l'expérience car j'ai aimé son style. Mon édition de ce roman contient les premières pages de son futur roman à paraitre et cela me rend déjà curieuse.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   30 mars 2020
Les rumeurs sont comme des graines dispersées aux quatre vents. Il est impossible de prédire où elles termineront leur course, mais s’il y a bien une certitude, c’est qu’elles finiront par atterrir quelque part. Elles s’insinueront dans les endroits les plus insoupçonnables. Dans la moindre faille et la moindre fissure. S’enracinant au plus profond des éléments. Tenant bon. Peu importe qu’elles soient vraies ou fausses. Plus les rumeurs se répandent, plus elles gagnent en force. Telles des racines profondément ancrées dans le sol, rien ne peut les arracher à la terre.
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missmolko1missmolko1   31 juillet 2019
One casual remark. One whispered confidence. That's all it takes to set the wheels in motion and change the course of a life. Once, some poor woman they thought was me was driven out of her home. She lost her job, her reputation, her peace of mind. Ended up throwing herself in front of a high-speed train.
I often think about that woman, that stranger, how our lives are now inextricably bound. And I ask myself, who is to blame for her death? The rumour-mongers for spreading the lies? Or me, for being the monster in the first place?
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namelessnameless   30 mars 2020
C’est toujours la même chose : quand je vais dans une petite boutique, je me sens obligée d’acheter quelque chose, comme si la morale m’imposait de soutenir les commerces de proximité.
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namelessnameless   30 mars 2020
Tout était si différent à l’époque, nous a-t-elle confié. Nous vivions dans un autre monde, un monde où les enfants jouaient dans la rue.
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brinvilliersbrinvilliers   07 juillet 2020
J'essaye de déglutir, mais ma bouche est trop sèche. J'appuie sur la photo pour l'agrandir. Il ne s'agit pas d'une photo mais d'un dessin d'une femme tenant un doigt devant sa bouche. - le geste classique pour illustrer le secret. Mon cœur bat si vite que j'arrive à peine à déchiffrer le seul et unique tweet posté sur le compte. Les rumeurs tuent.
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