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ISBN : 2226435891
Éditeur : Albin Michel (30/01/2019)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Le Diable peut avoir de nombreux visages. Et s'il avait le vôtre ?

Le corps martyrisé d'un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l'un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l'équipe locale de baseball, professeur d'anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses d'ADN ne laissent aucun doute. Dossier class... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  10 février 2019
Voilà comme je les aime les Stephen King. J'ai retrouvé mon auteur fétiche avec ce roman.
Il est au paroxysme de son talent pour moi . Je suis bluffée parce que le Maître fait d'une histoire basique ( j'appelle basique le viol d'un enfant par son entraineur) une histoire prenante, addictive et extraordinaire. On part franchement de loin parce que c'est du déjà vu , et revu, mais au final on sait se fait happer. L'écriture du King fait le job et nous emmène vers d'autres horizons.
Logiquement tout lecteur devrait détester ce pédophile, mais l'auteur fait que ce ne soit pas le cas… et c'est là que réside une partie du talent de Stephen.

Et puis le Maître n'a pas dérogé a son habitude… avec ces petits clins d'oeil a ses autres oeuvres… Dans ce roman le clin d'oeil est énorme.. pour mon plus grand plaisir car j'ai adoré l'idée et puis il faut avouer que la surprise a été admirablement bien gardée (par un mot sur la quatrième de couverture)…. mais bon je n'en dirais pas plus ça gâcherais le plaisir des futurs lecteurs… une énorme cerise sur le gâteau pour moi en tout cas.
Et puis j'ai aussi beaucoup apprécier les subtilités des "piques" faites à Trump. Stephen King ne cache pas son grand attachement au président américains...et ça se voit.. j'avoue une fois encore pour mon plus grand plaisir !

Bref je suis complètement conquise par ce roman, j'ai retrouvé le plaisir de lire du King, du grand King.
Je finirais par parler de la couverture du roman. je suis toujours très attachée aux couvertures des romans du Maître qui sont en général magnifiques.. mais il faut avouer que cette fois-ci elle est particulièrement moche. Mais le talent de packaging des éditions Albin Michel a encore une fois démontré son énorme talent...car si la couverture est moche , elle réussit quand même a frapper le lecteur car elle est dérangeante à la fois par son graphisme et sa texture…. un tour de force réussi pour moi aussi de ce côté là!
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kuroineko
  04 février 2019
A peine sur la table du libraire, déjà entre mes mains avides de commencer le dernier bébé monstrueux de Maître King... sauf qu'il me restait deux livres à lire impérativement avant. Qu'à cela ne tienne, il n'y a pas le feu au lac.
Après son mitigé Sleeping Beauties signé à quatre mains avec son fils Owen l'an dernier, je me demandais ce qu'allait me réserver L'outsider. le point de départ à de quoi laisser l'amateur cartésien d'enquêtes plus que perplexe. En effet, un enfant de onze ans a été massacré de la plus abominable des manières et tout (empreintes, ADN et témoignages oculaires fiables) accuse un homme au-dessus de tout soupçon, entraîneur sportif bénévole et prof d'anglais respecté de toute la ville. Arrêté avec fracas, celui-ci, secondé par son avocat, présente un alibi en béton armé. Quid? Ubiquité? Manipulation? L'inspecteur Ralph Anderson se sent, à juste titre, de plus en plus mal à l'aise dans cette enquête où des éléments qui semblent coller laissent pourtant des interstices infimes. Et, dommage pour lui, ça n'est que le début.
L'outsider s'apparente plus à un thriller fantastique dans la lignée de la trilogie Bill Hodges, que du roman d'horreur comme Ça, tel que le mentionne un avis journalistique en quatrième de couverture. D'ailleurs, mieux vaut avoir lu Mr Mercedes, Carnets noirs et Fin de ronde avant L'outsider sous peine de connaître des révélations sur la trilogie.
Si cette intrigue n'est pas forcément la plus originale de l'auteur, il faut lui reconnaître son aisance dans la conduite de son histoire. Pas de Maine cette fois-ci mais des allers-retours entre l'Oklahoma et le Texas. Ça dépayse un brin. Les personnages principaux, notamment Ralph Anderson, sont plutôt attachants et bien campés. J'ai beaucoup apprécié aussi le lieutenant Yunel Sablo, fort sympathique et à l'esprit très ouvert.
Question suspense, quelques scènes bien tendues permettent des cours d'apnée en accéléré. Mais le roman ne fait pas peur, si ce n'est l'hystérie et la folie collectives qui peuvent s'emparer d'une foule apeurée et en colère. Là oui, il y a de quoi frémir face à la réaction du tout émotionnel en l'absence de tout raisonnement pondéré.
Les 570 pages du roman ont vite fondu comme neige au soleil avec l'envie de connaître le fin mot de cette histoire a priori impossible. Comme le disait ce bon vieux Sherlock Holmes, lorsque toutes les hypothèses raisonnables sont épuisées, force est de se diriger vers la dernière, aussi improbable soit-elle. A soixante-douze ans, Stephen King manie toujours aussi bien l'art et la manière de raconter ses histoires et de planter ses personnages de façon à donner l'impression qu'on pourrait les rencontrer au coin de la rue. Puisse-t-il poursuivre encore à nous enchanter et nous faire frissonner un long moment!
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plume2fer
  31 janvier 2019
Mercredi matin, la nature nous offrait un tapis blanc recouvrant nos voitures, le gazon de nos jardins et les bancs de nos parcs.
Ce jour-là j'étais de repos.
Ce jour-là, sortait le dernier roman de Stephen King, l'Outsider.
Je fis son achat dans un Relay de la gare de Lille, aux environs de sept heures. La gare était sombre, les trains couverts de neige, et les visages étaient silencieux de fatigue.
Dans l'optique de m'abreuver de café, Je m'installai à une table d'un fast-food bien connu, dont la couleur du logo est l'une des clés du livre que je tiens entre mes mains.
Un livre épais et lourd, aux pages trop remplies.
Je ne suis plus dans une gare, je n'entends plus les annonces monocordes des haut-parleurs, informant des retards occasionnés par des conditions météorologique exceptionnelles.
Je suis dans le parc de Flint City et découvre un enfant dénué de vie, violé et partiellement dévoré.
Je suis sur un terrain de base-ball écrasé de chaleur et assiste à l'arrestation du coach Terry, mêlant ma stupeur à celle des spectateurs.
Stephen King m'a aspiré dans son oeuvre, et je ne savais pas encore qu'il me faudrait plus d'une quinzaine d'heures pour en venir à bout.
Le roman est scindé en deux parties.
La première, qui traite logiquement de la découverte des personnages et de l'intrigue, bien que savoureuse m'a semblé interminable.
On y découvre une enquête, passionnante et bien travaillée, aucun doute sur ce point. Plus les pages passent et plus l'incompréhension s'installe, pour notre plus grand plaisir.
L'inspecteur Ralph Anderson et ses camarades se livrent à un véritable casse-tête digne des plus grands thrillers.
Les descriptions sont longues, mais ont le mérite de nous garder au plus près de l'univers de l'auteur, qui nous plonge avec talent dans la culture américaine.
L'ambiance est lourde et la colère des habitants de Flint City menace d'éclater comme un orage dévastateur. Alors que certains esprits s'échauffent, d'autres s'inquiètent et pleurent.
Le tout, contenu par une narration finement maîtrisée
Ma seule gêne fut que l'auteur prit tout son temps, comme si c'était une ressource inépuisable. Une vieille habitude dont il semble ne plus vouloir se débarrasser.
Alors que je commençai à m'agacer de la lenteur du récit, rendant mon oeil paresseux, enfin, le maître du fantasque et de l'horreur se dévoilait.
Enfin, un personnage nommé Holly venait dépoussiérer l'enquête de son oeil nouveau, enfin, l'inacceptable évidence se mêlait à la réalité des faits.
Et enfin, l'Outsider devenait à la hauteur de la réputation de son créateur.
Heureusement, la longueur du récit permet assez de surprises et de surnaturel pour ne pas rester sur sa faim.
Je n'ai alors plus rien à vous écrire, sauf pour vous conseiller de savourer ce livre, en vous armant de patience.
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gruz
  12 février 2019
Ça fait bien longtemps que Stephen King n'est plus un outsider, mais le Maître incontesté des romans de (mauvais) genre. Des genres, tant il est bien davantage que l'auteur a qui on colle cette étiquette de spécialiste de l‘horreur, passant avec bonheur d'un style à l'autre.
L'outsider est une sorte de chaînon manquant entre certaines de ses productions récentes et d'autres plus anciennes, un mix de naturel et de surnaturel.
Un début d'intrigue qui peut s'apparenter à ce qu'il proposait avec Mr. Mercedes. Une ambiance polar, une vraie. Et sacrément prenante, preuve que même dans la construction d'une enquête, il est capable de tenir tête aux meilleurs auteurs de polars et de thrillers.
Ce qui est assez exceptionnel avec ce roman c'est qu'il a tout pour contenter les anciens fans de l'écrivain tout comme les plus récents, et qu'il a les qualités pour en toucher de nouveaux. C'est même un livre idéal pour découvrir le King, plus de quarante ans après ses débuts !
La première moitié est une plongée dans une enquête qui semble commencer classiquement, pour devenir particulièrement addictive rapidement, tant l'intrigue est inattendue sous couvert de classicisme. Chez King, rien n'est jamais vraiment ce qu'il semble être…
Quant à la deuxième partie, elle accentue la tension et nous plonge dans des méandres bien plus sombres et étranges.
J'ai beau être un immense admirateur du Maître, je n'en ai pas moins un oeil critique. Assez étrangement, son précédent roman Sleeping Beauties m'était littéralement tombé des mains, malgré un sujet très intéressant.
Autant dire que chaque nouvelle lecture est une surprise, même après tant d'années de vie commune. le cru 2019 est, lui, totalement à mon goût.
Stephen King s'amuse d'ailleurs avec cette manière de mélanger ses époques. le roman débute un peu comme son tout premier livre, Carrie, avec des extraits de documents officiels (les interrogatoires), amusant clin d'oeil. Il continue en faisant un lien avec la trilogie Mercedes (Mr. Mercedes / Carnets noirs / Fin de ronde) qui ravira ceux qui l'ont lue, sans déranger pour autant ceux qui ne l'ont pas fait (à tort, il va falloir vous rattraper !).
L'outsider est un modèle du (des) genre(s), à la construction aussi solide que surprenante, aux personnages attachants comme seul Stephen King sait les proposer, et à l'intrigue qui a de quoi ravir tous les lecteurs. Ce n'est pas loin d'être ce qui s'apparente à un exploit, parce que l'émotion est bel et bien là !
Lien : https://gruznamur.com/2019/0..
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LiliGalipette
  17 février 2019
Le corps du jeune Frankie Peterson est retrouvé partiellement dévoré et souillé. Tout accuse Terry Maitland, l'entraîneur de baseball. « Il n'a pas une tête de monstre, hein ? / C'est rarement le cas. » (p. 57) Pour Ralph Anderson, policier en charge de l'enquête, l'arrestation du coach aurait dû être le premier pas d'une résolution judiciaire rapide. Cependant, les preuves se contredisent : d'interrogatoires en analyses, d'alibis en dépositions, la certitude fait place au doute. Et voilà que l'enquête prend un tournant inattendu, entraînant la mort de nombreux innocents. Devant l'ampleur du drame et du mystère, Ralph est perdu. « J'ai déjà commis des erreurs dans ma carrière, mais pas aussi graves. C'est comme si j'étais devenu aveugle. » (p. 134) Peu à peu, il devient évident que le vrai coupable n'a pas été appréhendé et qu'il n'en est pas à son coup d'essai. « Il se peut qu'on résolve cette affaire, [...], mais je ne sais pas si on aimera ce qu'on risque de découvrir. On s'engage dans une forêt profonde. » (p. 316) Avec l'avocat de la famille Maitland et Holly Gibney (lisez Mr Mercedes, Carnets noirs et Fin de ronde), Ralph Anderson se lance dans une enquête tortueuse où chaque nouvel élément est plus improbable que le précédent. « Cet inconnu, je veux que vous le trouviez. Ne le laissez pas s'échapper uniquement parce que vous ne croyez pas à son existence. » (p. 505)
Avec ce roman autrement plus abouti que son précédent, Sleeping Beauties, Stephen King ajoute un nouveau monstre à sa collection déjà bien fournie. D'une certaine façon, il n'en finit pas d'explorer la figure du vampire, depuis Salem et Docteur Sleep. Les quelque 700 pages du roman se dévorent. Cela tient à la brièveté des chapitres, au dynamisme des échanges et à la variété narrative : on passe tantôt d'un dialogue à un interrogatoire, tantôt d'une description à un rapport médicolégal. Et tout s'enchaîne très bien. Sans réussir à mettre le doigt sur ce qui fonde cette intuition, j'ai le sentiment que L'outsider ouvre une suite, soit pour Ralph Anderson, soit pour Holly Gibney. Je serais assez étonnée que Stephen King s'en tienne là avec la créature qu'il a tiré du folklore latino-américain.
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critiques presse (1)
LeMonde   18 février 2019
Ce nouveau roman, un drame abject, est une touche supplémentaire au portrait de l’Amérique que King dessine depuis presque soixante livres et presque autant d’années.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
StockardStockard   21 février 2019
Holly regarda ses mains. Ses ongles n'étaient pas vernis, mais impeccables. Elle avait cessé de les ronger, comme elle avait cessé de fumer. Elle s'était débarrassée de cette habitude. Parfois, elle songeait que son pèlerinage vers ce qui se rapprochait le plus de la stabilité émotionnelle (sans aller jusqu'à parler de santé mentale) avait été marqué par l'abandon systématique de ses mauvaises habitudes. Elle avait eu du mal à s'en séparer. C'étaient ses amies.
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SerialThrillersSerialThrillers   23 février 2019
Les rêves, c'est ce qui permet d'entrer en contact avec le monde invisible.
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SerialThrillersSerialThrillers   23 février 2019
Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
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Amnezik666Amnezik666   20 février 2019
Le temps avait passé, et sans doute guérissait-il toutes les blessures, mais bon sang, certaines cicatrisaient trop lentement. Et la différence entre j’ai et j’avais ressemblait à un gouffre.
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StockardStockard   18 février 2019
Jeannie devait prendre sur elle pour ne pas hurler. Elle avait l'impression d'être prisonnière d'un de ces films d'horreur ridicules où personne ne croit l'héroïne quand elle affirme que Jason ou Freddy ou Michael Myers est revenu.
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Videos de Stephen King (130) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stephen King
Révélation ! Bad Man signe l?entrée fracassante de Dathan Auerbach dans l?arène des maîtres du suspense et de l?angoisse en successeur de Stephen King.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/2UFNbvy Existe en numérique : https://bit.ly/2Bj0gDK
EN LIBRAIRIE LE 21 FÉVRIER.
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On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l?espoir n?est plus permis.
Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l?affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride.
Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s?est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n?a jamais cessé ses recherches.
Recruté en tant que magasinier de nuit dans le supermarché même où Eric a disparu, Ben sent que les lieux ont quelque chose à lui révéler. Quelqu?un sait où est son frère, une personne qui prend un malin plaisir à se jouer de lui. Qui ? le directeur qui n?a jamais collaboré à l?enquête ? Ses collègues auxquels il a accordé trop vite sa confiance ? Mais il y a plus que ça, une présence impalpable, diffuse, qui brouille ses pensées? Qui est ce bad man dont l?ombre inquiétante plane sur la ville ?
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