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André Maugé (Traducteur)
EAN : 9782253932291
252 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (25/01/1995)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Ce livre n'est pas un manuel de chimie : ma présomption ne va pas aussi loin
(.) Ce n'est même pas une autobiographie, sinon dans les limites partielles et symboliques où tout écrit, plus, toute oeuvre humaine, est autobiographique, mais d'une certaine façon, c'est bien une histoire. C'est ou cela aurait voulu être, une micro histoire, l'histoire d'un métier et de ses défaites, victoires et misères, telle que chacun désire la raconter lorsqu'il sent près de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Unhomosapiens
  02 août 2018
Je crois avoir lu la plupart des livres de Primo Levi. Outre son incontournable témoignage sur la Shoah, son style en fait également un des plus grands écrivains italiens de l'après-guerre. La construction de ce récit en est la preuve. Chimiste de profession,il décomposera son livre en chapitres correspondant à des éléments chimiques, en adéquation avec les différentes parties de sa vie. Ces deux constituants ayant comme toujours pour fond la Shoah puisqu'il s'agit de son vécu.
On notera, si je me souviens bien, deux chapitres de pure fiction intercalés dans le corps du livre, comme une respiration nécessaire à la tragédie bien réelle de sa vie. On sent bien que la chimie était sa véritable passion, manipulant les éléments de la table de Mendeleiev comme un enfant. Il joue avec les atomes et les molécules comme si, de tout façon, le déterminisme de son destin était déjà acquis. Ce qui doit arriver arrivera ! On ne lutte pas contre les lois de la chimie, ni celles de l'Histoire.
Levi est un conteur hors pair. Il déroule les moments de son existence comme un long fleuve tranquille, prenant ainsi le contre pied de la tragédie historique qu'il a vécu. le tourbillon de l'Histoire semble n'être que la toile de fond de son existence, alors qu'il en constitue, dans toute son épaisseur et sa noirceur le dramatique noyau. On ne sort pas d'Auschwitz !
Ce livre, mérite autant d'être lu que ceux qui ont fait sa renommé comme « si c'est un homme » ou « La trêve ».
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araucaria
  05 mars 2014
Livre un peu trop technique à mon goût, un peu trop axé sur la chimie. Mais cependant je le trouve bien écrit. J'aime particulièrement les pages où Primo Levi y parle de sa vie en camps de concentration et de ses rapports avec ses origines juives ou avec le nazisme. Texte de qualité, même si je préfère de loin "Si c'est un homme" ou "La trêve".
Lien : http://araucaria20six.fr/
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FredMartineau
  21 octobre 2015
Le destin hors du commun de Primo Levi, qui survécut aux atrocités de la Seconde Guerre mondiale et trouva la force de s'y replonger pour témoigner m'avait incité, il y a longtemps déjà, à parcourir ses réflexions, sur l'homme, sa folie destructrice et ce Dieu qui a permis Auschwitz et les camps. Au détour d'un marché aux puces, pour la faramineuse somme de 0,30 centime d'euro, j'ai acheté cet opus, confiant dans la nature du contenu, rassuré par la présence du nom de l'auteur. Si l'écriture ne déçoit pas, la construction du livre peut déstabiliser un peu. Ni un roman, ni une autobiographie, même si sa vie d'étudiant puis de jeune chimiste sert de fondations, le système périodique ressemble plus à un recueil de nouvelles, plutôt d'historiettes au fil directeur trempé dans le fameux tableau de Mendeleïev. Quelques éléments au coeur de l'aventure humaine parsèment l'ouvrage de souvenirs, de principes chimiques, de digressions analogiques entre la matière et l'esprit.
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NMTB
  29 août 2019
Un petit livre à caractère autobiographique. Chacun des vingt-et-un chapitres a pour titre un élément chimique : Argon, Hydrogène, Zinc, etc., et ils racontent différents épisodes de la vie de Primo Levi dans un ordre chronologique. D'une manière générale, « Le système périodique » est orienté vers la vocation de chimiste de l'auteur. Vocation manifestée par la volonté d'aller au fond des choses, au coeur de la matière et de la vie, dans une quête de vérité.
Loin d'être aussi pesant que « Si c'est un homme », ce livre montre peut-être davantage quelques qualités littéraires de Primo Levi, avec un vrai sens de l'invention, de la narration (ne serait-ce que pour conter l'histoire passionnante d'un atome), des restitutions de petites légendes familiales, de petites fables qui enchantent le quotidien, quelques chapitres sont même d'anciennes fictions qui se passent dans des mondes imaginaires. Un seul chapitre est consacré à son incarcération à Auschwitz.
Pourtant, dans cette vie de scientifique, où un béotien comme moi apprend au passage pas mal de choses sur les propriétés chimiques, Auschwitz reste un évènement capital. Dans l'avant-dernier chapitre il est question du jugement des Allemands, pas seulement les nazis, mais aussi ceux qui ont portés passivement Hitler au pouvoir. Primo Levi rencontre quelques années après la guerre un Allemand (adhérent au nazisme mais pas du genre à commettre des horreurs), qu'il avait connu à Auschwitz, « ni infâme, ni héros ». Il écrit toute sa méfiance envers lui et met chacun devant ses responsabilités : « Je reconnaissais que nous ne naissons pas tous héros, et qu'un monde où tous seraient comme lui, c'est-à-dire honnêtes et désarmés, serait supportable, mais c'est un monde irréel. Dans le monde réel, les hommes armés existent, ils construisent Auschwitz, et les honnêtes et les désarmés aplanissent leur voie ; c'est pourquoi chaque Allemand, plus, chaque homme, doit répondre d'Auschwitz, et qu'après Auschwitz il n'est plus permis d'être sans armes. »
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fanfan50
  16 mai 2017
Primo Levi a fait une série de brèves nouvelles tournant autour de la chimie. Il était lui-même chimiste avant la deuxième guerre mondiale puis dénoncé en tant que juif, il fut déporté mais est revenu chez lui à la libération et cela, il l'a très mal vécu : que lui, s'en soit sorti de cet enfer alors que tant d'autres ont péri. Il a témoigné dans son beau livre Si c'est un homme.
Ce recueil de 21 petites nouvelles nommées tout à tour Argon, Hydrogène, Zinc, Fer, Potassium, Nickel, Plomb, Mercure, Phosphore, Or, Cérium, Chrome, Soufre, Titane, Arsenic, Azote, Etain, Uranium, Argent, Vanadium, Carbone sont d'un intérêt très inégal et j'ai eu du mal à en venir à bout, les dernières me paraissant vraiment sans intérêt.
Je ne me souviens vraiment que de trois nouvelles :
- Plomb qui narre l'histoire d'un chercheur de gisement de plomb nommé Rodmund, plomb qu'il arrive à transformer en or, le rêve de tout alchimiste.
- Mercure car c'est très bizarre. C'est un militaire qui habite sur une île depuis 14 ans avec son épouse Maggie. Chaque année, la baleinière de Burton passait pour leur apporter des vivres. Puis Burton a débarqué deux Hollandais : Willem et Hendrick. Et puis, un bâtiment s'étant fracassé sur des récifs tout près d'eux, ils ont trouvé deux naufragés italiens, Gaetano d'Amalfi et Andrea de Noli. le problème fut qu'une seule femme pour cinq hommes ! Vous devinez la suite.
- Phosphore qui est en partie autobiographie : un jeune chimiste est engagé pour travailler sur la recherche d'un remède par voie orale contre le diabète. le directeur de l'usine est très strict et tout est contrôlé. Il y retrouve une camarade d'université, Giulia Vineis et cela commence à devenir intéressant !
Donc quelques nouvelles ressortent du lot mais le reste n'a pas grand intérêt. Un peu déçue mais je comprends qu'il ait eu besoin d'écrire. Trop de choses sont restées bloquées en lui pendant toute la durée de son enfermement en camp.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   04 mars 2014
(Mais) j'étais rentré de la déportation depuis trois mois, et je vivais mal. Ce que j'avais vu et souffert brûlait en moi, je me sentais plus proche des morts que des vivants, et coupable d'être homme, car les hommes avaient édifié Auschwitz, et Auschwitz avait englouti des millions d'êtres humains, et beaucoup de mes amis, et une femme qui était toujours dans mon coeur. Il me semblait que je me purifierais en racontant, et je me sentais pareil au vieux marin de Coleridge qui saisit par la manche, dans la rue, les gens conviés à des noces pour leur infliger son histoire de malédiction.
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araucariaaraucaria   27 février 2014
Sandro était Sandro Delmastro, le premier tué du commandement militaire piémontais du Parti d'Action. Après quelques mois de vive tension, en avril 1944, il fut capturé par les fascistes, ne se soumit pas et tenta de s'évader de la maison du fascio de Cunéo. Il fut tué d'une décharge de mitraillette dans la nuque par un monstrueux bourreau-enfant, un de ces misérables sicaires de quinze ans que la république de Salo avait recrutés dans les maisons de correction. Son corps resta longtemps abandonné au milieu de l'avenue, car les fascistes avaient interdit à la population de lui donner une sépulture.
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araucariaaraucaria   26 février 2014
Mon père, tous les dimanches matin, me menait à pied visiter grand-mère Malia; nous parcourions lentement la via Po, et lui s'arrêtait pour caresser tous les chats, flairer toutes les truffes et feuilleter tous les livres d'occasion. Mon père était l'ingené, aux poches toujours gonflées de livres...
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araucariaaraucaria   05 mars 2014
Dans le monde réel, les hommes armés existent, ils construisent Auschwitz, et les honnêtes et les désarmés aplanissent leur voie; c'est pourquoi chaque allemand, plus, chaque homme, doit répondre d'Auschwitz, et qu'après Auschwitz il n'est plus permis d'être sans armes.
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fanfan50fanfan50   16 mai 2017
et que la fille aux yeux gris ne me déplaisait pas, bien qu'elle fût beaucoup plus jeune que moi ; elle me donnait même une impression de gaieté et de légèreté, comme un chatouillis, et me faisait venir à l'esprit l'idée de l'attraper au vol comme un papillon. Aussi lui ai-je demandé comment elle s'appelait, puis je me suis demandé à moi-même, à haute voix et en présence des témoins : "Caporal Daniel K. Abrahams, veux-tu prendre pour épouse Rebecca Johnson, ici présente ? Je me suis répondu "Oui", et comme la fille aussi était d'accord, nous nous sommes mariés. (page 119 - Mercure)
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Videos de Primo Levi (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Primo Levi
"Tout le monde était l'ennemi de l'autre." Rescapé d'Auschwitz, l'écrivain et chimiste Primo Levi raconte en 1972 le quotidien du camp de concentration de Monowitz, dans lequel il a été déporté en 1944.
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C'est un roman.
C'est un recueil de nouvelles.
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