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Louis Postif (Traducteur)
EAN : 9782859408374
160 pages
Éditeur : Phébus (12/06/2002)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Le monde préhistorique aura inspiré au tournant du siècle passé, deux romans que tous ceux qui les ont lus s'accordent à qualifier d'inoubliables : La Guerre du feu de Rosny aîné (1911)... et Avant Adam de Jack London, publié quatre ans plus tôt.

La simple idée de résumer une saison entière, de l'histoire de l'humanité (les 20 000 ans du Paléolithique supérieur) sous la forme d'une fiction de moins de deux cents pages excitait London au plus haut poin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  28 juin 2018
Parmi les domaines qui stimulent le plus l'imagination humaine, la Préhistoire se trouve en bonne place. Période presque aussi inconnue que le futur, il n'est donc pas étonnant qu'elle ait inspiré plusieurs auteurs parmi lesquels Jack London, qu'après avoir découvert auteur fantastique avec l'excellente "Peste écarlate", je retrouve ici avec plaisir.
Un plaisir toutefois moins franc même si le style et le rythme sont bien au rendez-vous.
Deux dimensions temporelles dans ce roman introduit par un narrateur contemporain de l'auteur qui explique être depuis l'enfance sujet de rêves prégnants qui le transportent dans la peau de son ancêtre primitif : mi-homme des cavernes, mi-primate, Longue-Dent nous décrit les us et coutumes de la horde simiesque à laquelle il appartient, ainsi que son évolution affective et sociétale.
"Avant-Adam" est donc avant tout un récit fantastique et un roman d'aventures qui réjouira tous les amateurs d'action et de science-fiction. Assez court et bien séquencé en courts chapitres, il se lit rapidement et facilement et les descriptions de l'auteur suffisent à bien planter le décor et les protagonistes. C'est également un texte accessible aux jeunes lecteurs.
Par conséquent, si j'ai été moins transportée que par d'autres romans de London, cela tient davantage à mon peu d'appétence pour la paléontologie qu'à l'oeuvre en elle-même. Ce que je retiens surtout de cette lecture, c'est l'incroyable diversité du champ d'écriture de l'auteur qui n'a pas fini de me surprendre, j'en suis certaine.

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge XIXème siècle 2018
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petch
  16 février 2015
London a tellement écrit qu'à moins d'être un inconditionnel on tombe toujours sur des livres que l'on ne connait pas. Les éditions Libretto ont ainsi sorti nombre de ses textes courts, tel ce « Avant Adam », que l'on dévore d'une traite tellement c'est efficace et bien écrit. Publié en 1907, quatre ans avant le best-seller de J.H. Rosny Aîné, London raconte sur 140 pages les tribulations d'un ancêtre lointain, plus tout à fait singe, mais pas encore entièrement homme. Jack London a toujours été fasciné par les avancées scientifiques de son temps, en particulier le Darwinisme et les théories de l'évolution. Passé le pied de nez du titre aux anti-darwiniens de tout poil, il s'appuie sur les connaissances en la matière du début du XXème siècle pour laisser travailler son imagination et raconter les péripéties quotidiennes de cet ancêtre lointain.
Jack London fait encore une fois preuve de clairvoyance en décrivant des situations qui ne seront confirmées que plusieurs décennies après. Cet exploit littéraire est d'ailleurs mis en avant dans une préface d'Yves Coppens, qui souligne une fois de plus l'aspect visionnaire des écrits de London : « On ne peut s'empêcher de penser à ce que serait la richesse de son imagination aujourd'hui avec tout ce que nous connaissons désormais ».
Enfin, et ce n'est pas le moins important, London donne comme à l'accoutumée une connotation politique et sociale à son texte : la loi du plus fort, la soumission et la lâcheté des plus faibles, les guerres de territoire, le machisme,… Tout cela va bien au-delà du petit monde préhistorique décrit dans ces pages, et prend par instants une résonance terriblement actuelle.
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Allantvers
  16 janvier 2018
Plongée dans la préhistoire, au coeur de la vie des tous premiers hommes, ceux d'avant Sapiens et l'homme des cavernes. : Jack London nous livre là un roman trépidant sur une horde de proto-humains aux prises avec leur environnement tant hostile que nourricier.
Une histoire qui ravira les enfants tout autant que l'inconditionnelle admiratrice que je suis de l'auteur aux mille facettes, émoustillée que je suis d'entrevoir ici l'une des plus velues, à défaut d'être séduisante ;-)
Voilà en effet un sujet qui ne me surprend pas de la part de ce bel animal de Jack, qui n'hésite pas à creuser au plus profond des origines de l'homme et le fait en virtuose ! Ce narrateur qui ouvre le livre en expliquant que souvent dans ses rêves il revit les sensations et expériences de la première humanité, on croirait que c'est lui, Jack, qui ressent au plus profond de son être la faim, la chasse, la violence, la course de branche et branche et le jeu primitif d'avant le feu et la parole.
Plongée donc dans le cerveau reptilien du plus animal des écrivains américains, cerveau reptilien dans lequel on voit déjà poindre le boxeur, le bagarreur, l'aventurier, le découvreur, l'amant, l'ami et le citoyen hors du commun qu'il deviendra d'innombrables générations plus tard.

Challenge XIXème siècle 2018
Challenge Multi-défis 20148
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Tinaju
  16 juin 2020
Jack London nous dépeint la vie d'une troupe d'hominidés à l'époque préhistorique. Ces êtres ne vivent plus tout à fait dans les arbres bien qu'ils y retournent volontiers. Ils n'ont pas encore développer de système de langage, alors imaginez l'exercice périlleux dans lequel s'est lancé l'auteur. Et bien sur, il s'en sort à merveille.
Bien entendu, l'écriture de London est toujours au top et il sait nous raconter cette histoire avec passion.
Bref, j'ai passé un excellent moment.
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aouatef79
  21 juillet 2015
Avant Adam est un roman de Jack London, publié en 1907. Un homme de notre
temps, un contemporain, rêve, mais ce rêve est la vie d' un de nos lointains an-
-cêtres du Paléolitique supérieur( ère historique très lointaine ), un jeune adoles-
-cent préhistorique, chassé du nid par un mâle dominant. Ceci contraint, le jeune
à l' exil. Selon les circonstances, il est tantôt chasseur, tantôt gibier, dort aux plus
haut des arbres ou dans les failles rocheuses inaccessibles aux grands fauves .
IL connaîtra l' amour et découvrira l' amitié, l' exil, le froid et la loi du clan .Avec
ce texte, on observe ce monde sans pitié pour les faibles et où ne survivent que
les plus forts .Ce récit a une connotation politique et sociale où s' exerce la loi du
fort. Restent pour les faibles la soumission et la lâcheté, les guerres de territoires
le machisme. On le remarque, ce livre publié en 1907 a une résonance terrible-
-ment actuelle .
On remarque, aussi, que Jack London comme La Fontaine avec Les Fables ,
recourt aux animaux, aux arbres, la neige, à la nature d' une façon générale
et les fait parler pour nous montrer les vices et les tares d' une société. Lui, il
connaît bien la société américaine, et le pays qui s' est fondé par la violence
sur les Indiens parqués dans des réserves . Dans le monde d' aujourd' hui on
voit qui mène ce monde .A bon entendeur salut !
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   06 juin 2018
Ne possédant aucune conjugaison, nous jugions du temps par la contexture du discours. Nous ne parlions que de choses concrètes, parce que nous ne pensions qu’à des choses concrètes. Nous nous expliquions beaucoup par gestes. La plus simple abstraction dépassait notre pensée ordinaire ; et s’il arrivait à l’un de nous de concevoir une pensée abstraite, il lui était difficile de la communiquer aux autres, car aucun son n’existait pour l’exprimer. Gêné par un vocabulaire si restreint, s’il inventait de nouveaux sons, personne ne le comprenait. Alors, il recourait à la pantomime, illustrant sa pensée par des gestes, tout en répétant à plusieurs reprises le son nouveau. Ainsi le langage se développa. Les quelques sons dont nous nous servions nous permirent d’accroître légèrement nos facultés intellectuelles ; alors surgit la nécessité de nouveaux sons pour exprimer nos nouvelles pensées.
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gillgill   05 mai 2012
Le 25 avril 1906, Jack London écrivait à S.S. Mc Clure, éditeur du célèbre magazine "Mc Clure's" :
"...Je peux vous dire que je suis arrivé au tiers d'un roman court (environ 40.000 mots) que je compte appeler "Avant Adam". La situation de cette histoire, au sens biologique, est réellement avant Adam ; c'est l'histoire la plus primitive jamais écrite. C'est largement plus primitif que "The story of Ab" de Stanley Waterloo et "The Pagan's Progress" du gouverneur Morris.
ça remonte avant l'homme des cavernes ; avant le feu ; avant le port des vêtements ; avant l'usage des armes ; avant une époque où l'homme était dans la genèse du Devenir.
Quand il ne parlait pas et usait de sons au lieu de mots.
En bref, comme je vous l'ai dit auparavant, c'est la chose la plus primitive jamais écrite et je crois l'avoir fait de façon vivante et intéressante. Il y a de l'amour ! un héros ! un scélérat ! une rivalité ! et une description littéraire du paysage et des conditions de vie du monde à ses débuts."
Synthèse séduisante. Mais sans effet sur S.S. Mc Clure. Le roman, achevé le 7 juin 1906, paraissait en feuilleton, dès le mois d'octobre, dans un magazine concurrent "Every-body's", avant d'être édité en volume par Macmillan, en février 1907....
(extrait de la préface "Un défi à la bible")
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AllantversAllantvers   16 janvier 2018
Cet hiver-là, Oeil-Rouge fit mourir sa dernière femme à force de mauvais traitements. En cela, il se montrait plus brutal que les bêtes, car en général les animaux des races inférieures ne tuent pas leurs femelles. J'en déduis qu'Oeil-Rouge, malgré ses effroyables tendances ataviques, annonçait l'apparition de l'homme, puisque seuls les mâles de l'espèce humaine assassinent leurs compagnes.
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petchpetch   20 janvier 2015
Oeil-Rouge, tare atavique, constituait un élément discordant parmi les membres de la horde. Il était plus rudimentaire qu'aucun d'entre nous. Cependant, nous étions encore trop primitifs nous-mêmes pour être capables d'agir en concertation en vue de le tuer ou de le chasser. Si grossière que fût notre organisation sociale, il était encore trop grossier pour y vivre. Ses efforts tendaient à détruire la tribu par des actes antisociaux. En réalité, il était un spécimen de régression vers un type plus archaïque et il eût été mieux à sa place parmi le peuple des Arbres plutôt que parmi nous, qui marchions vers l'humain.
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aouatef79aouatef79   21 juillet 2015
J' étais un jeune citadin pour qui la campagne était un domaine inexploré .
Cependant, jamais je n' ai rêvé d' une ville et jamais une maison n' a surgi dans
un de mes songes, pas plus d' ailleurs qu' un être humain n' en a franchi les murs.
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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