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EAN : 9782361065096
Editions Sciences Humaines (04/10/2018)
3.55/5   104 notes
Résumé :
Dan Ariely, Boris Cyrulnik, Antonio Damasio, Howard Gardner, Daniel Kahneman, Edgar Morin, Tobie Nathan et bien d'autres encore parlent de la connerie.
Un monde sans connards est possible !
En fait, non. Désolés.
Mais ça n'empêche pas d'y réfléchir.
La connerie, chacun la connaît : nous la supportons tous au quotidien. C'est un fardeau. Et pourtant les psychologues, spécialistes du comportement humain, n'ont jamais essayé de la définir... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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anlixelle
  10 mai 2019
Une fois de plus, je me suis laissée tenter par un ouvrage présenté à LGL.
Il faut dire que la présentation donnait envie :
- livre sur un sujet de survie, à savoir « comment survivre à la connerie ? » pas la mienne évidemment, celle de TOUS les AUTRES
- manuel qui se disait pratique, un conseil avait d'ailleurs été donné gracieusement ce jeudi-là, « FUIR et ne pas chercher A DISCUTER avec les con(ne)s ». Ce qui est assez dans mes cordes, je dois le connaître
- humour à gogo (sur cette question, c'est mieux)
- synthétisation analytique de cette vaste question
C'est d'abord un choix de livre que je recommande pour celles et ceux qui voudraient mesurer leur patience en matière de lecture, parce que cet ouvrage donne à lire un texte très érudit de psychologie. Ne cherchez aucun effet de vulgarisation, de synthétisation ou autre action cognitive de ce genre ; les sommités qui y ont participé (car c'est un ouvrage participatif) en ont plein leurs caboches dans des domaines comme : psychologie, économie comportementale, sociologie, philosophie, psychosociologie, psychologie clinique, psychopathologie, psychiatrie, neurosciences, neuropsychologue, neurospychiatre …
Petit jeu de phonologie : vous assemblez deux disciplines et ça en fait une supplémentaire.
Bref … tous ces contributeurs nous apportent des visions forcément complémentaires.
Dommage cependant, que certains articles soient vraiment pénibles à lire, quand d'autres sont passionnants. Mais heureusement, j'en ai beaucoup apprécié comme …
- la typologie des cons (arriéré, beauf, con universel, connerie artificielle, connerie collective, crédule, débile, imbécile, idiot, zinzin, le sot intelligent…)
- la théorie des connards racontée par un philosophe
- connerie et narcissisme, avec la connerie narcissique dans l'univers du travail, narcissisme, connerie et réseaux sociaux …
- les émotions ne rendent pas (toujours) stupides
- les métamorphoses des sottises nationalistes
- connerie et post-vérité
- et bien d'autres
Par contre, ont glissé sur mon esprit :
- le langage de la connerie (sûrement trop subtil pour moi)
- que faire contre les connards ( !!!) ce n'est pas l'ouvrage pour donner des solutions, mais j'ai découvert après cette lecture que les comprendre (dans le sens analytique, pas compassionnel ) c'est déjà EXTREMEMENT utile
- la connerie vue par les enfants
- les mots-clefs (théorie des schémas pragmatiques, raisonnement, et autres notions qui n'intéressent qu'un étudiant en 18ème année de neuropsychologie)
Grande est donc la diversité des formes de bêtise décrite dans Psychologie de la connerie. Si vous n'êtes pas trop c…, et savez compter jusqu'à 6, d'abord bravo, et puis vous observerez qu'il y a plus de chapitres à mon (humble) avis intéressants que cons (c'est la seule critique où on peut utiliser à foison ce petit mot, donc je ne m'en prive pas).
J'ai grâce à eux pu répondre aux questions suivantes qui me taraudaient (parfois) les neurones entre 2 et 4 heures du matin :
- un gentil con peut-il devenir un grand et un vieux con?
- ma collègue fait elle exprès ou pas ?
- « mon » ministre me prend-il pour une conne ?
Evidemment, j'attendais un peu plus de pages humoristiques, sarcastiques… à la Pierre Desproges (mon maître à penser ou presque), Frédéric Dard, ou Jean Yanne. Mais même si ce ne fut pas le cas, (ça veut dire peut-être que Desproges, Dard et Yanne n'étaient pas si cons que ça), j'ai appris beaucoup de choses, ai (pas mal) rigolé et construit une défense (tout personnelle, certes) face aux (plus) cons (que moi).
Et j'ai également appris (mais je m'en doutais un peu) qu'on pouvait à la fois être très intelligent(e) et très con(e).
La présentation du bullshit, des bullshitteurs, et des bullshittés s'est révélée un peu alambiquée, mais comme je ne suis pas plus c…. qu'une autre, en m'accrochant je me suis régalée même sur cette notion très psycho. Allez, je vous guide… ça a un lien avec « la connerie contemporaine », « le narcissisme, l'auto-aveuglement et la prétention ».
En fait, Jean-Claude MARMION et ses petits copains m'ont emmenée très loin, bien plus loin dans le domaine des savoirs, malgré les quelques chapitres qui ne me concernaient pas (j'ai arrêté la fac de psycho-psychiatrie-neuro-philosophie en 15ème année). J'ai grâce à eux appris plein de choses sur mes contemporains, et ceux d'avant, et j'ai pu tester ma patience de lectrice. Elle est grande, très grande.
Une remarque cependant : ce petit livre en raison de son format et de son système d'ouverture (quelle ennuyeuse couverture qui , une fois passées les 70 premières pages, se rabat sur la page qu'on est en train de lire sans qu'on ne lui ait rien demandé) se révèle quand même le plus con que j'ai jamais eu dans mes mains.
Ha … j'oubliais … la mise en page farfelue, les polices d'écriture peu lisibles et les illustrations (Sempé, Dubout … auraient été plus adéquates) d'une subtilité qui m'a totalement échappée se mutualisent pour me laisser penser que le maquettiste, l'imprimeur sont en dessous de l'intelligence qu'on peut attendre dans ce genre de situation.
Où l'on voit que fréquenter des cons (me) rend désagréable, ou con(ne) soi-même, car je n'ai pas l'habitude de critiquer les maquettistes et autres techniciens du livre. Première leçon donc : (bien) choisir ses relations.
Mais, j'avais trop à apprendre, et malgré ces faits avérés, je me suis accrochée, je ne le regrette pas.
D'ailleurs, j'ai décidé qu'il entrerait dans ma valise de secours, en cas de repli sur une île déserte. En souvenir de plein de personnes que j'ai croisées, et de mon attitude dans certaines situations dont je ne suis pas fière.
Sur le même sujet, mais en plus pragmatique, et plus du tout scientifique, je recommande la lecture d'un petit ouvrage (rouge aussi !) qui m'avait touchée il y a quelques années (et que je devrais d'ailleurs relire de temps en temps, ça me ferait du bien en certaines situations ) : F*ck les connards ! Manuel de survie quand quelqu'un vous pourrit la vie (Editions Thierry Souccar)
https://www.babelio.com/livres/Bennett-Fck-les-connards/858148
"Si les cons n'existaient pas, il ne faudrait surtout pas les inventer." (Frédéric Dard)

Lien : http://justelire.fr/psycholo..
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dancingbrave
  19 décembre 2018
Ouvrage érudit de psychologie évoluant comme toute science-humaine entre croyance et science sans être ni l'une ni l'autre ce qui n'entraîne pas mon adhésion.
Une introduction, en forme d'avertissement, de Jean-François Marmion des plus amusante qui laisse déjà à réfléchir : mais ne serais-je pas con moi-même ? Ne serons-nous pas tous cons, au moins de temps en temps ?
S'égarant de temps en temps dans les descriptions des différentes formes de retard mental ou de troubles psychiques qui ne sont pas le propos de ce livre, différents contributeurs plus ou moins plaisants, plus ou moins scientifiques, décrivent le con qui n'est finalement qu'un terme pour designer une multitude d'individus. Un mot qu'on aura facilement tendance à utiliser pour nommer ceux qui ne sont pas comme nous.
J'ai bien conscience d'être con moi-même, mais outre le fait que l'opus ne nous renseigne finalement que peu sur le sujet, et surtout sans l'humour annoncé, j'ai été rebuté par la connerie affichée par plusieurs contributeurs, sommités dans leurs domaines :
Dénoncer, exemples à l'appui, les attitudes connes de certaines personnes en vue et réputées être des plus intelligentes, n'est ce pas être con ? Car ces comportements ne font que s'inscrire en faux contre des normes dictées par des pairs de la psychologie, cette discipline qui croie comprendre l'intellect humain et dont les certitudes d'aujourd'hui seront moqueries demain. Rire du comportement de quelqu'un parce qu'il est différent du sien, n'est ce pas se montrer particulièrement con ?
Croire aux soucoupes volantes est-il vraiment plus con que de n'y pas croire ?
La connerie, ce décrochement de la norme, n'est-il pas un des modes de fonctionnement de l'homme, traduction d'une de ses faiblesses ou d'une de ses forces. L'homme n'a-t-il pas atteint son stade dans l'évolution à coup de conneries, de pétage de câble et autres stupidités ?
Laissons les cons déconner, moquons-nous d'eux gentiment, car nous aussi prendrons leur tour assurément. Gardons-nous des cons dangereux.
Merci aux auteurs qui nous font sourire et qui finalement, à l'image d'Erasme, nous dressent un éloge de la connerie. Dommage que d'autres, au verbiage pompeux et ....con, aient rendu cette monographie moins plaisante.

C'est finalement l'avertissement de 6 pages de Jean-François Marmion que j'aurais trouvé le plus intéressant dans ce bizarre petit livre dont le format con, petit, épais et désagréable, en fait un bouquin « croque-temps » que je n'aurais pas de mal à oublier.
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celine85
  03 avril 2020
Malgré un titre plutôt humoristique, ce livre est tout à fait sérieux. Des psys, des philosophes sociologues et écrivains, nous livrent leur vision de la connerie humaine. Aussi surprenant que ça peut l'être on peut écrire un livre de plus de 400 pages sur ce sujet et que celui-ci soit instructif. Je conseille de lire ce livre en plusieurs fois pour le rendre plus « digeste ».
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Bazart
  12 mars 2020
Dirigé par Jean Frnçois Marmion, psychologue et rédacteur en chef de la revue Psy, l'ouvrage collectif Psychologie de la connerie regroupe différents scientifiques, psychologues, sociologues pyschiatres du monde entier, de Boris Cyrulnik à Edgard Morin en passant par Tobie Nahtan se propose d'étudier la connerie sous tous ses formes et sonder si celle ci est inhérente à chacun d'entre nous ou peut être évitable et évitée .
Vaste programme s'il en est, n'est ce pas?
De la théorie du complot, aux réseaux sociaux, en passant par Donald Trump, tout l'éventail de la connerie humaine est balayée ici et permet d'étudier le spectre de la connerie particulièrement large car comme le disait Albert Einstein " Il n'existe que deux choses infinies: l'univers et la bétise humaine mais pour l'univers je n'ai pas de certitude absolue."
Chercheurs, universitaires, philosophes, psychologues, écrivains, sociologues sont invités à donner leurs visions de la connerie, et si l'ensemble est d'intérêt et de qualité inégale, en fonction de la spécialité abordée et de la capacité de l'interlocuteur à vulgariser ou non- certains passages sont parfois bien difficiles à appréhender-, ce livre permet de prendre du recul sur la connerie des autres et la sienne aussi.
Les formats des écrits varient, on préfera les interviews aux articles moins digestes, on appréciera particulièrement le passage de François Jost, professeur de communication sur la bétise des réseaux sociaux, un sujet qu'on connait pas mal :o), et qui donne une vision assez édifiante de la connerie.
Une approche sérieuse intelligente, réjouissante et érudite de la bétise, tout le monde y adhère forcément, cons ou moins cons !
Et si on a tendance à dire qu'on ne parle pas aux cons car ca les instruit, on peut écrire sur les cons et s'instruire encore plus sans aucun problème !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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cascasimir
  20 décembre 2018
Je vois des cons, partout, surtout quand je me coiffe devant le miroir. Non, je ne pense pas à devenir président, en me rasant. C'est toujours l'autre, et moi qui le pense! ...Quel con!

L'auteur, psychologue, a convié des " co auteurs" dont B.Cyrulnik et E.Morin, à réfléchir sur la Connerie. Y a t il un gène de la connerie? Un gentil con peut il devenir un grand et un vieux con?
Mon petit chef fait il exprès ou non ?
Le président "Mac(r)on" nous prend il pour des cons? C'est un problème de communication paradoxale...

JF Marmion préfère le mot " zinzin" qui est mignon , à celui de connard ou gros con! Les autres mots ( débile, idiot, crétin...) sont des termes médicaux du 19e siècle, passés dans le langage courant...

Le con peut être méchant, et jouir de sa connerie, en persistant dans l'erreur. Car, le con c'est toujours l'autre !
Dans un célèbre test de psychologie, 2/3 de cobayes ( des Cons) acceptent d'électrocuter quelqu'un parce que une blouse blanche le leur a demandé....

Peut on raisonner un con? Surtout pas! Car, vous de viendriez aussi con que lui. "Et si on mettait les cons sur orbitre, je serais chef d'escadrille!" Pardon, Mr Audiard.

Lisez ce livre avant qu'on ne découvre le gène de... l'intelligence. Je suis très con de croire ça. Merci, JF Marmion.
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Citations et extraits (184) Voir plus Ajouter une citation
vanrillaervanrillaer   06 novembre 2018
Selon la célèbre analyse qu'en fournit le philosophe Harry Frankfurt, l'essence du "bullshit" est une indifférence à l'égard de la vérité. Contrairement au menteur, qui doit toujours garder un œil sur la vérité afin de la travestir ou de la dissimuler, le "bullshitteur" n'en a cure. Il déblatère tout ce qui lui passe par la tête, du moment que ça peut l'arranger, sans le moindre souci pour la véracité ou la fausseté de ce qu'il asserte. Il déconne joyeusement, et pour ce faire il dispose de multiples stratégies : noyage de poisson, enfumage, changement de sujet, obscurantisme, lyrisme, solennité affectée, langue de bois, discours creux, foutage de gueule... Peu importe la manière ou le contexte, le "bullshitteur", dit Frankfurt, cherche “à s'en tirer” à bon compte, en faisant comme s'il disait quelque chose, alors qu'il ne dit rien, dans le sens où il ne transmet aucune information pertinente. Le "bullshit" est donc une forme de camouflage épistémique : il se fait passer pour une contribution à la discussion, tout en faisant obstruction à son avancée. C'est le contraire du progrès discursif, en somme.
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celine85celine85   01 avril 2020
Essayez de raisonner le con, de le changer, vous êtes perdu! Car si vous estimez de votre devoir de l'amender, c'est que, vous aussi, vous prétendez savoir comment il devrait penser, se comporter...en l'occurrence, comme vous. Et vous voilà con.
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MalaChougaMalaChouga   17 décembre 2018
Oui, Donald Trump est un connard suprême, un uber-connard, si vous voulez. J'entends par la que c'est un connard qui inspire à l a fois respect et admiration pour sa maîtrise de l'art de la connerie malgré la compétition de ses pairs. Les connards doivent généralement rivaliser pourla place de connard "en chef", ou "baron" des connards, mais peu arrivent à la cheville de Trump pour enchaîner connerie sur connerie (Kim Jong-un, en Corée du Nord , étant une exception notable).
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LeMaedreLeMaedre   19 septembre 2020
Le bullshit est un type de discours qui consiste littéralement à dire n'importe quoi, sans se soucier de savoir si c'est vrai ou faux.

Mais pratiquer le bullsbit n'est pas faire, ni même dire, des bêtises ou des choses absurdes ou connes. C'est mépriser systématiquement, non seulement les règles du vrai et du faux, mais la valeur du vrai lui-même.

Le bullshitter n'est pas un menteur, car le menteur respecte la norme du vrai et en a besoin pour accomplir son mensonge. Le bullshitter au contraire n'en a cure.
Mais il est tout sauf con, ou producteur de connerie. Il est au contraire intelligent, mais il se fout de la vérité.

C'est pourquoi il est plus approprié de désigner le " bullshit " par le terme de foutaise.

La production de foutaise est à la différence de la sottise simple, une sottise de second degré: elle prend acte des valeurs du vrai et de la connaissance, mais ne les reconnaît ni ne les pratique.
C'est pourquoi elle est, plutôt que du mensonge, une forme de tromperie, qu'on trouve la plupart du temps dans des discours publics, comme en politique.
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dancingbravedancingbrave   05 janvier 2019
Sur 361 paroles prononcées en dormant, 21% contenaient le mot « non ». Ce fameux « non » représentait 5% de tous les mots émis pendant le sommeil, alors que pendant l’éveil, le « non » ne correspond qu’à 0.4% de l’ensemble des mots utilisés.
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