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ISBN : 0142437336
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Les Sorcières de Salem (titre original anglais The Crucible) est une pièce de théâtre écrite par Arthur Miller en 1952.

Basée sur les événements entourant le procès en sorcellerie en 1692 à Salem, dans le Massachusetts. Miller décrit l'événement comme une allégorie du maccarthisme. Il sera lui-même mis en cause par le Comité sur les activités anti-américaines en 1956.

Elle a été adaptée au cinéma deux fois, par Jean-Paul Sartre en 1957 ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
michfred
  01 février 2016
Vu du Pont:
Une tragédie chez les dockers italo-américains sur fond d'immigration clandestine et d'inceste inavoué.
Une tragédie grecque avec son choeur -un avocat, Alfieri, monté en grade à coup de droit et de plaidoiries, mais qui reste un personnage parmi les autre- , il a juste un peu plus de conscience et de recul, il voit arriver le drame, il en commente l'inexorable avancée.
Une tragédie grecque avec ses lois.
Celles de l'hospitalité qu'on ne peut violer sans perdre jusqu'à son nom : "Rends-moi mon nom!" , crie Eddie qui a vendu ses hôtes à la police de l'immigration et à qui l'on crache au visage comme à un paria.
Celles de l'honneur à la sicilienne, toujours vivaces, même dans cette grande ville nord-américaine où tous ces immigrés italiens brûlent pourtant de s'intégrer, et qui commandent la vendetta, l'omertà et le meurtre.
Celles du code pénal qui précisément interdisent le meurtre et recommandent la médiation de la parole...
Mais la parole justement est empêchée dans cette moderne tragédie: dans ce monde de rudes travailleurs, on ne peut se parler de rien. On n'a pas les mots pour le dire.Peut-être parce qu'à force d' errer entre deux mondes, entre deux pays, entre deux codes, on a perdu la langue de ses émotions...
On ne met pas de mots sur les maux.
Pas de mot sur le désir en panne entre Béatrice et Eddie. Pas de mots sur la passion dévorante d'Eddie pour Cathy, sa très jeune nièce, ce "bébé" qu'il a élevé et qui devient tellement femme. Pas de mots sur la gêne que ressent Eddie devant le beau Rodolfo, si blond, si tendre chanteur, si bon couturier, si fin cuisinier. Pas de mots sur l'atroce jalousie qui lui mord les tripes quand il voit ce" voyou" si peu viril mettre les mains sur la belle Cathy...
Alors comme on n'a pas les mots, on se défend avec les gestes: en soulevant une chaise d'une main, en boxant à la loyale puis à la sauvage, en dansant comme on se noie, en se déhanchant sur un standard de jazz, en chaloupant sur des talons trop hauts, en balançant une jupe trop courte....
Mais dans la tragédie, il n'y a que les personnages pour ne pas voir qu'on va droit dans le mur et que les gestes sans les mots ne peuvent arrêter le destin quand il est lancé comme un train dans un tunnel...
"Il avait les yeux comme des tunnels." dit maître Alfieri d'Eddie. Il y a lu, dès leur première entrevue, toute la noirceur aveugle de la passion.
Un tunnel, un train fou, un fil tendu, prêt à craquer..
Le spectateur de "Vu du pont" découvre ce grouillant microcosme passionnel quand se lève la boîte noire qui découvre la scène des ateliers Berthier.
Il est aussitôt pris à la gorge et saisi d'un sentiment d'urgence et de terreur qui va croissant. Pas de costumes, pas de décor, juste une cour, un seuil, des personnages qui tournent sur le plateau entouré de gradins. Encerclés, encagés, dominés et "vus du pont" les protagonistes se débattent sans espoir. On repose la pierre sur les insectes qui se déchirent dans un bain de sang. C'est la fin. Terrible.
On est presque soulagés de voir enfin se relâcher la pression sous un déluge de pluie sanglante.
Le texte limpide et fort d'Arthur Miller sort incroyablement rajeuni et vibrant de la fantastique mise en scène de Ivo van Hove.
Les sorcières de Salem
Cette pièce est inspirée du procès en sorcellerie qui a défrayé la chronique, à la fin du 17ème siècle, dans la communauté puritaine de la petite ville de Salem, Massachusetts, et dont les annales ont été conservées. Mais sous la plume de Miller, ce drame historique doit se lire aussi comme une dénonciation très contemporaine des procès intentés aux artistes et écrivains tentés par les idées socialistes dans l'Amérique fanatisée par le Mac Maccarthysme...une "chasse aux sorcières" d'un autre genre, qui fit des ravages terribles dans l'intelligentsia américaine des années 50.
Je l'avais lu avec passion dans mon adolescence, et ne l'ai vu qu'au cinéma et jamais sur une scène de théâtre.
J'ai peur que ce soit, des deux pièces de ce recueil, celle qui ait le plus vieilli: Vu du pont, lui, n'a pas pris une ride! Quel texte!
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Missbouquin
  31 octobre 2012
Ce vieux Livre de Poche regroupait deux pièces de théâtre d'Arthur Miller. Après avoir été déçue par un de ses romans, adapté au cinéma, Les Misfits, j'ai donc décidé de m'attaquer à son théâtre. Et ce fut une belle découverte.
Les Sorcières de Salem (The Crucible – 1952)
J'avais déjà lu plusieurs ouvrages sur les événements de Salem, qui se sont déroulés au coeur des Etats-Unis coloniaux, en 1692. Qualifiés de « vent de folie qui passe sur le pays. » , ou encore d' »abominable comédie », ces événements ont conduit à la pendaison pour sorcellerie de vingt-cinq personnes et à l'emprisonnement de plusieurs autres. Dans les faits, ils ont pris place dans plusieurs villages. Ici Miller les situe uniquement à Salem même (aujourd'hui Danvers), qu'il oppose à un village proche qui résistera à la tentation d'accusation de sorcellerie.
La forme théâtrale était parfaite pour traiter un tel sujet car tout y est question de langage, d'accusations et de contre-accusations, dont les personnages clés sont Abigail, la principale accusatrice qui manipule les autres jeunes filles; et le solide Proctor qui se refuse dès le début à croire à leur envoûtement.
Au cours ces affrontements, au-delà du puritanisme ambiant, ce sont en réalité toutes les tensions du village qui ressurgissent : un tel est enfermé sur dénonciation de son voisin qui convoite son champ; l'autre est pendu car une femme voulait avoir son amant pour elle seule, etc. « Car nous sommes ce que nous avons toujours été, sauf qu'à présent, nous voilà nus. »
Les événements de Salem sont une crise de folie d'une communauté toute entière, un grand délire. Et pourtant, ça ne vous rappelle rien ? La Seconde Guerre mondiale et la dénonciation des Juifs, des résistants ? Des milliers de morts sur un simple soupçon ? une folie européenne meurtrière ?
Cette crise est tout simplement un épisode de plus de la folie des hommes et de leur manipulation collective. Et qui ressurgit à toutes les époques, malgré les avertissements, malgré les leçons. A ce sujet, voir mon article sur La Vague de Todd Strasser … Empruntant des formes différentes, le fond reste pourtant toujours le même : l'instant de domination, de destruction, d'intolérance, de manipulation .. Plus concrètement, Miller a voulu en faire ici une allégorie du maccarthysme.
« Il est difficile de croire qu'une femme si pieuse soit devenue secrètement la servante du Démon après 70 ans de charités et de prières. » Réponse : « Je sais, mais le Diable est subtil ! »
Sic …
***
Vu du pont (A view from the bridge – 1958)
La deuxième pièce de théâtre du recueil est un peu différente. Retour aux Etats-Unis de l'immigration.
Dans la zone portuaire de Brooklyn, Eddie Carbone, un docker d'origine italienne, vit avec son épouse Béatrice et leur jeune nièce Catherine, recueillie par le couple après qu'elle soit devenue orpheline. Deux cousins de Béatrice, Marco et Rodolpho, fuyant la misère de leur région de l'Italie, arrivent illégalement aux États-Unis et trouvent refuge chez Eddie. Catherine ne tarde pas à s'éprendre de Rodolpho, envers qui Eddie éprouve pourtant une profonde méfiance. le docker tente donc de dissuader sa nièce de fréquenter Rodolpho, mais ses efforts restent vains et bientôt les deux amants annoncent qu'ils ont l'intention de se marier. Eddie prend alors une décision qui aura de funestes conséquences.
Cette pièce, assez courte, est pourtant d'une grande intensité. Elle est marquée par une opposition de points de vue entre tous les personnages, alors que tout le monde veut le bien de la jeune Catherine. C'est toute l'habileté de Miller, grâce au théâtre, de nous introduire dans un huis-clos familial avec des pics de tension, des oppositions, sur fond d'insécurité pour les travailleurs clandestins.
Les objectifs s'opposent aussi : Marco veut gagner de l'argent, Rodolpho veut être américain, Catherine veut trouver son prince charmant. Tout pourrait être faisable sans l'opposition d'Eddie qui sent le malheur arriver, un peu comme le docteur dans Washington Square.
Eddie, qui porte un regard profondément pessimiste sur le monde, (« Que la plupart des gens, c'est pas des gens. Qu'il suffit de les regarder vivre autour de soi pour être fixé. »), s'oppose ainsi plus particulièrement au jeune et brillant Rodolpho dont la vie ne fait que commencer. Un Eddie très sympathique qui va passer par les affres de la souffrance alors qu'il veut simplement le bonheur de sa nièce (« Il est plein d'attentions pour ton passeport, c'est tout. »)
Bref, une pièce plus complexe qu'il n'y parait et qui mériterait d'être davantage connue ..
« Vous les hommes, quand vous faites une chose qui n'est pas bien, vous arrivez pas à vous pardonner.
Il s'agit pas que je me pardonne. Il s'agit de savoir si je peux vivre ou si je peux pas vivre. »
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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gill
  15 mars 2012
Cette formidable pièce universelle est un réquisitoire implacable contre l'intolérance, le mensonge, la délation et l'ignorance.
Arthur Miller, dans un style efficace et d'une plume subtile et brillante, attaque, sans concession, les tenants de la répression maccarthiste de son époque.
Cette magnifique pièce bénéficie, outre l'immense talent de son auteur, d'une adaptation intelligente en français réalisée par Marcel Aymé.
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MagEv
  23 octobre 2018
Deux pièces de théâtre bien différentes… mais très intenses dans les échanges verbaux et la psychologie des personnages !
La première pièce est basée sur une histoire vraie, le procès des sorcières de Salem. A cause de dénonciation d’actes de sorcellerie, des femmes ont été arrêtées, jugées coupables et pendues.
Par intérêt ou par jalousie, des jeunes filles de bonnes familles dénoncent et ce, quitte à voir finir voisins, famille ou amis sur la potence. Et ce vent de folie a réellement soufflé dans une petite ville du Massachusetts, très puritaine dans cette fin du 17ème siècle.
La religion tenant une très place importante dans cette communauté, les dires de ces filles sont crus et la machine judiciaire une fois lancée est impossible a arrêtée même si les preuves sont inexistantes et que le doute subsiste.
Bref, une histoire qui fait froid dans le dos et Arthur Miller a su la faire revivre dans cette pièce de théâtre qu’il a créée en 1953 où l’on suit le déroulement de cette affaire avec beaucoup d’effarement en se demandant comment est-ce possible que la justice est pu condamner et manquer autant de discernement !
La seconde pièce, relatée par l’avocat nommé Alfieri, est un drame qui a eu lieu chez les Carbone, ses voisins.
Eddie Carbone est docker, marié et le tuteur d’une belle jeune fille de 16 ans, Catherine qu’il a élevée. Il accueille chez lui deux jeunes cousins de sa femme, deux immigrés italiens clandestins Marco et Rodolpho venus en Amérique travailler. Ce dernier tombe amoureux de Catherine et vice-versa ce qui déplait fortement à Eddie. Celui-ci commettra l’irréparable pour qu’elle reste auprès de lui.
Dès les premiers pages, nous savons qu’un drame est survenu au sein de la famille Carbone et peu à peu le voile se lève pour découvrir un amour malsain et possessif d’Eddie pour sa fille qu’il a du mal à voir grandir.
Sur fond d’immigration clandestine et de rêve américain dans le New York des années 1950, la jalousie rode, l’amour incestueux guette et l’honneur est mis à mal avec cet homme modeste et droit qui sombre peu à peu pour commettre l’irrémédiable. Bref, une tragédie émouvante et cruelle à la fois !
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cicou45
  07 avril 2011
Probablement le meilleur livre concernant les sorcières que j'ai lu, je trouve qu'Arthur Miller est le maître en la matière. Miller s'inspire des évènements entourant le procès de sorcellerie en 1692 dans le Massachussets. Les Sorcières de Salem, de son vrai nom, The Crucible raconte l'histoire Abigaïl et de Betty, toutes deux respectivement nièce et fille du révérend Parris, accompagnées de quelques autres filles du village, ont été retrouvées nues dansant dans la forêt. L'évènement inquiète et fait scandale car les gens du village pensent tout de suite à un pacte avec le diable que les jeunes filles auraient conclu afin de jeter un sort sur l'épouse du fermier Proctor. Abigaïl est en effet éprise de ce dernier et beaucoup pensent qu'elle aurait cherché à faire du mal à cette dernière pour s'accaparer son mari, entraînant avec elle sa cousine et ses amies dans sa folie.
Ouvrage passionnant en envoûtant (c-est le cas de le dire), d(autant plus que les faits s'inspirent d'une histoire vraie. Pour tous ceux qui s'intéressent au paranormal ou à la sorcellerie, ce livre est, selon moi, une vrai référence en la matière.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
gillgill   15 mars 2012
Cette pièce, mise en scène par Raymond Rouleau, a été jouée pour la première fois au théâtre Sarah-Bernard le 16 février 1954.
Personnages :
(distribution par ordre d'entrée en scène)
Révérend Parris...........................Henri Crémieux
Betty Parris....................................Christiane Ferez
Tituba.............................................Miss Darling
Abigail Williams...........................Nicole Courcel
Suzanna Walcott..........................Picolette
Ann Putnam..................................Denise Clair
Thomas Putman..........................Raoul Marco
Mercy Lewis..................................Brigitte Barbier
Mary Waren...................................Francette Vernillat
John Proctor.................................Yves Montand
Rebecca Nurse............................Marguerite Coutan-Lambert
Gilles Corey..................................Jean d'Yd
Révérend Hale.............................Pierre Mondy
Elizabeth Proctor.........................Simone Signoret
Willard...........................................Jean Violette
Juge Hathorne.............................Maurice Nasil
Député gouverneur Danforth....Marc Valbel
Hopkins........................................Maurice Chevit
Ezechiel Cheever.......................Gérard Darrieu
Francis Nurse..............................Robert Moor
Mary Walcots................................Danielle Lebrun
Eva Barrow...................................Eva Bory
Jenny.............................................Maritza
........................................Roland Carey
Paysans.......................................Jeanne Guillemin
.......................................Michel Hervé
Décors et costumes de Lila de Nobili
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gillgill   18 août 2014
L'argument de "the crucible" ("le creuset"), la pièce d'Arthur Miller qu'on donne actuellement au théâtre Sarah Bernhardt sous le titre "les sorcières de Salem", dans une adaptation à ce qu'on peut en juger excellente, de Marcel Aymé, est pris dans les événements authentiques qui se déroulèrent autour des années 1690 dans la Nouvelle-Angleterre.
A cette époque, les petites communautés paysannes des environs de Boston furent secoués par un vent de folie hystérique.
La chasse aux sorcières commençait.
L'expression actuellement employée a pris naissance à ce moment là.
Pour traquer le diable et les démons, pasteurs et soldats parcouraient les campagnes, procédaient à d'interminables interrogatoires, essayant à tout prix d'extorquer des aveux, envoyant des centaines de personnes en prison et à l'échafaud.
Les tribunaux siégeaient en permanence.
Une effroyable atmosphère de suspicion et de terreur régnait partout.
A tel point qu'une fillette de douze ans Abigail Williams pouvait, par de simples accusations, faire pendre une douzaine de villageois.
C'est de ce dernier fait que s'inspire particulièrement Arthur Miller...
(extrait de la revue "Europe" n° 109:110 parue en janvier 1955)
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Vidéo de Arthur Miller
En avril 2019, Luz plonge au c?ur de l'industrie du mensonge d'Hollywood ! The Misfits est l?un des films les plus emblématiques de l?histoire du cinéma. En 1960, il réunit Marylin Monroe, Clark Gable, Montgomery Clift, John Huston & Arthur Miller dans les déserts du Nevada. En s?emparant de ce mythe, Luz raconte l?envers du décor et livre un grand ouvrage sur la tragédie du mensonge.
« J?ai vu une vingtaine de fois The Misfits. L?obsession pour le film de John Huston de 1961 a crû en moi jusqu?à envahir des pages et des pages. Un vrai-faux western traversé en son sein par la tragédie du mensonge. Mais, si le mensonge trahit, aveugle ou dévore, il est parfois le seul moyen permettant à la réalité de se révéler. Malgré son tournage erratique ou sa relecture crépusculaire, The Misfits m?est apparu comme l?une des plus grande ?uvre cinématographique de vérité. Non pas de l?ordre du « cinéma-vérité », mais vers le désordre d?un « cinéma-vrai », reflet de la condition humaine de tous ses protagonistes. Jusqu?à la fabrication du mensonge même de l?industrie d?Hollywood. Au c?ur, aujourd?hui encore, de celui-ci : Marilyn. » Luz
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