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ISBN : 2226258310
Éditeur : Albin Michel (20/08/2014)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.37/5 (sur 795 notes)
Résumé :
"Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans."

Comment l'écrivain à succès rencontre une fan, devenue romancière à son tour, bientôt complice pour partager son grand plaisir revendiqué : le champagne. Une histoire d'amitié enivrante.
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Critiques, Analyses et Avis (245) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  21 septembre 2014
***AVERTISSEMENT à tous les énamourés de l'auteur - Critique sévère - Décline toute responsabilité en cas de pâmoisons intempestives***
Non, décidément, je ne comprends pas... mais alors vraiment pas, ça me dépasse ! Ce que je ne comprends pas ? Sans rire, l'engouement chronique pour une auteur qui ne parvient définitivement ni à m'émouvoir, ni à me faire sourire, encore moins à me faire rire.
Je ne vois absolument pas le but de "Pétronille" or je veux croire qu'une oeuvre a quand même un but, même riquiqui, ne serait-ce que par respect pour ses lecteurs.
Je ne vois donc pas d'intérêt à cette autobiographie fictive ; je n'y décèle malheureusement que le style affecté d'une intellectuelle nombriliste très occupée à parler d'elle - comme se doit de le faire tout nombriliste digne de ce nom. On ne peut plus parler de "roman personnel", c'est bel et bien du cirage d'ego. de lieux communs en caricatures, Amélie Nothomb, qui visiblement aime jouer avec les ficelles de la narration et tenir son lecteur en équilibre entre les notions de narrateur et d'auteur, nous dépeint deux figures féminines qui s'attachent petit à petit l'une à l'autre (ou donnent l'impression de le faire) sans pour autant réussir à créer de lien d'affection entre ses personnages et le lecteur. Est-ce qu'il y a vraiment un lecteur qui ait été attendri par le spectacle de cette camaraderie de beuverie un peu facile ? C'est fort tout de même de traiter du thème dense de l'amitié sans susciter d'empathie.
Je ne doute pas qu'il y ait dans "Pétronille" un savant et subliminal jeu de miroirs à travers lequel Amélie se retrouve en Pétronille et où Pétronille rêve de se voir en Amélie, le tout à travers le pétillement évanescent des bulles de champagne mais je suis passée totalement à côté. L'enivrement de l'auteur par ses propres mots, la complaisance qu'elle ne prend pas la peine de masquer pour son narrateur, son double fictif, la suffisance et le manque de naturel dérangeants de sa plume, enfin l'affectation dont se teinte sa réussite, ne m'auront pas procuré la douce euphorie de l'ivresse mais m'auront tout simplement et vulgairement soûlée.

Challenge ABC 2014 - 2015
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marina53
  08 septembre 2014
Amélie Nothomb aime le champagne, tout le monde le sait. Rien de tel qu'une coupe de ce breuvage aux bulles pétillantes pour l'apaiser et l'ivresse qu'elle ressent dès la première gorgée avalée ne ressemble à aucune autre. Mais, elle aime par-dessus tout partager ce moment de grâce et de délice en bonne compagnie. Aussi, lorsqu'elle se retrouva seule, elle se mit en quête d'une compagne de beuverie. Alors qu'elle dédicaçait son roman "Sabotage amoureux" dans une librairie parisienne, sans même regarder la personne qui lui tendait son ouvrage, elle demande à qui adresser le petit mot. "Pétronille Fanto" lui répondit une voix peu sexuée. Amélie se trouve face à la personne avec qui elle a correspondu. Une allure masculine, plus jeune qu'elle ne le pensait, elle est agréablement surprise et engage la conversation qui doit bien vite s'interrompre, beaucoup de personnes attendent derrière elle. Au sortir de la séance, elles échangent deux trois mots puis chacune repart de son côté mais Amélie a vu tout de suite en elle une bonne compagne...
Pétronille, à l'instar d'une coupe de champagne, est fraîche, enivrante, brute, pétillante et a une petite note acidulée. Bien plus qu'une simple coupe, les deux femmes romancières vont partager d'agréables moments, certains drôles, touchants ou d'autres plus dramatiques. Les anecdotes sont piquantes, l'amitié improbable attendrissante. Dans ce roman autobiograhique, Amélie Nothomb se raconte avec sincérité et justesse et dresse un portrait plein d'admiration pour sa collègue. D'une écriture sans fioriture, l'on se laisse emporter dans ce flot de bulles qui se savoure goulûment. L'on pourra regretter le trop peu...
A la tienne, Pétronille!
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Kittiwake
  08 octobre 2014
Que penser de ce cru millésime 2014 de l'incontournable Amélie, qui gratifie la rentrée littéraire de son roman annuel, dans lequel elle insère systématiquement le mot pneu? Or liquide ou mousseux de kermesse? En tout cas, les allusions à la dégustation oenologique sont inévitables quand le sujet tourne autour de la cuite au champagne, et d'une amitié sulfureuse construite autour d'un partage d'ivresse.
C'est l'occasion d'aborder, outre les sensations d'ébriété (on n'a pas fait mieux depuis le delirium tremens de Coupeau dans l'assommoir), les vicissitudes de la vie d'écrivain (séances de dédicaces, rituels d'écriture, illusions de gloire vite dissipées par des humiliations ordinaires...), même si Amélie, à l'époque où se situe le récit se déroule n'avait pas la renommée actuelle. C'est aussi l'histoire d'une bien curieuse amitié qui met en scène une autre auteure, débutante mais talentueuse et dont on peut se demander ce qui en elle a pu séduire Amélie tant les deux jeunes femmes sont différentes (origine sociale, opinions politiques, look...)
Globalement l'histoire est bien construite et attractive, sans surprise quant au style d'écriture, utilisant le passé simple et un lexique savamment choisi (surprise d'ailleurs que mademoiselle Nothomb confonde gâchette et détente) . au fur et à mesure de l'évolution de l'intrigue, on se demande comment l'auteure va se sortir d'une telle histoire, la pirouette finale réserve une belle surprise.
Grande première aussi que cette "lecture" auditive, abordée avec circonspection : pour éviter l'écueil du bien-être qui m'envahit jusqu'à l'endormissement quand on me raconte une histoire, ce fut en voiture que j'écoutai le récit. Bonne surprise, la lectrice, au nom digne d'une héroïne de l'auteure (Pulcherie Gadmer!) a une voix non seulement agréable, mais de plus proche de celle d'Amelie Nothomb, ce qui tombe à pic pour cette narration à la première personne. Beaucoup de dialogues : ici aussi la lectrice est au top, donnant à la "convigne" d'Amélie, une tonalité en contraste jusqu'à l'illusion d'une deuxième actrice.
L'exercice est cependant très différent d'une lecture de texte, de même que lorsqu'on assiste à une pièce de théâtre, l'on juge souvent moins la pièce que le jeu des acteurs. le travail intérieur est d'une autre espèce que lalecture personnelle et silencieuse.
Double réussite donc pour ce partenariat de Masse critique : sur la forme et sur le fond. Je remercie donc Babelio et les éditions Audiolib pour cette expérience intéressante
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Eve-Yeshe
  23 septembre 2014
Amélie aime le champagne, pas n'importe lequel bien-sûr : Veuve Clicot, Don Pérignon etc. On doit être prêt à recevoir le devin breuvage et pour cela il se livre à une véritable ascèse en s'imposant trente heures de jeûne avant d'avaler la première flûte. On imagine en effet ce que cela peut donner au niveau du ressenti corporel !!!
Mais, si peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, elle nous démontre avec brio qu'un champagne ne peut pas se déguster seule mais avec un autre amateur sinon le charme n'est plus là. On doit se trouver entre dégustateurs avertis.
Elle part à la recherche d'une « convigne » et la trouve en la personne d'une de ses admiratrice, écrivain elle-aussi qui assiste à toutes ses séances de dédicace : Pétronille Fanto.
Ainsi vont débuter des séances de cuites « champagnesques » (le mot n'est pas de moi je l'ai emprunté à un critique je l'avoue mais je n'ai pas trouvé mieux) où les deux femmes échangent des idées, sur la vie en général, puis sur leur vie personnelle, le métier d'écrivain, les petites jalousies, mesquineries et leurs vies vont s'entremêler pour notre plus grande joie.
On passe aussi en revue le milieu de l'édition, par exemple, lorsqu'Amélie doit faire le tour des éditeurs pour proposer un manuscrit que Pétronille lui a confié.

Ce que j'en pense :
Au début, Pétronille m'a quelque peu décontenancée car je n'arrivais pas trop à cerner sa personnalité, déjantée comme toujours avec Amélie. Puis l'ivresse m'a gagnée, et j'ai savouré les bulles en même temps qu'elles et j'étais prise au piège comme d'habitude avec Amélie Nothomb.
Je me suis posée une question : dans ce livre Amélie Nothomb parle aussi sans citer le terme de la notoriété en comparant son statut d'écrivain qui vit de sa plume alors que Pétronille (qui existe vraiment) doit avoir des "jobs" complémentaires; si on m'avait présenté ce livre sous un nom d'auteur inconnu, l'aurai-je apprécié de la même façon? Et bien je ne sais pas. J'aime son style vif, acerbe, libre, déjanté, c'est vrai, peut-être l'aurais-je reconnue ?
Bref, une fois de plus, la magie Nothomb a marché sur moi ; j'aime bien la dame au chapeau, je le reconnais, elle fait partie de mes auteurs doudou : je ne suis pas béate d'admiration par principe, parce que c'est le livre de la rentrée d'Amélie, et qu'on se doit de l'avoir lu. Non, je la lis avec plaisir car j'aime son côté déjanté dans sa façon d'écrire, son style, les délires dans lesquels on la suit avec délice (même si certains livres m'ont irritée ou déçue), quand on aime on est exigeant quand même du moins en ce qui me concerne.
Certains de ses livres m'emballent ("la nostalgie heureuse" par exemple, "stupeurs et tremblements" "ni d'Eve ni d'Adam" ou "Antéchrista" d'autres glissent et laissent moins d'impact sur ma mémoire, juste un bon moment passé avec elle... en gros il y a les années champagnes et les années Clairette de Die ou autre.... je prends mon temps et le plaisir de déguster bulles et champagnes
Je l'ai terminé un soir, en regrettant que le temps soit passé si vite, la tête pleine de ces petites bulles pétillantes et j'ai même eu la gueule de bois le lendemain.
Donc pour moi un assez bon cru, si j'ose dire, car j'ai passé un bon moment, et la fin est inattendue. Elle ne joue quand même pas dans la cour des plus grands, mais elle nous distrait.
Note : 7/10

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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garrytopper9
  31 octobre 2015
Je pense qu'avec Amélie Nothomb, soit on aime, soit on n'aime pas. Cette auteure n'est pas faite pour tout le monde. Il faut vraiment adhérer à son univers. Je comprends que plein de gens ne l'aiment pas, ne la comprennent pas, car après tout les auteurs ne peuvent pas plaire à tout le monde. Mais si vous êtes comme moi, que vous aimez profondément cette auteure, alors Pétouille ne vous décevra pas.
J'ai adoré cette biographie étrange qui mène le vrai et le faux, ce personnage qu'est Pétronille, les aventures qui arrivent à Amélie et à Pétronille toutes axées sur leur rapport au champagne. Deux auteures très différentes, qui n'ont pas eu la même éducation, qui ne voient pas le vie de la même manière, mais qui sont réunies autour d'une passion commune, le champagne.
À ce jour, j'ai lu tous les livres d'Amélie Nothomb et celui-ci fait parti des meilleurs. J'ai retrouvé dans ce roman cette bizarrerie, ce coté loufoque que j'adore chez elle. Entre roman et autobiographie cette histoire se savoure, se lit lentement, comme une bonne bouteille de champagne que l'on déguste.
Il m'est difficile de trouver ce qui est vrai et ce qui est faux dans ce livre, mais j'ai cru comprendre que le personnage de Pétronille est réellement une auteure, mais hélas je ne parviens pas à trouver de qui il s'agit. Je serais assez curieux de découvrir ses livres donc si quelqu'un connait l'identité de l'auteure qui se cache sous le personnage de Pétronille j'aimerais beaucoup que l'on me fasse parvenir son nom.
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critiques presse (4)
LaPresse   29 septembre 2014
Il y a bien des moments de fulgurance et de vigueur comme Amélie Nothomb en a le don, de beaux hommages aux libraires et aux séances de dédicaces, quelques anecdotes picaresques ou franchement hilarantes, un emploi excessif du mot «sublime».
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro   05 septembre 2014
Nothomb dit de Pétronillequ'elle a «une manière subtile et drôle de prêcher le désespoir». Elle montre là sa générosité tout en écrivant un texte savoureux. Oui, l'Amélie Nothomb 2014 est un excellent cru.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   22 août 2014
Amélie Nothomb conjugue avec élégance la tragédie et le rire. Ce nouveau roman est truffé de petites phrases à laisser décanter. Bref, une fois encore, on n'est pas déçu, et même heureux, de passer un moment en sa compagnie.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeSoir   18 août 2014
Le 23e roman d’Amélie, un portrait d’écrivaine entre ivresse et danger.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (186) Voir plus Ajouter une citation
isa120268isa120268   05 septembre 2015
L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part.
Si la première cuite est si souvent miraculeuse, c'est uniquement grâce à la fameuse chance du débutant : par définition, elle ne se reproduira pas.
Pendant des années, j'ai bu comme tout le monde, au gré des soirées, des choses plus ou moins fortes, dans l'espoir d'atteindre la griserie qui aurait rendu l'existence acceptable : la gueule de bois a été mon principal résultat. Je n'ai pourtant jamais cessé de soupçonner qu'il y avait un meilleur parti à tirer de cette quête.
Mon tempérament expérimental a pris le dessus. À l'exemple des chamans amazoniens qui s'infligent des diètes cruelles avant de mâchouiller une plante inconnue dans le but d'en découvrir les pouvoirs, j'ai eu recours à la technique d'investigation la plus vieille du monde : j'ai jeûné. L'ascèse est un moyen instinctif de créer en soi le vide indispensable à la découverte scientifique.
Rien ne me désole plus que ces gens qui, au moment de goûter un grand vin, exigent de «manger un truc» : c'est une insulte à la nourriture et plus encore à la boisson. «Sinon, je deviens pompette», bredouillent-ils, aggravant leur cas. J'ai envie de leur suggérer d'éviter de regarder de jolies filles : ils risqueraient d'être charmés.
Boire en voulant éviter l'ivresse est aussi déshonorant que d'écouter de la musique sacrée en se protégeant contre le sentiment du sublime.
Donc, j'ai jeûné. Et j'ai rompu le jeûne avec un veuve-clicquot. L'idée était de commencer par un bon Champagne, la Veuve ne constituait pas un mauvais choix.
Pourquoi du Champagne ? Parce que son ivresse ne ressemble à nulle autre. Chaque alcool possède une force de frappe particulière ; le Champagne est l'un des seuls à ne pas susciter de métaphore grossière. Il élève l'âme vers ce que dut être la condition de gentilhomme à l'époque où ce beau mot avait du sens. Il rend gracieux, à la fois léger et profond, désintéressé, il exalte l'amour et confère de l'élégance à la perte de celui-ci. Pour ces motifs, j'avais pensé qu'on pouvait tirer de cet élixir un parti encore meilleur.
Dès la première gorgée, j'ai su que j'avais raison : jamais le Champagne n'avait été à ce point exquis. Les trente-six heures de jeûne avaient affûté mes papilles gustatives qui décelaient les moindres saveurs de l'alliage et tressaillaient d'une volupté neuve, d'abord virtuose, bientôt brillante, enfin transie.
J'ai continué courageusement à boire et, à mesure que je vidais la bouteille, j'ai senti que l'expérience changeait de nature : ce que j'atteignais méritait moins le nom d'ivresse que ce que l'on appelle, dans la pompe scientifique d'aujourd'hui, un «état augmenté de conscience». Un chaman aurait qualifié cela de transe, un toxicomane aurait parlé de trip. J'ai commencé à avoir des visions.
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marina53marina53   08 septembre 2014
Rien ne me désole plus que ces gens qui, au moment de goûter un grand vin, exigent de "manger un truc": c'est une insulte à la nourriture et encore plus à la boisson. "Sinon, je deviens pompette", bredouillent-ils, aggravant leur cas. J'ai envie de leur suggérer d'éviter de regarder de jolies filles: ils risqueraient d'être charmés.
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SuperPommeSuperPomme   21 novembre 2014
J'ai une très grande expérience des séparations, je sais mieux que personne leur danger: quitter quelqu'un en se promettant qu'on va se revoir, cela présage les choses les plus graves. Le cas le plus fréquent, c'est qu'on ne revoit pas l'individu en question. Et ce n'est pas la pire éventualité. La pire consiste à revoir la personne et à ne pas la reconnaître, soit qu'elle ait réellement beaucoup changé, soit qu'on lui découvre alors un aspect incroyablement déplaisant qui devait exister déjà mais sur lequel on avait réussi à s'aveugler, au nom de cette étrange forme d'amour si mystérieuse, si dangereuse et dont l'enjeu échappe toujours: l'amitié.
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marina53marina53   08 septembre 2014
Il y a deux attitudes possibles chez ceux à qui je viens de signer un livre: il y a ceux qui partent avec leur butin et ceux qui se rangent sur le côté et me regardent jusqu'au bout de la séance. Pétronille resta et m'observa. J'eus l'impression qu'elle voulait me consacrer un documentaire animalier.
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suebreaksuebreak   11 août 2016
« L’ivresse ne s’improvise pas. Elle relève de l’art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part. Si la première cuite est si souvent miraculeuse, c’est uniquement grâce à la fameuse chance du débutant : par définition, elle ne se reproduira pas. »
« Rien ne me désole plus que ces gens qui, au moment de goûter un grand vin, exigent de « manger un truc » : c’est une insulte à la nourriture et plus encore à la boisson. « Sinon, je deviens pompette », bredouillent-ils, aggravant leur cas. »
« Boire en voulant éviter l’ivresse est aussi déshonorant que d’écouter de la musique sacrée en se protégeant contre le sentiment du sublime. »
« Pourquoi du champagne ? Parce que son ivresse ne ressemble à nulle autre […] Il rend gracieux, à la fois léger et profond, désintéressé, il exalte l’amour et confère de l’élégance à la porte de celui-ci. »
« Je n’avais pas la prétention de croire que mes divagations auraient pu divertir un pratiquant de la sobriété. »
« Une idée est d’abord quelque chose que l’on voit. »
« L’erreur serait de croire que le physique compterait seulement en amour. Pour la majorité des gens, à laquelle j’appartiens, le physique compte en amitié et même pour les relations les plus élémentaires. Je ne parle pas ici de beauté ni de laideur, je parle de cette chose si vague et si importante que l’on nomme physionomie. Au premier coup d’œil, il y a des êtres qu’on aime et des malheureux qu’on ne peut pas encadrer. Le nier serait une injustice supplémentaire. Bien sûr, cela peut évoluer : il y a des gens dont l‘apparence rebute mais qui sont si formidables qu’on a pouvoir s’y habituer, voire apprendre à apprécier leur tête. Et l’inverse se vérifie : des êtres au physique avantageux vont nous paraître peu à peu sans charme si leur personnalité nous déplaît. »

« […] après plusieurs flûtes de champagne, on révèle forcement ses secrets. »
« Par définition, la confiance est absolue, les êtres de confiance se comptent donc sur les doigts d’une main. »
« Tu m’as donné l’occasion d’appliquer l’une des devises de Napoléon, qui mettait toujours une bouteille de champagne au frais, pour après la bataille. « En cas de victoire, je la mérite, mais en cas de défaite, j’en ai besoin. » disait-il. »
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